CHRISTOPHE FAURÉ - CE QUE PERSONNE N’OSE DIRE SUR LA MORT
Le deuil est un mécanisme psychique naturel d'intériorisation du lien en quatre étapes distinctes, parallèlement appuyé par une masse de données cliniques sur les expériences de mort imminente et les contacts post-mortem qui indiquent que le cerveau agit comme un récepteur d'une conscience non locale et continue.
Cette perspective permet de déculpabiliser l'aggravation différée du deuil (notamment après 6 à 8 mois), d'éviter les erreurs d'étiquetage psychiatrique hâtif face aux vécus de contact, et d'offrir une boussole éthique fondée sur l'amour et la connaissance plutôt que sur la peur de l'anéantissement.
Section summaries
Christophe Fauré retrace son parcours débuté lors de l'épidémie de VIH et sa collaboration avec Michel Salaman en soins palliatifs. Il compare la résolution du deuil à la cicatrisation spontanée d'une plaie physique, portée par une sagesse naturelle du corps et de la psyché. Il détaille la première étape de choc et de sidération caractérisée par une dissociation protectrice, puis la deuxième étape s'étalant sur plusieurs mois où l'endeuillé cherche activement le défunt dans le monde extérieur à travers ses vêtements, ses photos et ses messages.
- Le deuil est une cicatrisation psychique involontaire et naturelle, non un acte de pure volonté.
- La phase de sidération installe une dissociation normale pour amortir le choc émotionnel.
- La quête du défunt dans le monde physique pendant 6 à 8 mois est une étape saine d'extériorisation.
Pose les fondations cliniques essentielles et redéfinit le deuil loin des idées reçues.
L'intervenant analyse la transition cruciale vers la troisième étape, celle de la déstructuration, qui commence lorsque les traces sensorielles directes s'effacent et que l'entourage cesse d'évoquer la personne disparue. Ce passage dans un no man's land affectif induit un vécu dépressif normal souvent confondu à tort avec une pathologie psychiatrique. Enfin, la quatrième phase de restructuration opère une introjection durable : la présence n'est plus cherchée à l'extérieur mais intégrée en fond d'écran intérieur, permettant une redéfinition de soi par rapport au monde et aux autres.
- L'aggravation ressentie au bout de 6 à 8 mois marque le passage normal vers l'intériorisation.
- Le vécu dépressif du deuil n'est pas une dépression clinique mais un travail psychique épuisant.
- La restructuration transforme le lien externe brisé en une relation intérieure permanente.
Crucial pour comprendre le creux de vague le plus anxiogène du parcours de deuil.
Fauré explique pourquoi l'expression 'faire son deuil' est inadéquate et propose 'traverser le deuil', soulignant que la quatrième phase n'a pas de terme définitif. Le manque reste une composante permanente ancrée dans l'ici et maintenant qui ne signe aucunement une régression. Il critique l'effacement moderne des rituels collectifs et l'hospitalisation de la mort depuis les années 1960, qui ont privé la société des savoirs ancestraux d'accompagnement, justifiant la création de sa plateforme de soutien 'Une lumière dans ma nuit'.
- Le manque persistant est la signature durable de l'amour et non une anomalie de cicatrisation.
- Lâcher la souffrance aiguë ne détruit pas le lien avec le défunt mais libère sa présence intime.
- La disparition des signes de deuil et des rituels communautaires a isolé les personnes endeuillées.
Excellente mise au point sociologique sur la perte des repères collectifs autour de la mort.
Le dialogue aborde les deux ailes de l'accompagnement : la clinique psychologique et la dimension spirituelle (quête de sens et continuité de la conscience). Fauré partage son cheminement personnel, marqué par une retraite de deux ans dans un monastère bouddhiste tibétain suite à un épuisement professionnel, et son intuition précoce à 13 ans lors de la lecture de Raymond Moody. Il introduit les concepts de temps non-linéaire corroborés par la physique et les EMI, avant d'aborder les Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD).
- La spiritualité dans le deuil repose sur la quête de sens existentielle et l'hypothèse de la persistance de l'esprit.
- L'immersion méditative permet d'expérimenter directement un espace-temps non linéaire.
- Les VSCD représentent des manifestations périmortelles spontanées rapportées à grande échelle.
Articule l'expérience clinique de l'intervenant avec la recherche sur la temporalité et les vécus de contact.
Fauré détaille les travaux universitaires menés sur les VSCD, notamment par Evelyn Elsaesser et l'Université de Northampton, décrivant la typologie de ces contacts (sensations physiques, visions furtives, anomalies électriques, synchronicités animales). Il argumente contre la réduction de ces faits à des hallucinations de deuil et expose la révolution copernicienne en cours : le passage du dogme matérialiste à celui de la conscience non localisée, où le cerveau physique joue le rôle de récepteur et non de générateur de conscience.
- Les VSCD obéissent à des critères sémiologiques précis distincts des hallucinations psychiatriques.
- Aucune preuve scientifique n'établit que le cerveau sécrète la conscience.
- Le modèle récepteur assimile la conscience à une information non locale distribuée.
Expose le cœur de l'argumentation post-matérialiste appuyée sur des études universitaires.
L'analyse se porte sur les études de Bruce Greyson à l'Université de Virginie relatives aux EMI. L'expérience de la revue panoramique de vie met en évidence un jugement exercé par le sujet lui-même sans condamnation extérieure. Deux constantes invariables émergent de millions de témoignages pour qualifier une vie réussie : la capacité à aimer concrètement et la soif d'apprentissage ou de discernement, offrant une éthique de vie dénuée de dogme religieux ou de culpabilité punitive.
- La revue de vie lors d'une EMI est un auto-examen bienveillant axé sur les apprentissages relationnels.
- L'amour compassionnel et la connaissance constituent les deux axes empiriques d'une vie accomplie.
- La culpabilité résulte d'un jugement de l'ego, là où l'expérience transpersonnelle invite à la réparation éthique.
Synthétise les enseignements éthiques et philosophiques majeurs dérivés de la recherche sur les EMI.
Fauré insiste sur le fait de ne jamais confondre travail psychologique et quête spirituelle, s'appuyant sur la vision de Carl Gustav Jung face à Freud. Il propose la sylvothérapie et la contemplation de la nature comme moyens directs d'apaiser le système nerveux et de réveiller la conscience profonde de l'être. Il aborde ensuite les travaux de Ian Stevenson et Jim Tucker au sein du DOPS de l'Université de Virginie concernant les cas documentés de très jeunes enfants décrivant spontanément des souvenirs vérifiables de vies antérieures.
- La thérapie psychologique et l'ouverture spirituelle doivent opérer conjointement sans se substituer l'une à l'autre.
- L'immersion dans la nature agit comme un régulateur direct de l'anxiété par résonance biologique.
- Le DOPS étudie rigoureusement des milliers de cas de souvenirs d'enfants corroborés par des données d'archives.
Fournit des repères cliniques précieux et introduit les recherches rigoureuses sur la mémoire pré-natale.
Fauré examine la vision selon laquelle l'incarnation terrestre agit comme un cursus d'apprentissage intensif au sein d'univers multidimensionnels. Il décrit le caractère sacré du dernier souffle observé en soins palliatifs, où le passage de la mort s'avère paisible pour la conscience qui se libère du corps. Pour faire face aux crises contemporaines anxiogènes, il appelle à revenir à son socle intérieur de sérénité pour accomplir chaque jour sa part, concluant que le choix quotidien d'agir avec amour reste l'engagement suprême de l'existence.
- L'expérience terrestre difficile est comprise dans les récits d'EMI comme un lieu unique d'apprentissage.
- Le moment du décès clinique s'accompagne d'une libération sereine de la conscience hors du corps physique.
- Face à l'obscurité du monde, l'action juste consiste à ancrer son quotidien dans des gestes d'amour sans prétention.
Conclusion dense articulant la métaphysique de l'épreuve avec une éthique pratique pour le quotidien.
Key points
- La cicatrisation psychique et le piège de la déstructuration tardive — Le deuil suit un processus biologique et psychologique autonome en quatre phases (sidération, quête extérieure, déstructuration, restructuration). La troisième phase, survenant entre 6 et 8 mois, est paradoxalement la plus sombre car le lien extérieur disparaît avant que l'intériorisation ne soit consolidée.
- Le changement de paradigme : la conscience non locale — À l'image d'un smartphone captant des vidéos hébergées dans un serveur distant (le cloud), le cerveau n'est pas le producteur biologique de la conscience mais son récepteur et filtre physique.
- Les Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD) comme données cliniques — Les contacts spontanés brefs (visuels, olfactifs, tactiles, électromagnétiques ou synchronicités) concernent une proportion massive de personnes endeuillées et obéissent à des schémas récurrents étudiés en milieu universitaire.
- L'éthique existentielle révélée par la revue de vie des EMI — L'analyse comparative de millions de récits d'expériences de mort imminente montre que le bilan de vie personnel s'auto-évalue universellement sur deux critères : la qualité d'amour offerte et la connaissance ou sagesse intégrée.
- La double aile : complémentarité entre clinique psychologique et transcendance — L'ouverture spirituelle et le soin psychiatrique ne s'annulent pas : les troubles neurochimiques et émotionnels nécessitent une prise en charge médicale et psychoéducative, que la reconnexion à la nature et à la transcendance vient étayer sans s'y substituer.
“le processus de deuil, il il te permet de passer de 100 % de souffrance qui qui enveille complètement ta vie à progressivement mettre cette souffrance à un endroit, il y aura toujours de la souffrance à un endroit mais autour il y aura de la vie.” — Christophe Fauré
“Le manque c'est la signature de l'amour qui perdure à tout jamais.” — Christophe Fauré
AI-generated from the transcript. May contain errors.
il y aura toujours un endroit euh de de
souffrance. Mais le processus de deuil,
il il te permet de passer de 100 % de
souffrance qui qui enveille complètement
ta vie à progressivement
mettre cette souffrance à un endroit, il
y aura toujours de la souffrance à un
endroit mais autour il y aura de la vie.
Pourquoi est-ce que notre société elle a
si peur de la mort ? Pourquoi est-ce que
la mort est un sujet si tabou ? une
quantité tellement énorme de de
témoignages de données vérifiables,
quantifié et cetera que c'est plus de
l'ordre de la croyance, c'est de l'ordre
au moment de l'analyse scientifique.
Quand les gens font des expériences de
mort imminentes, il y a à peu près 30 %
des gens qui retrouvent des proches
décédés de l'autre côté.
Pourquoi ? Parce que les gens sont
terrorisés par leur propre mort, au-delà
de la mort de leur proche.
Oui, quand la personne meurt, il y a une
continuité de sa conscience. Qu'est-ce
qui te touche comme ça ? Bah parce que
j'ai jamais entendu parler cette étape.
Mais il y a aucune étude qui démontre de
façon irrévocable que c'est le cerveau
qui produit la conscience. Tous les
millions de témoignages qu'on a de
personnes qui ont fait des expériences
de mort imminentes disent toutes le
temps n'existe pas.
Est-ce que tu as déjà vu quelqu'un
mourir ?
Beaucoup. Oui. On se on se pallié, tu
vois beaucoup de gens mour. Tu as déjà
assisté à un dernier souffle ?
Beaucoup. Oui. Oui.
Et qu'est-ce que ça a de particulier ce
moment ? Aujourd'hui, je reçois
Christophe Foret, psychiatre,
psychothérapeute et écrivain. Il est
l'une des plus grandes références en
France dans l'accompagnement du deuil.
Depuis plus de 25 ans, il marche au côté
de celles et ceux qui traversent des
ruptures majeures de l'existence. Le
deuil bien sûr, mais aussi des
séparations irréversibles, les
effondrements intérieurs, les fins de
vie. Ces moments où tout ce qui faisait
tenir s'effondre et où il faut pourtant
continuer à vivre. clinicien rigoureux,
scientifique de formation. Il a reçu des
milliers de patients et publié plusieurs
ouvrages devenus des classiques parmi
lesquels Vivre le deuil au jour le jour
ou après le suicide d'un proche. Des
livres largement lus, transmis, utilisés
par les soignants parce qu'ils abordent
la résilience et les transitions
existentielles sans promesses faciles en
croisant approche médicale,
psychologique et une ouverture assumée à
la dimension spirituelle de l'expérience
humaine. Vient également de créer une
plateforme dédiée au deuil. Et c'est une
première en France. Christophe Foret
n'explique pas l'inexplicable. Il ne
force pas la guérison. Il accompagne le
passage. Et à force de travailler au
plus près de la mort, ce sujet encore si
tabou, une évidence est imposée. Il
existe des zones que la science ne peut
ni mesurer ni nommer complètement. C'est
pour cela que je le reçois aujourd'hui
pour aller là où la psychiatrie s'arrête
parfois à la frontière du visible et de
l'invisible. Bienvenue Christophe Foret.
Bonjour Audry. Merci beaucoup pour cette
invitation. Je suis extrêmement touchée
et ému de te recevoir parce que euh tu
fais partie de des personnes que
j'admire le plus.
Mon dieu,
ton rôle est essentiel. W
pour commencer comme ça, c'est c'est
Mais c'est vrai, ton rôle est essentiel.
Tu accompagnes, d'abord, tu as beaucoup
travaillé sur les fins de vie, mais tu
accompagnes aussi les gens qui sont en
deuil dans ces grandes bascules comme on
l'a vu dans la présentation. Et on a
besoin de gens qui osent aborder ce
sujet. Si tabou qui est qui est la mort.
Donc merci déjà. Super.
Merci de faire ça parce que vous êtes
pas nombreux en fait.
On est on n'est pas nombreux. C'est pas
beaucoup de psychiatres
de psychologues plus psychiatres mais
vraiment très très peu avec cette peur
justement qui qui qui fait est presque
phobique qui fait que c'est très peu
développé. Du moins dans les pays
francophones. pays anglophone, c'est un
petit peu différent mais c'est
peu encore chez nous. Oui.
Mais justement, c'est ma première
question. Comment alors que tu es
psychiatre, tu en viens à vraiment en
fait te focaliser sur euh le deuil et
sur la la mort ? Je sais aussi que tu as
travaillé dans les soins palliatifs
aussi. Justement là quand au tout début
de de mes études de médecine, c'était
l'épidémie de sida et je travaillais à
j'ai été externe à l'hôpital de
l'Institut Pasteur qui était un des
premiers lieux qui accueillait les
personnes touché par le sida. Donc
j'étais tout jeune, j'avais 23 24 ans à
l'époque et donc je me suis vraiment
confronté très jeune à la fin de vie et
un peu dépassé par la situation, je me
suis dit faut que j'aille voir un petit
peu plus loin qu'est-ce que c'est que
l'accompagnement de fin de vie. Et là,
j'ai tapé à la porte de l'unité de soins
palliatifs de de Michel Salaman qui est
la pionnière des soins palliatifs à
l'hôpital Paul Bruce euh à Ville-Juif.
Et là, elle m'a dit "Chrophe, vas-y,
apprends, apprends tout ce que tu peux."
Et donc dans le concept d'es palliatif,
il y a l'accompagnement de fin de vie.
Donc euh tout ce qui est contrôle des
symptômes de de la douleur, tous les
symptômes physiques mais aussi
psychologiques, la prise en compte
également des proches et notamment des
proches après le décès. Et donc dans le
concept de soin palliatif, il y a le
deuil. Donc en en travaillant en soin
palliatif, on travaille directement dans
le deuil. Et je sais pas vraiment
sincèrement, je sais pas pourquoi
exactement je me suis focalisé sur le
deuil, mais il y a quelque chose dans
cette dynamique qui fait que ça c'est
assez étonnant alors que tout
s'effondre, alors qu'on perd son enfant
ou son compagnon ou son parent, enfin la
personne qu'on aime le plus au monde et
que rien devrait ne devrait pouvoir
permettre de de se restaurer, restaurer
son cœur, restaurer son âme. il y a
quelque chose qui se passe et qui en
fait en en en travaillant là-dessus
c'est révélé comme un processus de
naturel hein. Tu te coupes naturellement
sans que tu es développes la la je veux
dire de de de force de volonté de
caractère. Tu vas constater que ton
qu'il y a une intelligence et une
sagesse fondamentale de ton corps qui
sait exactement quoi faire au-delà de ta
raison, ton raisonnement, ta volonté.
Quoi faire pour réparer cette plaie ? Et
bien cette intelligence du corps, c'est
exactement c'est la même intelligence
psychique qui sait quand on a la
blessure de la perte de quelqu'un qu'on
aime qui sait réparer alors que nous
consciemment mais je vais jamais y
arriver, je vais jamais pouvoir le
savoir faire ça. Bien, il y a quelque
chose dans ce processus naturel. Et là,
le le fait de de travailler avec les
personnes en deuil euh progressivement,
je me suis ancré dans une certitude
absolue parce que il y a 30 ans de
pratique derrière, hein, 30 ans de
certitude que il y a un processus
naturel qui a des étapes he qui sont que
c'est douloureux mais c'est pas le
deuil, c'est pas le processus qui est
douloureux, c'est la perte de la
personne qu'on aime. va va se tromper
hein, c'est la perte de mon enfant par
exemple qui est douloureuse et le
processus de deuil c'est le c'est le
l'équipe médicale qui est là pour
essayer de cicatriser au mieux cette
plaît. Il y aura toujours une cicatrice.
Il y aura toujours un endroit de
souffrance mais le processus de deuil il
te permet de passer de 100 % de
souffrance qui qui enveille complètement
ta vie à progressivement
mettre cette souffrance à un endroit. Il
y aura toujours de la souffrance à un
endroit mais autour il y aura de la vie
et tu sais pas comment tu as fait et et
des personnes qui ont perdu leur petits
ou leurs conjoint de euh dans des
suicides des des des décès graves comme
je c'est ce type de de d'œil que
j'accompagne disent mais après 6 ans ou
je je vais bien mais je comprends pas
comment ça s'est passé mais je sais que
je vais bien même si je sais qu'il y a
toujours le manque même si je sais qu'il
y a toujours un point de douleur qui se
réactive à Noël ou la fête des mères ou
la Saint-Valentin si les gens va être la
Saint-Valentin mais qu'il y a quand même
quelque chose de cette intelligence
cette sagesse fondamentale de de mon
être qui s'est mis en œuvre au-delà de
ma volonté pour mettre cette souffrance
à un endroit et me permettre d'exister à
côté. Donc c'est vraiment
qui fait son œuvre,
c'est c'est le temps et le processus
hein. Il y a un processus naturel
par des cinq étapes du deuil par exemple
que Ellisabeth Cubleros a su pas pas
tout à fait les les étapes de Cubleros
qui qui renvoient pas tout à fait à
cela. C'est plutôt quatre quatre étapes
mais mais grosso modo c'est c'est c'est
similaire, c'est assez proche.
Tu peux nous décrire toi ces quatre
étapes ?
Alors ces quatre étapes c'est la
première étape c'est l'étape de de choc
de sidération. vraiment le la personne
est vivante et elle est plus vivante.
L'interruption brutale qui est là et on
a le tout début de ce mécanisme de
protection qui est que notre esprit il
va créer une espèce de dissociation
hein. on va se dissocier un peu de façon
normale et naturelle pour mettre un peu
à distance le le la réalité de cette
souffrance avec le avec soi-même comme
si on coulait une chapeon entre soi et
cette souffrance là pour éviter d'être
complètement submergé. C'est pour ça que
dans les premières heures ou les
premiers jours, on est un petit peu
comme un peu zombie, un petit peu
complètement ailleurs, un petit peu
déconnecté. On sait ce qui s'est passé
bien sûr, mais il y a quelque chose en
soit qui arrive pas encore à à y croire.
Donc ça c'est la phase de de de la phase
de choc de sidération. Tu avances dans
le temps. Je je vais vite he pour pas
être trop trop
délayé trop. La deuxème deuxème étape
c'est à peu près entre à peu près 15
jours jusqu'à peu près 6 8 10 mois. Donc
tu vois, il y a quatre étapes et à la et
on a déjà on est déjà presque à 8 mois
après la la deuxième étape qui est on va
chercher la personne. En fait dans la
relation quand la personne était
vivante, on on se voyait, on se parlait,
on communiquait ensemble, on se
touchait, on se serrait dans les bras,
on échangeait. Ça c'était l'énergie de
la relation. Mais c'est pas parce que tu
meurs que ce mouvement là qui qui
vivrait depuis peut-être plusieurs
années va s'interrompre pour autant. il
va persister et pendant de longs mois, 6
8 mois, je vais continuer à être dans ce
dans dans cette quête de toi dans le
monde. Quand je dis dans le monde, c'est
à l'extérieur cette quête de toi dans le
monde. Donc je te vois plus, bah je vais
mettre ta photo sur partout sur mes
écrans ou mon téléphone. Je t'entends
plus, je vais pas annuler mon mon
truc de téléphone pour entendre entendre
ta voix. Je vais écouter tous tes
messages WhatsApp. Je peux plus te
toucher, ben je vais mettre tes pulls.
Je peux plus t'en sentir, je vais mettre
je mettre dans ton parfum et puis je
vais parler de toi tout le temps, tout
le temps, tout le temps. Donc pendant un
certain temps dans cette deuxième étape,
on on est à la recherche de la personne
et d'une certaine manière, elle continue
à exister dans dans le monde. Ça te
touche, hein ?
Ouais. [ __ ]
vraiment ça te touche, hein ? Qu'est-ce
qui te touche comme ça ?
Bah parce que j'ai jamais entendu parler
de cette étape, tu vois.
OK.
Moi, je j'étais j'ai suivi les j'ai lu
Élisabeth Cubleros.
C'est pour ça que c'est pas la m C'est
la première fois que tu mets des mots en
fait un truc que j'ai vécu évidemment et
que et que j'ai vu d'autres vivre. Ça ne
touche pas.
Et et et tu et tu vois tu as tu as un
exemple parfait là. On sait pas ça si on
le savait le fait de garder les photos
de son son enfant partout dans dans la
maison pendant 6 mois et que les proches
ils sont là, ils arrivent à la maison en
disant "Oh, c'est relou, elle elle fait
un deuil un peu compliqué, c'est c'est
anormal." Non, c'est complètement
normal, mais on a notre société a
tellement perdu la connaissance de fond
du processus de deuil qu'elle arrive à
considérer comme anormal et pathologique
des choses complètement
prévisibles, normales, souhaitables pour
le processus. Donc si je continue là, on
va chercher la personne dans le monde.
Donc d'une certaine manière, on va pas
on va pas bien. On ne sait qu'on est
dans il y a le manque et tout mais d'une
certaine manière, on va pas si mal que
ça parce qu'on continue la faire
exister. En plus les proches sont là,
ils en parlent, on échange et tout. Mais
il y a la troisème étape et et à mon
sens, tu vois, c'est là où le la douleur
du du deuil commence vraiment, où le
manque arrive avec un grand M, où
l'absence se fait sentir avec un grand
A. c'est que c'est à peu près un un une
tournure, pas une tournure mais un point
de rupture que la plupart des gens
ignorent qui survient à peu près 6 8
mois après le décès. Donc transition
entre la 2è et la 3e étape. 3e étape de
déstructuration où tu vas où
progressivement tu as plus de nouvelles
photos, tu as plus de nouvelle vidéo,
donc tu es en train de perdre le le lien
visuel,
tu as plus nouvelle nouveau audio, tu es
en train de perdre le lien le lien
auditif. les les odeurs, les vêtements
et tout de continuer à les porter mais
il y a les odeurs sont parties. Les gens
parlent de moins moins en moins de la
personne. On prend prononce plus son
prénom, on prononce plus son nom et puis
tu as peut-être repris son travail, tu
as peut-être repris ton activité. Donc
extérieurement, les gens, ils peuvent
avoir l'impression fausse, hein,
l'impression que bon ben ça va mieux et
et c'est et quand les gens demandent
alors ça va là, on se sent obligé de
répondre ça va parce que on sait que les
gens ils ont envie qu'on réponde ça va
mais dedans on est complètement brisé et
on peut être super au travail puis on
rentre à la maison et passer sa soirée
de devant les photos de la personne
qu'on qu'on a qu'on a perdu et ça cette
transition 2e 3e étape entre 6 8 mois
C'est euh c'est c'est un moment où on se
dit mais avec le temps ça ça va pas
mieux. Avec le temps c'est pire. Je je
suis pire intérieurement, plus dévasté
intérieurement maintenant qu'au que
qu'au début. Et on se dit mais c'est pas
normal, c'est pas ça devrait pas se
passer comme ça. Qu'est-ce que je fais
pas que je devrais faire pour pas
ressentir ça ? Et si on sait pas que
c'est normal, si on sait pas que c'est
complètement prévisible et dans la
logique du processus de deuil, on
panique, on panique complètement et on
commence à dire il faut je suis en train
de faire une dépression, faut que je
prenne des médicaments et cetera et
cetera. Et et c'est pourtant cette
troisème étape, elle est elle est
nécessaire et moi je suis je me dégumé
hein, je suis content quand elle arrive
parce que ça veut dire que le processus
il est il avance. Et donc cette troisème
étape, c'est vraiment le un un moment où
tu as qui est le plus dur parce que tu
as pas encore comme dit intérioriser la
relation parce que c'est ça le process
de deuil hein. C'est passer d'une
relation extérieure à une relation
intérieure. Mais la troisème étape, tu
as pas encore intériorisé la personne.
Donc c'est un peu un land. Quand je
tends la main dans le monde, tu es plus
là. Et quand je tends la main à
l'intérieur de moi, tu es pas là. Donc
c'est vraiment presque l'impression de
te perdre une une deuxième fois. Et et
au bout du compte, c'est cette 3e étape,
c'est vraiment le le l'étape où où on a
ce qu'on appelle le vécu dépressif qui
est pas une dépression, hein. La
dépression c'est une complication du
vécu dépressif, mais le vécu dépressif
c'est vraiment un ressenti qui ressemble
à une dépression mais qui est pas une
dépression et qui évolue par je vais
mieux, je vais moins bien, je vais
mieux, je vais moins bien. et et on se
demande c'est la plus difficile parce
que elle va durer longtemps, elle peut
durer de longs mois, elle peut elle peut
durer quelques 1 an 2 ans parfois tu
vois c'est vraiment un temps long
surtout imagine ton ton enfant qui se
qui se qui meurt par suicide ça peut
durer vraiment longtemps et donc comme
ça dure tellement longtemps tu te dis
mais ça va être ça ma vie maintenant ça
va être ça au nom de quoi quelque chose
chose va changer. On pense alors que le
deuil c'est un état et on oublie
complètement parce qu'on sait pas que
c'est un processus que à le fait de on
se lève le matin, ça fait peut-être 2
ans qu'on a perdu son compagnon ou ou
son enfant et on se dit mais je peux
plus respirer quoi, je peux plus
exister. Comment je vais avancer dans ma
journée ? Mais tout est figé, tout est
bloqué, tout est noir, tout est fermé,
tout est Je suis dans une impasse et on
se dit "Mais c'est foutu, ma vie elle va
être comme ça maintenant." Les gens sont
persuadés de ça et on oublie qu'il y a
un processus parce que il y a un
processus parce qu'au fil du temps qui
passe et vraiment on traverse les les
les des vallées sombres et des cannons,
d'obscurité, de souffrance, c'est
vraiment c'est inhérent au processus de
cicatrisation. Donc c'est j'insiste he
c'est pas le deuil qui fait mal, c'est
le décès de la personne mais on a
l'impression que c'est le deuil qui fait
mal parce que il y a il y a vraiment ce
processus de cycatrisation dans les
trèfonds ça travaille et c'est pour ça
d'ailleurs qu'on est épuisé hein. Les
gens en deuil disent "Je suis épuisé
psychiquement parce que je tout le temps
là-dedans mais je suis épuisé
physiquement et on oublie que le deuil
aussi c'est un épuisement physique. qui
a toute une composante de prendre soin
de son de son corps aussi quand quand on
est en deuil. le processus de deuil
naturel qui avance parce que cette
troisème étape alors qu'on a
l'impression qu'on va jamais s'en sortir
mais vraiment les gens disent mais
écoutez docteur Forêt les autres oui moi
jamais la mort de mon petit la mort de
mon conjoint mais jamais je vais m'en
sortir jamais et pourtant il y a une 4e
étape. Ça devient ça ça survient tout
doucement hein. C'est pas comme ça du
tout du tout. Ça seent tout doucement.
Et puis ça demande aussi d'être
accompagné, d'être travaillé accompagné
par des proches, par des associations,
par des psy ou par soi-même. vraiment
être accompagné en tout cas écrire
réfléchir enfin vraiment faire un
travail lire
lire vraiment lire sur le deuil de des
choses comme ça qui progressivement vont
vont vont faire que accompagner cette 4è
étape qui est l'étape de restructuration
où progressivement
sans qu'on sache pourquoi, il y a
quelque chose de puissant en soi qui
commence à restructurer les choses.
C'està dire que il y a une redéfinition
de soi par rapport à la personne qu'on a
perdu. C'estàdire que on sait qu'elle
existe plus dans le monde. Maintenant on
le sait. On a on arrête de d'espérer de
la retrouver à l'extérieur. Elle est on
sait qu'elle est plus dans le monde.
Mais il y a le processus
d'intériorisation. On parle de
d'introjection de la personne et on se
dit "Mais tu es en moi, tu existes. Les
gens parlent moins de toi à l'extérieur
mais tu es en moi. Il y a quelque chose
de toi mais plus de l'heure d'une
présence de quelque chose qui comme si
on on versait de l'eau dans de l'eau où
où on est tissait ensemble comme si tu
étais en fond d'écran tout le temps.
Tout le temps, tout le temps, toute ma
vie pendant 10 ans, 20 ans, 30 ans, tu
seras toujours en fond d'écran. Mais je
continue à à à modifier ce ce lien avec
toi, le faire continuer à le faire
vivre. Redéfinition de de donc de de moi
avec la par rapport à la personne que
j'ai perdu. redéfinition de moi par
rapport à autrui. C'est-à-dire que
j'accepte alors qu'au début c'était
insupportable que les autres aient
continuer leur vie alors que la mienne
elle était elle était arrêtée. Là, je
dis "OK, je peux avoir un autre rapport
au monde, je peux un autre avoir un
autre rapport aux gens, je peux avoir ma
place légitime dans le monde, exister
pleinement et pas que en référence à ma
perte, mais exister pleinement moi en
tant que Audrey, tu vois, en tant que
Audrey, pas en tant que personne qui a
perdu un un proche." Donc une
redéfinition, retrouver sa juste place
dans le monde. Et puis le 3è qui est
vraiment et et ça a pas de fin. La 4e
étape n'a pas de fin. C'est pour ça que
c'est idiot de dire faire son deuil
parce que ça s'arrête jamais. La 4rième
étape, elle dure tout le temps tout le
temps parce qu'on est tout le temps
façonné, mal malaxé.
Tu dirais quoi toi si c'est si tu faire
son deuil ? C'est pas le bon terme, je
dirais
traverser le deuil.
Cette travers, c'est une traversée. Une
traversée qui qui est qui est longue et
même si on arrive au sur le bord de de
de la rive, on continue à avancer. On on
reste malaxé parce que on avance sans la
personne qu'on aimait dans le monde,
même si elle est là intérieurement. Et
le plus important donc redéfinition de
soi par rapport à soi, c'est après
toutes ces années cette perte qui je
suis maintenant, quelle est cette
personne que je suis devenue, qu'est-ce
que j'ai reconstruit ? Qu'est-ce qui a
encore à retravailler ? Qu'est-ce qui
est encore à qu'est-ce que j'ai acquis ?
parce que un c'est à un moment donné, on
peut se rendre compte qu'il y a eu des
gains. En fait, he je j'ai j'ai perdu
mon compagnon, j'avais trois petits
enfants en bas âge et bien et je me
rends compte que bah j'ai pu reprendre
mon activité professionnelle et puis je
me rends compte que bah ben bah que je
suis une maman qui est qui est super et
que mes enfants 5 ans après le décès de
leur papa ça font bien quoi. Et c'est
moi qui ai fait ça mais comment j'ai
fait ? Je sais même pas. Les gens ils
disent "Ah, tu es forte et tout." Mais
non, j'arrêtais de dire que que je suis
forte, je suis pas forte. Je sais pas
comment j'ai fait mais je l'ai fait. Ça
j'avais pas le choix. et et il y a un
gain qui peut être là de d'estime de
soi, de d'espèce de d'humble fierté
légitime, de se dire "J'ai traversé ça,
je pensais pas" et et avoir la surprise
aussi de se dire si on est en âge par
exemple, si on a perdu un j'ai beaucoup
travaillé avec les parents en deuil pour
ça je fais souvent des références avec
je sais que tu as travaillé avec les
deuils les plus compliqués à faire
les suicides les suicides et les et
beaucoup les les enfants. peut-être dire
mort dit absurde ou enfin parce que un
accident bête sont absurdes bête
des des des des attentats des choses
comme ça et et je dire tiens je peux
avoir un autre enfant sans trahir
l'autre l'autre enfant ce sera le petit
frère ou la petite sœur et il y aura un
grand frère une grande sœur qui contin
et on fait la paix avec ça on peut même
si on a perdu son compagnon s'accompagne
retomber amoureux sans trahison parce
qu'on sait que c'est deux niveaux
d'amour qui sont différents, pas l'un
plus que l'autre, différent. Un qui
existe dans le monde et un qui existe à
moi, en moi tout jamais. Donc l'autre
personne, elle doit accepter aussi ce
chemin là. Il y a aussi un chemin donc
il y a une vraie reconstruction. Donc tu
vois c'est on est blessé à tout jamais.
Il y a cette blessure qui est là. Il y a
le manque qui qui sera toujours présent.
Et et les gens disent parfois mais je
ressens le manque par exemple à Noël
pendant les vacances choses comme ça et
et donc moi j'ai pas avancé dans mon
deuil. C'est complètement faux. Le
manque fait partie du deuil à tout
jamais. À tout jamais parce que le
manque fait toujours référence à
l'extérieur. Là maintenant tout de suite
à ce repas de Noël, tu me manques là à
l'extérieur. Je te sens dedans mais tu
es pas là.
Merci de dire. Et puis euh c'est en lien
avec l'extérieur et c'est en lien avec
le présent. C'est tu me manques là
maintenant et pas tu me manques hier ou
tu me manques demain. Tu me manques
peut-être un peu demain mais tu me m
Donc c'est toujours le le manque est
toujours et donc comme la personne ne
sera jamais plus dans le monde, il y
aura toujours le dans le manque tu n'es
pas là dans le monde et ce sera toujours
au moment où j'aimerais que tu sois là
et tu es pas là. Donc il faut surtout
pas que si euh 10 ans, 15 ans, 20 ans
après la perte de de la personne qu'on
aime, on dit je suis dans le manque donc
j'ai pas avancer dans mon deuil de se
dire que il y a eu un problème. Non, le
manque c'est la signature de l'amour qui
perdure à tout jamais. Et je voudrais
tellement que tu sois présent, tu es pas
là. Mais après, grâce au processus de
deuil, il y a quelque chose en moi qui a
fait la paix avec ça. J'ai dit "OK,
cette réalité que je voulais combattre,
à laquelle je me suis contre laquelle je
me suis arquebouté pendant des années
pour les les premiers les premières
années pour dire je veux pas de ça" et
que progressivement on a mis genoux à
terre en disant c'est ainsi pour lutter
je c'est ainsi et curieusement tu vois
quand on lâche la souffrance il y a de
l'apaisement qui qui arrive parce que
plein de gens au début disent je veux
surtout pas lâcher ma souffrance parce
que si je lâche ma souffrance, je lâche
le lien avec la personne. C'est
complètement faux. C'est en fait, c'est
la souffrance qui empêche la
cicatrisation
qui qui qui empêche de percevoir la
présence qui est là. La présence est
toujours là, mais la souffrance est
tellement intense qu'on a l'impression
que si on enlève la souffrance, on va
enlever le lien. Oui. Alors que quand on
se rend compte des années plus tard que
quand la souffrance progressivement
s'estompe, en fait,
l'intensité, la plénitude du lien qui
n'est plus le lien extérieur mais qui
est le lien intérieur continue à exister
à exister en moi. Vraiment, j'exhorte
les gens à dire restez pas accroché à la
souffrance en vous disant que si je
lâche ma souffrance,
ça veut dire que je je l'imis pas
vraiment pas vraiment ou que je le
trahis ou que je l'abandonne et c'est
complètement faux. Donc tu vois, il y a
tu vois des des noçons comme le manque
comme quelque chose qui est anormal par
rapport au fécule du deuil. C'est pas
vrai. Le le fait de la souffrance ne
crée pas le lien avec la personne, c'est
pas vrai. Le le le le deuil qui est plus
difficile après 6 8 10 mois alors qu'on
on l'impression que c'est que c'est
anormal. C'est pas vrai. Tu vois, il y a
plein de choses dans le processus de
deuil que notre société a complètement
oublié.
Tu comprends pourquoi je te remercie au
début de ce podcast de faire ce travail.
C'est adorable. Oui. Oui.
Pourquoi ? Pourquoi notre société elle a
elle a oublié ça ? Pourquoi est-ce que
notre société elle a si peur de la mort
? Pourquoi est-ce que la mort est un
sujet si tabou ? Je te le demande à toi
parce que tu as dédié ta vie à
travailler sur ces sujets.
Tu sais au début dans les années à peu
près 50 60 on est passé du du de
l'accompagnement de fin de vie à à de la
maison à à l'hôpital et tant mieux parce
qu'il y avait des techniques qui se
développaient. Donc on a délégué alors
que c'était les proches qui
accompagnaient à la maison. Il y avait
pas les médecins et et donc on c'est
devenu à l'hôpital donc de au au chev du
lit du malade, il y avait pas en
première ligne les proches, il y avait
les médecins et les infirmières et tant
mieux. C'est c'est c'était c'est
indispensable mais on a on a
progressivement perdu ce savoir
ancestral de l'accompagnement de de de
la fin de vie. Et en conséquence, comme
on a pris un petit peu de distance par
rapport à la mort qui disparaissait des
villages, qui disparaissaient des
maisons, qui allaient dans les hôpitaux,
progressivement on a aussi mis en
distance le corolaire immédiat de
l'accompagnement du du de la fin de vie
avec l'accompagnement du deuil. Et on a
perdu tout doucement, on participeement
depuis à peu près les années 60 70
connaissance de ce qu'est en profondeur
le processus de deuil. On a perdu les
rituels, on a Je dis pas qu'il faut à
nouveau se mettre en noir et tout, mais
on a on a perdu quand même des rituels,
hein. Euh euh quand tu es en plein été,
tu as perdu ton petit euh et puis et tu
as ta petite robe d'été parce que parce
qu'il fait chaud et personne sait que tu
as perdu que tu que tu es brisé parce
qu'il y a pas on a plus de signe
extérieur qui qui montre qui montre ça.
Donc notre société elle a besoin de
réapprendre des choses. à travers cette
plateforme hein de lumière dans ma nuit
que j'essaie aussi de de de donner les
donner ces informations là pour que les
gens se se
cette plateforme que tu as créé qui
s'appelle une lumière dans la nuit
dans ma nuit une lumière dans ma nuit
euh dans ma nuit c'est
c'est c'est un programme
d'accompagnement
première en France on s'est posé même la
question de savoir si c'était une
première mondiale on sait pas mais en
tout cas
ou en tout cas il y a
moi j'ai jamais entendu parler d'une
plateforme dédiée au deuil sur laquelle
je peux aller pour avoir des plein de
choses. Il il y a là ce que je suis en
train de te dire là, on on est en en en
fin d'écran. Ce que je te raconte là, il
y a 16 heures de vidéos comme ça parce
que on a besoin de savoir mais comment
les autres ont fait quoi ?
Même si on a perdu son compagnon, on est
intéressé par dire mais comment
quelqu'un qui a perdu son son petit il a
fait ? Parce qu'au bout du compte, même
si les histoires sont très diverses et
très très singulières, uniques, on se
rend compte en fait quand on écoute ces
c'est il y a plus de 11 heures de
témoignage. On a même des enfants qui
ont perdu leurs parents.
C'est des audios.
C'est des audios. Oui, des audios. Euh
oui, il y a vidéo et il y a audio. Euh
et bien on se rend compte en fait que
au-delà de l'unicité des histoires, il y
a on entend le processus de deuil. On
dit "Ah oui, mais il est là à chaque
fois." et ça corropore ce que je raconte
dans les dans dans les vidéos. Et il y a
justement aussi une il y a une une
rubrique et les ressources toutes les
associations France, Belgique, enfin
tout ce qui est francophone et il y a
une rubrique hyper importante qui est la
dimension spirituelle du deuil
fondamental. Le sourire qui
Oui, je vois ou je vois non parce que au
au début très psychiatre le psychiatre
et tout dimension psychologique du deuil
indispensable. Tu as vu ? Parce que
c'est c'est pas parce qu'on parle de
dimension spirituelle que ça va estomper
la la souffrance du deuil. Elle est là.
Mais c'est comme un oiseau. C'est que ça
la psychologie c'est que une aile de
l'oiseau. Il faut une deuxième aile et
la deuxième aile dimension spirituelle
je dirais à deux niveaux. La la première
dimension spirituelle c'est tout ce qui
est le questionnement fondamental de la
quête de sens. Qu'est-ce qui s'est passé
? Pourquoi ça s'est passé ? Quel est le
sens de ça dans dans ma vie ? Qu'est-ce
que je fais de ça ? Non pas au niveau
psychologique mais au niveau spirituel.
Qu'est-ce que dans la subtilité de mon
être, du sens de ma vie, de ce que je
suis amené euh amené à vivre dans ma vie
? Quelle est quelle est l'incidence de
ça ? Ça c'est le premier volant des
dimensions spirituelles et tu as le
deuxième volant de de la dimension
spirituelle qui est quasi pas tout le
temps mais très très très fréquente dans
un questionnement sur
où est-il ? Où est-elle ? Donc le
questionnement sur la continuité de la
conscience après la mort. Et ça en
accompagnant les les personnes depuis 30
ans en travaillant en unité de soins
palliatifs, ce sont des choses qui
reviennent tout le temps. Et j'étais
presque obligé, ça s'est invité dans ma
pratique, je le cherchais pas
particulièrement mais ça s'est tellement
invité avec force la dimension
spirituelle du deuil sur questionnement
sur la continuité de la conscience après
la après la mort que véritablement j'ai
commencé à écouter plus attentivement ce
que les gens me disaient. Les gend me
disaient en parlant par exemple de ce
qu'on appelle les signes après le décès
j'ai eu des signes ce qu'on appelle les
VSCD
vécu subjectif de contact avec un défunt
VSCD.
J'ai une toute petite question
excuse-moi de t'interrompre. À la base
toi quand tu fais ta formation de
psychiatre c'est quoi ton rapport à la
spiritualité juste pour savoir ? Alors
mon mon rapport à la spiritualité, j'ai
j'ai un chemin bouddhiste en fait hein,
de de euh il se trouve qu'il y a 25 ans
maintenant euh j'ai fait un espèce de
burnout hein, tu vois un truc truc comme
ça et je vous ai dit là je je je suis fo
un petit peu sur trop cette souffrance
justement d'accompagnement de deuil de
fin de vie et et j'ai dit il faut il
faut que je je reprenne souffle par
rapport à à ça et et je suis allée
pendant 2 ans dans un monastère
bouddhiste tibétain dans le sud-ouest de
la France à TPO Kaguling.
Tu as arrêté de travailler ? J'ai tout
arrêté pendant un gros sabatique pendant
pendant 2 ans pour m'imprégner de de
pour déjà la méditation, poser mon
esprit, prendre soin de moi. Je prenais
trop soin je m'oubliais trop dans dans
dans le soin au au à l'attention aux
autres et vraiment je m'étiolis
intérieurement et et et l'approche
bouddhiste tibétainne qu'on a quand on
entend approche boud tibétain, on entend
le livre des morts tibétains, tu vois.
Donc
donc ça a forcément connecté avec ce que
j'avais commencé à entendre quand je
travaillais en unité paltive en disant
mais tiens c'est marrant il y a des il y
a des choses similaires. Donc il y a
quand même cette tonalité
bouddhiste tibétaine qui était là. Mais
pas tant, tu vois, pas tant dans dans le
le partager cette dimension làà avec les
gens. C'est plutôt ce que ça a fabriqué
en moi, ce que ça a consolidé en moi, ce
que ça a mis en moi comme colonne
vertébrale pour pouvoir affronter, je
dois dire, plus sereinement, plus
paisiblement la souffrance des autres
des autres personnes, mais sans
forcément que les gens soient au
courant, hein, même si j'écris un
bouquin là s'appelle
Simé enfin mais mais qui qui qui est
d'abord c'est pas du tout, j'apporte pas
les concepts bouddhistes avec les les
les patients, c'est vraiment ça a été ma
construction, mon socle et sur ce sole
solide, je peux aider là où est la
personne hein là en fonction de de ce
qu'elle de ce qu'elle croire. Oui.
Et avant ça, avant ce burnout, avant que
tu a commencé à travailler avec un soin
palliatif autour de la mort et autour du
deuil avant ça, enfant et cetera, c'est
quoi ta
13 ans ? Bah 13 ans donc là là il y a il
y a longtemps à 13 ans hier. Et avant
avanttier, c'est c'est la sortie du
livre de Raymond Moui la vie après la
vie que plein de gens ont lu. J'imagine
que tu que tu as lu et et vraiment il
venait de sortir et et j'ai j'ai me
souviens quand j'ai eu ouvert ce livre
là, c'est marrant, il y a un truc en moi
qui me dit mais je connais
mais je je sais pas comment mais je
connais j'avais 13 ans. connais et il y
a quelque chose j'ai vraiment je me
souviens c'était entre la cuisine et et
la et la salle à manger. Je je souviens
de l'endroit en disant
ma vie va parler de ça. Tu vois, on
parle de mission de vie, tu sais, on
parle de de de de connaissance très
intime de de pourquoi on est sur cette
terre-là. Il y a quelque chose là,
petite brèche qui s'est fait à ce
moment-là qui me dit "Ah, OK, c'est ça."
Parce que dans dans la préface, il
parlait de l'Éabath Cubleros sur les
soins palliatifs et on avait pas
internet à l'époque he c'est y avait il
y avait encore des dinosaures qui
étaient dans dans dans les rues. C'était
il y a très très longtemps. Et et et
c'est des années plus tard où j'ai fait
le lien en disant "Oh, OK."
Physique Guiman, il dirait que c'est un
souvenir du futur.
Exactement. Je je pense que c'est que
c'était ça. C'était un souvenir du futur
que que le que le Christophe du futur
était en train de me dire au au
Christophe du du du passé disant ça va
être ça mon ton chemin mon petit
bonhomme.
Tu crois que c'est possible ? Je crois
que c'est possible bien sûr. Oui, parce
que quand quand on quand on travaille
avec les les personnes qui font des
expérienses de mort euh éminentes et
qu'on écoute tous les tous les récit, le
temps n'est qu'une donnée de ce
monde-là, de notre trois dimens monde en
trois dimensions. Notre perception, la
réalité via notre cerveau le qui définit
le temps et l'espace. Mais tous les
témoignages, mais pas un des tous les
millions de témoignages qu'on a de
personnes qui ont fait des expériences
de mort imminente disent toutes le temps
n'existe pas. Donc il est complètement
cohérent que comme le temps c'est un
éternel maintenant hein, l'instant
présence c'est pas un moment dans le
temps, c'est
tout ce qui est
tout ce qui est dans dans l'instant. Et
donc tu peux capter des choses qui dans
ta perception chronologique de ta vie
être du futur, mais qui dans la
perception si on inverse le le le fil du
temps euh être simplement une perception
dans l'instant de ce qui est dans ta
compréhension du futur. Donc les les
souvenirs de du futur me semblent
presque évident. Certains physiciens
quantiques disent que donc en effet le
temps n'est pas euh euh à l'horizontale
mais à la verticale comme une tresse en
fait, le passé, le présent, le futur
tressé et donc que nous ne sommes pas
encore nés et à la fois nous sommes déjà
morts.
Exactement. Exactement. Ou oui, c'est
c'est vertigineux. Et et et d'ailleurs,
c'est une petite parenthèse dans la
pratique de la méditation, tu tu rejoins
ce lieu en toi qui est qui est
accessible. Il y a rien de mystérieux
là-dedans. Ce lieu en toi de d'éternité
en toi et de non espace en toi, de
nonemp et de non espace en toi et et tu
demeures simplement. Il y a rien à faire
particulier. Tu demeures là-dedans, mais
tu as l'intégralité de tout ton être qui
se trouve à ce à ce moment-là. Et c'est
en ça que c'est ressourçant. La
méditation, c'est que tu sors du du
carcan du temps et de l'espace. Et et
voilà.
Et juste pour revenir continuer le fil,
tu parlais des
V
VSCD. Oui, les VSCD. Alors, les VSCD, ce
sont quelque chose qui qui survient,
tu peux redire vécu
vécu subjectif de contact avec un
défunt. Et d'ailleurs, c'est très
étudié.
Tout ce que je te raconte, ça pourrait
paraître complètement barré pour les
pour les pour les gens qui ont qui ont
jamais entendu parler de de ça. Mais si
on va dans les pays anglo-saxons, c'est
très étudié et notamment
il y a une je parle pas angloacon, mais
je te parle de d'une femme suisse qui
est une amie, Evelyine Elsa SR qui est
vraiment la la une chercheuse
connue au niveau international pour
travailler avec une équipe de
l'université de Northampton en
Angleterre avec des professeurs
d'université, tu vois, c'est pas des des
petits rigolos qui travaillent sur les
VSCD et ils sont ils ont mené de de
une étude. Le premier volant est
terminé, le deuxième est toujours en
cours sur des études de tous les
témoignages de personnes qui ont fait un
un VCD. Et qu'est-ce que c'est un VCD ?
et la perception d'un proche décédé à
partir du moment du décès jusqu'à peu
près 6 mois, un an après. Il y a des VCD
qui sont qui sont plus plus
au-delà de d'un an, mais en en moyenne,
c'est vraiment euh
jusqu'à 6 6 10 mois. Et euh on pourrait
se dire "Oui, mais d'accord,
c'est une fabrication mentale
pour survivre au fauteuil."
Oui. Oui. Évidemment. hein, c'est tu es
traumatisé par ton par ta perte. Donc tu
tu inventes le le que et pourtant les
VCD sont on sont très bien calibrés.
C'est toujours très court, c'est
quelques secondes, tu as pas des VSCD de
5 minutes, c'est c'est très très court
dans le temps. Ça peut être soit euh
sensoriel, dire voir la personne, soit
flou, soit très direct, soit son visage,
soit en entier. Ça peut être sentir
tu l'impression d'être touché, tu te
retournes il y a il y a il y a il y a
personne. Soit brutalement sentir son
odeur. Enfin donc ça peut être très
sensoriel. Ça peut être aussi avec des
phénomènes électriques ou deou de ou de
ou de radio. Des des des lumières qui
qui qui s'allument, des ordinateurs qui
s'allument tout seul, des des radios qui
qui se mettent en en marche avec juste
la musique qu'on a passé lors de de la
cramation. enfin des phénomènes et et
même des phénomènes téléphoniques. Et ça
a été étudié hein. Il y a il a une
chercheuse euh à l'université de New
York, j'ai oublié son nom euh qui qui a
fait une étude sur les coups de
téléphone. Mais c'est pas
reçu. Non mais c'est hallucinant frisson
parce que quelqu'un m'a appelé il y a
quelques jours pour me dire je viens de
perdre mon beau-père.
mon pèreétais au téléphone avec mon
copain et d'un coup j'entends le numéro
que vous avez demandé n'est plus
attribué et je regarde et c'est le
numéro de mon beau-père
comme s'il l'avait appelé dit mais c'est
pas possible je vois pas comment c'est
possible
exactement oui dans cette étude là et et
c'est pour ça tout ça c'est pas de la
croyance c'est hyper important que les
les gens qui nous écoutent et qui nous
voient comprennent que c'est pas des
croyances c'est étudié et c'est elle a
fait une étude étudier parce qu'il y a
un trop grand nombre de récits.
Oui, mais oui, c'est ça. Si s'il y avait
10 récits, 100 récits, 1000 récits, on
se dirait OK, bon voilà. Mais non, tu tu
as tu as tu tu as des des des des
centaines de milliers de de récits qui
parlent tous de la même chose. Et donc
si si je reviens sur sur les les VCD, il
y a il y a aussi ce qu'on des des des
signes, mais ça c'est plus subtil de de
papillon. Le papillon revient très
souvent, les rouges gorges reviennent
très souvent. On a l'impression que euh
en plein plein milieu d'hiver, tu tu as
il y a un papillon qui qui vient se
poser sur ta main dans ton appart ton
appartement, je dis mais c'est pas
possible comment donc il y a perception
visuelle, perception avec des phénomènes
électrolectriques ou électromagnétiques
ou via des animaux ou des
synchronicités, des choses qui qui sont
qui qui surviennent. tu es en train de
parler de ton père et il y a juste à ce
moment-là sa photo qui tombe
sa photo qui tombe ou à la radio euh une
chanson avec euh papa tu me manques et
cetera il dit waouh de de quoi alors
prisolément évidemment on se dit OK
c'est des coïncidences mais quand tu
cumules quand tu fais une étude
justement avec et que tu as des données
qui sont des milliers de données, tu
arrives à en faire non pas des simples
témoignages mais justement des données
analysables.
tu peux faire des statistiques où tu
peux les explorer en passant à la
moulinette des de l'exploration
scientifique et tu arrives à trouver des
récurrences des des des schémas des des
patterns, voilà, des des schémas très
précis qui qui se vont ça se fait pour
les VSCD mais ça c'est exactement ce qui
a été fait aussi pour les expériences de
mort imminente devant de ça fait depuis
40 ans qu'on étudie ça. Il y a des
millions de témoignages et euh si tu
prends par exemple le un lieu de
référence qui est l'université de
Virginie, hein, euh avec le le docteur
Bruce Grayson qui est vraiment une des
somités pour les expériences de mort
imminente, il ils arrivent vraiment à
définir très clairement les les les
critères qui permettent de définir si
une personne a fait ou non une
expérience de mort imminente. Et c'est
analyser, c'est étudier, c'est
confronté. Et ce qui est euh étonnant,
c'est euh
il ils ils étudient aussi l'incidence
que ces expériences ont sur les
personnes. On parlait du deuil tout à
l'heure, les VSCD, vécu subjectif de
contact avec un défunt. le fait que la
personne dans l'accompagnement de de
deuil te parle de la dimension
psychologéique de son manque de la
souffrance et tout et que parce qu'elle
sait que toi en tant que professionnel
tu connais ces chosesl et je suis un peu
cartésien mais je voudrais vous raconter
un truc qui est un peu bizarre qui m'est
arrivé vous êtes vous êtes psychiatrez
problème pour fol et tout et non allez-y
allez-y et la personne te raconte un VCD
une perception une fois deux fois ou
plusieurs fois de la personne. le fait
de que la personne se rende compte que
tu valides son expérience, tu valides
l'importance qu'elle a pour elle cette
expérience là et que c'est pas
complètement délirant dans sa tête parce
que c'est très récurrent et très
beaucoup plus fréquent qu'on le qu'on le
pense. Bien la la la personne commence à
dire tiens, il y a il y a quelque chose
qui est là. Ça annule pas la souffrance,
j'insiste he
c'est ça qui est important.
Ça annule pas la souffrance. C'est pas
parce qu'on a une une une aperçu de de
cette continuité de la conscience après
la mort que ça va annuler la souffrance
du manque. Sont petit, on peut pas lui
faire un bisou le matin.
Ça annule pas. Mais c'est complémentaire
parce que derrière toutes ces ces
recherches sur les la continuité de la
conscience après la mort qui incluent
donc les expérience de fin de vie euh
les expériences de mort imminent, les
les VCD, enfin toutes ces choses-là dont
je parle dans mon livre hein, cette vie
au-delà enquête sur la continuité de la
conscience après la mort chez Albin
Michel. Et bien quand quand tu
travailles euh avec ces ces données-là,
tu es au bout du compte, il y a une
espèce de certitude et c'est et
sincèrement c'est ma c'est c'est je suis
là maintenant la certitude, même pas la
croyance hein, parce que croyance je ve
dire on croit quelque chose mais non
c'est un une quantité tellement énorme
de de témoignages de données vérifiables
quantifié et cetera que c'est plus de
l'ordre de la croyance c'est de l'ordre
vraiment de l'analyse scientifique.
Pourquoi il y a une telle résistance ?
Parce que on est dans un paradigme,
c'estàdire un postulat scientifique
actuel qui dit et qui n'est pas
démontré. Il y a aucune étude
scientifique qui démontre ce que je vais
te dire. Qui dit le cerveau, c'est lui
qui produit la conscience.
Mais il y a aucune étude qui démontre de
façon irrévocable que c'est le cerveau
qui produit la conscience. C'est aussi,
pardonne-moi l'expression, bête de
penser que ce que tu mets et tu lances
une vidéo YouTube sur ton smartphone que
ton smartphone qui sera l'équivalent du
cerveau génère la vidéo YouTube. C'est
complètement idiot parce que tu casses
ton téléphone, il dit "Oui, regardez, on
casse le téléphone ou on éteint le
téléphone, il y a plus la vidéo." C'est
bien la preuve que la vidéo a été
fabriquée par le téléphone. Sauf que tu
achètes un autre téléphone et tu lances
la même vidéo en disant "Ah, elle
réapparaît." Ça veut dire quoi ? Elle
s'est réincarnée. Mais non, elle s'est
pas réincarnée euh garçon. Euh elle est
elle est l'information de la vidéo n'est
pas générée par les téléphones, elle est
dans le cloud. Et c'est ça ce qu'on
appelle la la continuité de la
conscience. C'est passé d'un paradigme
d'un postulat scientifique qui dit la le
la conscience est générée par le cerveau
un paradigme qui est que la la de la de
la conscience non localisée non
localisée au cerveau et que le cerveau
change de statut. Il n'est plus
générateur de la conscience mais il est
récepteur. Tout comme une radio est
réceptrice de de de des ondes tout comme
ton téléphone, il est récepteur de de
l'information dans le cloud qui est là.
Et euh on est vraiment là dans ce
changement de paradigme, un peu une
révolutionnicienne, tu vois, où on
pensait que la Terre était au milieu de
l'univers et qu'elle était immobile. Ah
non, elle est pas du tout au milieu de
l'univers et elle tourne sur elle-même.
Et là, on est en train, on est à ce
moment-là, tu vois, de de dans notre
histoire. C'est assez passionnant de se
dire "Non, la conscience n'est pas
localisée au cerveau." C'estàd que quand
la personne ça veut dire quoi ? Quand la
personne meurt, il y a une continuité de
sa conscience. Mais tu te rends compte
ce que ça change ?
C'est énorme.
Pourquoi ? Parce que les gens sont
terrorisés par leur propre mort au-delà
de la mort de leurs proches. Oui. Mais
oui.
Et du deuil euh indispensable,
incontournable, quel que soit notre
notre croyance
euh
qui est pas une croyance,
qui n'est pas une croyance.
Ouais.
Mais je prends toujours des pincettes.
Je connais un nombre incalculable de
personnes qui sont terrorisées par leur
propre mort puisque elles ne donnent
aucun sens à leur existence. Ils ont
l'impression que euh la fin est
décevante.
Bah parce que
tout ça pour ça.
On nous a appris qu'il y avait que du
néant, hein. On nous a dans dans ce
paradigme, le cerveau produit la
conscience, mon cerveau meurt, il y a
plus rien de moi, il y a plus de
continuité. Et c'est pas un un un
pitoyable prix de consolation pour se
dire "Ouais, mais tu veux te rassurer
sur le fait ?" Non. Lisez les études,
lisez les témoignages, renseignez-vous
vraiment. Si vous voulez critiquer le
truc, critiquez-le de façon
intelligente. Donc critiquez-le en vous
appuyant sur les recherches qui
démontrent que c'est pas vrai. Et ben,
vous allez ça nulle part. Tu tu prends
toute la littérature scientifique
internationale qui parle de ces
sujets-là, tu retrouveras personne qui
te démontre que c'est de la foutise. On
est en train de passer donc un autre
paradigme qui dit il y a continuité de
la conscience. Le cerveau est récepteur
de la conscience mais le la il y a
continuité de de de de la personne. Et
partant de là, si on change paradigme
là,
les VSCD, les vécus subjectifs de
contact avec l'indéfin deviennent
normaux puisque la personne est décédée
mais que c'était pas son cerveau qui
générait sa conscience et que sa
conscience est dans le le cloud, je
dirais, de la le cloud de de de la
conscience non localisée, il est
complètement normal qu'on puisse la
l'apercevoir parfois pour ce qui est les
expériences de fin de vie. Les expées de
fin de vie, c'est quand il y a des gens
qui sont en fin de vie et qui perçoivent
des proches décédés qui semblent venir
les chercher quelques quelques heures ou
quelques jours avant le leur leur décès.
Et bien conscience non localisée, c'est
c'est la continuité de ces
consciences-là, de ces de ces
personnes-là fait que oui, on peut les
retrouver après dans quand les gens font
des expériences de mort imminentes, il y
a à peu près 30 % des gens qui
retrouvent des proches décédés de
l'autre côté. Donc tu vois que quand on
change de paradigme, tous ces phénomènes
qui semblent complètement barrés,
sulfureux, à côté de la plaque, fou,
irrationnel, deviennent rationnel parce
qu'on a changé de paradigme. C'est c'est
le c'est le changement c'est le
changement de paradigme qui fait passer
un truc, c'est cartésien à à pas
cartésien. Et je je te parie que dans
allez, on va dire 10 ans 10 10 15 ans,
le nouveau paradigme sera la conscience
est non est non localisé. Et toutes ces
expériences sur lesquelles les gens
rigolent en disant "Ouais mais c'est
pour te rassurer, c'est pour" et les
gens diront bah c'est normal quoi. C'est
c'est complètement Oui, c'est logique
parce que l'expérience de mort
imminente, les les les signes et tout
sont simple la simple traduction qui a
continuité de la conscience après la
mort.
Basta, c'est c'est on va pas discuter
davantage.
J'entends tous ceux qui n'ont pas
justement de vécu subjectif de contact
avec un défunt qui qui qui disent et
pourquoi pas moi ? Alors ça veut dire
que je mérite pas, ça veut dire que moi
alors ça on sait pas. Bah c'est pour ça
qu'il faut étudier ces phénomènes
justement. On ne sait pas on ne sait pas
ce qui détermine. C'est c'est pas
d'abord c'est sûr que c'est pas lié au
lien d'amour. Il y a des des gens qui
ont qui ont qui ont un fort lien d'amour
et qui font des VCD et des gens qui ont
un fort lien d'amour et qui font des
VCD. Donc c'est pas c'est pas
qui n'en font pas, tu veux dire ou qui
qui qui n'en font pas
parce que toi avec toi tout le monde en
fait.
Autant
mais et donc c'est c'est euh et ça c'est
pour ça qu'il y a des des protocoles
d'études.
Essayons de discerner qu'est-ce qui
favoriserait ou pas l'émergence d'un
d'un VCD. Après, on nen sait rien. Alors
là, c'est complètement spéculatif ce que
je vais te dire, mais peut-être que la
personne de l'autre côté a-t-elle les
moyens ou pas d'entrer en contact ? Je
sais pas, il y a peut-être des trucs
vibrateur, j'en sais rien.
Oui. Mais pourquoi par exemple quelqu'un
meurt dans une famille et certains
membres de la famille vivre des vécus
subjectifs de contact avec le défunt et
d'autres et d'autres ? Non,
pour l'instant au stade actué
aux études tel qu'elles sont pour pas
extrapoler et et inventer des trucs qui
seraient pas scientifiques. Si on reste
collé à la littérature scientifique, on
pour l'instant on ne sait pas, on n pas
la réponse à ça, mais on on avance
dessus, on va peut-être trouver trouver
de des des facteurs favorisants et donc
peut-être que dans l'accompagnement de
fin de vie, créer des conditions pour
que ce contact puisse survenir plus
facilement. Je j'en sais rien mais il y
a des incidences, tu vois. Il y a des il
y a il y a des toutes ces recherches
d'expérience de fin de vie, expérience
de de de mort éminente et de VCD, c'est
intéressant en soi, mais c'est
intéressant aussi et je dirais presque
surtout parce que ça a une incidence sur
l'accompagnement de fin de vie, parce
que ça a une incidence sur
l'accompagnement du deuil et plus
globalement parce que ça a une incidence
sur notre vie. Parce que quand on
regarde par exemple les expériences de
mort imminente depuis des millions de
témoignages cumulés de depuis 60
millions je crois
60 millions imagine 60 millions de
personnes qui racontent quasiment toute
la même chose c'est que à un moment
donné il y a cette espèce de tunnel
sortie de corp perception d'un tunnel
façon d'une lumière d'un espèce de d'un
être de lumière avec un amour
inconditionnel et une revue de vie un
panorama de vie où c'est toi et pas une
entité
extérieur, mais c'est toi qui porte un
jugement sur que qu'est-ce que j'ai fait
de de mon existence et ce qui ressort
toujours
toujours deux choses qui servent un peu
de boussole pour évaluer si une vie a
été accomplie ou non à travers cette
revivie. Les gens, tous les gens, c'est
ces millions de personnes disent "J'ai
compris pendant mon expérience qu'il y
avait que deux choses qui déterminaient
une vie accomplie. Comment as-tu aimé
dans les petites et les grandes choses ?
Mais les petites choses, ça peut être
juste
les les toutes petites choses. Mais
comment tu as vraiment aimé avec ton
cœur ouvert, sans attendre particulière
dans les petites et les grandes choses ?
Amour. Donc amour, compassion. Et
deuxièmement, qu'est-ce que tu as appris
? Qu'est-ce que tu as appris du monde ?
Qu'est-ce que tu as appris de toi, de
ton être, de ton essence ? Qu'est-ce que
tu as appris de la relation à l'autre ?
L'intelligence émotionnelle. Qu'est-ce
que tu as appris du réel ? Qu'est-ce que
tu as appris du du du sens de
l'existence ? Donc la dimension de
connaissance. Quand quand on lit entre
les lignes de tous les témoignages, même
pas entre les lignes, quand on lit les
témoignages et qu'on les étudie, hein,
et c'est l'objet de mon prochain bouquin
d'ailleurs, c'est de vraiment essayer de
voir mais ces enseignements où tout être
humain est en quête de sens. C'est quoi
le sens de ma vie ? C'est quoi ma
mission de vie ? Pourquoi je suis là ? À
quoi ? À quoi ça sert ma ma vie ? Et
bien si tu proposes un des boussoles qui
ne sont pas des boussoles issues d'une
religion, d'un dogme particulier, mais
qui sont issus d'un autre territoire qui
est un territoire je dirais scientifique
qui parle de don donc il y a pas de
coloration particulière et et et où
pourtant est dit de façon récurrente que
l'amour et la connaissance sont deux
axes essentiels qui définissent une vie
accomplie. Bah ça c'est inspirant. tu
peux dire "Ah tiens, sans référence à
une à une religion particulière, je
rejette pas les religions mais sans sans
avoir à adhérer à un dogme particulier
ou quoi que ce soit, il y a dans la
littérature scientifique des témoignages
récurrents depuis 40 ans qui disent que
l'amour et la compag
amour, compassion et sagesse,
connaissance sont quand ils sont sont
des choses qui euh créent une vie
accomplie. Ben si j'essayais de mettre
ça en œuvre dans ma vie, si j'essayais à
chaque jour de ma vie de dire comment je
peux œuvrer dans ce sens-là, dans les
petites et les grandes choses, bah ça
peut donner un sens dans une vie qui a
pas forcément de sens. Est-ce que ça
peut créer de la culpabilité quand on
entend quelque chose comme ça de se dire
justement
euh j'ai mal parlé à telle personne ou
je me suis pas très bien occupée de de
mes escargots ou je tu vois est-ce que
ça peut créer de la culpabilité sachant
que la culpabilité
alors la la culpabilité c'est c'est un
jugement de notre ego sur nous. On est
d'une violence absolue de soi contre
soi. Quand tu regardes tous les
témoignages de d'expérience de mort
imminente, les gens qui font cette revue
de vie et qui donc ont perçu vraiment
qui qui revoit un peu tout tout ce
qu'ils ont vécu dans leur existence, il
y a il y a il y a jamais de
condamnation. C'est toujours qu'est-ce
que j'ai appris, hein ? J'ai j'ai parlé
et donc donc comment ça peut nous être
utile dans notre vie quand on apprend ça
et qu'on a pas fait justement de
d'expérience de mort imminente. C'est
dire tiens au bout du compte j'ai parlé
de façon un peu sèche, un peu hautine
peut-être un peu méprisante avec cette
personne-là.
D'abord, peut-être est-ce que je peux
faire une démarche de excuse-moi de de
ça, pardon pour cette parole là, je je
je t'ai fait du du mal ou si on peut pas
le faire ou si c'est pas approprié de le
faire et se dire "OK, prochaine fois je
vais essayer de de pas laisser la
colère,
prendre possession de mon intelligence
et et dire OK cette personnel se
comporte de façon il se comporte comme
un bléot pour une raison.
Je vais peut-être pas tout de suite me
sauter à la gorde au connard et tout
mais je
il a une raison ici se comporte comme
ça. Il a une raison. Ça veut ça justifie
pas tout. Parfois faut mettre les
limites, faut mettre les cadres mais ça
permet d'avoir un autre regard plus
intelligent sur la sur la situation. Et
la culpabilité, c'est euh une espèce de
quête de perfection, mais c'est plutôt
notre ego qui qui est qui est là-dedans,
hein. C'est c'est vraiment qu'est-ce que
j'en apprends ? Mais dans dans le sens
euh
qu'est-ce que je peux faire mieux à
partir de demain ?
Même si j'ai vraiment foiré plein de
choses, même si j'étais pas attentif à
mes enfants ou à mon ma compagnon
compagnon ou à mes parents ou si j'ai
c'est OK, je c'est fait, c'est posé mais
prenant connaissance de de de ces
choses-là, peut-être que je peux décider
une vraie décision de vie de dire je
peux essayer peut-être de réformer ça
peut-être et et tu vois c'est c'est pas
un truc moral, c'est pas un truc
religieusement correct. C'est un truc
éthique. C'est c'est une éthique de vie
he qui est suggérée. On suit, on suit
pas, on s'en fiche, mais il y a une
suggestion extrêmement puissante qui est
faite quand même.
Et toi qui est psychiatre, tu sais euh
pourtant qu'on peut parfois avoir des
histoires de de biochimie euh dans le
cerveau qui qui font que les choses
elles sont difficiles à maîtriser.
Donc, il y a des maladies mentales. Euh
je pense euh à quelque chose qui n'est
pas du tout une maladie, mais dès qu'on
est dans des euh euh des des hauts et
des bas hormonaux euh à l'adolescence en
période de ménopause, tu vois, tu es tu
es tu es saisi par euh ou
des choses que tu as du mal à maîtriser.
Comment est-ce qu'on peut mettre en
application ou comment est-ce que tu
conseillerais toi justement cette
sagesse et cette éthique avec le fait de
pouvoir avoir un yoyo émotionnel
déjà avoir la connaissance cette
dimension de connaissance de il y a un
yoyo émotionnel
hormonal il y a quelque chose
physiologique qui se passe dans dans mon
corps. J'ai par exemple un un trouble
bipolaire et et et donc dans mon
cerveau, j'ai des alternances entre état
maniaque et état mélancolique. Donc ça
c'est vraiment quelque chose, je dois
vivre avec ça. Donc il y a il y a toute
une intelligence déjà une
psychoéducation de de ça pour déjà au
niveau simplement psychologique vivre
ça. Ça c'est déjà un aspect absolument
essentiel au niveau de gestion de de ces
choses-là. après la la formation, la
connaissance de vraiment du trouble
psychique euh tel qu'il est et vraiment
la psychoéducation comme dit he pour
vraiment véritablement trouver des
stratégies pour essayer de de de de
contenir ça ou d'accompagner ça le plus
possible un troupe une personnalité
borderline c'est qu'est-ce que c'est une
personnalité borderline comment elle se
manifeste dans ma vie comment je peux
l'identifier quand des des des symptômes
de mon de ma personnalité borderline ce
ce se ce
apparaissent dans l'existence. Donc déjà
la connaissance de ça après et c'est pas
facile c'est pas facile. Est-ce que je
peux et parfois je peux pas parfois je
peux pas mais est-ce que je peux
si la vie m'amène les bonnes
circonstances parce que parfois elle les
amène pas.
Si la vie a une bonne circonstance, me
mettre en relation avec une dimension
qui est pas que psychologique de ce que
je suis en train de vivre, mais qui est
peut-être une dimension spirituelle et
que là il y a peut-être un chemin où je
vais découvrir tiens,
je je suis complètement
dans dans dans mon tourment émotionnel,
mais peut-être qu'une petite pratique de
méditation, une petite pratique de
cohérence cardiaque, une petite pratique
de de ou ou des ou ou des lectures qui
me disent "OK, c'est euh est-ce comment
ça ça s'intègre dans ma vie ? Comment ça
c'est un impact sur moi et sur les
autres ? Et quel est mon degré petit ou
grand de l'attitude pour faire quelque
chose de de de de ce trouble là ? Et là,
on bascule pas que dans la dimension
psychologique, on bascule aussi dans la
dimension spirituelle parce qu'on est
dans la quête de sens, même si parfois
c'est extrêmement difficile de trouver
du sens, mais la spiritualité c'est une
invitation, c'est pas une donnée à
laquelle on doit adhérer. C'est une
invitation de dire tiens regarde là, il
y a un chemin et la psychologie vraiment
c'est un chemin qu'il faut suivre parce
que tu as un problème de de de cet ordre
là. Mais euh il il y a il y a une
dimension spirituelle qui offre d'autres
alternatives. Surtout pas substituer
l'un à l'autre. Surtout pas rendre
spirituel ton chemin psychologique ou
rendre psychologique ton chemin
spirituel. C'est deux domaines
différents, mais ils peuvent vraiment
marcher main dans la main de façon
intelligente. Et c'est pour ça que moi
j'exorte le leur déformation de les les
les collègues psy
à à vraiment
ne pas rester que dans du psychologique,
dire intégrer une dimension spirituelle
et l'existence. D'ailleurs, le
psychanalyste Carl Jung, hein, qui s'est
fâché avec Il est où ? il est là et qui
s'est fâché avec Freud parce que Freud
disait que la religion, la spiritualité
c'était une névrose hein. Et Yung disait
"Non, non, la psych la psychologie et la
spiritualité sont deux composantes
essentielles de l'être humain. Donc si
tu es que dans un focus sur ta dimension
psychologique, il te tu passes
complètement à côté d'une dimension
essentielle de ton existence qui est
dimension spirituelle. Comment je fais
pour même en dépit d'un trouble, même
une schizophrénie, je peux quand même
introduire une dimension euh spirituelle
? Ça passe souvent par de la méditation
ou ça passe souvent par des des des
choses qui sont peut-être moins
formelles comme ça, mais juste aller
dans la nature, te poser dans la nature,
voir un lever de soleil ou un coucher de
soleil, respirer en conscience et sentir
qu'il y a quelque chose derrière là qui
pulse et qui te dit tu n'es pas que ce
que tu crois être. Tu es pas aussi
petit, tu es pas aussi insignifiant que
tu crois être. Regarde la et la nature,
elle est c'est la plus grande
le la plus grande enseignante hein qui
et qui te dit regarde connecte-toi à ça.
Tu as rien à faire d'autre que te
connecter à ça. Ça fait comme si on te
met une espèce de perfusion et dit
regarde le rythme des saisons.
Regarde ce qui est tellement plus grand
que toi et qui en même temps est toi
parce que on est la nature, on est on
est la nature, on n'est pas il y a pas
la nature et puis nous on est la nature.
Connecte-toi, tu t'es coupé. Et beaucoup
de de troubles anxieux, de troubles
dépressifs aussi sont liés au fait qu'il
y a une déconnexion avec la nature. Et
on a juste à ouvrir sa fenêtre, regarder
le ciel et se dire "OK, je pense être
séparé de ceci. Mais quelque chose de
mon être ultime est en essence identique
à ce paysage, identique à je sinon on
serait pas touché par un coucher de
soleil ou par un magnifique paysage ou
par la mer et quand quand la on regarde
et puis il y a quelque chose en nous qui
est
waouh
pourquoi ça ? parce qu'on reconnaît
quelque chose de nous. Reconnaître qu'on
connaît à nouveau. Je reconnaît à
travers ce ciel étoilé ou cette la
beauté de ce coucher de soleil quelque
chose de moi que j'ai peut-être oublié
que j'ai pas perdu. J'ai juste oublié
d'y mettre de de l'attention. Et il y a
une invitation constante de la nature en
disant viens rentre rentre à la maison.
J'ai un truc à j'ai j'ai un truc à dire.
pose-toi, imprène-toi, va dans du
silence et et et ça va t'apaiser.
D'ailleurs, tu tu connais sûrement les
les le les bains les bains de forêt de
de la tradition la civothérapie qui a
été développée dans les années 80 au
Japon hein où vraiment qui trouble qui
qui traite des troubles anxieux, des
troubles dépressifs, mais même des
troubles de tensé enfin beaucoup de
marcher plus dans dans la nature, en
pleine nature, se connecter avec la
nature et laisser la la la dimension
curatrice de la nature
soigner le corps tout simplement. parce
que on se met en phase, c'est la même
fréquence, c'est la même chose que a on
mais mais c'est c'est c'est comme un
diapason. Tu mets un diapason et et le
diapason
de la même fréquence va vibrer pareil.
Donc tu marches dans dans dans la
nature, tu regardes ton gaucher de
soleil et tout, quelque chose en toi est
ému. Mais quoi est ému en toi ? ton être
ultime qui a toujours été là, même s'il
est recouvert par des strates et des
strates de conflits, de difficultés, de
trouble psychique, de de de problèmes de
neurotransmetteur dans ton cerveau,
c'est il y a tout ça, c'est pas des
c'est pas dissocié, c'est juste parfois
très très caché et un des sens alors je
m'avance un petit peu là, mais peut-être
un des sens de la maladie que soit la
maladie psychique, la maladie physique
serait de nous challenger tellement
que ça nous dit
tu as pas d'autre choix que d'aller
chercher ton être ultime. Tu es
tellement souffrance physiquement ou
psychiquement que dans ta quête de de
d'apaisement,
il y a il y a il y a une petite voix qui
est là en disant "Va voir par là, va
voir par là."
et et et c'est et c'est notre être
ultime, tu vois, qui est qui est
complètement indifférencié de cette
conscience non localisée dont on parlait
tout à l'heure. C'est la même chose.
C'est pas deux deux notions différentes.
Donc on a en nous
cette dimension
tellement vaste qu'on méconnaît. Et
notre société est tellement malade de
cette coupée de cette dimension là. Et
vraiment là, c'est vraiment je t'en
parle presque en terme médical hein,
psychiatrique, hein. Euh on on on a
besoin de restaurer un lien avec cette
dimension ultime de notre être via la
nature, via la spiritualité et tout,
mais sans les mélanger. J'insiste bien
là-dessus, sans sans sans sans les
mélanger. Et ce que je trouve tellement
inspirant dans toutes ces expériences
qui parlent de continuité de conscience
après la mort, expérience de mort
imminente, expérience de fin de vie et
et VCD, c'est que sans cesse, ça nous
rappelle chaque témoignage te rappelle
encore et encore et encore que oui, ton
être ultime est grand, vaste, en paix.
Ton être ultime est amour par essence.
Euh ton être ultime est connaissance
fondamentale, est lumière. Enfin, c'est
ça paraît débile hein que que qu'un
psychiatre il parle de de de choses
comme ça, mais à un moment donné, il
faut arrêter de de dire c'est n'importe
quoi, lisez les témoignages.
Est-ce que tu avais collègues justement
psychiatre ou médecin ou scientifique
qui qui
te moquent, qui se moquent de toi, qui
te prennent pour apprendre sûrement.
sûrement c'est c'est évident on peut pas
plaire à tout le monde he c'est sûrement
mais euh par chance
je j'ai j'ai été préservé de ça il y a
peut-être une protection qui est là par
chance j'étais euh euh
préservé de de ça parce que faut voir
quand même euh quand tu as des des
quand tu fondes ton discours, c'est pour
ça que je j'évite d'élaborer des trucs
qui sont pas qui sont pas fondés quand
tu fondes sur ton discours sur des
articles qui sont publiés dans des
articles dans des des revues
internationales scientifiques. Tu as des
arguments quand même. Tu as des
arguments. Tu tu es tu veux dire "Oui,
c'est n'importe quoi." Oui, bah regarde
l'article
de et et si c'est n'importe quoi,
prouve-moi que c'est que c'est n'importe
quoi. Ça c'est la force la force de la
connaissance hein qui te permet de de
dire "OK, c'est c'est c'est vraiment
n'importe quoi." Ben non, c'est pas
n'importe quoi. C'est toi qui critique.
D'où d'où sur quoi argumentes-tu ta
critique ? Je renvoie la question. Oh
non, c'est pas vrai. C'est c'est
simplement une construction de ton
esprit. Comme plein de collègues un psi
disent quand il y a des gens qui qui
rapportent des signes, des VCD, des gens
d'uil qui rapportent des signes. Oui,
c'est une hallucination votre esprit.
OK, démontrez-moi que c'est une
hallucination. Est-ce que vous
connaissez des hallucinations qui durent
quelques secondes ?
Non. Les hallucinations en psychiatrie,
c'est une définition très précise. S'il
y a un contexte très particulier, il y a
une incidence particulier, ça induit des
états émotionnels particuliers. Là, ce
qui est décrit ne correspond absolument
pas à des critères d'hallucination.
Pourquoi tu me dis que c'est une
hallucination alors que ça ne correspond
pas à la définition scientifique d'une
hallucination ? Oui, tu vois, il faut
vraiment C'est pour ça que quand quand
on a vécu ces choses-là, on se sent très
seul parce que on a l'impression d'être
complètement fou. Et c'est pour ça que
la connaissance est importante pour
avoir un socle qui permet de répondre
sereinement au sceptique sans chercher à
convaincre. Il y a absolument personne à
à convaincre. C'est juste mettre
l'évidence sur la table. les les Non,
évidence c'est c'est un un anglicisme
les les les
preuves les preuves sur la sur la table
données. Voilà voilà les données. Après
tu étudies les données et tu te fais ta
propre idée. Mais s'il te plaît étudie
les données avant d'avoir simplement un
jugement ou une opinion ou une idée au
sujet de sans avoir étudié les données.
tu étudies et tu
te fais ton intime conviction sur le
bien fondé ou pas de de ça. Mais s'il te
plaît me balance pas c'est que dans ta
tête,
prouve-moi que c'est que dans ma tête.
Il y a une étude qui a été faite et il
me semble que tu as mis ton nez dedans.
Tu t'y intéressé, j'aimerais beaucoup
que tu nous en parles. Sur ces cas
reportés, donc c'est pas toi qui a fait
l'étude hein, mais sur ces cas reportés
d'enfants qui racontent
Oui. Voilà. Oui.
S'il te plaît, est-ce que tu peux nous
parler de ça ?
Voilà. Bah ça ça c'est
d'enfants qui racontent gros mystère.
Gros mystère
des alors ça c'est ça c'est là encore
avant avant même de commencer à en
parler c'est il y a une unité qui
s'appelle le DOPS justement à
l'université de Virginie aux États-Unis
qui travaille notamment là-dessus avec
anciennement le docteur Jim Tucker qui
était pédopsychiatre et qui étudie quoi
et qui qui
son travail vient la suite d'un autre
psychiatre qui est décédé maintenant qui
s'appelle Yan Stevenson et qui a créé le
le DOPS à l'univers Université de
Virginie. Qu'est-ce que c'est ? Des
récits de petits enfants qui
commençaient donc à parler autour de 2
ans jusqu'à peu près l'âge de 6 7 8 ans
et après ils oublient qui raconte des
récits de
vie vécue avant leur vie d'enfant et qui
disent par exemple maman,
imagine une petite fille de 3 ans qui
dit "Maman, je voudrais rentrer à la
maison." Bah tu es tu es à la maison ma
chérie ? Non, l'autre maison avec mon
avec mon mari.
Oui. C'est-à-dire bah il s'appelait
comme comme ça. On habitait dans telle
ville, je faisais tel métier et puis je
suis mort comme ça dans un accident de
voiture et tout. OK. Qu'est-ce que c'est
que ça ? Et Yan Stevenson dans les
années 60 a commencé à aller à récolter
beaucoup dans les pays asiatiques au
début.
des témoignages d'enfants qui
rapportaient donc des souvenirs de de
vie passée et il a fait un travail
extrêmement poussé pour vérifier tous
les dir des des des enfants, les noms,
les adresses, tout ce que les enfants se
souvenaient, comment les personnes
étaient décédées. Mais voilà, je suis
décédé, il y a un exemple par exemple,
je suis décédé euh avec il y avait une
balle, j'étais en vélo, j'étais un
professeur et c'est un petit garçon de
je crois 5 ans ou 6 ans qui raconte ça.
Et je suis mort en vélo en allant à
l'école et et une balle perdue qui est
rentré par l'arrière de mon crâne et qui
est sortie par là. C'est comme comme ça
que je suis mort. Et curieusement, ce
petit enfant à la naissance avait une
marque de naissance qui correspondait
exactement à l'entrée et à la sortie. de
ce d'être supposé impact de balle et il
il ils ont pu retrouver le l'acte
d'autopsie de ce monsieur. Ils ont pu
retrouver toutes les informations qui
étaient corroborées et c'est pas deux
trois informations, c'était quarantaine
de de de de d'informations et qui
traduis qui qui montrai dans le rapport
d'autopsie que la personne était
vraiment décédée de de cette manière-là.
Il y a et et il y a il y a des tas tas
d'exemples de de de ce type-là où alors
au début Yan Stevenson la critique qu'on
lui a faite c'est oui mais enfin c'est
des en Asie hein donc ten une croyance
sur la réincarnation donc c'est et il a
commencé donc à étudier les cas euh
américains donc qui était pas du tout
baigné dans une culture qui parlait de
de de réincarnation et c'est ce qui se
continue d'ailleurs et donc aux
États-Unis Et Jim Tocker a écrit
plusieurs livres sur des jeunes
Américains qui justement se souvenaient
de
d'autres langues parfois. Oui, d'autres
langues et et des souvenirs parfois très
très très précis ou un petit garçon par
exemple qui qui se dit "OK, mais
un tout petit tout petit blondinet qui
dit à sa maman mais avant je m'appelais
Pam, j'avais des cheveux crépu noirs,
j'avais des boucles d'oreilles et puis
je suis morte dans dans un dans un
incendie à Chicago. Enfin, il donnent
plein de données. Les parents
contactent, font des recherches, ils
contactent le le l'université de
Virginie et et ils ont corroboré que
effectivement il y avait une jeune femme
qui s'appelait Pam qui était décédé
décédée dans un incendie d'un hôtel dans
le quartier
afro afro-américain de de Chicago peu de
temps avant la naissance du petit garçon
et ils ont étalé plein de photos devant
le petit garçon disant alors et puis il
ça c'était moi et c'était la photo de
cette personne. là et et on le voit, tu
vois, dans le film Little Bouddha, tu
sais, de Bertolucci Berto
Bertolucci Bertolucci, hein, où où il y
a la reconnaissance hein des on lui dit
"Bah,
si tu dis que tu étais l'incarnation de
ce grand maître, quel était sa sa robe
de moine ? Quel était son son et dit ça
c'était ça c'était ça c'est c'est c'est
comme ça qu' reconnaiss c'est la ce
qu'on appelle la tradition des des tout
le coup qui est dans la dans le
bouddhisme tibétain et et en fait ce
trucl se retrouve aussi chez des petits
enfants complètement américains et c'est
et il y a un cumule de plus en plus de
de cas comme ça où euh où même il y a
des des des souvenirs
là c'est complètement fou d'avant
naissance
dire que des des des enfants qui quand
ils commencent à parler, c'est pour ça
que c'est seulement à partir de 2 ans,
c'est quand les petits enfants
commencent à à parler, à dire des choses
qui racontent des souvenirs juste avant
leur naissance,
c'est-à-dire du ventre de la mer,
c'estàdire. Oui. Ah ! et et qui était
j'ai j'ai vu que tu faisais telle chose,
telle chose, telle chose, mais
extérieurement, pas du point de vue du
dans le ventre, extérieurement, tu
faisais ça. Tu tu as été à l'hôpital à
la maternité au moment de d'accoucher
avec tel ami, vous avez dû vous arrêter
à la station essence, toi tu étais en
pleur, la station essence marchait pas,
vous avez été dans une autre station
essence et et il raconte ça
et et la personne dit "Ben, c'est
exactement ce qui s'est passé. Mais
comment tu sais ça ? Tu
étais dans mon ventre.
Tu étais dans mon ventre
et enfin et et c'est et c'est ça c'est
c'est on n'est pas là, tu vois, on n pas
dans la croyance du tout. C'est des
faits, c'est des données. Alors au début
quand on a quelquesuns un petit peu
quand qu'on a peu peu d'information, tu
dis "OK, c'est complètement fabriqué ou
c'est les parents qui on fabriqué et
tout mais quand tu en as des plusieurs
centaines, je crois qu'il y a au dans le
DOPS pour l'instant je je je C'est
peut-être plus maintenant 2500 cas et il
y a 1700 cas qui ont été identifiés.
C'est-à-dire que corroborer ce que les
enfants ont dit correspond exactement
mot pour mot ou à à lieux, les les les
endroits et parfois même il y a eu des
rencontres où la petite fille, je pense
à une petite fille indienne qui est est
allé voir euh accompagné de de l'équipe
la supposée famille de la personne qui
était décédée et qui était en mesure de
reconnaître les cousins, qui étaient en
mesure de dire "Mais où il est le
perroquet ?"
dit "Comment ça le perroquet ?" Ben oui,
il y avait un perroquet. Dit mais
comment c'est comment c'est qu'il y
avait un perroquet ? Et il s'était il s
il s'enfuit il s'était enfit par la
fenêtre après. Enfin si parcation
existe, comment ça se fait qu'on a 8
milliards ? Tu vois c'est les questions
que je me pose moi
parce que là on considérait pour être le
même nombre. Alors alors là là, on sort
on sort de données scientifiques parce
qu'il y a pas de données scientifiques
là-dessus, mais on est sur un autre un
autre niveau hein, qui est plus les
enseignements spirituels que c'est qu'on
a notre
plan terrestre c'est qu'un seul plan et
il y a un nombre infini de de de plans,
hein. Là là quand tu dis on est 8
milliards ça laisse ta question laisse
se poser c'est qu'on se réincarne dans
le même dans le même plan hein. Non il
peut y avoir peut il peut y avoir plein
plein de plans.
Ce serait quoi un autre plan par exemple
?
Un autre plan, ce serait un autre plan
d'existence je sais pas. le le le plan
d'existence où irai je guillemets les
personnes qui qui sont décédées à
qui choisissent de ne pas se réincarner
des ou ou qui ou qui ils sont dans un
autre plan d'existence qui qui est pas
rég l'espace par exemple qui est pas
régie par trois dimensions mais qui est
régie peut-être par d'autres dimensions.
La physique quantique nous nous le dit
ça. Il y a il y a des des mondes
parallèles où il y a il y aurait qu'il y
a plus de dimensions que nous nos nos
notre dimension de temps espace
hauteur largeur enfin et cetera, hein.
que c'est c'est c'est pas lié euh l'idée
de dire euh l'idée de l'incarnation est
fausse parce que on est euh la
population mondiale grandit n'est pas un
argument parce que euh c'est pas parce
que on est dans un dans un grand
immeuble avec plein de pièces et que euh
on considère qu'une une dans une pièce,
il y a une personne qui rentre plus une
deuxème trè il y en a 10 qui rentrent
que dans les autres pièces il y en a pas
plein qui rentrent qui sortent et tout
c'est
et quand on pense à la à la à la beauté
de tout ce qu'on est en train de se dire
et au sens que ça pourrait amener à
l'existence de se dire qu'il y a une vie
après la mort, que il y a une vie avant
la naissance. Pourquoi alors on est sur
une planète qui n'a aucun sens et qui
semble marcher sur la tête ? Pourquoi
est-ce qu'on a une humanité qui
a peur de de la mort à ce point qui
détruit son environnement naturel ?
Alors
toi en tant que psychiatre, c'est quoi
ta réponse face à ça ? Ma ma réponse est
pas en tant que psychiatre là. Ma ma
réponse ça va s'appuyer sur les
témoignages des gens qui font des
expériences de morts imminentes et qui
et qui pendant leur expérience ont posé
ces questions là. Pourquoi ? Pourquoi
c'est absurde ? Et ce qui est rapporté,
donc c'est pas moi qui le dit, ce qui
est rapporté, c'est que cette ce plan
terrestre là, cette terre là, ce serait
comme un lieu d'apprentissage.
dans l'université,
je dirais de de l'univers, il y a une
université avec ce cours spécifique qui
est hyper dur, qui est hyper violent,
mais où on apprend des choses
vraiment profondes et ça s'appelle notre
notre terre et que on alors je me dis
plein de guillemets, on choisirait
de prendre secours
donc de venir sur cette là cette ter là
pour apprendre
euh euh la la ce cours-là, ce cours qui
est difficile pour apprendre des choses
qu'on peut pas apprendre ailleurs.
Et qu'est-ce que tu dirais ? Et ce
serait ça l'idée de
ça voudrait dire que on viendrait dans
cette dimension là qui ce qui semble
absurde mais qui a une fonction qui est
d'apprendre ce qu'on peut pas apprendre
ailleurs. Et une fois qu'on a appris ce
qu'on a appris dans ce dans ce dans ce
cadre là et bien on va dans un peut-être
dans un autre niveau d'existence où on
apprend d'autres choses. C'est d'un de
ces témoignages là le l'existence qui
semble absurde, qui semble violente, qui
est violente et tout, c'est le lieu
d'apprentissage. C'est c'est la notion
d'apprentissage qui qui ressort
toujours. Et comment dans cette violence
là, comment dans cette obscurité là,
comment dans cette absurdité-là, toi tu
vas pouvoir en dépit de tout ça
développer de l'amour et de la
compassion, développer de la compétence.
de de la de la connaissance. Donc c'est
vraiment euh on est sacrément euh
courageux de venir dans cette
incarnation là. Et euh d'ailleurs dans
dans les expériences de de mort
imminente, les les gens qui qui font ces
expériences là, à un moment donné de
leur expérience, on leur dit "Non, tu
dois revenir en arrière. Tu as pas
terminé ce que tu as fait." Et les gens
disent "Mais non, je je veux rester dans
ce dans ce truc magnifique." Et là, il
dit "Mais pourquoi je devrais revenir ?
Tu as pas terminé d'apprendre
ce que tu avais décidé toi-même
d'apprendre en t'incarnant dans cette
vie-là. Ça laisserait supposer d'après
ces témoignages que avant de venir sur
cette ter, il y a un choix en conscience
de ce qui va être vécu. Alors quand on
se dit "Oui, mais j'ai perdu mon petit
qui s'est fait écraser ou tuer par un
par un chauffard. J'ai je je je vis je
vis sous l'emprise d'un pervers
narcicide. ne viens pas me dire que j'ai
choisi ça.
Ouais.
Tu non
et bien un autre niveau,
c'est exactement ce qui est dit pourtant
dans ces millions de témoignages de de
personnes qui vont des expériences de
mort imminente. C'est euh
ça paraît fou hein. Je je c'est presque
outrageant de dire ça. C'est presque
outrageant de dire ça. On regarde la
souffrance qu'on traverse parfois.
Mais on va être inconditionnel.
Ça aurait été choisi quand même par nous
pour apprendre quelque chose qui
semble-t-il ne peut pas être appris
ailleurs que dans cette classe là, dans
ce master là, dans cette université là.
C'est le seul endroit où on peut
apprendre spécifiquement ce type
d'expérience là. Et il y a même des
expériences, des témoignages de
personnes qui ont fait des expériences
ruminantes qui qui disent que pendant
leur expérience, ils avaient perçu des
êtres qui les regardaient et sentaient
une espèce d'admiration
de waouh,
c'est culoté quand même d'avoir choisi
ça. Et et quand les personnes décent
donc de revenir dans leur corps,
évidemment sont revenues parce qu'elles
ont pu raconter ce qui s'est passé de
revenir, elle me dit je je sentais que
certaines entités de cet au-delà étaient
très admiratric admiratric
pardon admirative de de de moi de
d'avoir le courage de revenir dans ce
lieu d'obscurité et de souffrance parce
que j'allais y acquérir une connaissance
que eux n'avaient pas. Mais ça veut dire
que je je suis ici pour souffrir.
Non, pour apprendre.
Pour apprendre c'est pas du tout du
tout. Faut surtout pas mettre là dans
l'idée de la souffrance qui est le truc
génial qui va qui va nous faire
apprendre. Il se trouve qu'on apprend
par la par d'être confronté des choses
difficiles. Mais il y a des gens qui ont
des vies heureuses ici qui sont pas qui
ont pas des vies de souffrance. C'est
qu'est-ce que j'aurais conditionnel
toujours choisi de vivre qui va servir
un propos qui nous échappe complètement,
qu'on oublie complètement hein. Il y a
une espèce de voile sur le pourquoi on
est là mais qui a sa raison d'être. Donc
c'est c'est très compliqué pour nous à
accepter ces notions-là. Et c'est
parfois c'est même révoltant pour moi de
de de voir de voir une maman
complètement détruite par le décès de
son petit et de me dire mais c'est pas
possible que la dimension ultime de son
être ait choisie de vivre ça.
Et pour tout te dire, ce qui m'aide à
tenir l'accompagnement d'une maman comme
ça, c'est parce que depuis des années,
je me je suis baigné dans dans dans ces
récits qui sont pas des récits de de
croyances religieuses ou dogmatiques,
mais qui sont des récits de personnes et
qui disent encore et encore en dépit de
l'absurdité de ce qui semble être, cela
ne l'est pas. Et j'essaye à ma petite
échelle de quand j'accompagne avec des
personnes en deuil et des deuils
complètement absurde, complètement fou
d'enfants, chos comme ça de dire "OK,
qu'est-ce qui peut être appris de ça ?"
la personne veut dire il y a rien. OK,
donc on va laisser le mur le processus
murir peut-être un moment donné
peut-être 2 ans, 3 ans, c'est encore
après OK, j'ai compris ça, j'ai appris
ça. Et et tu vois que là c'est important
d'être accompagné pour pouvoir cheminer,
construire les choses. Euh c'est c'est
là où je vois l'impact qu' a eu sur moi
en tant que thérapeute le fait de
baigner dans ces dans ces choses-là,
c'est que ça ça me permet de d'avoir un
socle de certitude,
de paix, de calme qui j'espère a un
impact sur le le sur la la personne
accompagnée fait passer quelque chose et
peut-être ouvre à cette dimension.
qu'elle a mais qui est peut-être
recouvert par tant de souffrance qu'elle
l'aperçoit plus et peut-être l'aider à
reconnecter avec cette dimension
dimension là. Donc euh
tu sais euh tu es le premier en tout cas
en France à créer une plateforme pour
accompagner le deuil alors qu'on est
tous euh confrontés un jour ou l'autre à
le vivre, tu vois, et ça n'existe pas
encore. Donc tu as raison qu'on est en
train de de basculer. Je pressends parce
qu'au moment où on enregistre ce
podcast, la plateforme n'est pas encore
sortie mais elle le sera au moment où ce
podcast sera diffusé.
Une je une lumière dans ma nuit. une
lumière dans ma nuit et je pressens que
ça va être un outil
euh je le sens très fort qui va vraiment
parce que faire beaucoup beaucoup de
bien
en fait il y a a y a il y a deux
volants. Il y a un volant pour les
personnes en deuil mais aussi un volant
pour la formation des psy qui qui c'est
pas une formation de psy he mais c'est
enrichir leur pratique pour qu'ils
puissent avoir connaissance plus de la
dimension du deuil au niveau
psychologique mais aussi prendre
connaissance de de de la dimension
spirituelle. Quel que qu'est-ce que
c'est ? Ils ont quand on accompagne
quelqu'un quelqu'un, on n pas besoin
d'adhérer à ces choses-là mais au moins
que la personne quand elle raconte soit
informé et quand quand une personne en
deil raconte qu'elle a eu un signe et
tout pas aussitôt lui lui dire "Mais
c'est une hallucination ou c'est ton
esprit perturbé par ton deuil qui te
fait fabriquer ou croire croire des des
choses." Non, il y a plein d'études qui
montrent que ce n'est pas le cas. Donc
euh c'est et c'est aidant dans
l'accompagnement, c'est aidant de
pouvoir valider cette dimension. Je
remercie déjà d'avance par avance pour
cette plateforme, pour toutes les
personnes qui vont s'en servir et qui
vont apprendre et qui vont trouver une
lumière dans leur nuit.
Oui.
Euh on va on n'est pas loin de de
terminer ce podcast. J'ai deux trois
questions pour clôturer. La première
euh on est dans une période tu es
psychiatre. Donc je c'est vraiment
important pour moi de te poser cette
question, même si je la pose de manière
assez récurrente à tous les invités. On
est dans une période très anxiogène.
Ouais.
Politiquement, économiquement,
écologiquement, sociologiquement, il y a
une espèce d'effondrement. Beaucoup de
gens sont terrorisés.
Qu'est-ce que tu peux dire et qu'est-ce
que tu peux donner comme conseil ou
comme outil pour aider justement à ne
pas s'effondrer et à rester
OK
dans l'émerveillement ? Déjà, il y a un
truc, il y a un proverbe, je sais plus,
je crois que c'est un problème, un
proverbe hébraïque. Petite ombre, petite
lumière,
grande ombre, grande lumière. On est
dans la grande ombre. Donc il y a une
invitation à la grande lumière. Déjà,
c'est ça pose ça pose le cadre.
Ça rejoint ce qu'on a déjà dit. C'est
quand il y a tellement de souffrance,
tellement d'absurdité, c'est OK,
quel est le fond où sont les
fondamentaux ? Tu vois, c'est où sont
les fondamentaux ? Euh comment je peux
du mieux que je peux éviter d'être apé
dans la souffrance du du monde ? pas mon
mon désintérêt intéressé, mais être
complètement happé par trop d'Instagram,
par trop de de de chaînes d'info.
Comment je peux éviter d'être trop
absorbé et et de me diluer dans la
souffrance du monde en oubliant
mon être qui va se se diluer là-dedans.
C'est c'est le retour à soi. Ça ça
invite à d'autant plus un retour à cette
dimension intemporelle de notre être. Ça
invite encore plus à la grande lumière à
une plus une dimension spirituelle et
parce que tu trouves en toi ce socle de
de de paix et c'est pas facile hein,
j'insiste. de c'est du travail de de de
travailler à cette de vrai à construire
en soi cette dimension de pas pas
construire de révéler en soi cette
dimension de de de paix de de quiétude
d'éternité d'universalité et c'est parce
que tu as ce sole à l'intérieur que tu
vas être d'autant plus à même de
t'appuyer dessus pour à ton échelle
essayer de confronter les les
difficultés du monde. Donc c'est pas un
machin je me retire du monde et je
laisse le monde être en souffrance. Non,
c'est je me retire un peu du monde pour
retrouver ma base, mon mon ultime.
Et sur base de cette de cette ultime, je
retourne dans le monde d'autant plus
fort parce que j'ai un point d'appui
solide et et fiable qui n'est pas
dépendant de l'extérieur. Parce que
quand tu reviens à toi, tu tu sors de
tout ce qui dépend de l'extérieur et qui
est simplement relié à à à l'essence
même de de ton être. Et sur la base de
ça, comment je peux aider ? Comment je
peux faire avancer ? Comment je peux
faire progresser, comment je peux
militer, comment je peux faire la
différence là où je suis. Comme le petit
colibri, tu vois, je fais ma part. Vous
connaz l'histoire du petit colibri ?
Bien sûr,
le le le petit colibri qui il y a un
grand incendie.
Euh le petit colibri, il vient juste
déposer une petite goutte d'eau. Il y a
quelqu'un qui lu dit "Mais à quoi ça
sert ta petite goutte d'eau ?" Il dit
"Je sais que ça ser mais je fais ma
part."
Dans cette grande obscurité, on a à
faire notre part. Petite ou grande, peu
importe. Mais quand on va mourir et
qu'on fera notre revue de vie, je pense
que on sera content de voir qu'on a fait
notre part, même si c'est une petite
part. Et et de l'autre côté, il y aura
il y aura peut-être une haa qui va faire
le tour du stade et qui dira non bah tu
vois dans dans cette obscurité là, tu as
choisi la lumière. Malgré tout, tu as
choisi la lumière et tu as choisi de pas
te laisser à paix par l'obscurité, par
le par le cynisme, par le par le la la
la l'indifférence, par le le la
fermeture. Tu as choisi envers et contre
tout
la petite étincelle de lumière, la
petite étincelle juste de gentillesse,
tu vois. Juste juste tenir la porte à
quelqu'un, juste le le truc le une
caresse sur quelqu'un qui est fatigué
juste des petites choses comme ça. Mais
c'est ta part.
Magnifique. Est-ce que tu as déjà vu
quelqu'un mourir ?
Beaucoup. Oui. On se on se pallié, tu
vois beaucoup de mourir.
Tu as déjà assisté à un dernier souffle
?
Beaucoup. Oui. Oui.
Et qu'est-ce que ça a de particulier ce
moment ?
C'est un moment sacré.
C'est un moment sacré où euh il y a a y
il y a deux choses quand tu y assistes
en tant que que que professionnel de
santé dans que que tu peux être là dans
dans la chambre, il y a il y a il y a un
grand mouvement de de grande compassion
pour les proches qui vont rentrer dans
un processus de deuil. Donc tu tu vois
leur souffrance de perdre quelqu'un
qu'ils aiment. Et puis il y a le mystère
de cette personne,
elle est en train dans cet instant-là de
franchir le seuil qui est le seuil que
nous allons tous franchir et qui va
ouvrir à quelque chose. Et ce qui est
absolument magique, c'est que avec
toutes les études qui sont menées
maintenant sur la continuité de la
conscience et les études des témoignage,
on commence à avoir des petites bribes
sur ce quelque chose. Et il semblerait
que, comme le disent beaucoup de
personnes, mourir est paisible.
Mourir n'est même si le corps semble
souffrir, il y a une dimension de l'être
qui
prend son essort.
Tu vois ? Et ça
même si tu as pas de signe, même s'il y
a rien qui se passe que tu de juste le
savoir, de l'avoir lu encore et encore
et encore, même si tu perds ta maman qui
est en train de de mourir et que tu sais
que tu vas devoir avancer toute ta vie
sans elle et que tes enfants connaîtront
jamais leur grand-mère et et et que tu
es et et que il y a une vraie peine,
s'il y a une dimension en toi qui s'est
familiarisé avec ce témoignage, qui dit
que maman continue sur un autre chemin
et plus encore on va se retrouver.
Tu vois, c'est pas simplement elle
n'arrête pas avec son corps qui
s'arrête, c'est que moi comme mon corps
va s'arrêter,
il y aura réunion.
On se retrouve. Et ma dernière question
pour toi Christophe Foret,
si tu n'avais qu'un seul message, un
tout dernier message à laisser à
l'humanité, ce serait quoi ?
Je tourne en boucle sur ce que je vais
te dire, c'est comment
chaque jour dans les petites ou les
grandes choses de de ma journée, je mets
en œuvre la dimension d'amour.
Que ce soit insignifiant ou que ce soit
une grande chose, comment chaque jour je
prends la décision, je fais le choix
conscient de décliner du mieux que je
peux en dépit de mes souffrances, en
dépit de mes limitations, en dépit de
tout ce que je suis. Comment je peux du
mieux possible mettre en œuvre la
dimension d'amour ? Ce serait ce sera
vra ser serait vraiment ça parce que et
pourquoi je je dis ça ? C'est fondé sur
quoi ? fondé sur ces témoignages, ces
millions de témoignages qui disent que
c'est ça le but ultime d'une existence,
l'apprentissage, la volonté renouvelée
chaque jour de mettre en œuvre la
dimension d'amour dans les petites et
les grandes choses.
Tu te remercies du fond du cœur.
Merci Audre toi.
Cet épisode m'a bouleversé. Oui, j'ai vu
que tu avais des larmes dans les yeux
mais c'est tellement important tellement
et mais merci merci de tu sais c'est
hyper important qui qu' ait des échanges
comme ça parce que là ce qu'on échange
ça va être diffusé à à à plein de à
plein de gens. J'espère que ça va
toucher plein de gens et que plein de
gens vont dire "Mais oui, bien sûr, je
l'ai toujours su ça mais je pensait que
j'étais un petit peu un petit peu
farfelu mais je l'ai toujours su ou même
si j'ai rien vécu de ces expériences là
ça raisonne. Tiens, je vais essayer de
voir si mettre en œuvre ça, ça fait une
différence dans ma vie." Et peut-être
que là justement la grande obscurité,
elle va commencer à devenir une grande
lumière justement grâce à à des échanges
comme le nôtre.
Merci.
Merci à toi.
Merci beaucoup d'avoir écouté cet
épisode jusqu'au bout avec Christophe
Foret. Si vous pensez qu'il peut être
utile à quelqu'un, n'hésitez pas à le
partager et surtout si vous souhaitez
voir regarder l'invisible se déployer,
abonnez-vous. Yeah.
Continuez avec YouTLDR
Analysez une autre vidéo avec Pro
Traitez une nouvelle vidéo, recherchez chaque passage, comparez les sources et conservez le résultat dans votre bibliothèque.
More transcripts
Explore other videos transcribed with YouTLDR.

BAIXA AUTOESTIMA: COMO TRATAR? | Dr. Lucas Nápoli
Psicanálise em Humanês - Lucas Nápoli · Portuguese (Portugal, Brazil)

حفل زواج || عبدالله بن معيض بن فلاح مهذل آل سليم || انتاج عدسة الجنوب للحجز 0502954211
عدسة الجنوب · Arabic

Simplifying Supply Chain Transformation Using Standards | P&SC LIVE: Net Zero 2026
Supply Chain Digital · English

Film ET SI LA MORT N'EXISTAIT PAS (Partie 1)
Valerie Seguin FILMS · French

Me at the zoo
jawed · English

Don Beyer Announces Investigation Into ICE Threatening U.S. Citizen With Gun In Northern Virginia
Congressman Don Beyer · English

How to make yourself do stuff when you're paralyzed with overwhelm
Therapy in a Nutshell · English

35° LEILÃO VIRTUAL NELORE COMETA | 16/08/2026 – 14H
Canal Terraviva · Portuguese (Portugal, Brazil)

LEILÃO VIRTUAL GENÉTICA TOUROS GRUPO REZENDE | 15/08/2026 – 13H
Canal Terraviva · Portuguese (Portugal, Brazil)

Leilão Reserva Expogenética Santa Nice 2026
LANCE RURAL OFICIAL · Portuguese (Portugal, Brazil)

أحاديث حول ترتيب الأفكار
طارق القرني · Arabic

Orgulho como mecanismo de defesa
Alejandro R. Allochi - psicólogo · Portuguese (Portugal, Brazil)