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Photographie et littérature, un nouvel élan

1:00:041,718 summary words · ~9 min readFrenchBy Filigranes EditionsTranscribed Aug 19, 2026
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Summary

Des éditeurs français de photographie créent de nouvelles collections hybrides pour dépasser le modèle du livre d'art coûteux et confidentiel en faisant dialoguer à égalité textes littéraires et récits visuels.

Cette approche réinvente le modèle économique et spatial du livre de photographie en utilisant le prestige littéraire comme levier pour pénétrer les rayons de littérature générale des librairies.

Section summaries

0:00-6:04

Panorama des initiatives éditoriales croisant texte et photographie

optional

Le modérateur introduit l'engouement contemporain des éditeurs français pour le croisement entre littérature et photographie. Il présente les intervenants : Fabienne Pavia (Le Bec en l'air à Marseille), Éric Lebrun (Light Motiv dans le Nord) et Céline Février (Sun/Sun à Montpellier), tout en mentionnant d'autres initiatives régionales comme Les Petites Allées ou La Main Donne. Ces structures forment un réseau d'îlots éditoriaux sensibles disséminés sur le territoire français. L'introduction pose la question de l'évolution de la place du texte dans les maisons d'édition spécialisées.

  • Multiplication des collections dédiées au dialogue direct entre écrivains et séquences photographiques en France.
  • Ancrage territorial fort des éditeurs indépendants (Marseille, Lille, Montpellier, Charente, Aveyron).
  • Émergence de projets originaux exploitant des archives historiques ou des correspondances intimes.

Fournit le contexte institutionnel et présente les intervenants de la table ronde.

6:04-10:37

Genèse des collections et la stratégie du cheval de Troie

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Céline Février et Éric Lebrun détaillent la genèse de leurs collections respectives, 'Fléchette' et 'Singulières'. Éric Lebrun relate ses premières expériences où les contributions de grands auteurs (Marie Desplechin, Philippe Claudel) étaient reléguées au rang d'accompagnements mineurs par les libraires. Face à ce constat, Light Motiv a pensé un format strict à parité 50/50 empruntant les codes du livre littéraire, inauguré grâce à un échange entre Annie Ernaux et Nadège. Ce format permet d'infiltrer les rayons de littérature générale, traditionnellement fermés au livre photo.

  • Les libraires considèrent souvent les textes dans les livres d'art comme des préfaces ou annotations mineures.
  • Le respect des codes graphiques et matériels du roman sert de sésame commercial pour entrer en rayon littérature.
  • La collection Fléchette de Sun/Sun part d'une seule image des Archives de la Planète d'Albert Kahn confiée à un auteur.

Expose la thèse centrale du livre hybride comme solution stratégique aux blocages de distribution.

10:37-16:41

Pionniers, économie fragile et résistances des libraires

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Fabienne Pavia retrace l'histoire de la collection 'Collatéral' lancée en 2007 au Bec en l'air, soulignant le cloisonnement culturel français entre rédacteurs et photographes. Elle évoque l'incompréhension initiale des libraires face à des textes d'auteurs reconnus comme Arno Bertina dans des livres d'images. Pavia détaille également la vulnérabilité économique de ces séries : imprimer en quadrichromie sur des papiers de création entraîne des coûts élevés incompatibles avec le prix de vente standard d'un roman de poche. Malgré cela, ces collections ont permis à des auteurs de fictionner de nouveaux récits et à des photographes de valoriser des séries courtes.

  • La collection Collatéral du Bec en l'air (2007) a essuyé les plâtres de l'incompréhension des libraires parisiens.
  • Le modèle économique est contraint par les coûts de fabrication élevés (quadrichromie, papiers d'art) face à un prix public modéré.
  • L'exercice offre aux écrivains un espace d'expérimentation fictionnelle et aux photographes un débouché pour des séries condensées.

Détaille les réalités économiques et les obstacles historiques de l'édition hybride en France.

16:41-24:16

L'éditeur arrangeur et le déficit d'éducation à l'image

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Les intervenants débattent de la nature du dialogue esthétique : il s'agit de faire communiquer deux poétiques sans tomber dans l'illustration redondante. Éric Lebrun développe sa métaphore de l'éditeur comme arrangeur musical, nécessaire pour faire converger les images mentales de l'écrivain et l'univers du photographe. Il pointe un problème sociologique majeur : moins de 1 % de la population française serait réellement formée à la lecture de la narration photographique, en raison d'un manque d'éducation visuelle à l'école, ce qui rend le rôle des médiateurs (libraires, bibliothécaires) particulièrement critique.

  • L'éditeur agit comme un tiers médiateur qui harmonise deux matières autonomes sans subordination.
  • Les écrivains sont naturellement réceptifs à la photographie car habitués à suivre leurs propres images mentales.
  • Le public et les intermédiaires manquent souvent de repères pour décoder une image au-delà de son contenu littéral.

Analyse philosophique et sociologique de la réception de l'image et du rôle d'artisan de l'éditeur.

24:16-30:20

Notoriété littéraire, rythme de lecture et diffusion

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Éric Lebrun admet que la notoriété d'Annie Ernaux (prix Nobel) a constitué un levier décisif pour ouvrir de nouveaux points de vente. Il insiste sur la mécanique du livre : l'image doit s'insérer avec précision, tel un coup de cymbale musical dans le fil du texte. Céline Février confirme cette dynamique commerciale avec le titre de Marie-Hélène Lafon chez Sun/Sun (1 200 exemplaires épuisés rapidement). Elle raconte comment Lafon a d'abord décliné la proposition avant de retrouver une image des Archives de la Planète qui la hantait, déclenchant l'écriture nécessaire.

  • Un auteur prestigieux déclenche un effet d'entraînement commercial immédiat auprès des libraires généralistes.
  • La scansion du livre doit maintenir le lecteur captif grâce à des correspondances rythmiques précises.
  • L'adhésion de l'auteur repose souvent sur une fascination intime préexistante pour une image précise.

Exemples concrets de succès de diffusion et d'alchimie entre auteurs reconnus et corpus visuels.

30:20-36:24

La fabrique du duo : mariages choisis et carte blanche

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Fabienne Pavia analyse la réussite des associations artistiques, affirmant que les 'mariages d'amour' surpassent les commandes forcées. Elle prend l'exemple d'Alice Zeniter et Raphaël Neal, où l'autrice a transposé l'univers visuel froid du photographe dans une fiction sur l'électrosensibilité au travail sans commenter directement l'autofiction de l'artiste. Céline Février explique le dispositif de 'carte blanche' appliqué sur les Archives Albert Kahn avec Adrien Genoudet, tandis qu'Éric Lebrun relate le travail entre Laure Samama et Hélène Gestern autour d'une forme d'enquête policière.

  • Les collaborations les plus puissantes naissent d'une complicité esthétique préexistante entre l'auteur et le photographe.
  • L'écrivain gagne à déplacer la matière visuelle vers une fiction autonome plutôt que de la commenter.
  • Différents protocoles existent : carte blanche sur archives historiques ou dialogue intime au long cours.

Études de cas concrètes dévoilant les coulisses créatives et méthodologiques de plusieurs ouvrages.

36:24-43:59

Solutions graphiques, scansion et paradoxes de réception

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Les éditeurs abordent la mise en page concrète. Éric Lebrun décrit sa méthode consistant à étaler 150 tirages en écoutant la version audio lue par Annie Ernaux pour synchroniser les vis-à-vis. Fabienne Pavia détaille le livre d'Arno Bertina et Anissa Michalon sur un drame de la communauté malienne, où la radicalité a imposé de séparer le livre en trois blocs distincts (texte intégral, séquence photo, légendes documentaires). Elle souligne un paradoxe : si ces livres séduisent en librairie générale, ils sont souvent boudés lors des foires de photographie spécialisées (Arles, Paris Photo) car considérés comme trop textuels.

  • L'écoute audio du texte peut servir de méthode de synchronisation spatiale des tirages photographiques.
  • Certains sujets documentaires graves imposent de séparer nettement fiction littéraire et témoignage visuel.
  • Le public spécialisé du photobook reste souvent hermétique aux livres accordant une large place à l'écrit.

Expose des solutions techniques de design éditorial et met en lumière les clivages des publics.

43:59-53:05

Écriture photographique, grammaire visuelle et singularité française

optional

Le débat s'oriente vers la notion d''écriture photographique'. Éric Lebrun préfère le terme de narration et rapproche la série visuelle de la sensation musicale non alphabétique. Fabienne Pavia défend l'analogie didactique des styles (du minimalisme au lyrisme) pour expliquer au public des choix visuels déroutants comme le flou. Céline Février note l'emploi récurrent par les photographes de termes issus de la grammaire littéraire (ponctuation, virgules, silences). Les éditeurs évoquent également l'héritage d'écrivains-photographes français emblématiques tels que Denis Roche, Hervé Guibert ou Raymond Depardon.

  • La narration photographique opère par flux sensoriel et montage d'accords plutôt que par syntaxe stricte.
  • Le concept de style photographique aide le lecteur néophyte à accepter des transgressions techniques (flou, cadrage).
  • La scène éditoriale française bénéficie d'une tradition historique forte d'auteurs pratiquant la photographie.

Discussion théorique sur le vocabulaire et les métaphores reliant syntaxe littéraire et cadrage visuel.

53:05-59:09

Engagement socio-politique, revues et perspectives

optional

La table ronde examine l'absence relative en France de grands ouvrages de combat social comparables à 'Louons maintenant les grands hommes' de Walker Evans et James Agee, le champ français s'étant plutôt orienté vers l'essai intimiste ou le tremblement poétique. Les intervenants remarquent que le journalisme engagé texte-photo s'est réfugié dans les revues et mooks (XXI, Cometa). Éric Lebrun conclut en soulignant la liberté poétique contemporaine où photographes et écrivains s'affranchissent des règles rigides pour faire de la maison d'édition un véritable laboratoire expérimental.

  • En France, le croisement littérature-photo est traditionnellement plus poétique et intime que frontalement politique.
  • Les formats de revues et de mooks reprennent aujourd'hui le flambeau du grand reportage littéraire et visuel.
  • Les maisons d'édition indépendantes s'affirment comme des laboratoires d'hybridation formelle.

Conclusion mise en perspective historique et récapitulation des enjeux futurs du genre.

Key points

  • Le texte comme cheval de Troie en librairie — Les livres de photographie pure restent marginalisés dans les rayons Beaux-Arts et souffrent d'un déficit d'alphabétisation visuelle auprès des libraires et du grand public. Intégrer des signatures littéraires reconnues (comme Annie Ernaux ou Marie-Hélène Lafon) permet aux éditeurs de contourner ces barrières et d'accéder aux tables de littérature générale.
  • L'éditeur comme arrangeur musical — La rencontre entre littérature et photographie ne fonctionne ni par illustration littérale ni par commentaire documentaire, mais par un décalage poétique orchestré par l'éditeur. Celui-ci agit comme un compositeur ou arrangeur qui rythme la scansion entre la page de gauche et la page de droite pour créer un accord sensible autonome.
  • La double page comme contrainte formelle absolue — Contrairement aux monographies d'art où le format s'adapte à l'image, la collection littéraire impose un gabarit compact standardisé pour s'aligner sur les codes du roman. L'unité de mesure devient la double page, exigeant une réinvention radicale de la mise en page (espaces, silences, césures) selon la dynamique singulière de chaque duo.
  • Spécificité poétique française vs dénonciation anglo-saxonne — Alors que la tradition anglo-saxonne de l'association texte-image s'ancre souvent dans le journalisme littéraire et la dénonciation socio-politique directe (à l'instar d'Agee et Evans), la tradition française privilégie l'introspection autofictionnelle, la résonance poétique et le tremblement intime.
le texte est image comme l'image est texte et ce qui m'intéressait aussi dedans c'était le point de tension que ce dialogue text image allait révéler Fabienne Pavia
l'éditeur est un arrangeur exactement comme en musique et que sur ce type de matière différente mot et images c'est nous qui créons l'accord entre les deux Éric Lebrun

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donc tout d'abord merci merci d'être

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venu pour ce beau thème de la rencontre

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entre littérature et photographie je

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crois que c'est un thème qui qui suscite

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l'engouement en tout cas peut-être du

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côté des éditeurs français peut-être que

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même un thème peut-être très

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franco-français littérature la rencontre

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de des écrivains et des mondes

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photographiques et on peut alors j'ai

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souhaité intitulé cette rencontre un

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nouvel élan ce qui me semble que depuis

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au moins une bonne année mais bien avant

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ça cela dit une sorte de focalisation

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c'est ainsi de maison d'édition

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française qui crée des collections

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spécifiquement en demandant à des

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écrivains de regarder des images ou à

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des

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ou inversement ça peut aussi arriver de

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cette façon là donc on a ici parmi nous

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trois éditeurs que je vais vous

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présenter brièvement qui sont des

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éditeurs qui ont créé des collections de

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spécifiquement dédiés à littérature

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donc on est avec des éditeurs France

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photobook mais la le phénomène dépasse

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largement aussi les éditeurs de cette de

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ce groupement cette association je pense

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par exemple aux éditions les petites

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allées je sais pas si vous connaissez

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cette cette maison d'édition créer en

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Charente en 2008 et ce qui est une

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maison d'édition qui qui est vraiment

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qui a trouvé sa place et qui est qui a

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une véritable puissance aujourd'hui 200

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exemplaires au début c'était très

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confidentiel

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le principe donc c'est les petites

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allées la maison d'édition

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dont le directeur de collection est un

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écrivain qui s'appelle Serge ayroldy et

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le principe c'est de confier une ligne

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de faire écrire un écrivain sur une

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image d'imme dans des petites éditions

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très très bien fabriquées et de les

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faire circuler comme ça au départ de

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façon très très confidentielle et

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finalement cette maison d'édition c'est

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véritablement imposée le dernier titre

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donc c'est un dialogue entre une image

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de Linda Tuloup et un texte de Yannick

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kennel par exemple

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donc je vous présente nos intervenants

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Fabienne Pavia qui est directrice des

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éditions le bec en l'air créé en 1999

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et qui a commencé véritablement ses

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activités en 2001 peut-être et dont qui

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est peut-être Fabienne pionnière parce

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qu'il y a une collection qui s'appelle

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collatéral qui a été créé très tôt et

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dont on va parler avec une expertise

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aussi sur cette

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rencontre et sur ce qu'on peut attendre

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d'une rencontre entre un livre de

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photographie et un écrivain vous avez

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aussi

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Eric Lebrun qui est directeur des

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éditions light motifs dans le Nord là on

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est dans les hauts de France alors que

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Fabienne le bec en l'air est à Marseille

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j'aime bien associer des éditeurs et des

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territoires aussi dans une une pensée de

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la archipelique un petit peu la

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multiplicité des

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îlots

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on va dire de résistance en fait des

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îlots de sensibilité un peu partout sur

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le territoire français donc Marseille la

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Madeleine à côté de Lille pour les

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éditions lytmotiv avec un premier titre

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qui est paru d'un dialogue entre un

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texte d'Annie Ernaux qui a été republié

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et une photographe qui s'appelle Nadège

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et donc on pourra en discuter aussi avec

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la puissance qui a pu apporter quelqu'un

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qui a obtenu le prix Nobel de

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littérature et c'est une février des

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éditions sensun qui est dans l'Hérault à

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Montpellier tu es nomades mais en fait

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essentiellement là-bas et qui a aussi

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créé une une belle collection avec en

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partenariat avec la Fondation musée

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départementale Albert Cannes à

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Boulogne-Billancourt et les archives de

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la planète où il est demandé à un

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écrivain contemporain de déployer sa

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vision à partir d'un autochrome donc 4

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titres sont déjà sont déjà parus je peux

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citer aussi les livres paraîtront

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bientôt les éditions la main donne donc

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David fourré qui lui est dans l'Aveyron

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qui va

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dans l'idée de collection et portée par

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le tireur Guillaume Genest qu'on était

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sûrement et ça va s'appeler poursuit

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ericochet l'idée étant de demander à un

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auteur de revisiter ces archives

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familiales et de

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comment dire de chercher à ce qui a pu

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être déterminé chercher ce qui a pu être

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déterminant dans

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les premières images celles qu'on a tous

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dans nos albums en quoi

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quelques-unes de ces images ont pu être

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déterminantes donc il y aura par exemple

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Ariane Lafont qui va qui va qui va

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écrire pas que des pas que des écrivains

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Bernard aussi Guillaume Genèse qui

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commencera sûrement le qui inauguera

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sûrement la collection donc là c'est

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David aurait pu être là aussi David

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Fourel et c'est

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le premier des premiers livres

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paraîtront donc

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à l'automne vraisemblablement voilà pour

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un petit paysage très très rapide de

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d'un phénomène qui me semble se

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concentrer actuellement alors essayer de

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comprendre pourquoi d'une rencontre

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organisée entre écrivain photographe

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éditeur alors je demanderai d'abord à

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aux intervenants de peut-être à

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présenter rapidement votre maison

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d'édition ces lignes structurantes et

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surtout la place du texte depuis la

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création de la maison d'édition est-ce

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que la place du texte a changé ce qu'il

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y a eu des modifications et surtout

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pourquoi la création de ces nouvelles

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maisons c'est une nouvelle collection

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dans vos maisons d'édition bonjour Merci

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d'être présent

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s'est fondée

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en étant plus axé sur la photographie je

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suis tétrice de photographie à la base

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mais en fait le texte c'est tout de

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suite imposé on va le des rencontres

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avec les autrices les auteurs les

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artistes on fait que finalement la

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littérature a toujours été là et avant

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de monter son seul j'avais créé une

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revue de photographie puis une revue de

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littérature et de graphismes qui

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s'appelait le chant du monstre donc

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finalement il y avait toujours les

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prémices de cette hybridation et de

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cette rencontre entre le texte et

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l'image la collection fléchettes a été

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impulsée par la rencontre avec Adrien

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genoudet c'est-à-dire contemporain et

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réalisateur qui a fait son synthèse sur

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les archives de la planète d'Albert

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Cannes et qui m'a proposé de de monter

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cette collection avec lui et d'arriver à

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trouver le corps le plus juste possible

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pour accueillir ce dialogue entre entre

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le texte et l'image donc c'est vraiment

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une collection qu'on porte tous les deux

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on pourra on pourra en parler après

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c'est les attentes d'un éditeur

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justement quand il demande à un écrivain

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contemporain de se pencher sur des sur

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des images comme ça est-ce que le texte

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est relu ensemble et qu'est-ce qu'elles

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sont les attentes on passe ça peut-être

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à toi Eric pour nous présenter ta

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collection tes choix éditoriaux

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d'accord donc nous notre maison

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d'édition est créée depuis 2011 et c'est

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vrai aussi que dès le départ on a essayé

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d'envisager des couples des alliances

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entre photographes et écrivain

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en privilégiant la photographie parce

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que on se

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présentait comme édition photographique

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on a fait plusieurs plusieurs tentatives

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comme ça de confier des écrivains des

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séquences photographiques et de leur

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proposer soit d'écrire une fiction soit

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d'écrire ce que il pouvait ressentir en

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compulsant le la séquence

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on a eu de très grands noms j'avoue que

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j'avais été très surpris par la faculté

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de réception des écrivains sur la

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photographie dans des grands noms quoi

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de Marie Deplechin Philippe clotel André

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courcoff

8:17

et en fait

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autant je pense le public et vraiment

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était vraiment intéressé autant et on en

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parlera sûrement les libraires

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ne considéraient pas ça chaque fois

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comme un écrit

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d'une personne reconnue comme écrivain

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en fait c'était toujours considéré comme

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un texte mineur lorsque c'était en

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accompagnement d'une séquence

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photographique donc

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j'ai continué on a continué à réfléchir

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au sein de la maison d'édition j'ai pas

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tout seul et

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on a on a mis en place cette idée d'un

8:58

concept de collection où on ferait

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vraiment 55 ans

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et en essayant d'envisager à chaque fois

9:08

un jeu différent à une alliance

9:11

différente entre le texte et la

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photographie mais en jouant les codes de

9:19

la littérature dans le l'ouvrage

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lui-même c'est-à-dire que c'est un peu

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pour nous une histoire de cheval de

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Troie pour rentrer dans les rayons

9:30

littératures des libraires

9:34

donc on a eu la chance d'avoir donc

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Natacha fagot qui avait une

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correspondance avec un Ernaux depuis

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plus de 10 ans et qui nous a permis de

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lancer cette collection qui s'appelle

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singulière et qui va donc réunir à

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chaque fois une séquence photographique

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avec un texte complet qui est à la fois

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en phase avec la séquence et à la fois

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totalement autonome aussi voilà

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c'est ce qu'on cherche à faire pour

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séduire et aussi pour

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amener parce que c'est bien un des

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enjeux principaux qu'on nous avons en ce

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moment amener les libraires s'intéresser

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beaucoup plus à l'édition photographique

10:18

voilà parce que très très embarrassés de

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photographie mais ça généralement les

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rayons beaux-arts et quand c'est un

10:25

écrivain de renom écrit un texte

10:27

effectivement ça brouille un petit peu

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les cartes et les tu l'as dit fais bien

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le bec en l'air est né en

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1999 et pendant les deux premières

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années d'ailleurs le bec en l'air ne

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publie pas sous son nom au fond réaliser

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des livres pour pour d'autres éditeurs

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notamment le seuil ce qui est déjà dit

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le rapport un peu à la à la littérature

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et puis en 2001 ça a été donc les

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premiers livres et c'est vrai que ce

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rapport au texte il était là dès le

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départ

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j'ai envie de dire de de

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beaucoup par mon parcours moi j'étais

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journaliste dans la presse écrite

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j'accompagnais pas mal de pas mal de

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photographes et était toujours frappé de

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du cloisonnement qui pouvait y avoir y

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compris dans les rédactions entre voilà

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les pitchs Editor et les gens du texte

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notamment en France je pense chez les

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Anglo-Saxons c'est très différent parce

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qu'il y a notamment cette grande

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tradition du journalisme littéraire ou

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voilà on connaît les grands noms qu'on

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accompagner les grands durs photographes

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écrivains en France quand même beaucoup

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moins et je crois que au départ la

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naissance du bec en l'air est née de de

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ce constat et de l'envie de rapprocher

11:32

les deux mondes donc la collection elle

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est née alors on a fait appel à des

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écrivains dès le départ pas dans une

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collection mais pour voilà pour

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exactement comme le disait

11:40

Eric chez toi aussi ça a été le ça a été

11:42

le cas moi je trouvais pas mais

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peut-être parce que c'était un peu avant

11:46

toi je trouvais que c'est justement

11:46

c'était pas si facile que ça parce que

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la plupart des écrivains peut-être

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n'osaient pas s'aventurer sur le terrain

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fictionnel ou voilà donc se sentait un

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peu obligé d'être dans le commentaire de

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texte ou dans un rapport très

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illustratif or moi ce qui m'intéressait

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c'était évidemment voilà un dialogue

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voilà le déplacement catalogue qui soit

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non pas en harmonie ou en opposition

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mais qui soit voilà une extrapolation

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qu'on va tu viens très bien de le dire

12:11

un déplacement donc en 2007 on a décidé

12:13

de créer cette collection qui s'appelle

12:15

collatéral et j'ai envie de dire et je

12:18

me réjouis vraiment en plus de voir ces

12:20

deux très belles collections qui sont

12:21

voilà qui sont très très justes aussi

12:23

dans leur dans leur pensée je pense

12:24

qu'en 2007 on était peut-être un peu

12:26

trop tôt je ne saurais expliquer

12:29

pourquoi faudrait demander au libraire

12:30

en tout cas ça a été vraiment très

12:32

difficile d'imposer cette collection

12:34

parce que les libraires étaient

12:36

désemparés par par ce duo je me rappelle

12:40

d'une d'une libraire je peux dire

12:42

maintenant elle a pris après sa retraite

12:44

mais d'une libraire très connue de 5e

12:46

arrondissement et de la rue des écoles

12:47

pour ne pas la nommer qui m'avait dit

12:49

alors qu'on avait un texte d'Arnaud

12:51

obertina voilà excellent écrivain publié

12:54

chez vertical etc qui m'avait regardé

12:55

quand je lui ai expliqué qu'il m'avait

12:57

dit mais c'est un vrai texte d'Arnaud

12:58

Bertina et ça m'avait vraiment vraiment

13:00

frappé en fait comme si finalement voilà

13:04

comme c'était pas assez assez noble

13:05

d'écrire pour le pour le pour la

13:07

photographie

13:08

donc on a développé néanmoins on a on a

13:11

tenu bon dans cette collection qui

13:12

s'appelle collatérale alors l'idée

13:14

justement c'était collatéral en biologie

13:16

c'est les vaisseaux primaires et puis

13:18

les vaisseaux secondaires qui cheminent

13:20

parallèlement donc c'était un peu ça

13:22

quoi c'était de se dire bah moi j'aime

13:25

bien dire en tout cas c'est le petit

13:26

texte qui résume la collection c'est que

13:27

le texte est image comme l'image est

13:29

texte et ce qui m'intéressait aussi

13:31

dedans c'était le point de tension que

13:33

ce dialogue text image allait révéler

13:35

jusque dans la mise en page voilà

13:37

comment il y a le texte il y a la photo

13:39

mais comment les deux vont s'articuler y

13:41

compris j'ai envie de dire dans l'espace

13:43

en fait

13:44

la forme la forme ça a donné plus de 20

13:48

titres c'est une collection qui est

13:50

aujourd'hui en sommeil je ne dis pas

13:51

qu'elle voilà qu'elle se revitalisera

13:55

pas pourquoi elle est en sommeil parce

13:57

que c'était il faut le dire vraiment dur

13:59

voilà vraiment dur commercialement parce

14:02

que parce que quelque part c'est des

14:03

c'est quand même des beaux objets donc

14:05

souvent des impressions quadries enfin

14:07

qui certes n'ont pas le c'est pas le

14:09

même prix que les grands livres qu'on

14:10

fait mais enfin c'est pas non plus ça

14:12

n'a rien à voir avec le prix d'un livre

14:13

de littérature en fait il y a une

14:15

photographie il y a des papiers qui sont

14:16

donc des papiers couchés ou non couchés

14:18

mais en tout cas des papiers de création

14:19

donc forcément l'économie était hyper

14:22

difficile à trouver donc voilà c'est la

14:26

la principale raison après cette

14:29

collection elle a vraiment permis et

14:31

j'espère qu'elle perd le permettra

14:33

encore beaucoup d'écrivains ont vu là

14:35

finalement je pense à Joyce normand par

14:37

exemple excellente écrivaine qui était

14:39

connue pour pour plutôt sa littérature

14:42

de non-fiction littérature documentaire

14:44

et qui là c'est aventuré pour la

14:45

première fois en fiction et Joy dit et

14:48

j'en suis je suis heureuse d'entendre ça

14:50

que c'est justement ce livre qu'elle a

14:52

fait dans cette collection qui lui a

14:53

permis de passer à autre chose voilà et

14:55

pour les photographes et j'en terminerai

14:57

là en préambule pour les photographes je

14:58

pense que c'était aussi l'occasion

15:00

souvent d'avoir une série parfaitement

15:02

cohérente qui ne pouvait pas répondre à

15:04

être une monographie à être on va dire

15:06

un grand et un gros livre photo tel

15:08

qu'on peut les voir dans juste à côté

15:10

mais qui qui justement pouvait trouver

15:13

une cohérence dans une forme beaucoup

15:15

plus courte voilà je pense que ce qui

15:17

peut être très précieux pour un pour un

15:18

écrivain c'est qui qui travaille par

15:19

définition de façon solitaire c'est de

15:23

s'ouvrir un dialogue sensible avec une

15:25

autre une autre esthétique que la sienne

15:27

et peut-être que les écrivains

15:29

aujourd'hui sont un peu plus ouverts à

15:31

ce genre de collaboration oui les

15:33

hybridations ça marche bien enfin la

15:36

littérature dialogue beaucoup avec la

15:37

musique voilà la photographie avec la

15:40

littérature ces hybridations de forme

15:42

effectivement sont aujourd'hui beaucoup

15:44

plus mûres je pense dans la création

15:45

contemporaine et puis il y a aussi tout

15:47

simplement ce qui est devenu la

15:48

photographie j'ai envie de dire voilà

15:50

c'est 15 dernières années ça

15:52

représentation on est ici à Arles donc

15:54

on a le l'un des exemples les plus

15:56

frappants mais mais voilà les les

15:58

écrivains sont aussi conscients de du

16:01

pouvoir de l'image et puis il y a aussi

16:03

certainement aussi discours pour lequel

16:05

on milite beaucoup tu as parlé de

16:06

l'association qui nous réunit et qui est

16:09

donc France photobook qui représente une

16:11

trentaine d'éditeurs de livres de

16:12

photographie français il y a aussi cette

16:15

reconnaissance de de la photographie

16:18

comme comme une écriture à part entière

16:20

qui reste quand même un véritable on est

16:23

entre voilà entre convaincu mais qui

16:25

reste un véritable petit combat amener

16:27

notamment quand même auprès des

16:29

libraires voilà qu'on est pas question

16:33

ici de de crier sur les sur les

16:35

libraires ou quoi que ce soit ils sont

16:36

là et en France ils sont

16:37

particulièrement présents mais néanmoins

16:40

ce rayon photographique dans les

16:41

librairies demeure encore très souvent

16:43

confidentielles il est au premier au

16:46

rez-de-chaussée ou alors il est dans une

16:47

table sur lequel finalement on va

16:49

trouver beaucoup de livres liés au

16:51

catalogue de grandes expositions et

16:52

c'est très bien mais on peine un peu à

16:55

trouver au Livre Photo sa place parce

16:58

que justement il en prend de la place

16:59

parce que il coûte plus cher parce que

17:01

il est fragile etc etc donc cette

17:05

collection et je pense que on y a pensé

17:06

tous les trois c'était aussi une manière

17:08

de de de de de de faire aller le

17:12

libraire et les lecteurs vers l'écriture

17:14

photographique

17:16

Eric tu appelles un cheval de Troie

17:17

c'est une façon de faire circuler en

17:18

fait les images au-delà de du cercle des

17:21

amateurs traditionnels mais peut-être

17:23

que je continue avec toi Fabienne parce

17:25

que tu as une place aussi singulière tu

17:26

diriges à un festival de littérature

17:27

donc ça dans le dans le monde de

17:29

l'édition c'est quand même très rare je

17:31

pense qu'il y a pas il y a pas d'autres

17:31

il y a pas d'autres cas le festivals

17:33

olley-bojour à Marseille et donc ça

17:35

donne un regard évidemment très très

17:38

précis sur la création littéraire

17:39

contemporaine oui oui sans doute

17:42

pas beaucoup d'écrivains et puis je

17:45

dirais que je suis peut-être une

17:46

littéraire avant de j'ai dit un peu sur

17:49

mon parcours j'ai accompagné des

17:50

photographes et quelque part moi j'ai

17:51

découvert la photographie en

17:52

accompagnant reportage en tant que

17:53

journaliste des des photographes et je

17:55

me suis ouverte à cette écriture de

17:57

cette manière là donc c'est sûr que

17:58

c'est voilà c'est c'est quelque chose

17:59

que j'ai voilà après justement sur le je

18:04

des hybridations etc dans mon festival

18:06

on croise beaucoup la littérature et la

18:08

musique

18:08

le croisement littérature et

18:10

photographies n'est pas si simple mais

18:12

je dirais que c'est je raconte ça parce

18:14

que c'est finalement la même

18:15

problématique dans que dans nos

18:17

collections c'est-à-dire que justement

18:19

comment on le crée ce dialogue quoi de

18:21

quelle nature il est pour arriver à

18:23

aller plus loin que l'illustration je

18:26

parle d'un chien ou un chien je parle de

18:28

tempête on voit une image de tempête non

18:30

comment est-ce qu'on arrive à amener les

18:33

gens vers quelque chose qui qui va

18:34

transcender ça et j'aime bien dire qu'on

18:37

dialogue de poétique apoétique en fait

18:39

oui mais tout le monde et voilà je pense

18:42

que c'est c'est facile de trouver des

18:44

écrivains qui aiment la photo des

18:45

photographes comme la littérature mais

18:46

mais des gens qui arrivent à penser ça

18:49

de manière peut-être un peu plus

18:49

singulière pour faire

18:51

œuvre commune aussi avec chacun qui va

18:53

faire un pas vers l'autre c'est

18:54

peut-être moins moins facile que ce

18:56

qu'on pourrait penser et donc soit Eric

18:59

là je pensais aussi à la présence

19:01

peut-être au fantôme bienveillant de

19:02

Denis Roche

19:04

qui est quand même justement à la

19:06

jonction de la littérature et de la

19:07

photographie de façon très très fine

19:09

très intelligente et très percutante et

19:11

toi tu évoqué donc cette formule presque

19:14

un peu un peu guerrière un peu du rusé

19:16

Ulysse et du cheval de Troie de tu peux

19:20

développer cette idée là je peux

19:22

développer simplement je voudrais pas

19:24

qu'on oublie entre l'écrivain et le

19:26

photographe la personne qui fait tout de

19:29

même la reliure entre guillemets

19:32

qui est l'éditeur en l'occurrence sur ce

19:35

type d'ouvrage puisque on se rend bien

19:38

compte que l'écrivain seul serait pas

19:40

tenté par l'utilisation des images

19:43

telles que nous allons le proposer dans

19:46

le produit fini de même que le

19:47

photographe seul sans doute

19:49

n'aurait pas cette envie de de dialoguer

19:54

comme nous le ferons en

19:57

à la place qui est la nôtre d'éditeur

20:01

parce que je pense de plus en plus que

20:03

l'éditeur est un arrangeur exactement

20:06

comme en musique et que sur ce type de

20:11

matière différente

20:15

mot et

20:17

voilà images

20:20

c'est nous qui créons l'accord entre les

20:23

deux puisque ça n'existerait pas

20:26

si on n'était pas là pour justement

20:28

faire rencontrer connaître et harmoniser

20:32

donc de plus en plus je le vois comme ça

20:35

dans ce type d'ouvrage alors

20:38

[Musique]

20:40

oui les écrivains il me semble

20:43

je sais pas exactement pourquoi mais

20:45

sans doute parce que beaucoup

20:47

d'écrivains ça m'a fait tilt l'autre

20:49

jour quand je discutais avec une autrice

20:51

beaucoup d'écrivains ou écrivains donc

20:54

suivent les images mentales qu'ils

20:57

produisent

20:59

dans leur écriture donc en quelque sorte

21:02

ils ont un peu l'habitude de cette

21:03

perception intérieure qui

21:06

est par ailleurs provoqué par la

21:08

photographie l'image et

21:11

il me semble que c'est ça la porte

21:13

d'entrée vers les écrivains donc je veux

21:15

dire par là que les écrivains sont assez

21:18

couramment touchés par la photographie

21:20

c'est quelque chose de façon très très

21:23

cinématographique voilà très visuel très

21:25

cinématographique et c'est toujours un

21:29

peu à suivre leurs images mentales en

21:31

tout cas dans le processus d'écriture

21:33

tac l'écrivaine m'en parlait l'autre

21:36

jour et du coup je me suis dit bah oui

21:37

il y a plein d'écrivains qui sont comme

21:38

ça

21:39

donc il y a une sorte de d'accueil

21:42

favorable

21:43

qui se fait avec les écrivains écrivaine

21:45

pour éventuellement donc travailler avec

21:48

un photographe ou une photographe chez

21:51

les lecteurs je pense aussi qu'il y a un

21:53

accueil assez favorable

21:55

on s'en rend compte dans les salons on

21:57

se rend compte que c'est quelque chose

21:59

qui attire

22:00

parce que au-delà de feuilleter

22:04

simplement un livre de photos le lecteur

22:07

se dit à j'aurais encore plein d'autres

22:09

choses à découvrir chez moi

22:11

alors qu'un des écueils mon avis

22:13

principaux de la vente de nos ouvrages

22:15

souvent c'est que quand les gens les

22:17

regardent sur table bon il faut y être

22:20

ça va souvent très vite et puis il se

22:22

dit bon ça va je l'ai lu on dit que si

22:24

tu as du texte non tu dis bon il va

22:26

falloir que je continue la découverte de

22:29

chez moi et le problème vraiment c'est

22:32

l'intervalle

22:34

c'est le libraire ou les gens qui

22:39

travaillent en médiathèque parce que

22:42

dans notre éducation nationale

22:46

il y a très très peu d'ouverture sur

22:48

l'image sur la photographie et

22:51

c'est pas une volonté de ne pas en

22:55

parler ou de ne pas connaître c'est

22:56

plutôt d'être démuni dans le cadre même

23:01

de son métier une méconnaissance ils ne

23:04

savent pas comment faire il y a pas de

23:07

il y a pas la manière la plupart des

23:10

gens et même des amis de toutes sortes

23:12

que vous pouvez avoir je me rends bien

23:14

compte en dehors de nos milieux toujours

23:17

passionnés par la photographie

23:18

tu leur montres des photographies

23:20

qu'est-ce qu'ils vont te dire ils vont

23:22

te dire ce qu'il y a sur la photographie

23:23

ils vont te dire c'est un chien sur la

23:26

route mais on part ressentir le c'est

23:29

très étrange parce que pour nous ça nous

23:31

semble avoir été

23:33

innée

23:35

depuis toujours mais c'est pas vrai

23:37

nous-mêmes on l'a acquis et donc ça ça

23:41

manque terriblement parce que

23:43

franchement je pense qu'il y a 1% de la

23:45

population en France maximum qui est

23:47

sensible à la photographie telle qu'on

23:49

la produit dans nos ouvrages donc

23:54

là il y a tout ce travail de jonction de

23:57

de

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de découverte que nous essayons de faire

24:04

passer à ces intermédiaires à ces

24:07

personnes qui sont entre les lecteurs et

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les producteurs entre les lecteurs et

24:11

les éditeurs entre les lecteurs et les

24:14

curateurs etc donc voilà c'est vraiment

24:17

c'est innocent que c'est bien là que ça

24:21

se passe que c'est bien là qu'il faut

24:22

produire notre effort et

24:25

donc oui je oui c'est une sorte de

24:28

bataille qu'il faut faire pour ouvrir

24:30

les rayons des vibreurs et ouvrir

24:34

leurs envies de découvrir quelque chose

24:37

qui connaissent pas mais c'est un peu

24:38

comme la musique

24:40

voilà t'es pas obligé de savoir jouer

24:43

d'un instrument mais tu peux très très

24:44

bien l'apprécier donc c'est tout ce

24:47

travail là quand on est en train de

24:49

mettre en place aussi bien dans

24:51

l'association France autovo par toutes

24:53

sortes d'actions que dans nos actions

24:55

spécifiques de d'éditeur avec les objets

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qu'on est en train de créer de

24:59

construire il y a un pari à une volonté

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d'associer les notoriété c'est à dire

25:04

quand on publie Annie Arnaud on sait que

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naturellement j'imagine toutes sortes de

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lecteurs viendront à nous qui d'habitude

25:11

ne regarde pas des livres de

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photographie et donc là il y a une un

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enjeu de démocratisation en fait de

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l'image c'est très clairement un piège

25:19

c'est à dire qu'effectivement le premier

25:22

titre de la collection avec Annie Ernaux

25:25

on a la chance en plus qu'elle a eu le

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prix Nobel avant qu'on sorte le livre

25:30

mais évidemment c'est

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là ça fait consensus pour les libraires

25:35

parce que d'un seul coup il se dit ah

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oui tiens je savais pas ah c'est

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intéressant je vais regarder et c'est

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vrai que la diffusion de cet ouvrage par

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rapport à nos diffusions habituelles

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sans commune mesure on ouvre plein de

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points de vente nouveau et du coup on

25:51

ouvre aussi je crois j'espère l'intérêt

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des libraires pour ce type d'ouvrage et

25:59

quelques-uns sans doute retiendront

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aussi l'intérêt propre de la

26:03

photographie pour les autres ouvrages

26:05

plus photographiques en tout cas c'est

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c'est un des objectifs mais à côté de ça

26:10

après certainement puisque les ouvrages

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de Samsung sont pas tout à fait sur le

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même type à côté de ça il y a vraiment

26:18

quelque chose moi qui me passionne

26:19

depuis le début et c'est vrai que Fabien

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était précurseur c'est

26:23

cette façon de faire consommer en fait

26:28

j'employeur d'essence mot de vocabulaire

26:30

faire consommer le texte et l'image ça

26:34

sonne il faut que ça sonne en fait il

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faut que lorsqu'on lit l'ouvrage

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il faut que le lecteur ne puisse pas

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s'empêcher de continuer en fait à

26:46

lire et

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le palperdre jusqu'à la fin c'est à dire

26:52

que l'image qui tombe elle doit être

26:54

vraiment l'image qui tombe c'est un coup

26:55

de cymbale et je pense que oui il faut

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vraiment travailler

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nos collections d'une manière comme ça

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assez

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voilà c'est l'écoute je pourrais

27:08

témoigner parce que tu m'as demandé

27:09

d'écrire un texte pour un livre de

27:10

Patrice Dion et

27:12

Eric à garder 4 phrases

27:14

j'espère bonne phrase mais je croyais

27:18

que ça t'aurait pas si Marc que ça en

27:19

fait

27:20

et donc toi Céline ton rapport au

27:23

libraire parce que c'est moi ce qui me

27:25

frappe aussi dans le dans le monde de

27:26

l'édition photographique c'est votre

27:27

façon de colporter vos ouvrages vous

27:30

êtes vraiment derrière chaque titre dans

27:32

les salons vous êtes un peu partout en

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France vous êtes très très présent

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beaucoup plus que des éditeurs de de

27:37

littérature générale

27:39

ton rapport au libraire et comment

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est-ce que tu quand tu quand tu as

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l'occasion de présenter tes livres en

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librairie comment comment ça se passe

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les livres de la connexion pour la

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collection fléchettes comme le disait

27:50

Eric ça ouvre de nombreux portes quand

27:54

on est éditeur de photographie

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principalement et qu'on fait de la

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littérature

27:59

on a accédé à énormément de librairie

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généraliste

28:05

et

28:06

[Musique]

28:08

la diffusion était sans commune mesure

28:10

une fois de plus comme tu le disais Eric

28:12

avec le titre de Marie-Hélène Laffont

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on a attiré tous les ouvrages à 1200

28:18

exemplaires au bout de 5 mois il y en

28:20

avait plus concernant ce titre là

28:22

Marianne Lafon qui est présente dans

28:24

toutes vos collections

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pas encore ah oui excuse-moi je pense

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avec David le jour où on s'est parlé

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pour se dire tu sais je monte une

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nouvelle collection photographie et

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littérature moi aussi j'ai une idée

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comme ça et puis on avait la même la

28:39

même motrice

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la photographie c'est une

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collectionneuse donc c'est vrai que au

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départ quand on dans nos recherches

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d'écrivains c'est vrai qu'on on essaie

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de repérer ce dont on connaît la

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pétanque pour la photographie et

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l'anecdote avec Marie-Hélène c'est qu'au

28:55

début elle a refusé en disant l'idée est

28:57

superbe mais je n'ai pas le temps et en

29:00

fait elle s'est rendu compte qu'il y a

29:02

une image qui l'a honte elle a cherché

29:04

dans plein de documents des magazines et

29:07

elle retrouve l'image et c'était une

29:09

image des archives de la planète donc

29:11

elle nous a rappelé en disant que

29:13

c'était une obligation pour elle de

29:15

décrire sur et à partir de cette image

29:19

et pour répondre plus précisément à ta

29:21

question

29:23

pour moi ça a été les livres de

29:25

photographie qui ont été plus difficiles

29:29

plus difficile à défendre en librairie

29:33

pour fléchettes pour cette collection ça

29:36

a été beaucoup plus facile ce n'est

29:39

jamais acquis et puis selon l'Autriche

29:42

ou l'auteur présenté sa notoriété c'est

29:44

sûr que il faut un peu plus pousser mais

29:47

pour moi ça a été vraiment

29:49

des portes des portes ouvertes c'est une

29:52

question que je me posais c'est comment

29:53

les noms d'écrivains viennent à vous

29:54

puisque vous êtes une part sur sollicité

29:57

que comme éditeur vous recevez en

29:59

permanence des travaux mais pour un

30:00

écrivain vous allez chercher l'écrivain

30:02

et est-ce que les réussites dans les

30:04

livres les plus réussis ne sont pas

30:05

justement des livres qui sont portés dès

30:08

l'origine peut-être Fabienne tu as

30:10

quelque chose à dire là-dessus par un

30:11

duo écrivain auteur quand l'éditeur

30:14

choisit un écrivain sur un texte

30:17

on peut y avoir des hiatus quoi assez

30:19

souvent je trouve ouais c'est vrai que

30:21

nous dans la fin si je menti à cette

30:23

collection collatérale qui a plus d'une

30:24

vingtaine de titres je crois qu'on est

30:26

pas loin de 25 titres

30:27

[Musique]

30:28

les duos les mariages qui ont le le

30:31

mieux marché c'est la même chose que

30:33

dans la vie ce ne sont pas les mariages

30:35

forcés c'est les vrais mariages et

30:37

d'amour et et je sais pas je peux

30:40

peut-être citer un exemple c'est

30:41

toujours mieux je pense à les zénither

30:43

et Raphaël Nil Alice connaissait Raphaël

30:46

depuis longtemps

30:48

dans l'art de perdre des romans bien

30:51

connus d'Alizée à un moment donné les

30:53

questions d'un photographe et de et de

30:54

photos c'est Raphaël Nil elle a joué

30:57

dans un Raphaël est aussi cinéaste elle

31:00

a joué dans un film et vice-versa

31:01

Raphaël a participé au film que Kalys a

31:04

sorti récemment enfin voilà tous les

31:05

deux se connaissaient bien et c'était

31:08

assez intéressant si je raconte en deux

31:10

mots parce que Raphaël a fait beaucoup

31:12

de photos autofictionnelles ce déguise

31:15

en étrange personnage et s'immerge

31:18

lui-même dans des paysages souvent des

31:19

paysages nordiques avec des costumes un

31:21

peu un peu curieux un peu un peu étrange

31:23

donc il y avait quand même cette série

31:25

extrêmement difficile quoi ce personnage

31:27

un peu rouge avec des costumes bizarres

31:29

et puis des photos de nature nordique un

31:32

peu abstraite etc donc je me demandais

31:34

bien ce que ce qu'elle allait pouvoir

31:35

pouvoir écrire et finalement elle a joué

31:37

sans doute sur ce sur ce formalisme sur

31:39

ce côté comme ça

31:41

extrêmement

31:42

Presque Oui assez clinique assez froid

31:46

et elle a imaginé en fait un personnage

31:49

une femme qui fait le ménage dans des

31:51

dans des grands immeubles de bureau tout

31:53

à fait impersonnel avec toute

31:54

l'ingratitude que ce travail peut

31:56

provoquer et cette femme en fait est

31:58

prise de migraine de plus en plus

32:00

violente découvre comprend qu'elle est

32:02

électrosensible et voilà et donc c'est

32:04

aussi toute la voilà souffrance au

32:06

travail etc et à un moment donné à une

32:08

une crise tellement tellement violente

32:11

et c'est une scène que je trouve

32:12

vraiment très belle dans le livre où

32:14

elle voit apparaître une étrange

32:16

créature rouge voilà et à ce moment là

32:19

dans le dans le livre on bascule et on

32:23

utilise du coup les photos de Raphaël

32:24

qui qui viennent nourrir ça donc voilà

32:26

c'est exactement

32:28

et je sais qu'ils se sont par exemple

32:29

beaucoup parlé

32:31

là-dessus parce que elle elle savait en

32:33

plus comment il avait fait ses

32:34

photographies et elle voulait surtout

32:35

pas

32:37

rentrer dans dans les raisons j'ai envie

32:42

de dire autofictionnelle qui avait

32:43

poussé Raphaël à faire à faire ses

32:45

images donc donc voilà c'est toujours

32:49

j'ai l'impression quand il y a quand

32:50

même un dialogue entre les deux ou en

32:52

tout cas une compréhension mutuelle du

32:54

du des travaux des deux en tout cas dans

32:57

cette collection ça a mieux fonctionné

33:00

d'ailleurs je pense que ton prochain

33:01

projet Éric entre entre

33:04

Lanester c'est le c'est tout à fait ça

33:06

en fait c'est un duo qui arrive

33:08

toute façon c'est l'idéal quand quand

33:11

effectivement le dos est déjà constitué

33:13

et que nous on vient mettre la patte de

33:16

l'éditeur sur la la façon de

33:20

de comment dire de mettre en forme

33:25

l'ensemble c'est vrai que le premier

33:28

livre l'autre fille est né de cette

33:30

correspondance pendant 10 ans entre amis

33:32

donc là c'est vraiment une

33:35

quelque chose de régulier à une amitié

33:38

qui s'est construite au fur et à mesure

33:39

et puis entre l'or et Hélène c'est

33:42

beaucoup plus le choix de l'or c'est pas

33:45

mal le choix de l'or comme le choix de

33:47

Sophie le choix de l'or

33:50

de vouloir absolument Hélène donc

33:53

elle lui a envoyé les sa séquences

33:56

d'image et Hélène gostern a répondu avec

33:59

beaucoup de retard mais finalement c'est

34:00

dit prête se lancer dans un texte

34:03

construit

34:04

comme une enquête policière c'est

34:08

vraiment un tout autre registre mais ça

34:11

m'intéresse autant parce que c'est de

34:14

toujours ces deux mesures identiques

34:16

autant de photographies c'est pas au

34:19

poids mais

34:20

de force photographiques de force

34:25

du texte et donc pour toi Céline pour

34:27

sunsen le donc tu as sorti quatre livres

34:29

en même temps première première

34:32

fléchette virée les noms viennent

34:35

d'Adrien genouet comment est-ce que tu

34:36

travailles avec les auteurs qu'est-ce

34:37

que tu leur demandes ce qui est un

34:39

cahier une sorte de cahier des charges

34:40

un format particulier parce que

34:42

finalement les textes sont de longueur

34:43

variable

34:44

quelles sont tes attentes Adrien

34:50

avec les auteurs

34:53

évidemment on travaille les textes

34:55

ensemble après mais c'est vraiment une

34:57

collection j'allais dire à part donc il

35:00

fait vraiment partie Tsun mais c'est le

35:02

seul endroit où je travaille en

35:03

collaboration

35:04

éditorialement donc ça c'est c'est très

35:09

intéressant et c'est lui en fait par son

35:11

parcours d'auteur il a travaillé

35:13

avec Patrick Boucheron Collège de France

35:17

il a publié éditions inculte il le sait

35:21

maintenant donc il a c'est lui qui en

35:23

fait ouvre la voie de la littérature et

35:26

de toutes ses plumes auxquelles on

35:29

propose d'écrire sur les images des

35:30

archives de la planète et donc c'est une

35:34

carte blanche qu'on leur propose sachant

35:37

qu'il la consigne et de choisir une

35:39

seule image

35:40

parmi les 80 images qui constituent les

35:44

archers de la planète images qu'on

35:46

reproduit séparément du livre et qu'on

35:49

insère en première page et à partir de

35:52

là arrive un texte de fiction ou plus

35:56

documentaire ou

35:58

un essai de la forme justement parce que

36:01

chaque livre est accompagné d'une image

36:04

qu'on peut voir en transparence en

36:05

quelque sorte voilà comment vous pensez

36:07

la forme de vos livres en fonction des

36:09

textes qui arrivent alors déjà on a

36:11

parlé du format parce que ce sont des

36:13

formats qui sont compatibles encore une

36:14

fois avec les rayons littérature mais

36:16

justement ça m'intéressait de dire

36:18

comment on a

36:20

choisi les photographies pour cet

36:23

ouvrage là d'Annie Arnaud parce que la

36:25

première fois qu'on fait ça je sais pas

36:27

c'était une illumination un jour

36:29

on avait le texte lu par aniarno donc ce

36:35

que ça s'est publié sur audio libre donc

36:37

voilà Nadège nous a fait

36:40

c'est pas 150 tirages à peu près un

36:43

petit format et donc on s'est réunis à

36:46

trois en ayant les 150 photos sur une

36:50

très grande table et on a commencé donc

36:54

à entendre venir nous en fait

36:58

et

36:59

c'est comme ça que en regardant

37:02

évidemment vous êtes des pauses on n'a

37:04

pas fait ça au juste une heure trois

37:06

quarts mais

37:08

en entendant année un eau au fur et à

37:10

mesure ben voilà c'est comme si les

37:11

images s'emboîtaient donc de façon quasi

37:16

naturelle dans le texte en fait et bon

37:21

ça permettait de les organiser dans la

37:25

succession et c'est on n'est pas revenu

37:27

dessus en fait

37:29

ça a été tout de suite la la bonne mise

37:33

en place ensuite tu travailles avec une

37:37

graphiste enfin une fois que ça c'est

37:38

fait

37:40

cette méthode est peut-être voilà celle

37:44

qu'on suivra pour d'autres ouvrages en

37:47

l'occurrence le deuxième comme on part

37:48

plus des photographies on n'a pas agi de

37:51

cette façon

37:52

et ensuite une fois que tu as les images

37:54

que tu as ton texte c'est le travail de

37:56

la graphiste en l'occurrence de mettre

38:00

en page de façon à conserver cette

38:03

voilà cette scansion de l'ouvrage qui

38:06

fait que

38:08

ça ça sonne au début de page comme ça

38:11

sonne dans l'image qui fait face et que

38:15

c'est ça qui est très étonnant c'est que

38:17

ça marche vachement bien dans

38:19

les vis-à-vis en fait alors que au début

38:22

on avait fait que la coulée

38:27

quelle solution formelle tu as pensé moi

38:30

dans si on ne parle que de cette

38:32

collection la mise en page a été

38:34

réinventée vraiment à chaque fois je

38:36

vous ai parlé du Alice zénither donc au

38:38

début à ces peu de photos puisque on est

38:41

vraiment dans le il y a pas encore

38:43

l'électroensensibilité de révéler etc et

38:46

à la fin foisonnement de photos à partir

38:48

du moment où ce personnage rouge

38:49

apparaît dans la tête de cette femme je

38:52

voulais juste parler par exemple de

38:53

celui-là numéro d'écrou 36 25 73 Arnaud

38:57

Bertina a Nissa Michalon à Michalon une

38:59

photographe qui a suivi la communauté

39:01

malienne de Montreuil et notamment un

39:05

jeune homme qui s'appelait

39:07

harmed et qui n'en pardon excusez-moi

39:09

qui s'appelait

39:10

Idriss armette c'est le personnage de

39:11

d'Arnaud Bertinat justement et qui qui

39:15

s'est retrouvé accusé à tort d'un viol

39:18

sur une jeune femme viole qui n'a pas

39:19

commis et qui a été emprisonné et qui

39:22

s'est suicidé donc Anissa avait

39:24

documenté ça quand j'ai des documentés

39:26

c'est justement avec une écriture

39:27

extrêmement documentaire donc histoire

39:29

déchirante bouleversante elle était

39:31

allée en plus elle avait

39:33

collectée avec la communauté malienne

39:36

une certaine somme d'argent et ils

39:38

avaient rapatriés son corps évidemment

39:39

dans son village natal etc Arnaud

39:42

Bertina qui connaissait lui très bien la

39:44

photographie qui avait suivi en fait

39:46

tout ce travail documentaire a eu envie

39:48

d'écrire là-dessus il était pour lui

39:50

Arnaud et pas du tout un écrivain qui

39:52

est

39:54

voilà enfin il avait pas du tout envie

39:56

de s'approprier cette histoire et de la

39:58

raconter comme ça donc il déplace cette

40:00

histoire qui raconte autrement à travers

40:02

le personnage d'un jeune Algérien voilà

40:05

histoire totalement fictionnelle avec

40:07

une langue à Arnaud Bertinat donc une

40:09

langue extrêmement comme ça fragmentaire

40:11

un travail aussi sur la l'oralité très

40:13

beau etc vient le moment de la maquette

40:16

on a donc bon texte d'Arnaud ces photos

40:19

documentaire et très vite s'impose à

40:21

nous le fait que ça va être complètement

40:22

impossible de faire dialoguer texte et

40:25

en mettant voilà je sais pas cinq pages

40:27

de ce texte qui parle d'un jeune

40:29

Algérien puis importer d'Idriss et puis

40:31

enfin voilà donc là on décide d'être

40:33

beaucoup plus radical donc on a le texte

40:35

tout en entier de d'Arnaud voilà en

40:39

première partie et la photographie avec

40:41

parfois des doubles pages parfois des

40:43

des voilà là ensuite on a les j'ai envie

40:45

de dire on a les codes graphiques d'un

40:46

livre photo on retrouve nos réflexes

40:48

d'éditeurs photos de de plus grands

40:50

livres voilà on joue avec la seule

40:52

contrainte que là on a la contrainte du

40:54

format alors que quand on imagine une

40:56

monographie évidemment on définit le

40:59

format à partir des à partir des des

41:02

photos et ensuite troisième partie parce

41:05

que il nous paraissait évidemment

41:06

important de raconter la véritable

41:08

histoire que que je vous ai raconté pour

41:10

être aussi voilà respectueux aussi par

41:12

rapport à ces images donc les légendes

41:15

qui sont plus que des légendes qui sont

41:16

des légendes très écrite qui là viennent

41:18

dans un troisième niveau raconter la

41:20

véritable histoire de ce de ce jeune

41:22

Malien donc voilà beaucoup de beaucoup

41:24

de réflexion qui nous vous amène

41:26

vraiment à chaque fois à repenser et là

41:29

je pense à ça par rapport aux autres

41:31

livres qu'on peut faire à repenser

41:32

graphiquement cette place de l'image moi

41:35

j'aime bien dire que l'unité de mesure

41:37

du livre photo c'est la double page

41:39

cette double page à la fois fascinante

41:41

mais en même temps hyper contraignante

41:43

la page de gauche la page de droite et

41:45

comment on épanouit la photo dans cette

41:46

double page alors c'est déjà difficile

41:48

dans les livres de plus grand format

41:50

mais alors dans un petit format ça le ça

41:52

le devient

41:54

général une photo on les lie dans la

41:57

double page

42:00

se mettre dans cette position de les

42:02

lire ensemble à deux dans leur

42:03

correspondances leur contrepoint leur

42:05

tension etc oui puis on est tous partis

42:07

sur d'asept petits format parce que

42:09

l'idée c'est que justement ça s'impose

42:10

sur une table littéraire donc on peut

42:12

pas se permettre d'avoir des grands

42:14

formats nous on avait travaillé avec

42:15

Olivier Rollin sur un livre photo qui

42:17

met les photos et textes aussi sur un

42:18

beaucoup plus grand format et ça marche

42:20

beaucoup plus difficilement ce que je

42:22

voudrais dire aussi pour faire un mini

42:23

retour en arrière mais je pense que qui

42:25

est aussi c'est que ces livres là

42:27

effectivement ils peuvent nous ouvrir

42:28

des portes en librairie parce que d'un

42:30

seul coup ça va rassurer le libraire le

42:32

nom de l'écrivain va rassurer le

42:34

libraire soyons clairs c'est rarement le

42:36

nom du photographe qui va le rassurer

42:37

par contre moi l'expérience que j'ai pu

42:39

faire notamment à Arles sur les tables

42:41

voir à Paris photos de déposer la

42:44

collection sur de sur des tables de avec

42:47

un public photo et d'amateur de photos

42:49

alors là ça marche pas du tout enfin je

42:51

pense que les livres sont même pas du

42:53

tout regardé parce que d'un seul coup

42:56

protect voilà ce qui en dit long quand

42:59

même sur la difficulté on en parle

43:01

depuis le début mais je pense que c'est

43:02

quand même de ça qu'il s'agit sur la

43:04

difficulté de concilier de se faire que

43:08

que beaucoup de choses continuent

43:10

d'opposer et moi peut-être pour incarner

43:12

ma réponse et préciser une des

43:15

différences majeures dans dans nos

43:18

collections respectives c'est que déjà

43:21

la collection

43:22

est basée sur les images arrive donc de

43:26

la collection Albert Cannes donc ce ne

43:27

sont pas des auteurs enfin des

43:29

photographes contemporains ce sont des

43:30

archives les archives de la planète

43:34

tenter de capturer l'état du monde avant

43:37

que le disparaisse au début du siècle le

43:39

dernier et pour nous l'idée c'était de

43:42

faire dialoguer

43:43

ce monde disparaissant du début du 20e

43:46

siècle avec les textes d'auteur et

43:49

d'autrices d'auteurs contemporains

43:53

à s'entend d'écart pas aller du côté du

43:56

fervalois ou de décaler

44:00

comment dire pour nous c'est vraiment

44:03

une collection de littérature qui est

44:05

basée sur à partir d'une photographie ce

44:09

que vous dites c'est tout à fait juste

44:09

c'est que mon point d'ancrage si vous

44:11

voulez dans le débat c'est de partir de

44:13

de ce phénomène depuis un an et qui est

44:16

en train de finalement de il y aura

44:18

encore une nouvelle collection ça vient

44:19

de nos expériences conjuguées en

44:21

librairie jusqu'à maintenant en tant

44:23

qu'auditeur

44:25

et moi de façon plus spécifique lorsque

44:29

au début de ma carrière entre guillemets

44:31

d'éditeurs je me disais bah tiens si je

44:34

si je trouve un nom d'une personnalité

44:37

qui va faire un écrit sur une séquence

44:42

photographique sur un travail

44:43

photographique je me disais naïvement ça

44:47

va intéresser beaucoup plus le libraire

44:49

or il y a vraiment aucune plus-value ni

44:53

au niveau du libraire ni au niveau du

44:55

lecteur quand tu restes dans une forme

44:58

photographique donc la poursuite de

45:01

l'analyse a fait que on s'est recentré

45:06

sur une forme qui prennent les codes de

45:11

l'édition littéraire en encore une fois

45:15

en mesurant de façon égale les données

45:17

il s'agit pas de prioriser la

45:20

littérature par rapport à la narration

45:22

photographique il s'agit vraiment

45:24

d'envisager une troisième voie qui soit

45:27

vraiment l'alliance des deux on dit une

45:31

troisième voie mais en fait on voit très

45:33

bien que nos trois collections par

45:35

exemple sont différentes et qu'on n'a

45:37

pas une seule manière de

45:38

moi j'ai un contre-exemple et je vois

45:41

Benoît coutassement diffuseur qui est

45:43

dans la salle et qui s'en souvient on a

45:46

sorti un livre avec un texte de Nicolas

45:48

Mathieu au moment où Nicolas Mathieu

45:51

sortait son second roman qui a eu tout

45:53

le succès qu'on sait qui est un auteur

45:55

en plus Nicolas Mathieu qui a cette

45:56

capacité à séduire je pense les jeunes

45:58

générations Instagram très suivi

46:02

et ce livre je me souviens que bah comme

46:05

d'habitude c'est toujours un exercice un

46:07

peu un peu difficile quand on va

46:08

présenter donc nous autres éditeurs nous

46:11

avons des structures de diffusion donc

46:13

vient le grand jour de la réunion on

46:14

présente nos livres commerciaux et les

46:16

photos c'est pas toujours simple même si

46:18

voilà il y a beaucoup de bienveillance

46:19

mais est-ce que nous renvoie les

46:21

commerciaux c'est que c'est ce que j'ai

46:22

dit tout à l'heure c'est compliqué la

46:23

photographie et donc voilà quand on

46:25

arrive avec Nicolas Mathieu c'est quand

46:27

même déjà plus simple et donc on s'était

46:29

dans la mise en place le nombre

46:31

d'exemplaires qui allaient être de

46:32

proposer au libraire on était parti sur

46:34

un chiffre assez haut mais très vite on

46:36

a été voilà complètement dépassé et là

46:39

et c'était un livre avec d'excellentes

46:42

photographies du collectif tendance flou

46:43

et loin de moi de dire que c'est pas

46:45

tendance flou qui a fait vendre le livre

46:46

mais quand même c'est clair que le nom

46:49

de Nicolas Mathieu voilà

46:53

d'écrire un texte pour décaler un petit

46:56

peu on a tendance à dire que la

46:57

photographie française est littéraire en

47:00

tout cas parfois on peut entendre ça on

47:02

peut penser je citer Denis Roche ou je

47:04

pense à Hervé Guibert ou je pense là par

47:07

exemple à Flore qui est très inspirait

47:09

par père Marguerite Duras ou anis broyer

47:11

par George bataille est-ce que vous

47:13

pensez de cette sorte d'appellation

47:16

comme ça la photographie française

47:17

serait

47:18

peut-être davantage littéraires que

47:20

d'autres types de photographie ou de

47:22

d'autres dans d'autres pays ou peut-être

47:24

la tradition littéraire est différente

47:26

je pense que dans les années 80

47:27

effectivement 80 jusqu'aux années 90 il

47:30

y a eu beaucoup de tentatives comme ça

47:32

décrit sur l'image d'ailleurs je crois

47:34

que c'était le nom d'une collection et

47:37

dans lequel on retrouve les auteurs dont

47:40

tu parles et la tentation littéraire de

47:44

raymondo pardon aussi est importante

47:45

parce que au-delà d'être un

47:47

extraordinaire cinéaste c'est aussi un

47:50

très bon photographe et quelqu'un qui

47:52

qui avait cette faculté de décrire des

47:56

mots

47:57

souvent en pied de page sur ces

47:59

photographies et je pense que ça

48:02

participait de cette mémoire collective

48:06

sans doute une photographie littéraire

48:08

comme tu dis mais je pense que ça c'est

48:10

assez effacé dans les années 2000 et je

48:13

sentais beaucoup moins en face cette

48:16

imprégnation propension à allier

48:20

les mots sur les images et je sentais

48:23

peut-être moi mais là c'est peut-être

48:25

simplement parce que je les ai pas

48:26

connus des photographes qui écrivaient

48:28

sur leur sur leur

48:31

voilà sur la propre image moi je crois

48:34

que c'est oui effectivement je pense que

48:35

la France reste un grand pays de

48:39

littérature alors peut-être qu'il y a

48:41

certaines personnes qui pensent que la

48:42

littérature contemporaine française et

48:44

n'est pas celle du 19e siècle il reste

48:47

que le nombre de le nombre de livres qui

48:49

sera chaque rentrée littéraire que ce

48:51

soit en septembre ou en janvier

48:53

l'effervescence de la vie littéraire

48:55

française le nombre de prix les

48:58

résidences aussi qui aident les

48:59

écrivains à vivre et absolument mais

49:01

incomparable en France avec toutes les

49:03

autres pays et tous les autres pays du

49:04

monde et ça il faut le faire dans ce

49:07

plat souvent et à juste titre parfois

49:08

dans ce pays mais en tout cas voilà

49:10

enfin le nombre de librairies le tissu

49:12

de librairie française le prix unique du

49:14

livre enfin voilà tout ce qu'on sait sur

49:16

la force du livre forcément ça ça ça

49:19

touche ça touche à ça quoi et quand on

49:22

parle d'écriture parce qu'on aime bien

49:23

parler d'écriture photographique donc

49:25

est-ce que vous entendez par écriture

49:26

photographique écriture littéraire

49:28

quelle spécificité vous donner à ces

49:30

termes là

49:31

spécifiquement je parle vraiment de

49:32

narration photographique mais je sais

49:35

pas si c'est répandu que ça mais c'est

49:37

vrai je pense vraiment à la

49:40

plus que en fait l'idée c'est de faire

49:43

comprendre

49:45

la le fil qui va relier les images entre

49:50

elles après je pense que il y a une

49:54

grande liberté du lecteur face à la

49:57

photographie c'est à dire que évidemment

49:59

c'est pas défini une série de

50:03

photographies comme une page de texte

50:05

dire on n'est pas dans un alphabet on

50:09

est dans une sensation qui est traduite

50:14

par chacun dans suivant son histoire

50:17

suivant tout ce qu'il a connu suivant

50:19

c'est c'est perception du monde et

50:22

évidemment c'est pour ça ça se rapproche

50:24

vraiment de la musique en fait je pense

50:26

et

50:28

c'est moins une écriture que une

50:31

tentative de de weed d'accord de voilà

50:36

sur un ensemble de photographies

50:40

moi j'aime bien parler de d'écriture

50:42

mais sous souvent justement quand je

50:44

m'adresse à un public qui connaît pas

50:45

forcément la photographie parce que je

50:47

trouve que c'est quand même là qu'on

50:48

fait les meilleurs comparatifs enfin

50:50

voilà des styles littéraires il y a

50:52

aussi des styles en photographie et des

50:54

écritures faisant de la question de la

50:55

photo floue qui qui demeure encore

50:58

problématique non ça peut faire sourire

51:00

comme ça mais en même temps moi je peux

51:01

complètement entendre que que des gens

51:03

qui soient qui connaissent pas la photo

51:04

et qui soient pas sensible à ça soit

51:06

désarçonné par une photo floue qui qui

51:09

peut rester pour un grand public éloigné

51:10

de la sphère photographique une mauvaise

51:12

photo ou une photoré enfin voilà donc

51:14

avait expliqué aussi que la même manière

51:16

qu'une écriture littéraire peut être

51:18

comme ça voilà on parle d'Annie Ernaux

51:21

bah voilà l'écriture d'Annie Arnaud qui

51:22

est très très commenté parfois même

51:24

décrié pour son côté extrêmement comme

51:27

ça parce que voilà presque sec et

51:31

presque clinique et à l'inverse des

51:33

langues voilà beaucoup plus riche

51:35

peut-être en vocabulaire enfin qui se

51:37

déploie voilà qui sont beaucoup plus

51:39

prolifiques ben en fait expliquer que la

51:41

photographie c'est la même chose on peut

51:43

travailler sur la photographie du

51:44

paysage de paysages extrêmement serréel

51:46

voilà et à l'inverse elle aussi

51:49

maintenant sur des mises en scène

51:50

photographiques beaucoup enfin voilà bon

51:52

là je voilà je vais pas faire un cours

51:54

de photo en détail en plus mais donc

51:57

voilà l'écriture photographique ça

51:58

permet peut-être des établir parfois

52:00

pour un pour un grand public

52:02

une espèce de comparatif peut-être un

52:04

peu basique et un peu didactique mais

52:05

qu'à cette vertu de d'éclairer sur il

52:09

existe autant de d'écriture à même sujet

52:11

photographié par des photographes

52:13

différents ne donnera pas la même chose

52:15

quoi moi ce que j'ai remarqué au fur et

52:17

à mesure des

52:18

différentes sessions des dating que j'ai

52:20

pu faire avec les photographes c'est

52:23

l'utilisation du mot grammaire de la

52:27

ponctuation la virgule le silence qui

52:31

rejoint parfois la musique mais pour moi

52:32

c'est il y a plus des termes littéraires

52:35

qui accompagnent la composition d'un

52:37

ouvrage

52:38

donc c'est jamais c'est en fait c'est

52:41

toujours une question de traduction et

52:44

j'ai perdu mon mot

52:45

c'est toujours une question de oui de de

52:49

ponctuation de silence de virgules d'une

52:52

façon de quand on parle de grammaire

52:53

parce que effectivement c'est aussi la

52:56

place voilà du sujet du complément mais

52:59

on parlera pas d'orthographe parce que

53:01

comme si il y avait pas de photophoses

53:04

de photos vraies photos faut-il par

53:08

contre ça fait des Pierrots parce que

53:09

c'est pas toujours sujet verbe

53:11

complément c'est voilà c'est à chaque

53:13

ouvrage à chaque écriture photographique

53:16

je me lancerai pas aujourd'hui

53:20

mais je m'en méfie parce que par exemple

53:24

pour y répondre là je pourrais voilà

53:26

c'est quand on dit c'est la grammaire

53:28

c'est la ponctuation mais je n'irai pas

53:30

me tenter à définir l'écriture

53:33

photographique là aujourd'hui oui mais

53:36

je trouve que c'est parce que sur des

53:37

comment dire des concepts un peu

53:38

caoutchouc comme disait au caoutchoutté

53:40

on sait pas trop quand on les prend on

53:42

les tire vers soi et on a bien du mal à

53:44

les définir là je pensais à la tradition

53:48

anglo-saxonne des grands textes

53:50

littéraires de dénonciation accompagnant

53:53

des des ouvrages de photographes très

53:55

puissants par exemple louons maintenant

53:57

les grands hommes il est en tête donc

53:59

c'est James Hardy et walkereva 1941 un

54:03

grand texte de dénonciation de la misère

54:04

des métayés

54:05

1936 aux États-Unis spolié etc et j'ai

54:09

l'impression justement quand on moi

54:10

quand j'ai en tête photographies

54:11

littéraire française j'ai assez peu d'ex

54:14

en fait de grands textes de d'écrivain

54:16

de dénonciation de cette

54:18

énonciation de l'intervention publique à

54:20

travers un objet littérature

54:23

photographie qui aurait cette puissance

54:25

d'impact qu'on peut imaginer justement

54:27

avec ce long maintenant les grands

54:29

hommes je sais pas si vous avez des

54:30

exemples ou des en tout cas sur de

54:32

d'énonciation effectivement non il y a

54:34

eu des il y a eu pas mal de duos mais

54:36

après il y a oui c'est souvent des

54:39

choses plus littéraires je pense on a

54:40

parlé d'Hervé Guilbert mais je pense

54:42

évidemment à Suzanne et Louise ou des

54:44

choses comme ça où la manière dont lui a

54:46

fait dialoguer texte et image mais

54:48

pratiquant lui-même le texte est et la

54:51

photographie sinon dans les dans les

54:53

dieux il y a eu il y a eu pas mal de

54:54

duos aussi après-guerre mais qui était

54:56

souvent des travaux de commande et des

54:57

textes de commandes

54:59

des choses comme ça exactement on est

55:02

complètement ailleurs et c'est vrai que

55:04

quand on entend Hervé Guilbert on entend

55:06

estate on entend un certain type de

55:08

tremblements on n'entend pas cette

55:11

cette puissance de percussion disons de

55:13

d'attaque du de la réalité

55:16

donc je sais pas une question que je me

55:19

posais sur cette tradition homosexonne

55:21

de grands textes de grands écrivains qui

55:23

prennent position dans la société comme

55:25

quand on aurait sûrement besoin

55:26

aujourd'hui je voulais rebondir sur ce

55:28

que tu as dit Arnaud c'est en lecture de

55:30

portfolio tu disais c'est évidemment

55:33

faut faire attention de ne pas blesser

55:35

mais en même temps moi j'ai besoin

55:37

d'être touché donc évidemment les images

55:39

qui qui parlent d'elles-mêmes qui

55:42

doivent parler d'elle-même mais quand on

55:44

n'arrive pas à présenter à mettre les

55:47

mots même la droitement on passe à côté

55:50

de quelque chose et là cette semaine

55:52

dans toutes les lectures de portfolio

55:54

que j'ai faite

55:55

j'ai encore une fois pu remarquer à quel

55:58

point la littérature est présente en

56:00

arrière-plan il y a souvent des auteurs

56:03

qui sont cités comme source

56:05

d'inspiration

56:06

Marguerite Duras Nicolas Bouvier Georges

56:11

pere en fait c'est toujours en

56:12

arrière-plan donc

56:13

je pense que ça fait vraiment partie je

56:16

sais pas à l'étranger mais en France

56:17

c'est je sais pas peut-être une voiture

56:20

10 ou se bagage littéraire revient et

56:24

cité et pour revenir je repensais

56:28

audio comme ça écrivain photographe j'ai

56:32

l'impression aussi qu'il y a les revues

56:33

qui jouent ce rôle je pense à 21 bien

56:36

sûr mais je pense aussi à une nouvelle

56:37

revue qui va sortir bientôt avec l'ex

56:39

rédactrice en chef de 21 Léna Mauger qui

56:41

fait une revue qui s'appelle Cometa qui

56:42

parlera des des pays de l'est et le

56:45

premier numéro ça sera Emmanuel Carrère

56:46

qui est parti aussi avec un photographe

56:48

donc j'ai l'impression que la revue Le

56:50

MOOC joue peut-être plus ce rôle que

56:52

voilà il y a aussi Gaëlle Turin

56:55

photographe belge qui est parti avec

56:56

Laurent Gaudé à Haïti voilà nous donc ça

56:59

c'est c'était paru dans des revues nous

57:01

on en avait fait aussi un livre mais

57:02

pour le coup le texte de Laurent Gaudé

57:04

dans la revue était un texte qui était

57:06

beaucoup plus justement comme tu le

57:07

disais coup de gueule dénonciation alors

57:09

que finalement dans le livre qu'on a

57:11

fait

57:13

[Musique]

57:19

[Musique]

57:35

c'est vrai que

57:37

en réfléchissant aussi que tout à

57:39

l'heure dans ta question de ni roche les

57:42

années 80 etc

57:44

je me disais oui effectivement à cette

57:47

époque là on était peut-être dans

57:48

l'analyse des photographies et c'était

57:52

peut-être une façon de faire grandir

57:54

aussi la

57:56

perception de la photographie et je

57:59

pense que maintenant tu as raison

58:01

Frédéric il y a beaucoup plus de

58:03

possibilités peut-être d'alliance entre

58:06

la perception poétique et la perception

58:08

photographique parce que peut-être d'une

58:10

certaine façon on a renoncé à réencadrer

58:13

la photographie manière définitive

58:16

c'est-à-dire qu'il n'y a pas de règle

58:18

absolue en photographie et il y a

58:20

peut-être beaucoup plus des échappés à

58:22

la travers les images qui peuvent être

58:26

équivalentes à des échappés poétiques

58:28

leur Samama qu'on va bientôt éditer tout

58:31

autant poète que photographe on

58:35

également Sandrine knude qui est poète

58:38

et photographe et je pense

58:40

qu'effectivement pour beaucoup de

58:42

personnes la faculté d'aussi bien écrire

58:47

se laisser porter par les mots que

58:50

parlent les images semble être possible

58:54

en tout cas en terme de connexion dans

58:57

une même personne peut-être avec

58:59

effectivement des duos poétiques au

59:02

photographiques et dans cette je pense

59:03

je pense ici à la majadelle finalement

59:06

c'est un autre grand fantôme puisque

59:07

dans ces années 80 on a ce très grand

59:10

critique aussi un très très grand

59:11

écrivain plus gros écrivains la seconde

59:14

moitié du 20e siècle tout casse

59:15

vétérinaire de Bernard Lamar JADELLE

59:17

c'est vraiment des textes formidables et

59:19

qui est un grand passeur aussi de

59:20

photographes de photographie et on

59:23

retrouve cette tradition littéraire au

59:25

sens fort français quoi à travers son

59:27

nom

59:27

je pense qu'il y a une vraie

59:30

conscience des éditeurs notamment

59:32

photographies d'être des lieux de

59:34

laboratoire aussi formels et de et de

59:37

tenter en fait des expériences je trouve

59:39

ça c'est très réjouissant dans le monde

59:40

de la photographie

59:42

c'est glissement progressif de plaisir

59:44

dans le monde littéraire et photographie

59:47

non bah écoutez je vous remercie

59:48

beaucoup je vous souhaite très

59:50

intéressant en tout cas pour moi et

59:51

merci à vous de votre écoute c'est de

59:53

vos partages

59:54

[Applaudissements]

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