0:27
donc tout d'abord merci merci d'être
0:29
venu pour ce beau thème de la rencontre
0:33
entre littérature et photographie je
0:35
crois que c'est un thème qui qui suscite
0:37
l'engouement en tout cas peut-être du
0:40
côté des éditeurs français peut-être que
0:42
même un thème peut-être très
0:44
franco-français littérature la rencontre
0:46
de des écrivains et des mondes
0:49
photographiques et on peut alors j'ai
0:52
souhaité intitulé cette rencontre un
0:54
nouvel élan ce qui me semble que depuis
0:56
au moins une bonne année mais bien avant
0:59
ça cela dit une sorte de focalisation
1:01
c'est ainsi de maison d'édition
1:04
française qui crée des collections
1:06
spécifiquement en demandant à des
1:08
écrivains de regarder des images ou à
1:12
ou inversement ça peut aussi arriver de
1:15
cette façon là donc on a ici parmi nous
1:17
trois éditeurs que je vais vous
1:20
présenter brièvement qui sont des
1:22
éditeurs qui ont créé des collections de
1:25
spécifiquement dédiés à littérature
1:28
donc on est avec des éditeurs France
1:30
photobook mais la le phénomène dépasse
1:33
largement aussi les éditeurs de cette de
1:36
ce groupement cette association je pense
1:39
par exemple aux éditions les petites
1:40
allées je sais pas si vous connaissez
1:41
cette cette maison d'édition créer en
1:44
Charente en 2008 et ce qui est une
1:46
maison d'édition qui qui est vraiment
1:47
qui a trouvé sa place et qui est qui a
1:50
une véritable puissance aujourd'hui 200
1:52
exemplaires au début c'était très
1:54
le principe donc c'est les petites
1:56
allées la maison d'édition
1:59
dont le directeur de collection est un
2:01
écrivain qui s'appelle Serge ayroldy et
2:03
le principe c'est de confier une ligne
2:05
de faire écrire un écrivain sur une
2:07
image d'imme dans des petites éditions
2:11
très très bien fabriquées et de les
2:14
faire circuler comme ça au départ de
2:16
façon très très confidentielle et
2:18
finalement cette maison d'édition c'est
2:19
véritablement imposée le dernier titre
2:20
donc c'est un dialogue entre une image
2:22
de Linda Tuloup et un texte de Yannick
2:26
donc je vous présente nos intervenants
2:29
Fabienne Pavia qui est directrice des
2:32
éditions le bec en l'air créé en 1999
2:36
et qui a commencé véritablement ses
2:38
activités en 2001 peut-être et dont qui
2:42
est peut-être Fabienne pionnière parce
2:43
qu'il y a une collection qui s'appelle
2:46
collatéral qui a été créé très tôt et
2:49
dont on va parler avec une expertise
2:54
rencontre et sur ce qu'on peut attendre
2:56
d'une rencontre entre un livre de
2:58
photographie et un écrivain vous avez
3:02
Eric Lebrun qui est directeur des
3:04
éditions light motifs dans le Nord là on
3:07
est dans les hauts de France alors que
3:08
Fabienne le bec en l'air est à Marseille
3:09
j'aime bien associer des éditeurs et des
3:11
territoires aussi dans une une pensée de
3:14
la archipelique un petit peu la
3:19
on va dire de résistance en fait des
3:21
îlots de sensibilité un peu partout sur
3:22
le territoire français donc Marseille la
3:24
Madeleine à côté de Lille pour les
3:27
éditions lytmotiv avec un premier titre
3:30
qui est paru d'un dialogue entre un
3:34
texte d'Annie Ernaux qui a été republié
3:35
et une photographe qui s'appelle Nadège
3:37
et donc on pourra en discuter aussi avec
3:41
la puissance qui a pu apporter quelqu'un
3:43
qui a obtenu le prix Nobel de
3:45
littérature et c'est une février des
3:47
éditions sensun qui est dans l'Hérault à
3:51
Montpellier tu es nomades mais en fait
3:53
essentiellement là-bas et qui a aussi
3:55
créé une une belle collection avec en
3:59
partenariat avec la Fondation musée
4:02
départementale Albert Cannes à
4:04
Boulogne-Billancourt et les archives de
4:05
la planète où il est demandé à un
4:07
écrivain contemporain de déployer sa
4:11
vision à partir d'un autochrome donc 4
4:13
titres sont déjà sont déjà parus je peux
4:17
citer aussi les livres paraîtront
4:19
bientôt les éditions la main donne donc
4:21
David fourré qui lui est dans l'Aveyron
4:26
dans l'idée de collection et portée par
4:28
le tireur Guillaume Genest qu'on était
4:30
sûrement et ça va s'appeler poursuit
4:33
ericochet l'idée étant de demander à un
4:36
auteur de revisiter ces archives
4:43
comment dire de chercher à ce qui a pu
4:45
être déterminé chercher ce qui a pu être
4:48
les premières images celles qu'on a tous
4:51
dans nos albums en quoi
4:54
quelques-unes de ces images ont pu être
4:56
déterminantes donc il y aura par exemple
4:58
Ariane Lafont qui va qui va qui va
5:00
écrire pas que des pas que des écrivains
5:02
Bernard aussi Guillaume Genèse qui
5:04
commencera sûrement le qui inauguera
5:06
sûrement la collection donc là c'est
5:07
David aurait pu être là aussi David
5:11
le premier des premiers livres
5:15
à l'automne vraisemblablement voilà pour
5:18
un petit paysage très très rapide de
5:20
d'un phénomène qui me semble se
5:22
concentrer actuellement alors essayer de
5:24
comprendre pourquoi d'une rencontre
5:26
organisée entre écrivain photographe
5:29
éditeur alors je demanderai d'abord à
5:32
aux intervenants de peut-être à
5:34
présenter rapidement votre maison
5:36
d'édition ces lignes structurantes et
5:38
surtout la place du texte depuis la
5:41
création de la maison d'édition est-ce
5:43
que la place du texte a changé ce qu'il
5:45
y a eu des modifications et surtout
5:47
pourquoi la création de ces nouvelles
5:49
maisons c'est une nouvelle collection
5:51
dans vos maisons d'édition bonjour Merci
5:59
en étant plus axé sur la photographie je
6:02
suis tétrice de photographie à la base
6:04
mais en fait le texte c'est tout de
6:06
suite imposé on va le des rencontres
6:08
avec les autrices les auteurs les
6:11
artistes on fait que finalement la
6:13
littérature a toujours été là et avant
6:16
de monter son seul j'avais créé une
6:18
revue de photographie puis une revue de
6:20
littérature et de graphismes qui
6:22
s'appelait le chant du monstre donc
6:24
finalement il y avait toujours les
6:25
prémices de cette hybridation et de
6:28
cette rencontre entre le texte et
6:30
l'image la collection fléchettes a été
6:34
impulsée par la rencontre avec Adrien
6:36
genoudet c'est-à-dire contemporain et
6:38
réalisateur qui a fait son synthèse sur
6:41
les archives de la planète d'Albert
6:44
Cannes et qui m'a proposé de de monter
6:48
cette collection avec lui et d'arriver à
6:51
trouver le corps le plus juste possible
6:53
pour accueillir ce dialogue entre entre
6:55
le texte et l'image donc c'est vraiment
6:57
une collection qu'on porte tous les deux
7:00
on pourra on pourra en parler après
7:02
c'est les attentes d'un éditeur
7:04
justement quand il demande à un écrivain
7:06
contemporain de se pencher sur des sur
7:08
des images comme ça est-ce que le texte
7:09
est relu ensemble et qu'est-ce qu'elles
7:11
sont les attentes on passe ça peut-être
7:14
à toi Eric pour nous présenter ta
7:16
collection tes choix éditoriaux
7:19
d'accord donc nous notre maison
7:21
d'édition est créée depuis 2011 et c'est
7:24
vrai aussi que dès le départ on a essayé
7:27
d'envisager des couples des alliances
7:30
entre photographes et écrivain
7:34
en privilégiant la photographie parce
7:38
présentait comme édition photographique
7:41
on a fait plusieurs plusieurs tentatives
7:45
comme ça de confier des écrivains des
7:49
séquences photographiques et de leur
7:52
proposer soit d'écrire une fiction soit
7:55
d'écrire ce que il pouvait ressentir en
7:59
compulsant le la séquence
8:02
on a eu de très grands noms j'avoue que
8:04
j'avais été très surpris par la faculté
8:07
de réception des écrivains sur la
8:11
photographie dans des grands noms quoi
8:13
de Marie Deplechin Philippe clotel André
8:19
autant je pense le public et vraiment
8:23
était vraiment intéressé autant et on en
8:26
parlera sûrement les libraires
8:29
ne considéraient pas ça chaque fois
8:33
d'une personne reconnue comme écrivain
8:36
en fait c'était toujours considéré comme
8:38
un texte mineur lorsque c'était en
8:42
accompagnement d'une séquence
8:46
j'ai continué on a continué à réfléchir
8:49
au sein de la maison d'édition j'ai pas
8:54
on a on a mis en place cette idée d'un
8:58
concept de collection où on ferait
9:04
et en essayant d'envisager à chaque fois
9:08
un jeu différent à une alliance
9:11
différente entre le texte et la
9:15
photographie mais en jouant les codes de
9:19
la littérature dans le l'ouvrage
9:22
lui-même c'est-à-dire que c'est un peu
9:25
pour nous une histoire de cheval de
9:28
Troie pour rentrer dans les rayons
9:30
littératures des libraires
9:34
donc on a eu la chance d'avoir donc
9:38
Natacha fagot qui avait une
9:40
correspondance avec un Ernaux depuis
9:42
plus de 10 ans et qui nous a permis de
9:45
lancer cette collection qui s'appelle
9:47
singulière et qui va donc réunir à
9:50
chaque fois une séquence photographique
9:53
avec un texte complet qui est à la fois
9:59
en phase avec la séquence et à la fois
10:02
totalement autonome aussi voilà
10:04
c'est ce qu'on cherche à faire pour
10:06
séduire et aussi pour
10:09
amener parce que c'est bien un des
10:12
enjeux principaux qu'on nous avons en ce
10:14
moment amener les libraires s'intéresser
10:16
beaucoup plus à l'édition photographique
10:18
voilà parce que très très embarrassés de
10:22
photographie mais ça généralement les
10:23
rayons beaux-arts et quand c'est un
10:25
écrivain de renom écrit un texte
10:27
effectivement ça brouille un petit peu
10:29
les cartes et les tu l'as dit fais bien
10:31
le bec en l'air est né en
10:34
1999 et pendant les deux premières
10:38
années d'ailleurs le bec en l'air ne
10:39
publie pas sous son nom au fond réaliser
10:41
des livres pour pour d'autres éditeurs
10:43
notamment le seuil ce qui est déjà dit
10:46
le rapport un peu à la à la littérature
10:48
et puis en 2001 ça a été donc les
10:49
premiers livres et c'est vrai que ce
10:51
rapport au texte il était là dès le
10:54
j'ai envie de dire de de
10:56
beaucoup par mon parcours moi j'étais
11:00
journaliste dans la presse écrite
11:01
j'accompagnais pas mal de pas mal de
11:03
photographes et était toujours frappé de
11:06
du cloisonnement qui pouvait y avoir y
11:08
compris dans les rédactions entre voilà
11:10
les pitchs Editor et les gens du texte
11:13
notamment en France je pense chez les
11:15
Anglo-Saxons c'est très différent parce
11:16
qu'il y a notamment cette grande
11:17
tradition du journalisme littéraire ou
11:19
voilà on connaît les grands noms qu'on
11:21
accompagner les grands durs photographes
11:23
écrivains en France quand même beaucoup
11:25
moins et je crois que au départ la
11:27
naissance du bec en l'air est née de de
11:29
ce constat et de l'envie de rapprocher
11:32
les deux mondes donc la collection elle
11:34
est née alors on a fait appel à des
11:35
écrivains dès le départ pas dans une
11:37
collection mais pour voilà pour
11:38
exactement comme le disait
11:40
Eric chez toi aussi ça a été le ça a été
11:42
le cas moi je trouvais pas mais
11:44
peut-être parce que c'était un peu avant
11:46
toi je trouvais que c'est justement
11:46
c'était pas si facile que ça parce que
11:49
la plupart des écrivains peut-être
11:51
n'osaient pas s'aventurer sur le terrain
11:52
fictionnel ou voilà donc se sentait un
11:55
peu obligé d'être dans le commentaire de
11:56
texte ou dans un rapport très
11:58
illustratif or moi ce qui m'intéressait
11:59
c'était évidemment voilà un dialogue
12:02
voilà le déplacement catalogue qui soit
12:05
non pas en harmonie ou en opposition
12:07
mais qui soit voilà une extrapolation
12:09
qu'on va tu viens très bien de le dire
12:11
un déplacement donc en 2007 on a décidé
12:13
de créer cette collection qui s'appelle
12:15
collatéral et j'ai envie de dire et je
12:18
me réjouis vraiment en plus de voir ces
12:20
deux très belles collections qui sont
12:21
voilà qui sont très très justes aussi
12:23
dans leur dans leur pensée je pense
12:24
qu'en 2007 on était peut-être un peu
12:26
trop tôt je ne saurais expliquer
12:29
pourquoi faudrait demander au libraire
12:30
en tout cas ça a été vraiment très
12:32
difficile d'imposer cette collection
12:34
parce que les libraires étaient
12:36
désemparés par par ce duo je me rappelle
12:40
d'une d'une libraire je peux dire
12:42
maintenant elle a pris après sa retraite
12:44
mais d'une libraire très connue de 5e
12:46
arrondissement et de la rue des écoles
12:47
pour ne pas la nommer qui m'avait dit
12:49
alors qu'on avait un texte d'Arnaud
12:51
obertina voilà excellent écrivain publié
12:54
chez vertical etc qui m'avait regardé
12:55
quand je lui ai expliqué qu'il m'avait
12:57
dit mais c'est un vrai texte d'Arnaud
12:58
Bertina et ça m'avait vraiment vraiment
13:00
frappé en fait comme si finalement voilà
13:04
comme c'était pas assez assez noble
13:05
d'écrire pour le pour le pour la
13:08
donc on a développé néanmoins on a on a
13:11
tenu bon dans cette collection qui
13:12
s'appelle collatérale alors l'idée
13:14
justement c'était collatéral en biologie
13:16
c'est les vaisseaux primaires et puis
13:18
les vaisseaux secondaires qui cheminent
13:20
parallèlement donc c'était un peu ça
13:22
quoi c'était de se dire bah moi j'aime
13:25
bien dire en tout cas c'est le petit
13:26
texte qui résume la collection c'est que
13:27
le texte est image comme l'image est
13:29
texte et ce qui m'intéressait aussi
13:31
dedans c'était le point de tension que
13:33
ce dialogue text image allait révéler
13:35
jusque dans la mise en page voilà
13:37
comment il y a le texte il y a la photo
13:39
mais comment les deux vont s'articuler y
13:41
compris j'ai envie de dire dans l'espace
13:44
la forme la forme ça a donné plus de 20
13:48
titres c'est une collection qui est
13:50
aujourd'hui en sommeil je ne dis pas
13:51
qu'elle voilà qu'elle se revitalisera
13:55
pas pourquoi elle est en sommeil parce
13:57
que c'était il faut le dire vraiment dur
13:59
voilà vraiment dur commercialement parce
14:02
que parce que quelque part c'est des
14:03
c'est quand même des beaux objets donc
14:05
souvent des impressions quadries enfin
14:07
qui certes n'ont pas le c'est pas le
14:09
même prix que les grands livres qu'on
14:10
fait mais enfin c'est pas non plus ça
14:12
n'a rien à voir avec le prix d'un livre
14:13
de littérature en fait il y a une
14:15
photographie il y a des papiers qui sont
14:16
donc des papiers couchés ou non couchés
14:18
mais en tout cas des papiers de création
14:19
donc forcément l'économie était hyper
14:22
difficile à trouver donc voilà c'est la
14:26
la principale raison après cette
14:29
collection elle a vraiment permis et
14:31
j'espère qu'elle perd le permettra
14:33
encore beaucoup d'écrivains ont vu là
14:35
finalement je pense à Joyce normand par
14:37
exemple excellente écrivaine qui était
14:39
connue pour pour plutôt sa littérature
14:42
de non-fiction littérature documentaire
14:44
et qui là c'est aventuré pour la
14:45
première fois en fiction et Joy dit et
14:48
j'en suis je suis heureuse d'entendre ça
14:50
que c'est justement ce livre qu'elle a
14:52
fait dans cette collection qui lui a
14:53
permis de passer à autre chose voilà et
14:55
pour les photographes et j'en terminerai
14:57
là en préambule pour les photographes je
14:58
pense que c'était aussi l'occasion
15:00
souvent d'avoir une série parfaitement
15:02
cohérente qui ne pouvait pas répondre à
15:04
être une monographie à être on va dire
15:06
un grand et un gros livre photo tel
15:08
qu'on peut les voir dans juste à côté
15:10
mais qui qui justement pouvait trouver
15:13
une cohérence dans une forme beaucoup
15:15
plus courte voilà je pense que ce qui
15:17
peut être très précieux pour un pour un
15:18
écrivain c'est qui qui travaille par
15:19
définition de façon solitaire c'est de
15:23
s'ouvrir un dialogue sensible avec une
15:25
autre une autre esthétique que la sienne
15:27
et peut-être que les écrivains
15:29
aujourd'hui sont un peu plus ouverts à
15:31
ce genre de collaboration oui les
15:33
hybridations ça marche bien enfin la
15:36
littérature dialogue beaucoup avec la
15:37
musique voilà la photographie avec la
15:40
littérature ces hybridations de forme
15:42
effectivement sont aujourd'hui beaucoup
15:44
plus mûres je pense dans la création
15:45
contemporaine et puis il y a aussi tout
15:47
simplement ce qui est devenu la
15:48
photographie j'ai envie de dire voilà
15:50
c'est 15 dernières années ça
15:52
représentation on est ici à Arles donc
15:54
on a le l'un des exemples les plus
15:56
frappants mais mais voilà les les
15:58
écrivains sont aussi conscients de du
16:01
pouvoir de l'image et puis il y a aussi
16:03
certainement aussi discours pour lequel
16:05
on milite beaucoup tu as parlé de
16:06
l'association qui nous réunit et qui est
16:09
donc France photobook qui représente une
16:11
trentaine d'éditeurs de livres de
16:12
photographie français il y a aussi cette
16:15
reconnaissance de de la photographie
16:18
comme comme une écriture à part entière
16:20
qui reste quand même un véritable on est
16:23
entre voilà entre convaincu mais qui
16:25
reste un véritable petit combat amener
16:27
notamment quand même auprès des
16:29
libraires voilà qu'on est pas question
16:33
ici de de crier sur les sur les
16:35
libraires ou quoi que ce soit ils sont
16:36
là et en France ils sont
16:37
particulièrement présents mais néanmoins
16:40
ce rayon photographique dans les
16:41
librairies demeure encore très souvent
16:43
confidentielles il est au premier au
16:46
rez-de-chaussée ou alors il est dans une
16:47
table sur lequel finalement on va
16:49
trouver beaucoup de livres liés au
16:51
catalogue de grandes expositions et
16:52
c'est très bien mais on peine un peu à
16:55
trouver au Livre Photo sa place parce
16:58
que justement il en prend de la place
16:59
parce que il coûte plus cher parce que
17:01
il est fragile etc etc donc cette
17:05
collection et je pense que on y a pensé
17:06
tous les trois c'était aussi une manière
17:08
de de de de de de faire aller le
17:12
libraire et les lecteurs vers l'écriture
17:16
Eric tu appelles un cheval de Troie
17:17
c'est une façon de faire circuler en
17:18
fait les images au-delà de du cercle des
17:21
amateurs traditionnels mais peut-être
17:23
que je continue avec toi Fabienne parce
17:25
que tu as une place aussi singulière tu
17:26
diriges à un festival de littérature
17:27
donc ça dans le dans le monde de
17:29
l'édition c'est quand même très rare je
17:31
pense qu'il y a pas il y a pas d'autres
17:31
il y a pas d'autres cas le festivals
17:33
olley-bojour à Marseille et donc ça
17:35
donne un regard évidemment très très
17:38
précis sur la création littéraire
17:39
contemporaine oui oui sans doute
17:42
pas beaucoup d'écrivains et puis je
17:45
dirais que je suis peut-être une
17:46
littéraire avant de j'ai dit un peu sur
17:49
mon parcours j'ai accompagné des
17:50
photographes et quelque part moi j'ai
17:51
découvert la photographie en
17:52
accompagnant reportage en tant que
17:53
journaliste des des photographes et je
17:55
me suis ouverte à cette écriture de
17:57
cette manière là donc c'est sûr que
17:58
c'est voilà c'est c'est quelque chose
17:59
que j'ai voilà après justement sur le je
18:04
des hybridations etc dans mon festival
18:06
on croise beaucoup la littérature et la
18:08
le croisement littérature et
18:10
photographies n'est pas si simple mais
18:12
je dirais que c'est je raconte ça parce
18:14
que c'est finalement la même
18:15
problématique dans que dans nos
18:17
collections c'est-à-dire que justement
18:19
comment on le crée ce dialogue quoi de
18:21
quelle nature il est pour arriver à
18:23
aller plus loin que l'illustration je
18:26
parle d'un chien ou un chien je parle de
18:28
tempête on voit une image de tempête non
18:30
comment est-ce qu'on arrive à amener les
18:33
gens vers quelque chose qui qui va
18:34
transcender ça et j'aime bien dire qu'on
18:37
dialogue de poétique apoétique en fait
18:39
oui mais tout le monde et voilà je pense
18:42
que c'est c'est facile de trouver des
18:44
écrivains qui aiment la photo des
18:45
photographes comme la littérature mais
18:46
mais des gens qui arrivent à penser ça
18:49
de manière peut-être un peu plus
18:49
singulière pour faire
18:51
œuvre commune aussi avec chacun qui va
18:53
faire un pas vers l'autre c'est
18:54
peut-être moins moins facile que ce
18:56
qu'on pourrait penser et donc soit Eric
18:59
là je pensais aussi à la présence
19:01
peut-être au fantôme bienveillant de
19:04
qui est quand même justement à la
19:06
jonction de la littérature et de la
19:07
photographie de façon très très fine
19:09
très intelligente et très percutante et
19:11
toi tu évoqué donc cette formule presque
19:14
un peu un peu guerrière un peu du rusé
19:16
Ulysse et du cheval de Troie de tu peux
19:20
développer cette idée là je peux
19:22
développer simplement je voudrais pas
19:24
qu'on oublie entre l'écrivain et le
19:26
photographe la personne qui fait tout de
19:29
même la reliure entre guillemets
19:32
qui est l'éditeur en l'occurrence sur ce
19:35
type d'ouvrage puisque on se rend bien
19:38
compte que l'écrivain seul serait pas
19:40
tenté par l'utilisation des images
19:43
telles que nous allons le proposer dans
19:46
le produit fini de même que le
19:47
photographe seul sans doute
19:49
n'aurait pas cette envie de de dialoguer
19:54
comme nous le ferons en
19:57
à la place qui est la nôtre d'éditeur
20:01
parce que je pense de plus en plus que
20:03
l'éditeur est un arrangeur exactement
20:06
comme en musique et que sur ce type de
20:20
c'est nous qui créons l'accord entre les
20:23
deux puisque ça n'existerait pas
20:26
si on n'était pas là pour justement
20:28
faire rencontrer connaître et harmoniser
20:32
donc de plus en plus je le vois comme ça
20:35
dans ce type d'ouvrage alors
20:40
oui les écrivains il me semble
20:43
je sais pas exactement pourquoi mais
20:45
sans doute parce que beaucoup
20:47
d'écrivains ça m'a fait tilt l'autre
20:49
jour quand je discutais avec une autrice
20:51
beaucoup d'écrivains ou écrivains donc
20:54
suivent les images mentales qu'ils
20:59
dans leur écriture donc en quelque sorte
21:02
ils ont un peu l'habitude de cette
21:03
perception intérieure qui
21:06
est par ailleurs provoqué par la
21:08
photographie l'image et
21:11
il me semble que c'est ça la porte
21:13
d'entrée vers les écrivains donc je veux
21:15
dire par là que les écrivains sont assez
21:18
couramment touchés par la photographie
21:20
c'est quelque chose de façon très très
21:23
cinématographique voilà très visuel très
21:25
cinématographique et c'est toujours un
21:29
peu à suivre leurs images mentales en
21:31
tout cas dans le processus d'écriture
21:33
tac l'écrivaine m'en parlait l'autre
21:36
jour et du coup je me suis dit bah oui
21:37
il y a plein d'écrivains qui sont comme
21:39
donc il y a une sorte de d'accueil
21:43
qui se fait avec les écrivains écrivaine
21:45
pour éventuellement donc travailler avec
21:48
un photographe ou une photographe chez
21:51
les lecteurs je pense aussi qu'il y a un
21:53
accueil assez favorable
21:55
on s'en rend compte dans les salons on
21:57
se rend compte que c'est quelque chose
22:00
parce que au-delà de feuilleter
22:04
simplement un livre de photos le lecteur
22:07
se dit à j'aurais encore plein d'autres
22:09
choses à découvrir chez moi
22:11
alors qu'un des écueils mon avis
22:13
principaux de la vente de nos ouvrages
22:15
souvent c'est que quand les gens les
22:17
regardent sur table bon il faut y être
22:20
ça va souvent très vite et puis il se
22:22
dit bon ça va je l'ai lu on dit que si
22:24
tu as du texte non tu dis bon il va
22:26
falloir que je continue la découverte de
22:29
chez moi et le problème vraiment c'est
22:34
c'est le libraire ou les gens qui
22:39
travaillent en médiathèque parce que
22:42
dans notre éducation nationale
22:46
il y a très très peu d'ouverture sur
22:48
l'image sur la photographie et
22:51
c'est pas une volonté de ne pas en
22:55
parler ou de ne pas connaître c'est
22:56
plutôt d'être démuni dans le cadre même
23:01
de son métier une méconnaissance ils ne
23:04
savent pas comment faire il y a pas de
23:07
il y a pas la manière la plupart des
23:10
gens et même des amis de toutes sortes
23:12
que vous pouvez avoir je me rends bien
23:14
compte en dehors de nos milieux toujours
23:17
passionnés par la photographie
23:18
tu leur montres des photographies
23:20
qu'est-ce qu'ils vont te dire ils vont
23:22
te dire ce qu'il y a sur la photographie
23:23
ils vont te dire c'est un chien sur la
23:26
route mais on part ressentir le c'est
23:29
très étrange parce que pour nous ça nous
23:35
depuis toujours mais c'est pas vrai
23:37
nous-mêmes on l'a acquis et donc ça ça
23:41
manque terriblement parce que
23:43
franchement je pense qu'il y a 1% de la
23:45
population en France maximum qui est
23:47
sensible à la photographie telle qu'on
23:49
la produit dans nos ouvrages donc
23:54
là il y a tout ce travail de jonction de
24:01
de découverte que nous essayons de faire
24:04
passer à ces intermédiaires à ces
24:07
personnes qui sont entre les lecteurs et
24:09
les producteurs entre les lecteurs et
24:11
les éditeurs entre les lecteurs et les
24:14
curateurs etc donc voilà c'est vraiment
24:17
c'est innocent que c'est bien là que ça
24:21
se passe que c'est bien là qu'il faut
24:22
produire notre effort et
24:25
donc oui je oui c'est une sorte de
24:28
bataille qu'il faut faire pour ouvrir
24:30
les rayons des vibreurs et ouvrir
24:34
leurs envies de découvrir quelque chose
24:37
qui connaissent pas mais c'est un peu
24:40
voilà t'es pas obligé de savoir jouer
24:43
d'un instrument mais tu peux très très
24:44
bien l'apprécier donc c'est tout ce
24:47
travail là quand on est en train de
24:49
mettre en place aussi bien dans
24:51
l'association France autovo par toutes
24:53
sortes d'actions que dans nos actions
24:55
spécifiques de d'éditeur avec les objets
24:58
qu'on est en train de créer de
24:59
construire il y a un pari à une volonté
25:02
d'associer les notoriété c'est à dire
25:04
quand on publie Annie Arnaud on sait que
25:06
naturellement j'imagine toutes sortes de
25:09
lecteurs viendront à nous qui d'habitude
25:11
ne regarde pas des livres de
25:13
photographie et donc là il y a une un
25:15
enjeu de démocratisation en fait de
25:16
l'image c'est très clairement un piège
25:19
c'est à dire qu'effectivement le premier
25:22
titre de la collection avec Annie Ernaux
25:25
on a la chance en plus qu'elle a eu le
25:28
prix Nobel avant qu'on sorte le livre
25:30
mais évidemment c'est
25:32
là ça fait consensus pour les libraires
25:35
parce que d'un seul coup il se dit ah
25:36
oui tiens je savais pas ah c'est
25:38
intéressant je vais regarder et c'est
25:40
vrai que la diffusion de cet ouvrage par
25:43
rapport à nos diffusions habituelles
25:45
sans commune mesure on ouvre plein de
25:48
points de vente nouveau et du coup on
25:51
ouvre aussi je crois j'espère l'intérêt
25:54
des libraires pour ce type d'ouvrage et
25:59
quelques-uns sans doute retiendront
26:01
aussi l'intérêt propre de la
26:03
photographie pour les autres ouvrages
26:05
plus photographiques en tout cas c'est
26:07
c'est un des objectifs mais à côté de ça
26:10
après certainement puisque les ouvrages
26:14
de Samsung sont pas tout à fait sur le
26:16
même type à côté de ça il y a vraiment
26:18
quelque chose moi qui me passionne
26:19
depuis le début et c'est vrai que Fabien
26:21
était précurseur c'est
26:23
cette façon de faire consommer en fait
26:28
j'employeur d'essence mot de vocabulaire
26:30
faire consommer le texte et l'image ça
26:34
sonne il faut que ça sonne en fait il
26:36
faut que lorsqu'on lit l'ouvrage
26:41
il faut que le lecteur ne puisse pas
26:43
s'empêcher de continuer en fait à
26:49
le palperdre jusqu'à la fin c'est à dire
26:52
que l'image qui tombe elle doit être
26:54
vraiment l'image qui tombe c'est un coup
26:55
de cymbale et je pense que oui il faut
26:59
nos collections d'une manière comme ça
27:04
voilà c'est l'écoute je pourrais
27:08
témoigner parce que tu m'as demandé
27:09
d'écrire un texte pour un livre de
27:12
Eric à garder 4 phrases
27:14
j'espère bonne phrase mais je croyais
27:18
que ça t'aurait pas si Marc que ça en
27:20
et donc toi Céline ton rapport au
27:23
libraire parce que c'est moi ce qui me
27:25
frappe aussi dans le dans le monde de
27:26
l'édition photographique c'est votre
27:27
façon de colporter vos ouvrages vous
27:30
êtes vraiment derrière chaque titre dans
27:32
les salons vous êtes un peu partout en
27:33
France vous êtes très très présent
27:35
beaucoup plus que des éditeurs de de
27:37
littérature générale
27:39
ton rapport au libraire et comment
27:41
est-ce que tu quand tu quand tu as
27:42
l'occasion de présenter tes livres en
27:43
librairie comment comment ça se passe
27:44
les livres de la connexion pour la
27:48
collection fléchettes comme le disait
27:50
Eric ça ouvre de nombreux portes quand
27:54
on est éditeur de photographie
27:55
principalement et qu'on fait de la
27:59
on a accédé à énormément de librairie
28:08
la diffusion était sans commune mesure
28:10
une fois de plus comme tu le disais Eric
28:12
avec le titre de Marie-Hélène Laffont
28:15
on a attiré tous les ouvrages à 1200
28:18
exemplaires au bout de 5 mois il y en
28:20
avait plus concernant ce titre là
28:22
Marianne Lafon qui est présente dans
28:24
toutes vos collections
28:26
pas encore ah oui excuse-moi je pense
28:28
avec David le jour où on s'est parlé
28:30
pour se dire tu sais je monte une
28:32
nouvelle collection photographie et
28:35
littérature moi aussi j'ai une idée
28:37
comme ça et puis on avait la même la
28:40
la photographie c'est une
28:42
collectionneuse donc c'est vrai que au
28:45
départ quand on dans nos recherches
28:46
d'écrivains c'est vrai qu'on on essaie
28:49
de repérer ce dont on connaît la
28:51
pétanque pour la photographie et
28:54
l'anecdote avec Marie-Hélène c'est qu'au
28:55
début elle a refusé en disant l'idée est
28:57
superbe mais je n'ai pas le temps et en
29:00
fait elle s'est rendu compte qu'il y a
29:02
une image qui l'a honte elle a cherché
29:04
dans plein de documents des magazines et
29:07
elle retrouve l'image et c'était une
29:09
image des archives de la planète donc
29:11
elle nous a rappelé en disant que
29:13
c'était une obligation pour elle de
29:15
décrire sur et à partir de cette image
29:19
et pour répondre plus précisément à ta
29:23
pour moi ça a été les livres de
29:25
photographie qui ont été plus difficiles
29:29
plus difficile à défendre en librairie
29:33
pour fléchettes pour cette collection ça
29:36
a été beaucoup plus facile ce n'est
29:39
jamais acquis et puis selon l'Autriche
29:42
ou l'auteur présenté sa notoriété c'est
29:44
sûr que il faut un peu plus pousser mais
29:47
pour moi ça a été vraiment
29:49
des portes des portes ouvertes c'est une
29:52
question que je me posais c'est comment
29:53
les noms d'écrivains viennent à vous
29:54
puisque vous êtes une part sur sollicité
29:57
que comme éditeur vous recevez en
29:59
permanence des travaux mais pour un
30:00
écrivain vous allez chercher l'écrivain
30:02
et est-ce que les réussites dans les
30:04
livres les plus réussis ne sont pas
30:05
justement des livres qui sont portés dès
30:08
l'origine peut-être Fabienne tu as
30:10
quelque chose à dire là-dessus par un
30:11
duo écrivain auteur quand l'éditeur
30:14
choisit un écrivain sur un texte
30:17
on peut y avoir des hiatus quoi assez
30:19
souvent je trouve ouais c'est vrai que
30:21
nous dans la fin si je menti à cette
30:23
collection collatérale qui a plus d'une
30:24
vingtaine de titres je crois qu'on est
30:26
pas loin de 25 titres
30:28
les duos les mariages qui ont le le
30:31
mieux marché c'est la même chose que
30:33
dans la vie ce ne sont pas les mariages
30:35
forcés c'est les vrais mariages et
30:37
d'amour et et je sais pas je peux
30:40
peut-être citer un exemple c'est
30:41
toujours mieux je pense à les zénither
30:43
et Raphaël Nil Alice connaissait Raphaël
30:48
dans l'art de perdre des romans bien
30:51
connus d'Alizée à un moment donné les
30:53
questions d'un photographe et de et de
30:54
photos c'est Raphaël Nil elle a joué
30:57
dans un Raphaël est aussi cinéaste elle
31:00
a joué dans un film et vice-versa
31:01
Raphaël a participé au film que Kalys a
31:04
sorti récemment enfin voilà tous les
31:05
deux se connaissaient bien et c'était
31:08
assez intéressant si je raconte en deux
31:10
mots parce que Raphaël a fait beaucoup
31:12
de photos autofictionnelles ce déguise
31:15
en étrange personnage et s'immerge
31:18
lui-même dans des paysages souvent des
31:19
paysages nordiques avec des costumes un
31:21
peu un peu curieux un peu un peu étrange
31:23
donc il y avait quand même cette série
31:25
extrêmement difficile quoi ce personnage
31:27
un peu rouge avec des costumes bizarres
31:29
et puis des photos de nature nordique un
31:32
peu abstraite etc donc je me demandais
31:34
bien ce que ce qu'elle allait pouvoir
31:35
pouvoir écrire et finalement elle a joué
31:37
sans doute sur ce sur ce formalisme sur
31:42
Presque Oui assez clinique assez froid
31:46
et elle a imaginé en fait un personnage
31:49
une femme qui fait le ménage dans des
31:51
dans des grands immeubles de bureau tout
31:53
à fait impersonnel avec toute
31:54
l'ingratitude que ce travail peut
31:56
provoquer et cette femme en fait est
31:58
prise de migraine de plus en plus
32:00
violente découvre comprend qu'elle est
32:02
électrosensible et voilà et donc c'est
32:04
aussi toute la voilà souffrance au
32:06
travail etc et à un moment donné à une
32:08
une crise tellement tellement violente
32:11
et c'est une scène que je trouve
32:12
vraiment très belle dans le livre où
32:14
elle voit apparaître une étrange
32:16
créature rouge voilà et à ce moment là
32:19
dans le dans le livre on bascule et on
32:23
utilise du coup les photos de Raphaël
32:24
qui qui viennent nourrir ça donc voilà
32:28
et je sais qu'ils se sont par exemple
32:31
là-dessus parce que elle elle savait en
32:33
plus comment il avait fait ses
32:34
photographies et elle voulait surtout
32:37
rentrer dans dans les raisons j'ai envie
32:42
de dire autofictionnelle qui avait
32:43
poussé Raphaël à faire à faire ses
32:45
images donc donc voilà c'est toujours
32:49
j'ai l'impression quand il y a quand
32:50
même un dialogue entre les deux ou en
32:52
tout cas une compréhension mutuelle du
32:54
du des travaux des deux en tout cas dans
32:57
cette collection ça a mieux fonctionné
33:00
d'ailleurs je pense que ton prochain
33:01
projet Éric entre entre
33:04
Lanester c'est le c'est tout à fait ça
33:06
en fait c'est un duo qui arrive
33:08
toute façon c'est l'idéal quand quand
33:11
effectivement le dos est déjà constitué
33:13
et que nous on vient mettre la patte de
33:16
l'éditeur sur la la façon de
33:20
de comment dire de mettre en forme
33:25
l'ensemble c'est vrai que le premier
33:28
livre l'autre fille est né de cette
33:30
correspondance pendant 10 ans entre amis
33:32
donc là c'est vraiment une
33:35
quelque chose de régulier à une amitié
33:38
qui s'est construite au fur et à mesure
33:39
et puis entre l'or et Hélène c'est
33:42
beaucoup plus le choix de l'or c'est pas
33:45
mal le choix de l'or comme le choix de
33:47
Sophie le choix de l'or
33:50
de vouloir absolument Hélène donc
33:53
elle lui a envoyé les sa séquences
33:56
d'image et Hélène gostern a répondu avec
33:59
beaucoup de retard mais finalement c'est
34:00
dit prête se lancer dans un texte
34:04
comme une enquête policière c'est
34:08
vraiment un tout autre registre mais ça
34:11
m'intéresse autant parce que c'est de
34:14
toujours ces deux mesures identiques
34:16
autant de photographies c'est pas au
34:20
de force photographiques de force
34:25
du texte et donc pour toi Céline pour
34:27
sunsen le donc tu as sorti quatre livres
34:29
en même temps première première
34:32
fléchette virée les noms viennent
34:35
d'Adrien genouet comment est-ce que tu
34:36
travailles avec les auteurs qu'est-ce
34:37
que tu leur demandes ce qui est un
34:39
cahier une sorte de cahier des charges
34:40
un format particulier parce que
34:42
finalement les textes sont de longueur
34:44
quelles sont tes attentes Adrien
34:53
évidemment on travaille les textes
34:55
ensemble après mais c'est vraiment une
34:57
collection j'allais dire à part donc il
35:00
fait vraiment partie Tsun mais c'est le
35:02
seul endroit où je travaille en
35:04
éditorialement donc ça c'est c'est très
35:09
intéressant et c'est lui en fait par son
35:11
parcours d'auteur il a travaillé
35:13
avec Patrick Boucheron Collège de France
35:17
il a publié éditions inculte il le sait
35:21
maintenant donc il a c'est lui qui en
35:23
fait ouvre la voie de la littérature et
35:26
de toutes ses plumes auxquelles on
35:29
propose d'écrire sur les images des
35:30
archives de la planète et donc c'est une
35:34
carte blanche qu'on leur propose sachant
35:37
qu'il la consigne et de choisir une
35:40
parmi les 80 images qui constituent les
35:44
archers de la planète images qu'on
35:46
reproduit séparément du livre et qu'on
35:49
insère en première page et à partir de
35:52
là arrive un texte de fiction ou plus
35:58
un essai de la forme justement parce que
36:01
chaque livre est accompagné d'une image
36:04
qu'on peut voir en transparence en
36:05
quelque sorte voilà comment vous pensez
36:07
la forme de vos livres en fonction des
36:09
textes qui arrivent alors déjà on a
36:11
parlé du format parce que ce sont des
36:13
formats qui sont compatibles encore une
36:14
fois avec les rayons littérature mais
36:16
justement ça m'intéressait de dire
36:20
choisi les photographies pour cet
36:23
ouvrage là d'Annie Arnaud parce que la
36:25
première fois qu'on fait ça je sais pas
36:27
c'était une illumination un jour
36:29
on avait le texte lu par aniarno donc ce
36:35
que ça s'est publié sur audio libre donc
36:37
voilà Nadège nous a fait
36:40
c'est pas 150 tirages à peu près un
36:43
petit format et donc on s'est réunis à
36:46
trois en ayant les 150 photos sur une
36:50
très grande table et on a commencé donc
36:54
à entendre venir nous en fait
36:59
c'est comme ça que en regardant
37:02
évidemment vous êtes des pauses on n'a
37:04
pas fait ça au juste une heure trois
37:08
en entendant année un eau au fur et à
37:10
mesure ben voilà c'est comme si les
37:11
images s'emboîtaient donc de façon quasi
37:16
naturelle dans le texte en fait et bon
37:21
ça permettait de les organiser dans la
37:25
succession et c'est on n'est pas revenu
37:29
ça a été tout de suite la la bonne mise
37:33
en place ensuite tu travailles avec une
37:37
graphiste enfin une fois que ça c'est
37:40
cette méthode est peut-être voilà celle
37:44
qu'on suivra pour d'autres ouvrages en
37:47
l'occurrence le deuxième comme on part
37:48
plus des photographies on n'a pas agi de
37:52
et ensuite une fois que tu as les images
37:54
que tu as ton texte c'est le travail de
37:56
la graphiste en l'occurrence de mettre
38:00
en page de façon à conserver cette
38:03
voilà cette scansion de l'ouvrage qui
38:08
ça ça sonne au début de page comme ça
38:11
sonne dans l'image qui fait face et que
38:15
c'est ça qui est très étonnant c'est que
38:17
ça marche vachement bien dans
38:19
les vis-à-vis en fait alors que au début
38:22
on avait fait que la coulée
38:27
quelle solution formelle tu as pensé moi
38:30
dans si on ne parle que de cette
38:32
collection la mise en page a été
38:34
réinventée vraiment à chaque fois je
38:36
vous ai parlé du Alice zénither donc au
38:38
début à ces peu de photos puisque on est
38:41
vraiment dans le il y a pas encore
38:43
l'électroensensibilité de révéler etc et
38:46
à la fin foisonnement de photos à partir
38:48
du moment où ce personnage rouge
38:49
apparaît dans la tête de cette femme je
38:52
voulais juste parler par exemple de
38:53
celui-là numéro d'écrou 36 25 73 Arnaud
38:57
Bertina a Nissa Michalon à Michalon une
38:59
photographe qui a suivi la communauté
39:01
malienne de Montreuil et notamment un
39:05
jeune homme qui s'appelait
39:07
harmed et qui n'en pardon excusez-moi
39:10
Idriss armette c'est le personnage de
39:11
d'Arnaud Bertinat justement et qui qui
39:15
s'est retrouvé accusé à tort d'un viol
39:18
sur une jeune femme viole qui n'a pas
39:19
commis et qui a été emprisonné et qui
39:22
s'est suicidé donc Anissa avait
39:24
documenté ça quand j'ai des documentés
39:26
c'est justement avec une écriture
39:27
extrêmement documentaire donc histoire
39:29
déchirante bouleversante elle était
39:31
allée en plus elle avait
39:33
collectée avec la communauté malienne
39:36
une certaine somme d'argent et ils
39:38
avaient rapatriés son corps évidemment
39:39
dans son village natal etc Arnaud
39:42
Bertina qui connaissait lui très bien la
39:44
photographie qui avait suivi en fait
39:46
tout ce travail documentaire a eu envie
39:48
d'écrire là-dessus il était pour lui
39:50
Arnaud et pas du tout un écrivain qui
39:54
voilà enfin il avait pas du tout envie
39:56
de s'approprier cette histoire et de la
39:58
raconter comme ça donc il déplace cette
40:00
histoire qui raconte autrement à travers
40:02
le personnage d'un jeune Algérien voilà
40:05
histoire totalement fictionnelle avec
40:07
une langue à Arnaud Bertinat donc une
40:09
langue extrêmement comme ça fragmentaire
40:11
un travail aussi sur la l'oralité très
40:13
beau etc vient le moment de la maquette
40:16
on a donc bon texte d'Arnaud ces photos
40:19
documentaire et très vite s'impose à
40:21
nous le fait que ça va être complètement
40:22
impossible de faire dialoguer texte et
40:25
en mettant voilà je sais pas cinq pages
40:27
de ce texte qui parle d'un jeune
40:29
Algérien puis importer d'Idriss et puis
40:31
enfin voilà donc là on décide d'être
40:33
beaucoup plus radical donc on a le texte
40:35
tout en entier de d'Arnaud voilà en
40:39
première partie et la photographie avec
40:41
parfois des doubles pages parfois des
40:43
des voilà là ensuite on a les j'ai envie
40:45
de dire on a les codes graphiques d'un
40:46
livre photo on retrouve nos réflexes
40:48
d'éditeurs photos de de plus grands
40:50
livres voilà on joue avec la seule
40:52
contrainte que là on a la contrainte du
40:54
format alors que quand on imagine une
40:56
monographie évidemment on définit le
40:59
format à partir des à partir des des
41:02
photos et ensuite troisième partie parce
41:05
que il nous paraissait évidemment
41:06
important de raconter la véritable
41:08
histoire que que je vous ai raconté pour
41:10
être aussi voilà respectueux aussi par
41:12
rapport à ces images donc les légendes
41:15
qui sont plus que des légendes qui sont
41:16
des légendes très écrite qui là viennent
41:18
dans un troisième niveau raconter la
41:20
véritable histoire de ce de ce jeune
41:22
Malien donc voilà beaucoup de beaucoup
41:24
de réflexion qui nous vous amène
41:26
vraiment à chaque fois à repenser et là
41:29
je pense à ça par rapport aux autres
41:31
livres qu'on peut faire à repenser
41:32
graphiquement cette place de l'image moi
41:35
j'aime bien dire que l'unité de mesure
41:37
du livre photo c'est la double page
41:39
cette double page à la fois fascinante
41:41
mais en même temps hyper contraignante
41:43
la page de gauche la page de droite et
41:45
comment on épanouit la photo dans cette
41:46
double page alors c'est déjà difficile
41:48
dans les livres de plus grand format
41:50
mais alors dans un petit format ça le ça
41:54
général une photo on les lie dans la
42:00
se mettre dans cette position de les
42:02
lire ensemble à deux dans leur
42:03
correspondances leur contrepoint leur
42:05
tension etc oui puis on est tous partis
42:07
sur d'asept petits format parce que
42:09
l'idée c'est que justement ça s'impose
42:10
sur une table littéraire donc on peut
42:12
pas se permettre d'avoir des grands
42:14
formats nous on avait travaillé avec
42:15
Olivier Rollin sur un livre photo qui
42:17
met les photos et textes aussi sur un
42:18
beaucoup plus grand format et ça marche
42:20
beaucoup plus difficilement ce que je
42:22
voudrais dire aussi pour faire un mini
42:23
retour en arrière mais je pense que qui
42:25
est aussi c'est que ces livres là
42:27
effectivement ils peuvent nous ouvrir
42:28
des portes en librairie parce que d'un
42:30
seul coup ça va rassurer le libraire le
42:32
nom de l'écrivain va rassurer le
42:34
libraire soyons clairs c'est rarement le
42:36
nom du photographe qui va le rassurer
42:37
par contre moi l'expérience que j'ai pu
42:39
faire notamment à Arles sur les tables
42:41
voir à Paris photos de déposer la
42:44
collection sur de sur des tables de avec
42:47
un public photo et d'amateur de photos
42:49
alors là ça marche pas du tout enfin je
42:51
pense que les livres sont même pas du
42:53
tout regardé parce que d'un seul coup
42:56
protect voilà ce qui en dit long quand
42:59
même sur la difficulté on en parle
43:01
depuis le début mais je pense que c'est
43:02
quand même de ça qu'il s'agit sur la
43:04
difficulté de concilier de se faire que
43:08
que beaucoup de choses continuent
43:10
d'opposer et moi peut-être pour incarner
43:12
ma réponse et préciser une des
43:15
différences majeures dans dans nos
43:18
collections respectives c'est que déjà
43:22
est basée sur les images arrive donc de
43:26
la collection Albert Cannes donc ce ne
43:27
sont pas des auteurs enfin des
43:29
photographes contemporains ce sont des
43:30
archives les archives de la planète
43:34
tenter de capturer l'état du monde avant
43:37
que le disparaisse au début du siècle le
43:39
dernier et pour nous l'idée c'était de
43:43
ce monde disparaissant du début du 20e
43:46
siècle avec les textes d'auteur et
43:49
d'autrices d'auteurs contemporains
43:53
à s'entend d'écart pas aller du côté du
43:56
fervalois ou de décaler
44:00
comment dire pour nous c'est vraiment
44:03
une collection de littérature qui est
44:05
basée sur à partir d'une photographie ce
44:09
que vous dites c'est tout à fait juste
44:09
c'est que mon point d'ancrage si vous
44:11
voulez dans le débat c'est de partir de
44:13
de ce phénomène depuis un an et qui est
44:16
en train de finalement de il y aura
44:18
encore une nouvelle collection ça vient
44:19
de nos expériences conjuguées en
44:21
librairie jusqu'à maintenant en tant
44:25
et moi de façon plus spécifique lorsque
44:29
au début de ma carrière entre guillemets
44:31
d'éditeurs je me disais bah tiens si je
44:34
si je trouve un nom d'une personnalité
44:37
qui va faire un écrit sur une séquence
44:42
photographique sur un travail
44:43
photographique je me disais naïvement ça
44:47
va intéresser beaucoup plus le libraire
44:49
or il y a vraiment aucune plus-value ni
44:53
au niveau du libraire ni au niveau du
44:55
lecteur quand tu restes dans une forme
44:58
photographique donc la poursuite de
45:01
l'analyse a fait que on s'est recentré
45:06
sur une forme qui prennent les codes de
45:11
l'édition littéraire en encore une fois
45:15
en mesurant de façon égale les données
45:17
il s'agit pas de prioriser la
45:20
littérature par rapport à la narration
45:22
photographique il s'agit vraiment
45:24
d'envisager une troisième voie qui soit
45:27
vraiment l'alliance des deux on dit une
45:31
troisième voie mais en fait on voit très
45:33
bien que nos trois collections par
45:35
exemple sont différentes et qu'on n'a
45:37
pas une seule manière de
45:38
moi j'ai un contre-exemple et je vois
45:41
Benoît coutassement diffuseur qui est
45:43
dans la salle et qui s'en souvient on a
45:46
sorti un livre avec un texte de Nicolas
45:48
Mathieu au moment où Nicolas Mathieu
45:51
sortait son second roman qui a eu tout
45:53
le succès qu'on sait qui est un auteur
45:55
en plus Nicolas Mathieu qui a cette
45:56
capacité à séduire je pense les jeunes
45:58
générations Instagram très suivi
46:02
et ce livre je me souviens que bah comme
46:05
d'habitude c'est toujours un exercice un
46:07
peu un peu difficile quand on va
46:08
présenter donc nous autres éditeurs nous
46:11
avons des structures de diffusion donc
46:13
vient le grand jour de la réunion on
46:14
présente nos livres commerciaux et les
46:16
photos c'est pas toujours simple même si
46:18
voilà il y a beaucoup de bienveillance
46:19
mais est-ce que nous renvoie les
46:21
commerciaux c'est que c'est ce que j'ai
46:22
dit tout à l'heure c'est compliqué la
46:23
photographie et donc voilà quand on
46:25
arrive avec Nicolas Mathieu c'est quand
46:27
même déjà plus simple et donc on s'était
46:29
dans la mise en place le nombre
46:31
d'exemplaires qui allaient être de
46:32
proposer au libraire on était parti sur
46:34
un chiffre assez haut mais très vite on
46:36
a été voilà complètement dépassé et là
46:39
et c'était un livre avec d'excellentes
46:42
photographies du collectif tendance flou
46:43
et loin de moi de dire que c'est pas
46:45
tendance flou qui a fait vendre le livre
46:46
mais quand même c'est clair que le nom
46:49
de Nicolas Mathieu voilà
46:53
d'écrire un texte pour décaler un petit
46:56
peu on a tendance à dire que la
46:57
photographie française est littéraire en
47:00
tout cas parfois on peut entendre ça on
47:02
peut penser je citer Denis Roche ou je
47:04
pense à Hervé Guibert ou je pense là par
47:07
exemple à Flore qui est très inspirait
47:09
par père Marguerite Duras ou anis broyer
47:11
par George bataille est-ce que vous
47:13
pensez de cette sorte d'appellation
47:16
comme ça la photographie française
47:18
peut-être davantage littéraires que
47:20
d'autres types de photographie ou de
47:22
d'autres dans d'autres pays ou peut-être
47:24
la tradition littéraire est différente
47:26
je pense que dans les années 80
47:27
effectivement 80 jusqu'aux années 90 il
47:30
y a eu beaucoup de tentatives comme ça
47:32
décrit sur l'image d'ailleurs je crois
47:34
que c'était le nom d'une collection et
47:37
dans lequel on retrouve les auteurs dont
47:40
tu parles et la tentation littéraire de
47:44
raymondo pardon aussi est importante
47:45
parce que au-delà d'être un
47:47
extraordinaire cinéaste c'est aussi un
47:50
très bon photographe et quelqu'un qui
47:52
qui avait cette faculté de décrire des
47:57
souvent en pied de page sur ces
47:59
photographies et je pense que ça
48:02
participait de cette mémoire collective
48:06
sans doute une photographie littéraire
48:08
comme tu dis mais je pense que ça c'est
48:10
assez effacé dans les années 2000 et je
48:13
sentais beaucoup moins en face cette
48:16
imprégnation propension à allier
48:20
les mots sur les images et je sentais
48:23
peut-être moi mais là c'est peut-être
48:25
simplement parce que je les ai pas
48:26
connus des photographes qui écrivaient
48:31
voilà sur la propre image moi je crois
48:34
que c'est oui effectivement je pense que
48:35
la France reste un grand pays de
48:39
littérature alors peut-être qu'il y a
48:41
certaines personnes qui pensent que la
48:42
littérature contemporaine française et
48:44
n'est pas celle du 19e siècle il reste
48:47
que le nombre de le nombre de livres qui
48:49
sera chaque rentrée littéraire que ce
48:51
soit en septembre ou en janvier
48:53
l'effervescence de la vie littéraire
48:55
française le nombre de prix les
48:58
résidences aussi qui aident les
48:59
écrivains à vivre et absolument mais
49:01
incomparable en France avec toutes les
49:03
autres pays et tous les autres pays du
49:04
monde et ça il faut le faire dans ce
49:07
plat souvent et à juste titre parfois
49:08
dans ce pays mais en tout cas voilà
49:10
enfin le nombre de librairies le tissu
49:12
de librairie française le prix unique du
49:14
livre enfin voilà tout ce qu'on sait sur
49:16
la force du livre forcément ça ça ça
49:19
touche ça touche à ça quoi et quand on
49:22
parle d'écriture parce qu'on aime bien
49:23
parler d'écriture photographique donc
49:25
est-ce que vous entendez par écriture
49:26
photographique écriture littéraire
49:28
quelle spécificité vous donner à ces
49:31
spécifiquement je parle vraiment de
49:32
narration photographique mais je sais
49:35
pas si c'est répandu que ça mais c'est
49:37
vrai je pense vraiment à la
49:40
plus que en fait l'idée c'est de faire
49:45
la le fil qui va relier les images entre
49:50
elles après je pense que il y a une
49:54
grande liberté du lecteur face à la
49:57
photographie c'est à dire que évidemment
49:59
c'est pas défini une série de
50:03
photographies comme une page de texte
50:05
dire on n'est pas dans un alphabet on
50:09
est dans une sensation qui est traduite
50:14
par chacun dans suivant son histoire
50:17
suivant tout ce qu'il a connu suivant
50:19
c'est c'est perception du monde et
50:22
évidemment c'est pour ça ça se rapproche
50:24
vraiment de la musique en fait je pense
50:28
c'est moins une écriture que une
50:31
tentative de de weed d'accord de voilà
50:36
sur un ensemble de photographies
50:40
moi j'aime bien parler de d'écriture
50:42
mais sous souvent justement quand je
50:44
m'adresse à un public qui connaît pas
50:45
forcément la photographie parce que je
50:47
trouve que c'est quand même là qu'on
50:48
fait les meilleurs comparatifs enfin
50:50
voilà des styles littéraires il y a
50:52
aussi des styles en photographie et des
50:54
écritures faisant de la question de la
50:55
photo floue qui qui demeure encore
50:58
problématique non ça peut faire sourire
51:00
comme ça mais en même temps moi je peux
51:01
complètement entendre que que des gens
51:03
qui soient qui connaissent pas la photo
51:04
et qui soient pas sensible à ça soit
51:06
désarçonné par une photo floue qui qui
51:09
peut rester pour un grand public éloigné
51:10
de la sphère photographique une mauvaise
51:12
photo ou une photoré enfin voilà donc
51:14
avait expliqué aussi que la même manière
51:16
qu'une écriture littéraire peut être
51:18
comme ça voilà on parle d'Annie Ernaux
51:21
bah voilà l'écriture d'Annie Arnaud qui
51:22
est très très commenté parfois même
51:24
décrié pour son côté extrêmement comme
51:27
ça parce que voilà presque sec et
51:31
presque clinique et à l'inverse des
51:33
langues voilà beaucoup plus riche
51:35
peut-être en vocabulaire enfin qui se
51:37
déploie voilà qui sont beaucoup plus
51:39
prolifiques ben en fait expliquer que la
51:41
photographie c'est la même chose on peut
51:43
travailler sur la photographie du
51:44
paysage de paysages extrêmement serréel
51:46
voilà et à l'inverse elle aussi
51:49
maintenant sur des mises en scène
51:50
photographiques beaucoup enfin voilà bon
51:52
là je voilà je vais pas faire un cours
51:54
de photo en détail en plus mais donc
51:57
voilà l'écriture photographique ça
51:58
permet peut-être des établir parfois
52:00
pour un pour un grand public
52:02
une espèce de comparatif peut-être un
52:04
peu basique et un peu didactique mais
52:05
qu'à cette vertu de d'éclairer sur il
52:09
existe autant de d'écriture à même sujet
52:11
photographié par des photographes
52:13
différents ne donnera pas la même chose
52:15
quoi moi ce que j'ai remarqué au fur et
52:18
différentes sessions des dating que j'ai
52:20
pu faire avec les photographes c'est
52:23
l'utilisation du mot grammaire de la
52:27
ponctuation la virgule le silence qui
52:31
rejoint parfois la musique mais pour moi
52:32
c'est il y a plus des termes littéraires
52:35
qui accompagnent la composition d'un
52:38
donc c'est jamais c'est en fait c'est
52:41
toujours une question de traduction et
52:45
c'est toujours une question de oui de de
52:49
ponctuation de silence de virgules d'une
52:52
façon de quand on parle de grammaire
52:53
parce que effectivement c'est aussi la
52:56
place voilà du sujet du complément mais
52:59
on parlera pas d'orthographe parce que
53:01
comme si il y avait pas de photophoses
53:04
de photos vraies photos faut-il par
53:08
contre ça fait des Pierrots parce que
53:09
c'est pas toujours sujet verbe
53:11
complément c'est voilà c'est à chaque
53:13
ouvrage à chaque écriture photographique
53:16
je me lancerai pas aujourd'hui
53:20
mais je m'en méfie parce que par exemple
53:24
pour y répondre là je pourrais voilà
53:26
c'est quand on dit c'est la grammaire
53:28
c'est la ponctuation mais je n'irai pas
53:30
me tenter à définir l'écriture
53:33
photographique là aujourd'hui oui mais
53:36
je trouve que c'est parce que sur des
53:37
comment dire des concepts un peu
53:38
caoutchouc comme disait au caoutchoutté
53:40
on sait pas trop quand on les prend on
53:42
les tire vers soi et on a bien du mal à
53:44
les définir là je pensais à la tradition
53:48
anglo-saxonne des grands textes
53:50
littéraires de dénonciation accompagnant
53:53
des des ouvrages de photographes très
53:55
puissants par exemple louons maintenant
53:57
les grands hommes il est en tête donc
53:59
c'est James Hardy et walkereva 1941 un
54:03
grand texte de dénonciation de la misère
54:05
1936 aux États-Unis spolié etc et j'ai
54:09
l'impression justement quand on moi
54:10
quand j'ai en tête photographies
54:11
littéraire française j'ai assez peu d'ex
54:14
en fait de grands textes de d'écrivain
54:16
de dénonciation de cette
54:18
énonciation de l'intervention publique à
54:20
travers un objet littérature
54:23
photographie qui aurait cette puissance
54:25
d'impact qu'on peut imaginer justement
54:27
avec ce long maintenant les grands
54:29
hommes je sais pas si vous avez des
54:30
exemples ou des en tout cas sur de
54:32
d'énonciation effectivement non il y a
54:34
eu des il y a eu pas mal de duos mais
54:36
après il y a oui c'est souvent des
54:39
choses plus littéraires je pense on a
54:40
parlé d'Hervé Guilbert mais je pense
54:42
évidemment à Suzanne et Louise ou des
54:44
choses comme ça où la manière dont lui a
54:46
fait dialoguer texte et image mais
54:48
pratiquant lui-même le texte est et la
54:51
photographie sinon dans les dans les
54:53
dieux il y a eu il y a eu pas mal de
54:54
duos aussi après-guerre mais qui était
54:56
souvent des travaux de commande et des
54:59
des choses comme ça exactement on est
55:02
complètement ailleurs et c'est vrai que
55:04
quand on entend Hervé Guilbert on entend
55:06
estate on entend un certain type de
55:08
tremblements on n'entend pas cette
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cette puissance de percussion disons de
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d'attaque du de la réalité
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donc je sais pas une question que je me
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posais sur cette tradition homosexonne
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de grands textes de grands écrivains qui
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prennent position dans la société comme
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quand on aurait sûrement besoin
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aujourd'hui je voulais rebondir sur ce
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que tu as dit Arnaud c'est en lecture de
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portfolio tu disais c'est évidemment
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faut faire attention de ne pas blesser
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mais en même temps moi j'ai besoin
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d'être touché donc évidemment les images
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qui qui parlent d'elles-mêmes qui
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doivent parler d'elle-même mais quand on
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n'arrive pas à présenter à mettre les
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mots même la droitement on passe à côté
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de quelque chose et là cette semaine
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dans toutes les lectures de portfolio
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j'ai encore une fois pu remarquer à quel
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point la littérature est présente en
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arrière-plan il y a souvent des auteurs
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qui sont cités comme source
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Marguerite Duras Nicolas Bouvier Georges
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pere en fait c'est toujours en
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je pense que ça fait vraiment partie je
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sais pas à l'étranger mais en France
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c'est je sais pas peut-être une voiture
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10 ou se bagage littéraire revient et
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cité et pour revenir je repensais
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audio comme ça écrivain photographe j'ai
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l'impression aussi qu'il y a les revues
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qui jouent ce rôle je pense à 21 bien
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sûr mais je pense aussi à une nouvelle
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revue qui va sortir bientôt avec l'ex
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rédactrice en chef de 21 Léna Mauger qui
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fait une revue qui s'appelle Cometa qui
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parlera des des pays de l'est et le
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premier numéro ça sera Emmanuel Carrère
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qui est parti aussi avec un photographe
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donc j'ai l'impression que la revue Le
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MOOC joue peut-être plus ce rôle que
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voilà il y a aussi Gaëlle Turin
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photographe belge qui est parti avec
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Laurent Gaudé à Haïti voilà nous donc ça
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c'est c'était paru dans des revues nous
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on en avait fait aussi un livre mais
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pour le coup le texte de Laurent Gaudé
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dans la revue était un texte qui était
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beaucoup plus justement comme tu le
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disais coup de gueule dénonciation alors
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que finalement dans le livre qu'on a
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en réfléchissant aussi que tout à
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l'heure dans ta question de ni roche les
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je me disais oui effectivement à cette
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époque là on était peut-être dans
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l'analyse des photographies et c'était
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peut-être une façon de faire grandir
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perception de la photographie et je
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pense que maintenant tu as raison
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Frédéric il y a beaucoup plus de
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possibilités peut-être d'alliance entre
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la perception poétique et la perception
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photographique parce que peut-être d'une
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certaine façon on a renoncé à réencadrer
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la photographie manière définitive
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c'est-à-dire qu'il n'y a pas de règle
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absolue en photographie et il y a
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peut-être beaucoup plus des échappés à
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la travers les images qui peuvent être
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équivalentes à des échappés poétiques
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leur Samama qu'on va bientôt éditer tout
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autant poète que photographe on
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également Sandrine knude qui est poète
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et photographe et je pense
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qu'effectivement pour beaucoup de
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personnes la faculté d'aussi bien écrire
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se laisser porter par les mots que
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parlent les images semble être possible
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en tout cas en terme de connexion dans
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une même personne peut-être avec
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effectivement des duos poétiques au
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photographiques et dans cette je pense
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je pense ici à la majadelle finalement
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c'est un autre grand fantôme puisque
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dans ces années 80 on a ce très grand
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critique aussi un très très grand
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écrivain plus gros écrivains la seconde
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moitié du 20e siècle tout casse
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vétérinaire de Bernard Lamar JADELLE
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c'est vraiment des textes formidables et
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qui est un grand passeur aussi de
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photographes de photographie et on
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retrouve cette tradition littéraire au
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sens fort français quoi à travers son
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je pense qu'il y a une vraie
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conscience des éditeurs notamment
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photographies d'être des lieux de
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laboratoire aussi formels et de et de
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tenter en fait des expériences je trouve
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ça c'est très réjouissant dans le monde
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c'est glissement progressif de plaisir
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dans le monde littéraire et photographie
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non bah écoutez je vous remercie
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beaucoup je vous souhaite très
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intéressant en tout cas pour moi et
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merci à vous de votre écoute c'est de