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L'angoisse (2/4) : Chez Heidegger

58:01FrenchTranscribed Jul 23, 2026
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bonjour à tous bienvenue au nouveau

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chemin de la

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[Musique]

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connaissance les nouveaux chemins de la

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connaissance réalisés par Christine

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Robert avec Martin de la fusse à la

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technique sont préparé tous les jours

0:16

par jeune viev meric adelle vendret

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avril Ventura mathil dunger Milie

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Bousseau tous les jours donc de 10h à

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11h désormais les nouveaux chemins de la

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connaissance vous propose en tout cas

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cette semaine de tituber sur le sol

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meuble de l'angoisse l'angoisse ou la

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cause perdue le sentiment de l'étrange

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l'expérience vertigineuse du dépaysement

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devant ce qui d'ordinaire nous est

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familié à cet égard après Hitchcock

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c'est Heidegger qui guide aujourd'hui

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ces tribulations instables et c'est la

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philosophe Françoise d'astour que nous

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avons déjà eu le plaisir d'accueillir au

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nouveau chemins notamment pour y parler

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de merloponti Françoise Dastour donc

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spécialiste sil en est de Heidegger qui

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sera aujourd'hui notre guide de

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[Musique]

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lecture de même que les souffrances ne

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font qu'empirer de même toute ma vie ne

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faisait qu'empirer

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pensait-il le seul point brillant était

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là-bas en arrière au commencement de sa

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vie ensuite tout devenait de plus en

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plus noir et tout allait de plus en plus

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vite en raison inverse du carré de la

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distance qui me sépare de la mort pensa

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Ivan et cette image d'une pierre filant

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vers le bas à une vitesse croissante

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l'atteignit en plein

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cœur sa vie une succession de

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souffrances croissante était en chute de

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plus en plus rapide vers sa fin qui

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était la plus horrible des

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souffrances je suis en pleine chute

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il tressaillait remuait cherchait à

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résister mais il savait déjà que

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résister était impossible et de nouveau

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de ses yeux là de regarder mais

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incapable de ne pas regarder ce qu'il

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avait devant lui il fixait le dossier du

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divan et

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attendait attendait cette chute

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affreuse le choc final et la

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destruction résister est impossible se

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disait-il

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mais si je pouvais au moins comprendre

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pourquoi même cela est

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impossible C été explicable si l'on

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avait pu dire que je n'avais pas vécu

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comme il fallait mais s'il y a une chose

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qu'on ne saurait prétendre c'est bien

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celle là se disait-il à lui-même en se

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remémorant le respect des lois la

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correction et la biéance dans laquelle

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il avait vécu si quelque chose est

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impensable c'est bien cela se

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répétait-il avec un pli ironique au

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comme si quelqu'un avait pu voir ce

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sourire et s'y laisser

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tromper il n'y a pas

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d'explication la

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souffrance la

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mort

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[Musique]

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pourquoi je ne rêve

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plus je ne fume plus je n'ai même plus

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d'histoire je suis seul sans toi je suis

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l'aide sans toi je suis comme un

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orphelin dans un

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dortoir je n'ai plus

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envie de vivre ma vie ma vie cesse quand

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tu parles je n'ai plus de vie et même

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mon lit se transforme en qu de

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G tu t'en bas je suis

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malade complètement

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malade comme quand ma mère sortait le

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soir et qu'elle me

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laissaitve bonjour Françoise Dastour

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bonjour c'est une joie de vous

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accueillir de nouveau au nouveau chemin

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de la connaissance alors avant d'Alida

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le texte qu'on a end est un extrait non

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pas de être étant de Heidegger dont on

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va parler aujourd'hui mais de la mort

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d'Ivan Ilic la nouvelle de Tolstoy et

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c'est à double titre qu'on a choisi de

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commencer cette émission par ce texte

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d'abord parce que c'est un texte limpide

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c'est un texte qui raconte l'expérience

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troublante mais limpide et intime d'un

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homme qui comprend qu'il va mourir et de

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sorte qu'il est il est il est

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intéressant de voir dans quelle mesure

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on peut entrer dans un une pensée aussi

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a si délicate aussi difficile que celle

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de Heeger par un texte qui décrit

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quelque chose qui peut-être familier à

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tous et puis

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euh se pose donc la question de savoir

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comment dans quelle mesure l'expérience

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de cet homme Ivan Ilic qui découvre

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qu'il va mourir à qui il arrive cette

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aventure tout à fait unique de mourir

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puisque on meurt toujours seul et on est

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seul à mourir donc cet homme cette

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expérience dans quelle mesure cette

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expérience est-elle propre à décrire ce

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que Heidegger appelle l'angoisse même si

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même si il faut d'ors et déjà poser que

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l'angoisse chez heidger n'est pas

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réductible à la crainte de la mort

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Françoise Dastour oui il faudrait

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d'abord dire que c'est le seul texte

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littéraire que Heeger cite d'ailleurs

5:41

dans êre é temp lorsqu'il parle de

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l'angoisse de la mort et l'angoisse est

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est est liée pour ager à la mort

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c'est-à-dire au sentiment de notre

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finitude et la première chose peut-être

5:53

qu'il faudrait souligner c'est

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l'importance que Heideger dans dans

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l'analyse qu'il fait de l'existence

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humaine donne au au sentiments hein

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c'est les ce qu'il appelle les

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dispositions les dispositions affectives

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qui nous ouvr d'une certaine manière

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plus plus fondamentalement à la à la

6:11

réalité de ce que nous sommes que la

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raison ou l'entendement et Heidegger

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donne à l'angoisse une tonalité

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évidemment que qui peut paraître d'abord

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extrêmement négative il donne à

6:24

l'angoisse

6:25

un une importance considérable puisqu'il

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dit d'elle quelle est la disposition

6:30

fondamentale qui nous ouvre finalement à

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ce que nous sommes et ce que nous sommes

6:35

et bien c'est un être jeté au monde et

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jeté au monde pour y mourir et donc

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l'angoisse est est malgré tout lié

6:44

évidemment à ce sentiment de notre

6:46

finitude et à la mort alors avant d'en

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d'en venir là et donc pour bien

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comprendre d'ailleurs que l'angoisse

6:50

quoique liée au sentiment de notre

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finitude et de notre mort n'est pas non

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plus comme je le disais tout à l'heure

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he réductible à la seule crainte de

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mourir c'est c'est autre chose re plus

7:00

intéressant plus vaste d'ailleurs cette

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seule question mais avant d'en venir là

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est-ce que il faut en venir au peut-être

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au point de départ qui est que

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l'angoisse à la différence de la crainte

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et c'est une distinction sur laquelle

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nous allons travailler toute cette

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semaine sur laquelle d'ailleurs on

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travaillait hier en parlant

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d'itchcock l'angoisse à la différence de

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la crainte n'a pas d'objet oui elle est

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sans objet et c'est et c'est ça c'est le

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point de départ c'est aussi précisément

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l'expérience que fait Ivan il n'est-ce

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pas parce que il est euh cette cette

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chute ce vertige qui le saisit c'est une

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chute

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euh qui le qui l'entraîne loin du monde

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familier dans lequel on peut peut-être

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avoir des peurs bien bien déterminées

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euh alors que l'angoisse et bien elle

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est l'angoisse effectivement de rien de

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déterminé et c'est un point sur lequel

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Heideger

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insiste énormément il va même jusqu'à

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dire ce que les psychiatres

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accepteraient d'ailleurs aussi parce

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parce que il y a là évidemment un

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rapport à l'angoisse au sens

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psychiatrique du terme il va même

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jusqu'à dire que nos

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peurs finalement ce sont des manières

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pour nous de nous masquer l'angoisse

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parce que nous leur donnons un objet

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c'est ce que j'allais vous dire estce

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est-ce que la détermination qui engage

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la peur n'est pas un paravant et oui

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c'est c'est le phénomène des phobie on

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le connaît bien n'est-ce pas avoir peur

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de telle ou telle chose du vide ou de

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tel ou tel animal par exemple et bien

8:29

c'est est une manière de donner un objet

8:31

à une angoisse beaucoup plus latente

8:33

beaucoup plus diffuse qui du même coup

8:35

devient localisable et supportable et

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heidugger a bien vu cela je voudrais

8:40

juste dire que un mot sur le fait que il

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utilise pour pour parler de l'angoiss un

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mot en en allemand qui est extrêmement

8:47

intéressant dass unheim Lich euh qu'on a

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traduité oui et et qu'on a aussi traduit

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par l'inquiétante étrangeté et c'est un

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thème sur sur lequel Freud avait

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réfléchi quelques années auparavant en

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1919 il y a un article très très

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intéressant de Freud sur ce ce sentiment

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de ne pas être chez soi de

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perdre le la familiarité de perdre le

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rapport habituel que nous avons au monde

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le sentiment d'être dépaysé chez soi oui

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tout à fait et que tout ce qui nous

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semblait familier devient énigmatique un

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un roman décrit cette expérience à

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merveille peut-être c'est la nausé de

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Sartre oui la nausée de Sartre n'est pas

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n'est pas loin de cela

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effectivementéie c'est c'est la nausée

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est ressenti devant l'existence des

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choses hein l'existant dans son dans sa

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nullité et c'est effectivement assez

9:45

assez proche de ce que Heidegger

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décrit sauf peut-être que Heidegger n'a

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jamais voulu je dirais donner une

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connotation uniquement négative à

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l'angoisse et ça c'est très important de

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le noter euh

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er ne veut pas du tout il le dit

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proposer une philosophie héroïque ni une

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philosophie qui en quelque sorte serait

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niiste

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qui donnerait une importance il veut il

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veut montrer que l'angoisse est une

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disposition une épreuve à travers

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laquelle nous devons passer si nous

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voulons être un être singulier c'est ça

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qui est très important parce que pour

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Deger dans la dans dans si nous voulons

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être un être singulier si nous

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h oui que nous le devenons d'une

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certaine manière parce que au départ

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nous ne le sommes pas véritablement il y

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a une belle analyse là de heidugger de

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de ce qu'il appelle le ont n'est-ce pas

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le fait que et bien dans le dans

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l'existence quotidienne nous ne nous

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distinguons pas des autres et et c'est

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pourquoi euh euh nous ne prenons pas

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conscience de l'unicité de la

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singularité absolue de notre propre

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existence et je crois que ça renvoie

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tout à fait à l'expérience div

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à qui

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euh on on veut cacher finalement qu'il

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va mourir euh parce que tout le monde

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sait bien sûr que tous les hommes sont

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mortels il le dit lui-même n'est-ce pas

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mais est-ce que cette phrase s'applique

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à moi et dans la dans la quotidienneté

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nous ne voulons pas l'appliquer n'est-ce

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pas un notre cas particulier c'est

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pourquoi nous nous fuyons en quelque

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sorte

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l'angoisse en nous réfugiant dans une

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existence un mode d'existence anonyme au

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fond de son âme Ivan Ilic savait qu'il

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était en train de mourir mais non

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seulement il ne pouvait s'habituer à

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cette idée mais il ne la comprenait pas

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ne pouvait simplement pas du tout la

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comprendre l'exemple de syllogisme qu'il

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avait appris caus est un homme tous les

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hommes sont mortels donc caus est mortel

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lui avait paru juste dans sa vie passée

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seulement par rapport à caus mais jamais

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par rapport à lui ce caus était un homme

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un homme en général et c'était

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parfaitement juste mais lui n'était pas

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Kaus et pas un homme en général il avait

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toujours été un être tout à fait tout à

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fait différent de tous les autres il

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était Vania avec sa maman son papa avec

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mitia et valodia avec ses jouets avec le

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cocher la bonne et puis avec katienka

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avec toutes les joies les chagrin les

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fiertés de l'enfance de l'adolescence de

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la jeunesse est-ce que caus connaissait

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l'odeur de ce ballon de cuir à rayure

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que Vania aimait tant est-ce que caillus

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baisait ainsi la main de sa mère est-ce

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pour caillus que la jupe plissée en soi

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de sa mère froufroutait de cette façon

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est-ce lui qui avait protesté à l'école

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de droit à propos des petits pâtés

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est-ce que cayus avait été amoureux

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comme lui est-ce que caus savait

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présider comme lui une

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séance voilà Françoise Dastour est-ce

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qu'on peut dire que l'expérience que

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décrit Heidegger comme celle que décrit

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Tolstoy c'est le passage de la

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connaissance de la mort on sait tout ce

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qu'on va mourir au sentiment de la mort

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c'est-à-dire au moment où on finit par y

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croire en gros nous savons que nous

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allons mourir mais nous n'y croyons pas

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oui oui oui d'ailleurs c'est un peu ce

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que Freud disait aussi n'est-ce pas nous

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ne croyons pas n croyons en notre propre

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immortalité oui c'est c'est vraiment ici

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la la déroute de de l'entendement de la

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raison de la connaissance théorique

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devant un sentiment qui nous qui nous

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met face à ce que nous sommes

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c'est-à-dire des êtres jetés comme le

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dit heidger jeté dans

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l'existence et dans une existence qui

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est nécessairement évidemment finie

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puisque elle s'inscrit dans les limite

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de la naissance et de la mort et c'est

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cette c'est cette ce sentiment qui nous

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révèle véritablement que nous sommes

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comme le dit à heedeger des êtres voués

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en quelque sorte à vivre dans le monde

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et à vivre de manière évidemment limitée

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dans un lapse de temps limité dans le

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monde et avant de de de de voir

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évidemment ce que l'angoisse nous nous

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révèle euh c'est-à-dire j'allais dire le

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la face enchantée des choses en un sens

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avant de passer de de l'inquiétude de

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l'inquiétante étrangeté à

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l'émerveillement possible devant cette

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merveille des merveilles

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l'exist finalement donc avant de

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convertir l'inquiéte en

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émerveillement est-ce que je voudrais

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savoir si chezeger on nassiste pas à une

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inversion de la cause et de l'effet au

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sens où on l'entend traditionnellement

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c'est-à-dire que en général par exemple

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quand quand des des héritiers se disput

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autour d'un héritage on dit c'est parce

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qu'il se dispute l'héritage qu'il se

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déteste mais non c'est parce qu'il se

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déteste qu'il se dispute l'héritage de

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la même façon on dit c'est parce que

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j'ai le stress d'une émission que je

14:28

suis angoissé mais non c'est parce que

14:29

je suis angoissé que l'émission me

14:31

stresse et ainsi de suite en somme

14:32

est-ce que Heeger ne nous invite pas

14:35

à inverser la cause et l'effet et à à

14:38

situer en amont de tous les motifs que

14:41

nous donnons à nos

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peurs une disposition fondamentale oui

14:47

oui c'est tout à fait le le geste qu'il

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fait qui est un geste parfois difficile

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à suivre et un peu paradoxal mais il

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l'applique par exemple à l'angoisse au

14:54

sens psychiatrique je voudrais revenir à

14:56

ça où il explique que l'angoisse peut

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être déclenché de manière physiologique

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et c'est vrai que elle peut tous les

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psychiatres savent que les crises

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d'angoisse peuvent avoir finalement des

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apparemment des des causes

15:10

physiologiques mais ou des motifs bénins

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oui ou des motifs tout à fait bénins sur

15:15

a dit un jour Suran a dit les déboirs

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administratifs sont l'unique motif

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recevable de suicide une phrase beaucoup

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plus profonde qu'on pense oui tout à

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fait tout à fait parce

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queer nous dit mais l'angoisse ne peut

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surgir que par par qu'elle est là

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l'attente déjà n'est-ce pas elle surgit

15:31

à l'occas ce sont des occasions et non

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pas des causes voyez c'est ça qui est

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très intéressant c'est c'est c'est

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l'occasion voilà ça n'est pas l'angoisse

15:40

elle est là elle est l tente elle est

15:42

toujours là et et c'est pourquoi il

15:44

faudrait revenir à ce thème qui me

15:46

paraît vraiment important de du

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caractère étranger à soi-même de de

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l'homme c'est ce qui caractérise l'être

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humain n'est-ce pas parce que et nous

15:57

nous rassurons dans la dans la dans la

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vie quotidienne parce que nous avons

16:01

parce que c'est plus ou moins

16:02

programmable la vie quotidienne nous

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avons des horaires nous avons des

16:05

habitudes nous nous rendons familier à

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nous-même au quotidien la vie serait ce

16:08

long travail de se rendre familier à soi

16:11

c'est-à-dire se tromper sur soi oui

16:13

enfin se tromper oui bien sûr se

16:14

trompergar dans la familiarité oui

16:17

s'égarer dans la familiarité mais en

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même temps là encore il faudrait pas

16:20

trop

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je mettre en accusation la quotidieneté

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parce que Heideger lui-même reconnaît

16:26

que la quotidieneté c'est la quasit

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totalité de notre vie puisque nous la

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qutidienité c'est le monde des habitudes

16:33

qui nous permet d'habiter hein ces deux

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mots ont la même racine et nous avons

16:36

besoin d'habitat nous avons besoin

16:38

d'habitat nous avons besoin d'un

16:40

environnement dans lequel et bien nous

16:42

nous reconnaissons nous-mêmes simplement

16:45

cette cette cette manière d'être au

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monde dans la quotidienneté elle est

16:50

aussi une manière de nous voiler à

16:52

nous-même que nous sommes finalement des

16:54

étrangers à nous-mêmes et des étrangers

16:56

aussi au monde et c'est ce motif de

16:59

l'étrangeté qui me paraît extrêmement

17:01

important de souligner parce qu'on a

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toujours accusé Heger n'est-ce pas

17:04

d'être un penseur de l'enracinement de

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la haat c'est-à-dire du lieu natal or en

17:10

réalité il nous dit quelque chose de

17:12

tout à fait bouleversant dans être éant

17:14

il nous dit que ce sentiment d'être de

17:17

ne pas être chez soi est le phénomène le

17:19

plus originaire c'est ça qui est au fond

17:21

de l'existence humaine l'homme a le

17:23

sentiment véritablement d'être un être

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en quelque sorte

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déplacéin et c'est ça l'existence

17:30

humaine en tout cas il a il a la

17:32

liberté à la faveur d'une expérience qui

17:34

serait donc finalement le le

17:36

détonnateur d'un baril dont don dont

17:39

l'homme serait porteur à la faveur d'une

17:41

expérience il a l'occasion de de de

17:44

regardé comme surgissant comme inattendu

17:46

comme insolite finalement ce qu'il avait

17:48

jusqu'ici l'habitude de voir tout à fait

17:50

et c'est par instant c'est important de

17:52

le dire n'est-ce pas ce sont ce sont des

17:54

instants simplement puisque nous sommes

17:56

quand même pris la plupart du temps dans

17:57

la quotidieneté et c'est pourquoi

18:00

Heideger est tout à fait conscient du

18:02

caractère paradoxal finalement de sa

18:04

thèse puisqu'il dit que à la fois que

18:06

l'angoisse est toujours là l'attente

18:08

c'est une disposition fondamentale et

18:09

qu'en même temps l'expérience de de

18:11

l'angoisse est rare elle est rare parce

18:13

que nous nous arquebouton arquebouton

18:15

contre elle finalement parce que nous

18:17

nous donnons encore une fois des

18:18

habitudes et aucun être ne peut vivre

18:21

sans habitude l'être humain comme comme

18:24

les animaux a besoin de ces habitudes a

18:26

besoin d'un habitat mais il n'est pas

18:29

contrairement à l'animal n'est-ce pas il

18:30

n'est pas il n'est pas véritablement

18:33

chez lui je dirais dans le monde

18:35

quotidien puisque il a le sentiment en

18:38

quelque sorte d'être

18:41

d'être acculé d'être contraint à

18:45

accepter finalement cette finitude qui

18:47

est la sienne sous la vie de tous les

18:49

jours pointe la vie de chaque instant on

18:51

va écouter Françoise Dastour un texte de

18:53

Heidegger justement non pas extrait

18:54

d'être étant mais extrait de de

18:56

qu'est-ce que la métaphysique dans

18:57

lequel il revient justement sur cette

19:00

oppression familière au sentiment de

19:03

l'angoisse et et ce qu'elle ce qu'elle

19:05

implique le fait que nous nous sentons

19:07

en même temps glisser dit-il au milieu

19:09

de l'existant écouez le

19:15

texte dans l'angoisse disons-nous

19:18

communément on se sent

19:20

oppressé mais qui est ce

19:23

on qu'est-ce qui oppresse ce

19:26

ont nous ne pouvons pas dire devant quoi

19:29

on se sent

19:31

oppressé toutes les choses et nousmême

19:33

nous nous habîons dans une sorte

19:36

d'indifférence cela pourtant non point

19:39

au sens d'une disparition pure et simple

19:40

mais dans leur recul comme tel les

19:43

choses se tourne vers

19:45

nous ce recul de l'existant dans son

19:48

ensemble qui nous obsède dans l'angoisse

19:51

est ce qui nous

19:53

appresse il ne reste rien comme

19:57

appui glissement de l'existant il ne

20:00

reste et il ne nous survient que ce

20:04

rien

20:06

l'angoisse révèle le

20:09

néant dans l'angoisse nous flottons en

20:13

suspens plus clairement dit l'angoisse

20:16

nous tient ainsi suspendu parce qu'elle

20:19

produit un glissement de l'existant dans

20:21

son

20:23

ensemble à cela tient que nous-même nous

20:27

les hommes que si nous nous sentons en

20:30

même temps glisser au milieu de

20:33

l'existant c'est pourquoi dans le fond

20:34

ce n'est ni toi ni moi que l'angoisse

20:37

oppresse mais on se sent

20:41

ainsi que l'angoisse dévoile le néant

20:44

c'est ce que l'homme confirme lui-même

20:45

lorsque l'angoisse a

20:47

cédé avec le clairvoyant regard que

20:49

porte le souvenir tout frais nous sommes

20:51

forcés de dire ce devant quoi et

20:54

pourquoi nous nous angoissions n'était

20:57

réellement

21:00

rien en effet le néant lui-même comme

21:04

tel était

21:06

[Musique]

21:18

[Musique]

21:27

là 26 27 28 29

21:35

303

21:37

35

21:39

[Musique]

21:41

38

21:42

[Musique]

21:47

42

21:51

48

21:53

51

21:57

54

22:06

Françoise d'astour la philosophe

22:07

françoise d'astour est l'invité des

22:08

nouveaux chemins de la connaissance ce

22:10

mardi matin pour parler de Heidegger et

22:12

pour cause puisque c'est d'angoisse que

22:14

nous parlons toute cette semaine or

22:16

Heidegger il a consacré des textes

22:18

majeurs que nous explorons ensemble ce

22:21

matin en particulier d'ailleurs le

22:23

paragraphe 40 de être etant intitulé et

22:27

là on reconnaît le style de Heeger tout

22:28

de suite l'angoisse en tant que mode

22:30

fondamental du sentiment de la situation

22:32

et en tant que révélation privilégiée de

22:34

l'être

22:36

[Musique]

22:41

[Musique]

22:46

là franoisour beaucoup de beaucoup de

22:49

questions après le texte qu'on vient

22:51

d'entendre extrait de qu'est-ce que la

22:53

métaphysique beaucoup de questions

22:54

d'abord nous nous habîons dans une sorte

22:56

d'indifférence estce queer digne tout

22:58

simplement par cette indifférence à

23:00

laquelle nous nous abandonnons la

23:02

routine la routine dans la mesure où à

23:04

la fois elle est le lieu où nous nous

23:05

endormons et en même temps les crain

23:07

d'un éveil et d'une conscienci un texte

23:09

de Camu dans le myth decisif où il dit

23:11

il arrive que les décors s'écroulent et

23:13

qu'à l'intérieur de la vie la plus

23:14

quotidienne on découvre comme une

23:16

révélation en somme là cette

23:19

quotidienneté elle-même et et le désir

23:21

d'en sortir oui oui oui c'est c'est le

23:23

moment

23:25

où le rapport aux choses

23:28

devient un rapport en quelque sorte

23:30

problématique parce que dans la

23:31

quotidienneté nous utilisons les choses

23:33

nous ne les voyons pas euh elles sont

23:36

pour nous des prolongements finalement

23:38

de de notre propre corps et lorsqu'elles

23:42

apparaissent dans dans quelqu dans leur

23:44

aspect insolite alors effectivement

23:46

elles sont elles deviennent la la

23:48

quotidienneté s'effondre et elle elles

23:50

s'abîme dans une sorte d'indifférence ce

23:53

qui ce qui est important là je crois

23:55

c'est que euh c'est c'est véritablement

23:58

le caractère utilitaire si vous voulez

24:00

des choses le fait que nous sachions

24:03

quand faire à quoi ça sert que nous

24:06

puissions leur assigner une place qui

24:08

disparaît et c'est c'est pourquoi le

24:10

l'angoisse et l'expérience d'un vertige

24:12

véritablement je pense que le les images

24:14

de la chute du

24:16

vertige sont des images qui donnent bien

24:19

euh qui qui nous nous amène bien en

24:23

quelque sorte au cœur de

24:25

l'angoisse l'effondrement aussi c'est

24:27

c'est une autre image n'est-ce pas

24:29

l'effondrement l'effondrement de

24:30

l'utilité oui l'effondrement de de ce

24:32

qui de ce qui appara qui donne un sens

24:34

immédiat ce qui apparaissait aller de

24:36

soi n'est-ce pas la perte des évidences

24:39

euh que connaî là encore j'aimerais

24:42

faire une une une référence à la

24:44

psychiatrie cette perte de de l'évidence

24:47

naturelle c'est celle que connaît le

24:49

schizophrène n'est-ce pas le

24:50

schizophrène c'est quelqu'un qui vit

24:51

dans un dans un affecte d'angoisse quasi

24:54

permanent ce qui est épouvantable en

24:56

quelque sorte parce que rien va de de

24:58

soi pour lui le monde devient

25:00

inhabitable pour

25:02

lui cette logique Françoise Dastour ça

25:04

veut dire que le schizophrène la

25:06

différence entre le schizophrène et

25:07

celui qui ne l'est pas c'est que le

25:09

schizophrène perçu comme un fou

25:10

d'ailleurs étiqueté comme fou par celui

25:12

qui ne l'est pas ce qui est tout à fait

25:13

commode en somme le schizophrène du

25:16

point de vue que vous décrivez là du

25:17

point de vue finalement compréhensif que

25:19

vous décrivez là le schizophrène a tout

25:21

simplement accès à quelque chose à quoi

25:24

j'allais dire l'homme sobre ou

25:26

prétendument sans lui n'a plus accès n'a

25:29

pas accès oui c'est on peut le dire là

25:32

encore il faut être prudent n'est-ce pas

25:33

il faudrait pas considérer qu'être

25:36

schizophrène c'est être philosophe ou

25:38

penseur non mais par exemple qu'être

25:40

être ivre serait être conscient d'une

25:43

folie dont l'homme sobre croit qu'il est

25:46

dépourvuououi oui c'est le le

25:48

schizophrène souvent d'ailleurs on est

25:50

moi je travaille avec des psychiatres et

25:52

et je sais que les schizophrènes ont une

25:54

très grande capacité de de de parler de

25:57

leur propre de de leur propre sentiment

26:00

d'être et qu'il le décrivent souvent

26:02

avec des mots qui sont

26:04

extraordinairement proches de de ce que

26:06

l'on pourrait appeler l'expérience

26:08

philosophique qui est qui est en

26:10

elle-même un expérience une expérience

26:11

de dépaysement hein c'est le mot

26:13

d'épaysement je l'aime beaucoup d'une

26:15

certaine manière la philosophie est

26:18

aussi une si je peux dire une sorte de

26:20

folie puisqu'il s'agit en quelque sorte

26:22

de de quitter les évidences naturelles

26:26

les préjugés qui guide finalement notre

26:29

notre vie quotidienne et il y a là

26:32

quelque chose effectivement de de

26:33

semblable la grande différence c'est que

26:35

schizophrène ne choisit pas n'est-ce pas

26:37

de il ne il ce vertige il ne choisit pas

26:41

en quel s j'allais vous dire que

26:42

l'angoisse ne nous laisse pas le choix

26:44

non plus mais nous pouvons la combattre

26:46

nous la combattons euh parce que nous

26:49

nous nous arqueboutons contre elle euh

26:51

le schizophrène n'a plus les armes voyez

26:53

pour et c'est pourquoi la quotidiennité

26:55

il a perdu le sens même de la

26:56

quotidienité est-ce que savons-nous

26:58

Françoise d'astour que nous combattons

27:00

l'angoisse ou bien découvrons-nous à

27:03

l'occasion de de l'émergence de

27:05

l'angoisse dans la

27:06

quotidienneté que nous n'avons fait

27:08

jusqu'ici que la

27:09

conjurer c'est une question intéressante

27:12

je crois que là encore lorsque heidger

27:14

dit que l'angoisse est là elle est

27:16

latente elle peut surgir à n'importe

27:18

quel moment cela implique tout de même

27:21

que nous ne sommes pas complètement

27:22

ignorant de ce fond de notre être et

27:26

Heideger dit aussi dans d'autres

27:28

passages que nous fuyons hein c'est ce

27:30

qu'il appelle c'est ce qu'il appelle

27:32

d'un mot d'un mot difficile la la la la

27:35

déchéance nous fuyons n'est-ce pas

27:39

l'angoisse nous nous aimons les

27:41

habitudes nous aimons les les évidence

27:44

nous aimons ce qui va de soi nous nous

27:47

complaisons finalement dans

27:50

une dans dans une sécurité hein c'est

27:54

c'est la recherche de la sécurité aussi

27:56

n'est-ce pas nous nous aim nous nous

27:58

nous rassurer euh parce que nous savons

28:00

qu'il y a quelque chose de profondément

28:03

troublant nous le savons de manière

28:07

évidemment inconsciente hein je nous le

28:10

savons sans le savoir que nous sommes en

28:14

quelque sorte des êtres profondément

28:17

profondément instables et quen somme

28:19

l'angoisse serait l'accession enfin

28:21

l'angoisse serait l'angoisse consciente

28:23

d'elle-même

28:25

oui le euh oui elle est elle est

28:28

effectivement euh euh la différence

28:30

entre l'angoisse et la quotidienneté

28:32

c'est que finalement l'angoisse c'est

28:33

une c'est une angoisse qui accède à la

28:34

conscience d'elle-même alors que la

28:36

quotidienneté serait une angoisse qui se

28:37

dissimule

28:38

oui c'est c'est c'est ce que Heideger

28:40

essae de nous euh de nous expliquer euh

28:43

euh cette cette c'est pourquoi

28:46

l'angoisse encore une fois elle elle

28:49

elle surgit de manière inopinée euh et

28:52

elle surgit dans l'instant hein euh

28:54

parce queelle est la révélation d'une

28:56

certaine manière de alors la révélation

28:58

de quoi c'est très important cela la

29:00

révélation que je ne peux plus parler de

29:03

moi-même ou

29:05

exister sur le mode du on sur le mode du

29:08

comme les autres mais que j'ai à prendre

29:10

en charge ma propre existence parce que

29:13

je suis un être singulier personne ne

29:15

peut euh mourir à ma place en

29:18

particulier n'est-ce pas personne ne

29:20

peut mourir à ma place ma naissance et

29:22

ma mort m'ont donné un lapse de temps

29:25

déterminé qui n'est finalement

29:27

partageable avec aucun autre et c'est

29:30

pourquoi alors l'angoisse est une

29:32

expérience aussi traumatisante parce que

29:34

je ne peux pas trouver d'aide auprès

29:35

d'autrui et ça c'est c'est je je ne peux

29:39

pas je je ne je n'ai plus non plus de

29:42

relation avec l'autre au moment de

29:43

l'angoisse l'absorption de l'être là

29:46

dans le ont et le monde de la

29:49

préoccupation manifeste comme un

29:51

mouvement de fuite de l'être là face à

29:52

lui-même en tant que savoir-être soit

29:54

authentique il semble cependant que ce

29:56

phénomène de fuite de l'être là face à

29:58

lui-même et à son authenticité ne soit

30:00

nullement propre à fournir un fondement

30:02

phénoménal pour l'étude qui va suivre

30:03

car justement cette fuite ne mène pas à

30:06

l'être là devant lui-même cette aversion

30:09

en effet est conformément à la tendance

30:11

spécifique de la déchéance détourne de

30:13

lêre là je me

30:16

lève et je te

30:19

bouscule tu ne te réveilles

30:22

pas comme

30:25

d'habitude sur toi

30:28

je remonte le

30:30

drap j'ai peur que tu es froid comme

30:36

d'habitude ma

30:39

main caresse tes

30:42

cheveux presque malgré moi comme

30:48

d'habitude mais

30:50

toi tu me tournes le

30:53

dos comme

30:56

d'habitude

31:02

alors je m'habille très

31:05

vite je sors de la

31:08

chambre comme

31:11

d'habitude tout

31:13

seul je bois mon

31:16

café je suis en

31:19

retard comme

31:22

d'habitude sans

31:25

bruit je quitte la

31:28

maison tout est gris

31:31

dehors comme

31:34

d'habitude j'ai

31:36

froid je relève mon

31:39

col comme

31:42

[Musique]

31:46

d'habitude voilà une matinée dans les

31:49

nouveaux chemins de la connaissance

31:50

entreer Michel Sardou il y a des matins

31:53

comme ça et Françoise Dastour qui est

31:55

avec nous pour nous expliquer ce que

31:57

Heideger signifie par l'angoisse plus

31:58

exactement pour nous le faire comprendre

32:00

car après tout puisque l'angoisse déjoue

32:03

les motifs de l'explication ce serait

32:05

maltraiter l'angoisse que de prétendre

32:07

l'expliquer c'est de l'intérieur qu'il

32:09

s'agit de saisir ce phénomène et c'est

32:11

la raison pour laquelle Françoise

32:12

Dastour je voudrais vous proposer

32:14

justement cette ambivalence du phénomène

32:16

de l'habitude pour essayer de voir si si

32:18

ça permet de comprendre tout simplement

32:20

ce que l'angoisse signifie l'habitude en

32:23

elle-même est un phénomène ambivalent

32:24

puisqu'on la décrit à la fois comme une

32:26

routine qui Endor la conscience hein

32:28

l'habitude le sentiment de l'habitude et

32:30

en même temps une habitude qui accède à

32:33

la conscience d'elle-même est une

32:34

habitude qui immédiatement se se remett

32:36

en cause qui immédiatement se se

32:39

critique on peut on peut traduire ça en

32:42

terme tout à fait simple en disant que

32:44

bien souvent les grandes questions

32:45

métaphysiques sont agitées par des

32:47

hommes qui sont débordés comme s'il

32:49

fallait avoir la tête dans le guidon et

32:52

être pris dans la quotidienneté pour

32:53

avoir la nostalgie d'un

32:56

horizon ener par exemple chopenhower

32:58

n'avait rien à faire de ses journées il

33:00

pouvait il avait il pouvait se se payer

33:02

le luxe de ne pas chercher un sens à la

33:04

vie ou de combattre ce qui voulit

33:06

trouver un sens à la vie en revanche

33:08

l'ambition de chercher un sens à la vie

33:09

l'ambition finalement de s'affranchir de

33:11

la quotidienneté le souci de

33:12

s'affranchir de la de la quotidienneté

33:15

vient souvent justement d'une existence

33:17

qui est constamment j'allais dire

33:19

tempérée et affadie par l'habitude

33:23

oui bien sûr puisque il y a l'habitude

33:26

est à la fois ce qui nous rassure ce qui

33:27

nous donne un cadre de vie ce qui nous

33:29

permet d'habiter encore une fois je

33:31

crois que c'est très important de mettre

33:32

le lien entre les deux mais c'est aussi

33:35

ce qui nous fait perdre le goût de

33:37

l'existence d'une certaine et en cela

33:38

elle est mensongère et oui et oui parce

33:40

que elle est en quelque sorte une sorte

33:44

de

33:46

elle est elle est guidée par un souci

33:47

sécuritaire

33:50

qui n'est finalement pas acceptable pour

33:53

l'être humain parce que l'être humain il

33:55

a aussi cette cette nécessité en lui de

33:59

de déployer son être d'aller plus loin

34:02

que l'horizon borné finalement de la

34:04

quotidieneté il veut toujours dépasser

34:06

il est heidogger exprime ça en disant

34:08

qu'il est il existe c'est qu'il veut

34:11

sortir de luiême et c'est cette de là

34:14

d'ailleurs cet orthographe qui fait

34:15

beaucoup rire évidemment ceux qui ne

34:17

lisent pas des guerr ou qui ou qui se

34:19

moquent du jargon philosophique

34:21

exister exister avec

34:24

oui oui il veut se transcender voilà le

34:27

autre mot utilisé par Heidegger c'est le

34:28

mot de transcendance il veut aller

34:30

justement jusqu'où et bien jusque il

34:33

veut dépasser les choses de la

34:34

cotidienneté et c'est pourquoi ce

34:36

dépassement dans Qu'est-ce que la

34:37

métaphysique est présenté comme un

34:39

dépassement vers le rien mais mais là

34:41

encore il faudrait pas penser que

34:43

heidger est un penseur niliste parce que

34:46

c'est le rien d'utilisable n'est-ce pas

34:48

c'est le rien c'est c'est c'est c'est le

34:51

moment où les choses comme le dit

34:54

heidger se tournent vers nous et nous

34:56

présente un aspect insolite parce

34:58

qu'elles ne sont plus utilisables par

35:00

nous et et donc elles ne sont plus rien

35:03

d'utilisable ce n'est pas le néant en

35:05

quelque

35:07

sorte comme l'opposé de l'être qui se

35:10

qui se présente à nous dans l'angoisse

35:13

mais c'est le fait justement que les

35:14

choses perdent finalement leur leur

35:17

aspect familiers et qu'elles ne sont

35:19

plus pour nous nous pouvons plus les

35:21

utiliser nous ne pouvons plus mettre la

35:24

main sur

35:25

Ellé rest dans voabulaire dansen de

35:29

dépasser la

35:30

quotidiené offre deux possibilités

35:33

peut-être une une impasse qui serait

35:36

dépasser la quotidieneté vers l'éternité

35:38

ou vers une transcendance et une une

35:42

autre voix qui est explorée par

35:44

Heidegger qui serait de dépasser la

35:46

quotidieneté au profit de la singularité

35:48

oui oui oui et là on ne peut pas ne pas

35:52

som il y a deux façons de surmonter les

35:53

apparences soit on accède à l'Éternel

35:54

soit on accède à l'objet seul

35:57

oui soit on on accède à ce que heidger

35:59

appelle le monde aussi ce qui est

36:01

l'origine finalement de tout de toutes

36:03

les choses de tous les objets pour nous

36:05

et là bien sûr il faudrait rappeler tout

36:08

de même que

36:10

heidogger lui-même dans être étant cite

36:12

les les sources disons théologiques hein

36:15

de euh de de l'analyse de l'angoisse

36:18

Saint-Augustin Luther et kirkegard dont

36:21

il dit qu'il est celui qui est allé le

36:23

plus loin n'est-ce pas dans la

36:24

description de l'angoisse mais la grande

36:27

différence alors on pourrait relever des

36:29

analogies troublantes même entre

36:31

l'analyse que fait k que Gard de

36:33

l'angoisse et puis celle que fait

36:35

Heideger de l'angoisse mais la grande

36:37

différence c'est Dieu c'est Dieu voilà

36:39

c'est que l'angoisse chez kirkegard et

36:41

bien c'estelle est toujours liée à au

36:44

péchés n'est-ce pas au fait que l'homme

36:46

a cette capacité à la liberté aussi

36:48

c'est très important l'angoisse est

36:49

toujours angoisse de ma liberté parce

36:51

que je peux dépasser n'est-ce pas mes

36:53

possibilités qui sont justement réduites

36:55

celles de ma quotidienneté je peux je

36:57

peux choisir je peux choisir de me

36:59

dresser contre Dieu voilà voilà ce que

37:02

ce que nous dit querque garde et donc

37:03

l'angoisse c'est précis elle est

37:05

toujours liée au péché n'est-ce pas elle

37:07

me révèle moi-même comme être capable de

37:10

défier Dieu alors que pour heidger

37:12

l'angoisse elle est elle me révèle

37:15

moi-même comme être capable de et bien

37:18

simplement de d'accepter ma finitude

37:22

parce que il n'y a pas ce que ce que

37:24

l'angoisse me révèle pour ager c'est

37:26

justement que il n'y a pas d'infini

37:29

n'est-ce pas que l'infini est une

37:30

illusion et c'est pourquoi je je je

37:33

l'angoisse me vooue au monde elle ne me

37:36

place pas devant Dieu ce qui est le cas

37:38

de kirkegarde mais elle me vooue au

37:40

monde c'est-à-dire qu'elle me vooue à

37:41

une existence évidemment qui est

37:45

essentiellement marqué par une

37:46

temporalité finie l'angoisse est dans la

37:48

position déplaisante d'un interlocuteur

37:50

qui trouve malin de vous dire ce que

37:52

vous savez déjà et qu'il vous est

37:54

désagréable d'entendre

37:56

oui oui bien sûr vous savez cet

37:57

interlocuteur mal élevé qui croit qui

37:59

croit très fin ou ce faux ami par

38:01

exemple qui croit utile de vous dire ce

38:03

que vous savez déjà et ce que

38:05

précisément vous n'avez pas envie

38:06

d'entendre non pas parce que vous

38:07

l'ignorez mais parce que vous le savez

38:08

déjà et qu'il vous est désagréable de

38:10

l'entendre oui oui oui il il est évident

38:12

que j'ai dit que c'était une épreuve

38:13

l'angoisse c'est une épreuve nécessaire

38:15

mais c'est une épreuve c'est-à-dire que

38:17

il y a là un bouleversement qui se

38:20

produit une sorte de perte des des

38:23

repères un effondrement vertige tous ces

38:25

mots nous les avons déjà cité et c'est

38:28

une expérience qui est évidemment une

38:29

expérience traumatisante on pourrait

38:32

même utiliser ce vocabulaire mais elle

38:34

elle ouvre vers quelque chose qui est

38:37

euh qui est alors Heidegger il insiste

38:39

beaucoup qui est le la vérité finalement

38:43

de de ce que nous sommes elle nous ouvre

38:46

à la vérité de notre condition et c'est

38:48

pourquoi elle peut être à la source de

38:50

sentiment positif ça j'aimerais beaucoup

38:52

le dire parce que c'est très important

38:55

que de penser que elle est elle est une

38:57

traversée qui peut nous ouvrir

38:59

effectivement à à à d'autres

39:01

dispositions et c'est pourquoi elle

39:03

n'est pas elle n'est pas leur ennemi en

39:04

quelque sorte de la même façon

39:05

d'ailleurs que la nausée sartrienne

39:07

s'inverse en sentiment joyeux de devenir

39:09

un héros de roman ou de découvrir ou

39:11

d'apprendre euh euh à être libre

39:14

l'inquiétude verse peut verser dans

39:16

l'émerveillement face au monde euh

39:18

l'unicité qui est la mienne la vôtre

39:21

celle de tout étant euh l'unicité euh

39:25

qui nous constitue nousm met en

39:26

situation de de de regarder chaque objet

39:28

comme étant irrémédiablement

39:30

incurablement singulierument mais cette

39:32

singularité incurable n'est pas

39:34

forcément nauséeuse oui elle est

39:37

elle bon il faudrait il faudrait

39:39

regarder du côté de Sartre n'est-ce pas

39:41

si elle a nausé d'une certaine manière

39:42

persiste pas un peu trop mais pour

39:45

Heideger en tout cas c'est vrai que ce

39:47

retournement se fait n'est-ce pas il y a

39:49

de l'effroid on peut passer à

39:51

l'émerveillement à ce que les Grecs

39:53

appelaient le le taumzin c'est-à-dire

39:55

l'émerveill devant ce qui est et ce

39:58

passage fa le point de départ de la

39:59

philosophie d' absolument absolument et

40:01

et donc retrouve très curieusement avec

40:03

en partant d'une tonalité qui est je

40:06

dirais extrêmement

40:09

négative ce ce rapport à à l'étonnement

40:12

ou à

40:13

l'émerveillement devant

40:16

devant devant les choses devant devant

40:19

devant le fait qu'il y ait quelque chose

40:20

plutôt que rien est-ce que de ce point

40:22

de vue Heideger ne livre pas la la

40:24

formule d'un émerveillement non soluble

40:26

dans la raison parce que bien souvent la

40:28

philosophie part de l'émerveillement de

40:29

l'étonnement qu'elle dissou ensuite dans

40:32

l'explication du phénomène qu'il a

40:33

d'abord émerveillé mais est-ce qu'il n'y

40:36

a pas chez Heidegger l'idée que en somme

40:39

tout est insolite quand bien même ce

40:41

serait banale est insolite n'est pas

40:44

seulement insolite ce qui tranche sur le

40:46

cours ordinaire des choses mais c'est le

40:48

cours ordinaire des choses lui-même qui

40:49

quand on le regarde d'une certaine

40:51

manière devient insolite en lui-même à

40:53

cet égard skideger ne délivre pas la la

40:55

formule d' un étonnement qui demeure

40:58

pardà toutes les explications et toutes

41:00

les résolutions qu'on peut lui proposer

41:01

par la science la découverte et les

41:03

explications scientifiques oui oui tout

41:04

à fait il y insistera d'ailleurs dans la

41:06

leçon qu'il donnera à cizy qu'est-ce que

41:09

la philosophie il dira de manière très

41:11

juste que l'étonnement le taumadin grec

41:15

est une disposition qui perdure ce n'est

41:17

pas simplement le début de la

41:19

philosophie mais c'est ce qui commande

41:20

toute la philosophie et c'est ce qui

41:22

peut commander une existence qui se

41:25

voudrait une existence alors je n'aime

41:26

pas beaucoup le terme authentique parce

41:29

qu'on a beaucoup Heidegger utilise une

41:32

thminolog c'est là qu'on retrouve le

41:33

heegger en raciné là quexistence

41:36

authentique exist l'existence

41:37

authentique d'abord le mot authentique

41:39

traduit un mot qui veut dire plutôt

41:40

propre hein ce que nous sommes au sens

41:42

propre ce que nous sommes au sens propre

41:45

et bien ce serait précisément une

41:47

existence qui verrait dans tout ce qui

41:50

arrive quelque chose d'unique n'est-ce

41:51

pas qui verrait dans tout ce qui se

41:53

passe et dans tout ce qui est quelque

41:55

chose euh qui qui n'a plus rien

41:57

justement de routinier qui n'a plus rien

41:59

de de banal il y a des des des des

42:01

publicitaires a des guerriens qui

42:02

ventent des des des saucisses par

42:04

exemple les saucisses qui sont

42:06

manifestement fabriqués en usine

42:07

n'est-ce pas selon les procédés de la

42:09

technique euh mais dont le slogan pour

42:12

les vendre c'est le sens de

42:13

l'authentique le sens de l'authentique

42:14

oui ce mot authentique a fait beaucoup

42:16

de mal je crois parce que le vocabulaire

42:20

de heidger lui-même il y a un autre mot

42:21

en allemand qui dit authentique he que

42:23

le mot que utilise

42:24

heideggerenlich ce qui il veut nous dire

42:26

c'est que et c'est toujours la même idée

42:29

n'est-ce pas l'idée qu'on trouve déjà

42:30

chez kirkegard d'ailleurs c'est que

42:32

l'angoisse finalement nous permet de

42:34

prendre en main notre propre existence

42:37

et que cette existence elle est unique

42:39

et en ce sens-là nous sommes dans

42:41

l'authenticité ou plus exactement nous

42:43

sommes nous-mêmes dans ce que nous avons

42:45

de plus propre hein nous ne nous berçons

42:47

pas d'illusion nous ne nous ne tombons

42:50

pas en quelque sorte dans le discours

42:53

anonyme de l'existence anonyme euh qui

42:57

nous conduit toujours à dire que on

42:58

meurt n'est-ce pas bien sûr tout le

43:00

monde meurt mais moi je ne fais pas

43:02

partie de ce quand quand je dis on meurt

43:04

naturellement c'est je je m'exclus de la

43:06

de la foule des gens qui Meur oui oui

43:09

oui mais en même temps même quand je

43:11

j'assiste à des obsèques pour dire il

43:12

est mort le pauvre je je m'exclu de fait

43:15

évidemment de ça en le présentant comme

43:17

malheureux ou c'est et en même temps je

43:20

ne je ne prends pas conscience du fait

43:22

que je suis moi un être précisément qui

43:25

est essentiellement mortel et ça c'est

43:27

c'est important cher degard n'est-ce pas

43:29

de de de souligner que la conscience de

43:32

sa propre mortalité est quelque chose de

43:35

de consubstantiel je dirais à à

43:38

l'existence humaine mais alors la

43:39

conscience de sa propre mortalité n'est

43:41

pas réductible à la crainte de mourir

43:42

sinon finalement l'angoisse aurait un

43:43

objet la conscience de sa propre

43:46

mortalité va plus loin va au-delà de la

43:48

seule peur insolu de mourir he d' la

43:52

mort c'est quelque chose d'impensable il

43:54

faut le direin c'est quelque chose là

43:56

encore d'indéterminé n'est-ce pas elle

43:58

est la la seule la seule conscience que

44:01

je puisse avoir de la mort de

44:04

manière authentique c'est-à-dire en

44:06

propre c'est qu'elle elle peut arriver à

44:08

tout moment je précise pour l'auditeur

44:10

que vous faites le geste des gu mais

44:11

quand vous employez leoui tout à fait

44:13

tout à fait elle peut elle peut arriver

44:15

à tout moment c'est-à-dire qu'elle est

44:17

elle est imminente et c'est cette

44:19

présence d'une d'une imminence de la

44:22

mort que nous cherchons à fuir quand

44:25

nous disons que tout le monde meurt que

44:27

on meurt mais que ça ne me touche pas

44:29

moi n'est-ce pas et ça c'est c'est

44:31

quelque chose bien le sylogisme

44:32

d'ivanilic tous les hommes sont mortel

44:34

mais moi je ne suis pas tous les hommes

44:35

voilà voilà oui oui moi je suis euh

44:38

autre chose n'est-ce pas je ne tombe pas

44:40

sous la règle

44:41

générale si on fait l'archéologie de

44:43

cette angoisse qu'est-ce qui le

44:44

distingue par exemple de Pascal quand il

44:47

décrit l'homme comme un Nant à l'égard

44:48

de l'infini un tout à l'égard du néant

44:50

un milieu entre rien et tout infiniment

44:52

éloigné de comprendre les extrêmes la

44:54

fin des choses et leurs principes euh

44:56

incapable de voir le néant d'où il est

44:57

tiré l'infini où il est englouti en

45:00

somme est-ce que l'origine de ce

45:03

queegger décrit comme l'angoisse ça

45:05

n'est pas tout simplement ce qu'on

45:06

appelle l'angoisse existentielle même si

45:08

Heideger se méfiait de ce mot Françoise

45:10

Dastour oui elle est elle est une

45:12

expérience existentielle aussi n'est-ce

45:14

pas puisque je la ressens dans des

45:16

moments particuliers euh oui j'ai cité

45:19

kirque garde comme comme source et enfin

45:23

source je n'aime pas beaucoup ce mot-là

45:24

parce qu'on ne peut pas réduire la

45:25

penser d'un philosophe à à celle d'un

45:28

autre le non mais repérer des échos il a

45:31

des échos voilà il y a des échos très

45:32

forts avec kirkegarde d'une part et

45:34

l'autre écho très fort c'est évidemment

45:36

Pascal n'est-ce pas c'est la c'est aussi

45:39

le le thème du divertissement qui est

45:42

alors tout à fait en consonance avec ce

45:44

que heidger nous dit n'est-ce pas de de

45:46

cette fuite devant soi-même parce que le

45:48

propos de Pascal quand il parle du

45:50

divertissement c'est bien de dire que ce

45:52

dont témoigne l'homme qui se divertit

45:54

c'est d'une volonté d'oublier ce que que

45:56

donc il sait tout à fait ce qu'il sait

45:58

ce qu'il sait sans donc le

45:59

divertissement est une affaire sérieuse

46:00

on plaisante pas avec le

46:02

divertissement oui ou oui il est

46:04

tellement nécessaire que c'est pas du

46:06

tout effectivement une

46:07

question anecdotique hein c'est la le

46:10

divertissement est ce qui permet d'une

46:12

certaine manière de demeurer en vie et

46:15

Heideger est tout à fait je

46:18

crois la la description qu'il fait de la

46:20

quotidienneté et la pensée que l'on a

46:23

qu'il a de la quotidienneté est tout à

46:24

fait en écho avec cela n'est-ce pas

46:26

c'est euh lorsqu'il lorsqu'il

46:29

caractérise la quotidieneté par le

46:30

bavardage par exemple une manière de

46:33

parler sans véritablement aller

46:36

jusqu'aux choses mêm et bien c'est

46:38

quelque chose dans la dans laquelle nous

46:41

sommes tous plongés nécessairement hein

46:44

il faut pas imaginer que nous pouvons

46:46

sortir définitivement du bavardage nous

46:49

nous devons en quelque sorte nous

46:51

faisons partie aussi nécessairement de

46:54

cette de cette quotidienne

46:57

le

46:57

divertissement c'est c'est aussi ce qui

46:59

nous permet de vivre comme une limite

47:01

que nous hésitons à franchir ensemble

47:02

oui oui oui tout à

47:04

[Musique]

47:13

fait le métro ferme à 1h du mat le métro

47:17

ouvre à 6h du mat Monoprix ouvre à 10h

47:22

Monoprix ferme à 20h les enfants partent

47:25

à 8h les enfants reviennent à 16h le

47:29

repas commence à 20h on débarrasse à

47:33

20h30 je suis

47:35

border

47:37

borderl il est

47:40

borderl nous sommes

47:43

B la dame du 3e sort à 10h la dame du 3e

47:48

revient à 11h les acédiic ouvrent à 9h

47:51

les acédiques ferment à 16h tu commences

47:55

un grand merci franiseastour d'être venu

47:57

nous parler de de Heideger Heeger je

47:59

rappelle que dans êre étant le

48:00

paragraphe sur l'angoisse c'est le

48:02

paragraphe

48:03

40 texte

48:05

extraordinaire et je renvoie alors je

48:07

renvoie à notre site Internet pour avoir

48:09

la bibliographie à peu près complète de

48:11

T vos ouvrages Françoise bastour en

48:13

particulier autour de Heidegger et de la

48:15

question de la mort le feu rouge à

48:17

minuit 2 le feu vert revient à minuit 2

48:21

le feu rouge à minuit 4 la dame du 3è S

48:25

demain on continue à parler d'angoisse

48:27

on parlera notamment de mot passant et

48:28

en particulier d'ailleurs d'une nouvelle

48:30

intitulée suicide au pluriel dans

48:32

laquelle on retrouve un argumentaire

48:33

très propre très proche pardon de ce que

48:36

Tolstoy déploie dans dans la mort

48:38

d'ivanich vous verrez c'est

48:40

[Musique]

48:45

demain voilà et sous la musique de

48:47

Philippe Catherine sur France Culture il

48:49

est 10h50 et c'est comme tous les jours

48:51

avec joie et sans angoisse l'heure de

48:53

retrouver le journal des nouveaux

48:55

chemins bonjour adelle bonjour

48:57

[Musique]

49:06

raphaë alors au nouveau chemin on ne

49:09

fait rien dans l'ordre après Heidegger

49:10

Descartes descart exactement à

49:13

l'occasion de lappution du premier

49:14

volume des œuvres complèes de Descartes

49:16

qui vont paraître chez galimar dans la

49:17

collection tel sous la direction de

49:19

Jean-Marie biad et de Denis Kambouchner

49:21

et avec la participation de Frédéric de

49:23

buison qui est avec nous aujourd'hui

49:24

bonjour bonjour donc cette cette cette

49:27

cette édition des œuvres complètes de

49:28

descart est un énorme projet éditoriel

49:30

qui est puisque la la publication de

49:32

l'intégralité de l'œeuvre de décart

49:33

tient en 7 volumes dont le premier

49:35

volume sort 7ette semaines et alors il

49:37

est étonnant de constater que le premier

49:38

volume à paraître n'est pas le premier

49:41

volume dans l'ordre des SEP volumes qui

49:43

vont paraître c'est le numéro 3 pourquoi

49:45

avoir commencé par publier ce numéro 3

49:47

numéro c'est le numéro 3 parce que il

49:48

contient les les œuvres que decart a

49:50

publié en premier c'est-à-dire le

49:51

discours de la méthode la Dioptrique les

49:53

météores la géométrie et quelques

49:55

quelques textes complémentaires mais

49:56

enfin il suit l'ordre de publication par

49:58

des cartes de ces ouvrages euh comme

50:01

vous l'avez dit le l'ensemble contiendra

50:03

SEP volumes euh et nous nous donnerons

50:06

après les écrits de jeunesse euh les r

50:09

direction de l'esprit dans un premier

50:10

volume ensuite dans un deè volume il y

50:12

aura les le monde le traité de l'homme

50:14

et des traités donc les textes de des

50:16

années 733 puis ensuite les méditations

50:19

et cetera enfin bref l'ensemble

50:21

contiendra la totalité des textes euh

50:23

rédigés par des cartes à l'exception de

50:25

la correspondance qui fera l'objet de

50:26

d'une autres

50:28

publications la correspondance est très

50:31

importante comme vous le savez mais

50:32

cette cette édition sera une édition

50:35

intégrale de l'ensemble des c'est c'est

50:37

la la première fois qu'on refait une

50:40

telle une telle opération depuis une

50:42

centaine d'années l'édition qui qui sert

50:44

de référence l'édition d'Adan et tanery

50:46

a été commencé à peu près à l'époque des

50:48

maisons d'Hector Guimar vers

50:50

1893 et a été terminé au vers 1907 alors

50:55

al ça ne veut pas dire que ça soit

50:57

mauvais en soi mais 100 an ce sont 100

51:01

an de de recherches cartésienne se sont

51:04

se sont passés et il y a évidemment

51:06

beaucoup de choses à ajouter donc

51:07

revenons à ce volume là donc qui paraît

51:09

cette semaine il comprend le discours de

51:11

la méthode et d'autres essais qui sont

51:13

plus scientifiques alors il faut il faut

51:14

rappeler qu'en fait à l'origine ces

51:17

ouvrages ont été publiés ensemble et le

51:19

titre original était le discours de la

51:20

méthode pour bien conduire sa raison et

51:22

chercher la vérité dans les sciences

51:24

plus la dioptrie les la géométrie qui

51:26

sont des essais de cette méthode alors

51:28

ce titre montre bien que tous ces écrits

51:29

sont beaucoup plus solidaires entre eux

51:30

que ce qu'on pense les trois écrits sont

51:32

solidaires ell souvent on croit que le

51:36

descart a publié le discours de la

51:37

méthode et l' accompagné de quelques

51:39

illustrations en fait c'est à peu près

51:41

l'inverse qui s'est produit c'estd qu'il

51:42

a pour pour des raisons pour des raisons

51:46

politiques en fait c'est des raisons

51:47

liées notamment à la condamnation de

51:49

Galilé des cartes la condamnation Galilé

51:51

en 733 il il faut rappeler queour de la

51:54

méthode est publié en 37 c'est ça donc

51:56

pendant pendant 4 ans descart a cherché

51:58

une stratégie pour publier quelque chose

51:59

qui ne soit pas euh qui ne qui qui qui

52:03

ne ne prenne enfin ne s'attache pas trop

52:07

à la au problème du mouvement de la

52:08

terre et au motifs pour lesquels Galilée

52:10

a été a été condamné et son idée

52:12

initiale était d'abord de publier la

52:14

Dioptrique un ESS un essai d'optique en

52:17

l'accompagnant ensuite d'un d'une

52:20

physique de la terre les météores d'une

52:22

géométrie très très difficile et ensuite

52:25

il a il a précédé il a fait précéder cet

52:27

ensemble de de trois essais de du

52:30

Discours de la méthode mais bon est que

52:33

il est tout à tout à fait clair que le

52:35

le discours est tout à fait postérieur

52:36

même même dans son impression l'édition

52:38

originale 137 à 2 pagees 1 la première

52:42

page 1 c'est la c'est c'est celle de la

52:44

Dioptrique celle qui a été comenc qui a

52:46

été composée en premier et ensuite il y

52:48

a eu un ajout de il y a un ajout de du

52:51

Discours de la méthode en en six parties

52:53

donc c'est au fond le l'œuvre qui est

52:55

qui pour moi la plus la plus

52:57

intéressante dans cet ensemble c'est

52:59

c'est presque la Dioptrique plus la

53:01

Dioptrique qui est donc un traité

53:02

scientifique mais il faut il faut

53:03

montrer que voil exactement c'est pas

53:06

seulement un traité scientifique y a

53:07

c'est c'est aussi la présentation de

53:09

fondements philosophiques qui vont

53:10

servir ensuite à l'élaboration de toute

53:12

une philosophie c'est bon c'est deux

53:14

choses c'est d'une part un traité

53:15

scientifique et technique c'est c'est un

53:17

traité qui qui explique qui expose la

53:19

loi des sinus qui estme une découverte

53:20

tout à fait extraordinaire dans

53:21

l'optique et c'est aussi c'est aussi un

53:24

traité technique qui explique comment on

53:26

doit faire des lunettes pour améliorer

53:28

la vision et c'est en même temps un un

53:30

essai philosophique sur la théorie de de

53:33

de la perception il y a il y a des

53:35

textes absolument magnifiques où des

53:37

cartes comparent les images dans le

53:39

cerveau au taille douce faites par

53:41

les par les graveurs et et lorsque et

53:46

cette cet ensemble bon on a on a la

53:48

peut-être la première la première

53:50

théorie complète de de la de la

53:54

perception notamment de la la perception

53:56

visuelle dans ces aspects à la fois

53:58

corporels et intellectuel il y a tout un

54:01

un partage extraordinaire qui se fait

54:03

entre le ce qui relève de la ce qui

54:06

relève du mouvement des corps qui qui

54:08

n'est que corporel et ce qui relève de

54:11

de d'un calcul de la d'un calcul de

54:14

l'esprit d'une géométrie naturelle mais

54:16

alors comment quelqu'un qui qui écrit

54:18

justement une théorie de la vision qui

54:19

fait un traité de la perception peut-il

54:21

par ailleur affirmer dans d'autres

54:22

textes que les que les sens sont

54:24

trompeurs et que la vue est comp peuse

54:25

alors justement enfin c'est le on peut

54:28

peut-être poser la questions dans

54:29

l'autre sens c'est-à-dire que le la

54:31

Dioptrique est la meilleure antidote

54:33

contre la croyance permanente que pour

54:36

des cartes l'essens nous trompe je veux

54:38

dire lorsque n nos étudiants de première

54:40

année arrivent quelque fois en croyant

54:42

cela on leur montre des on peut leur

54:44

pose une question simple c'est pourquoi

54:45

quelqu'un qui pensait que l'essens nous

54:47

trompe passerit ses journées à

54:48

expérimenter à regarder à à faire des

54:52

protocoles d'expérience bon ça ça c'est

54:55

un peu troublant mais surtout il y a une

54:57

il y a une une théorie tout à fait tout

54:58

à fait complexe dans lequel euh dans le

55:01

dans dans laquelle il il il explique non

55:04

non seulement que les sens nous trompent

55:06

pas mais comment on peut améliorer

55:08

leur leur usage et comment on peut

55:11

régler cet

55:12

usage pour pour en faire quelque chose

55:15

de de réellement utile donc c'est c'est

55:16

je veux dire le c'est pour ça que la

55:20

dique donne un contrepoint essentiel à

55:24

aux lectures peative par par exemple de

55:26

la première méditation donc c'est un

55:28

traité qui qui n'est pas là pour pour

55:29

illustrer une thèse philosophique mais

55:31

au contraire c'est c'est une réflexion

55:32

scientifique qui va nourrir la recherche

55:35

philosophique par ailleurs est-ce que

55:36

c'est comme ça qu'il faut le comprendre

55:37

les deux sont liés je crois pas qu'il y

55:38

ait moyen chez descart de distinguer

55:40

science et philosophie euh du tout du

55:43

tout c'estou à l'époque on éétait pas

55:45

uniquement philosophe on était

55:46

scientifique et philosophe bah

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c'estàdire qu'on appelit ce qu'on

55:49

appelait philosophie ça ça ça ça ça

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contenait aussi bien la

55:54

métaphysique que des cartes d'ailleurs

55:56

identifie simplement la science de ce

55:58

qui est connu en premier pas simplement

56:01

n' pas proprement parler un objet propre

56:03

et c'est c'est aussi la physique ça

56:06

s'appelle de la philosophie voilà donc

56:08

je renvoie à la au premier volume des

56:10

œuvres complates de Descartes qui vont

56:11

paraître chez

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galimar ce volume comprend le discours

56:14

de la mthode et autres essais

56:16

scientifiques et sinon dans les étales

56:18

sur les étales de nos libraires adelle

56:20

alors non pas dans les étales des

56:21

libraires mais à Marseille à lieu du 1er

56:24

au 7ctob une semaine de la pop

56:25

philosophie qui est organisé par les

56:28

rencontres place publiqu qui sont créé

56:29

par qui ont été créé par jacqu Serano

56:31

qui a pour vocation de réunir des

56:33

intellectuels français et étrangers de

56:34

formations et d'horizons différents

56:36

autour de questions politiques

56:37

sociologiques et en l'occurrence

56:38

esthétique car la semaine de la de la

56:40

pop philosophie réunie à Marseille des

56:42

intellectuels de la scène philosophique

56:43

française et des personnalités du monde

56:45

de l'art contemporain et donc le but est

56:47

de faire se rencontrer ces deux univers

56:49

autour de débats des conférences qui

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présenteront ce qui est la culture pop à

56:52

travers la musique pop mais aussi les

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films d'horreur la mode les séries dans

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le champ de la pensée contemporaine à

56:58

titre d'exemple par exemple le vendredi

57:00

12 octobre il y a une conférence sur ce

57:01

que l'art fait à la philosophie ou le

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dimanche 4 octobre le football comme

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modèle philosophique ben voilà autant de

57:07

questions passionnantes qu'il faudra se

57:09

poser la pop philosophie la philosophie

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qui fait pop donc c'est à Marseille

57:13

c'est quand vous m' dit c'est du 1er au

57:15

7 octobre et toutes les informations

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sont sur le site des nouveau chemins de

57:17

la connaissance évidemment grand merci à

57:19

tous merci Françoise Dastour merci

57:20

Frédéric de buon merci à DEL V merci à

57:23

chrine Robert pour une réalisation

57:24

impeccable je rappelle en peu de mots

57:26

hein on a parlé aujourd'hui de Tolstoy

57:28

de la mort d'Ivan l de Pascal le

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paragraphe le fragment intitulé

57:31

qu'est-ce que l'homme dans les pensées

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de Camu notamment la description de la

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routine dans le myth decisif et de

57:36

Heidegger évidemment aujourd'hui le

57:38

paragraphe 40 de re étant et qu'est-ce

57:40

que la métaphysique demain on continue

57:41

cette semaine sur l'angoisse dans les

57:43

nouveaux chemins de la connaissance en

57:44

compagnie si j'ose dire de mot passant

57:46

et également de Marianne Bury qui en

57:48

parle à merveille France Culture il est

57:50

10h59 dans un instant comme tous les

57:52

jours c'est le quotidien de France

57:53

Culture vous rendez-vous avec question

57:58

d'époque

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