Être et Temps de Heidegger (4/4) : Sommes-nous dans le monde ?
Martin Heidegger challenges traditional philosophy by defining human existence (Dasein) not as an isolated consciousness, but fundamentally as 'Being-in-the-world' (Être-au-monde). Through everyday practical relationships with tools and the ultimate breakdown of meaning in anxiety (l'angoisse), Dasein encounters the world as a structural horizon rather than a physical container.
This discussion unpacks Heidegger's radical phenomenological shift away from Descartes' subject-object dualism, offering a profound framework for understanding how human beings relate to everyday reality and existential dread.
Section summaries
Introduction & Historical Context of Being and Time
optionalIntroduces the host, guest Marlène Zarader, and brief context on Heidegger's life and Nazism, which is helpful but not core to the philosophical thesis of 'world'.
Dasein and Being-in-the-world
watchCrucial setup explaining why Heidegger rejects the traditional Cartesian subject and starts from relationship.
The Chair and the Wall: Spatiality
watchA reading and breakdown of the classic passage showing why inanimate objects cannot truly 'touch' or have a world.
The Animal's World: Derrida vs. Heidegger
watchDeals with the animal's relation to the world, featuring archive audio of Jacques Derrida criticizing Heidegger's human exceptionalism.
The Phenomenological Analysis of Tools (Ustensiles)
watchFascinating breakdown of how our everyday world is structured by functional utility and pre-thematic concerns.
Anxiety and the Uncanny (L'angoisse et l'Unheimlichkeit)
watchThe emotional and intellectual climax of the discussion, showing how the world as such is revealed when everyday meanings collapse.
Outro & Book Recommendations
optionalConcludes the discussion, plays a music track by Joe Dassin, and features a short segment on newly published early courses of Heidegger.
Key points
- Being-in-the-world vs. Being inside a physical space — Heidegger distinguishes between 'being in' (like water in a glass) and Dasein's 'Being-in-the-world' (Être-au-monde). The former is a spatial relation of inanimate objects, whereas the latter is an existential relation of familiarity, concern, and open horizon.
- The 'As Such' (Comme Tel) and the poverty of the animal world — While an animal lives in an environment (Umwelt) shaped by its immediate biological needs, it lacks the ability to take a step back and relate to things 'as such' (comme tel). Only Dasein possesses this ontological openness to relate to things in their sheer being.
- The world of everyday concern is built of tools, not bare things — In our daily life, we do not encounter raw mathematical objects; we encounter 'ready-to-hand' tools (ustensiles) defined by their utility and references to other tools. A pen is only understood through its reference to paper, a desk, and the act of writing.
- Anxiety (L'angoisse) as the revelation of the World as such — While fear has a specific object, anxiety has no object; it is a confrontation with 'nothing' and 'nowhere'. In anxiety, everyday tools lose their meaning, the familiar world collapses, and Dasein is forced to confront the naked, uncanny structure of the world itself.
“le dasein n'est pas dans la pièce comme l'eau est dans le verre” — Marlène Zarader
“un complexe d'outils doit être déjà découvert avant même qu'un de ceci puisse être discerner” — Ivan Morane (reading Heidegger)
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bonjour à toutes bonjour à tous elle est
en route sur les chemins de la
philosophie à la rencontre d'une
expérience à la fois douce et amer
[Musique]
bonjour Marlène zaradar bonjour
bienvenue sur les chemins de la
philosophie c'est le piano de bradmedo
qui nous met dans l'état propice pour
parler de guerre aujourd'hui vous êtes
professeur et mérite de philosophie
contemporaine à l'Université de
Montpellier membres d'horaire de
l'Institut universitaire de France et
l'auteur de plusieurs ouvrages sur
Heidegger doit un formidable lire et
traitant aux éditions ouvrins alors ça
tombe bien c'est ce qui nous occupe
cette semaine l'irrétant c'est comme un
défi et vous en proposer dans ce livre
une lecture linéaire c'est selon vous la
meilleure façon de lire ce livre
[Musique]
je ne sais pas si c'est la meilleure
façon mais c'est une manière d'essayer
de rendre possible la lecture parce que
cette lecture n'est pas évident
quelqu'un qui ouvre pour la première
fois être étant inquiessé comme ça de le
lire naïvement aura du mal donc
un livre qui suit ou un commentaire qui
suit de manière linéaire
l'ordre du livre permet d'accompagner le
lecteur et de l'aider à franchir les
difficultés pas à pas tout doucement en
faisant que finalement vers la fin et
bien il peut continuer tout seul
[Musique]
alors on parle de la traitant depuis
lundi mais pour rappel Heidegger est né
en 1889 à meskirch en Allemagne il finit
sa thèse de doctorat en 1914 devient
professeur à l'université de Marbourg
fief des néoconsiens en 1923 mais un
obstacle l'empêche d'être titularisé il
n'a pas assez publié c'est donc dans
l'urgence et pour des raisons
administratives qu'il rassemble à la
hâte des notes et paragraphes qui
devaient donner lieu à un ouvrage et
qu'il décide de publier en 1927 c'est
donc être étant c'est un ouvrage
exaltant passionnant mais aussi
difficile exigeant parfois aigri écrit
en grec dans le texte qui prétend
apporter quelque chose de résolument
nouveau à la philosophie il s'agit de
prendre au sérieux c'est à dire
d'affronter la question de l'être que un
siècles de métaphysique aurait tout
simplement les 7 côtés alors on a parlé
de la mort du bavardage de lettres
justement tous ces aspects de
l'existence humaine qui sont abordés
afin de définir ce qu'est être et ce
qu'une signifie existence authentique
rappelons aussi que l'ouvrage qui
rencontre très vite un succès
universitaire a par ailleurs ouvert des
décennies de polémiques encore bien
vivantes aujourd'hui quant à l'apport
réel de ce texte dans l'histoire de la
philosophie plus récemment la
publication en Allemagne des cahiers
noirs de heideker dans lesquels il
soutient des propos explicitement
antisémites à raviver rétrospectivement
les polémiques autour de l'oeuvre de six
de ce philosophe qui 6 ans après la
publication d'être étant alors qu'il
était recteur de l'Université de
Fribourg avait également sa carte au
Parti national socialiste allemand le
parti nazi qui ne le rendra qu'en 1944
aujourd'hui Marlène zarader pour ce
dernier temps
une question que nous n'avons pas encore
abordé qui pourtant est central dans
être étant on a parlé donc du Dazs ce
terme Kyle de guerre en poids pour
qualifier l'homme même s'il n'y a aucune
traduction qui correspond vraiment
l'homme à la fois face seule face à la
mort et toujours ouvert aux autres on a
parlé de l'existence quotidienne du
bavardage et nous n'avons jamais encore
parlé cette semaine en tout cas du monde
alors qu'est-ce que le monde parade
guerre comme un peut-il penser à un
monde dès lors que le diesel est à la
fois ouverture aux autres mais seul face
à la mort quelle place y a-t-il pour le
monde
alors
ne pense pas le monde séparément il
pense le monde comme une dimension du
dasagne une dimension de ce qu'il
appelle l'être au monde puisque au
départ il se donne
et il se demande comment le définir
comment le caractériser dans son être
pour cela dit-il il faut le la première
détermination qui s'impose au regard
c'est celle de l'être au monde ce qui
présente comme la Constitution
fondamentale du désert alors cet être au
monde comprend trois moments l'être qui
est au monde c'est-à-dire le nasal le
monde et leur rapport c'est-à-dire
l'être a et aldegger commence c'est le
début de l'analytique existentielle
c'est-à-dire de l'analyse des structures
d'aide du dasoil il commence par le
rapport il demande que veut dire être à
quelque chose en quel sens le design
est-il au monde alors avant même
d'essayer de définir lettre au monde et
par là le monde puisque c'est la
question que vous m'avez posée je
voudrais je voudrais insister sur
l'importance qu'à le fait de commencer
par lettre au monde parce que
on part du lasagne Heidegger pourraient
choisir une des déterminations
traditionnelles de l'homme dire il est
conscience il est raisons il est il est
sujet etc et au lieu de ça
il
commence par le faire que l'homme n'est
jamais donné de façon isolée
c'est-à-dire qu'on ne peut pas le
définir à partir de lui-même la première
chose qui se donne au regard et dont il
faut donc partir dans le philosophe doit
partir pour caractériser l'être de
l'homme c'est que dès qu'il y a design
un monde est déjà ouvert en même temps
que lui
dès qu'il y a d'asagne alors pour pas
parler tout de suite de monde il
faudrait dire dès qu'il y a design le
design est en rapport à en rapport à un
objet ou un monde d'objets et donc il
faut penser le rapport avant même
d'essayer de définir l'homme puisque
c'est ce rapport qui caractérise
finalement le nasaï je sais pas si je me
fais comprendre tout à fait c'est-à-dire
que l'homme est toujours déjà pris dans
des relations absolument absolument et
c'est pour ça que Heidegger commence par
lettre au monde et c'est seulement à
partir de au monde qu'il va s'employer à
définir aussi bien le design que l'homme
voilà que le monde est avant d'en
revenir à la définition du monde vous
avez raison procédant comme à heideker
il propose une première distinction ça
c'est en paragraphe 12 du 2e chapitre
d'être étang la première esquisse de
l'être au monde orientée sur l'être ou
en tant que tel les titres font des
effrayants il faut pas faut pas s'en
formaliser il distingue dans ce
paragraphe il distingue sous signifie
être au monde et être dans le monde
quelle est la différence Marlène zarader
alors on a deux types distincts de
relations qui sont caractéristiques de
deux types d'étangs ontologiquement
différents alors le l'expression est un
peu barbare des étangs qui n'ont pas la
même manière d'être tout simplement
la relation de l'être danse est une
relation dans l'espace qui peut se dire
de deux étangs subsistants c'est-à-dire
dans le vocabulaire de Heidegger les
étangs subsistants sont les étangs qui
sont à la manière des choses qui sont
posées là il dit aussi étant un tramada
un étant un tram dans le monde dans le
monde les étangs subsistants lorsqu'on
est dans ce registre là un étang peut
être dans un autre la relation en
revanche de l'être a ne peut se produire
contre le nasal et ce à quoi il se
rapporte elle doit donc être décrite de
manière radicalement différente l'eau on
a je crois que vous avez déjà cité ce
genre d'exemple le nasaï n'est pas dans
la pièce comme l'eau est dans le verre
alors il est vrai que le NASA il a un
corps qui se situe dans l'espace c'est
ce que Heidegger noble la facticité du
NASA
n'est pas assimilable à la subsistance
des étangs puisqu'il allait aller la
facticité d'un existant et donc il faut
comprendre cette facticité à la lumière
de l'être au monde et non pas le
contraire c'est à dire que pour
réfléchir à la manière que l'homme
d'être au monde il faut prendre en
compte que l'homme ou le Dazaï n'est pas
un objet comme les autres il entretient
une particulier au monde il a une autre
manière d'être alors on va essayer de
définir ce qu'est cette manière d'être
en continuant à lire ce texte cette
fois-ci interprété par le comédien Ivan
Moran nous allons avoir une certains
exemples qui cette fois ci c'est plus
l'eau dans le verre mais la table qui se
trouve près de la porte ou la chaise qui
touche le mur on va voir ce que le fait
d'être près de quelque chose de toucher
quelque chose et bien différent que
l'être au monde qui est celui du design
c'est-à-dire de l'homme écouté nous
exprimons ordinairement que deux étangs
subsistent ensemble en disant par
exemple que la table se trouve près de
la porte ou que la chaise touche le mur
pourtant a strictement parlé on ne peut
prétendre qu'il se touche et cela non
pas parce qu'en fin de compte un examen
plus précis serait toujours constaté un
intervalle entre la chaise et le mur
mais parce qu'en principe la chaise même
si l'intervalle était nul ne pourrait
toucher le mur
pour qu'elle le puisse il faudrait que
le mur fut pour une chaise à rencontrer
un étang ne peut toucher un étang
subsistant à l'intérieur du monde que
s'il possède originellement le mode
d'être de l'être a c'est-à-dire si par
son être là le monde se trouve déjà pour
lui découvert monde à partir duquel les
temps peut se manifester à lui et être
accessible en son être subsistant
deux étangs simplement subsistants à
l'intérieur du monde et de surcroît en
eux-mêmes sans monde ne peuvent jamais
se toucher aucun d'eux ne peut être prêt
de l'eau
vous écoutez France Culture les chemins
de la philosophie les 10 heures 12 et
c'est le 4e temps de notre série sur et
traitant l'ouvrage de 1927 de Martin
Heidegger aujourd'hui on s'interroge sur
l'existence du monde pour les
êtres humains que nous sommes être au
monde c'est pas comme être dans le monde
et dans le texte qu'on vient d'entendre
Marlène zarader finalement c'est ce qui
une définition du monde en tout cas pour
que deux choses se touchent qui puissent
avoir un contact on dirait qu'une chaise
puisse être prêt d'un mur il faut qu'il
y ait monde absolument absolument
si on reprend donc si on indique
jusqu'ici que être au monde n'était pas
simplement être dans le monde alors si
on essaye maintenant de définir plus
positivement ce qu'est être au monde on
dira et j'ai déjà dit c'est être en
rapport a mais ce qu'ajoute ce texte
c'est que pour être en rapport a il faut
une ouverture préalable c'est ça le
point essentiel le est en rapport avec
des choses avec d'autres lasagnes avec
lui-même il les touche il se rapproche
où il s'en éloigne etc bon mais pour que
de tels rapports soient possibles il
faut qu'il s'inscrivent dans un horizon
d'ensemble déjà ouvert qui est
précisément le monde les étangs
intramondins c'est ce que dit le texte
qu'on vient d'écouter les étangs
intra-mondins n'entretiennent pas ne
peuvent pas entretenir de rapports les
objets parce qu'ils sont sans monde le
dasaï lui est au monde au sens où en
même temps que lui est toujours déjà
ouvert un horizon familier à partir
duquel il peut rencontrer
des étangs en fait être au monde c'est
se tenir dans cette ouverture
et alors juste avant qu'on avait plus
loin sur la question du monde pourquoi
Heidegger pourquoi en français on a
gardé design parce que j'imagine on
prend cette émission en cours de route
on entend que vous entend parler du
design pourquoi dazan n'est pas homme ou
être humain
parce que homme est chargé le mot homme
est chargé de connotation qui tiennent à
l'histoire de notre pensée à l'histoire
de la métaphysique etc et que Heidegger
voulait
proposer une approche de l'homme qui
se tiennent à distance de ces
déterminations traditionnelles donc le
mot homme aurait été déjà chargé de
signification
et pour cette raison là il valait mieux
un mot en quelque sorte vierge bon une
autre raison pour laquelle il parle de
dasagne plutôt que d'hommes c'est que
dans sa conception qu'il s'emploie à
justifier dans un inside dans sa
conception de l'homme finalement l'homme
et lui-même fondamentalement par son
rapport à l'être or le mot d'asagne dit
cela en allemand date être
là absolument et donc le
à la fois le mot d'asagne désigne
l'homme et en même temps il désigne ce
qui fait sa spécificité d'hommes à
savoir qu'il est le lieu où l'être peut
en quelques manières se révéler et qu'il
n'ait lui-même que parce que il est
cette ce rapport à l'être c'est déjà une
certaine définition
de l'homme dont la première des
caractéristiques est vous l'avez dit le
fait d'être en relation avec d'être
ouverture aux autres est-ce que ça veut
dire que le monde revenons-y le monde
n'est pas un espace clos mais le monde
est pour le dasing tout ce qu'il entoure
ce de quoi il est fait absolument tout
ce qu'il entoure tout ce qui lui est
familier tout ce qui fait sens pour lui
tous ce à quoi il peut se rapporter
tout ce à quoi il se rapporte où il peut
éventuellement se rapporter bref le
monde
c'est l'ensemble enfin le monde c'est
tout dépend de quel monde on parle la
façon dont le monde se donne pour lui au
départ c'est cette façon là c'est à dire
comme ensemble tout ce qui le préoccupe
au fond est-ce que nous avons un monde
commun ou est-ce que chacun a son monde
chaque design a son propre monde
alors là il faut introduire le concept
de monde d'ambiance oui le monde ambiant
le monde ambiance c'est la façon dont
c'est la première le premier le premier
visage du monde celui que le monde a
dans l'existence quotidienne bon deux
prime abord est le plus souvent
mon
rapport au monde est un rapport au monde
ambiant bien alors c'est mon ambiance
sont très différents les uns des autres
je n'ai pas le même monde d'ambiance
selon que je suis paysan artiste etc
cela dit bien qu'il soit tous très
différents puisqu'il y a un système
référentiel si vous voulez qui est
différent selon selon les individus mais
bien que tous ces mondes soient
différents il y a des structures
caractéristiques de tout mon ambiance et
c'est ça que veut décrire et ses
descriptions sont particulièrement
passionnantes
une autre question qui se pose à partir
de la spécificité de l'être au monde à
du lasagne des salles de savoir on l'a
dit bon bah le design n'est pas au monde
comme un objet au monde mais est-ce que
son rapport au monde est le même que
celui d'un animal par exemple qui lui
pourtant est vivant n'est pas un objet
et en relation aussi avec d'autres
animaux écoutez Derrida c'était en 1999
sur France Culture en microdalin qui à
la fois pose cette question du mode
d'être de l'animal et exprime peut-être
sa réserve par rapport à la réponse car
illégard propose
dit que l'animal
il dit des choses contradictoires à ce
sujet que l'animal a un monde mais qu'il
est pauvre au monde la pierre dit-il n'a
pas de monde veltlos l'homme figure ou
forme monde veulent bilden et l'animal
est pauvre en monde et je crois que
l'analyse de cet extrait riche de
1929-30 c'était que de Heidegger sont à
la fois extrêmement
provoquant nouveau
prendre en compte
usculte d'une toute une toute une savoir
sur l'animal mais en même temps selon
moi reproduit un certain nombre de
présupposition alors on va dire
cartésienne classique sur une image
privée de langage privé de mort privé en
un mot de la paraître comme tel dit
l'animal a un rapport notamment au
soleil à la chaleur à la pierre mais il
n'a pas de rapport à ces choses-là comme
tel c'est le Cantel de la phénoménalité
en tant que telle qui lui manque et donc
la possibilité
phénoménologique si vous voulez même si
c'était vrai il resterait encore
approuvé que l'homme ou le tasagne lui a
un rapport pur ou comme tel par la mort
comme tel et ça ça me paraît
problématique autrement dit dans ce
débat je ne sais pas de donner à
l'animal à ce qu'on appelle l'animal
encore avec ce singulier général très
problématique je ne sais pas de donner à
l'animal ce qui en général est réservé à
l'homme mais aussi bien de poser la
question de savoir si l'homme a ce qu'on
lui attribue en droit parce qu'il a un
rapport à la mort comme tel si là un
rapport au langage pur comme tel etc et
c'est cette ce déplacement logique que
j'essaie de marcher
le lézard ne se trouve pas simplement
sur la pierre chauffée au soleil il la
recherche à la pierre et elle a
l'habitude de la recherche
éloignée d'elle il ne reste pas
n'importe où il la charge de nouveau
qu'il la retrouve ou non peu importe il
se chauffe au soleil c'est ainsi que
nous parlons bien qu'il soit douteux
quand cette circonstance il se comporte
comme nous lorsque nous sommes allongé
au soleil et bien qu'il soit douteux que
le soleil lui soit accessible comme
soleil bien qu'il soit douteux qu'il
puisse faire l'expérience de la roche
comme roche
néanmoins son rapport au Soleil à la
chaleur est autre que le rapport de la
pierre qui se trouve là et est chauffé
par le soleil
[Musique]
on est tenté de dire ce que nous
rencontrons là comme roche et comme
soleil ce sont pour le lézard
précisément des choses de lézard
alors voilà comment formuler la question
Marlène zarader qui va nous aider à
préciser ce concept de monde que nous
explorons aujourd'hui des Rida dit Kylie
Heidegger lui-même dit que le animal n'a
pas de monde c'est qu'il est pauvre en
monde et le texte avec des gars alors un
peu après être étanche à l'extrait de
son cours de l'année 1929 1930 les
concepts fondamentaux de la métaphysique
montent finitude solitude qui prend
l'exemple du lézard le dit très
clairement mais la roche et le soleil
pour le lézard ce sont des choses de
lézard c'est pas le même monde que le
nôtre que celui du design n'est
absolument c'est à dire que
l'animal aussi a une nouvelle mais qu'il
vaudrait mieux traduire dans ce cas là
plutôt si on réserve le mot de monde
ambiant au monde de l'homme il faudrait
mieux le traduire par mon environnement
donc Heidegger reconnaît que l'animal a
un monde environnant qu'il se rapporte à
des étangs à des choses etc mais ce que
l'animal n'a et que l'homme a c'est
alors des Rida le disait bien le rapport
au comme tel mais des Rida renvoie ce
comme tel à de grandes questions comme
le langage comme tel la mort comme telle
etc il me semble que Heidegger utilise
cette idée de comme tel beaucoup plus de
manière plus
plus primitive en fait plus simple
la différence entre l'homme et l'animal
c'est que lorsque moi homme ou femme je
me rapporte à la chose je peux la saisir
en tant qu'elle est et quel est ce
qu'elle est
bon c'est peut-être pas très clair comme
formulation en tant que tel c'est-à-dire
que l'animal se rapporte mettons au
moment du repas il se dirige vers son
écuelle pour manger il a bien un rapport
à l'écuelle à la pâtée qui est dedans
etc mais il ne peut à aucun instant en
tout cas selon l'analyse de Heidegger il
ne peut aucun instant opérer ce très
léger recul qui consiste à se rapporter
à l'écuelle comme écuelle au fait que
les cuelle soit et qu'elle soit une
écuelle bon c'est ça le cocktail c'est
pas seulement pour le langage la mort
etc c'est les choses se rapporter aux
choses en tant qu'elles sont or cela
l'homme seul en est capable justement
parce qu'il a un rapport à la question
de l'être il peut se rapporter à son
propre être et il peut se rapporter aux
choses en tant qu'elles sont et tout
cela ça a lieu pour lui ça se joue dans
l'ouverture du monde raison pour
laquelle l'ouverture du monde
environnant de l'animal n'est pas
assimilable à l'ouverture du monde
ambiant de l'homme parce qu'il n'y a pas
ce comme tel il y a simplement un
rapport
disons sans distance ou sans ou sans
recul chose ce qui veut dire que
l'environnement louvelle pour prendre le
terme allemand utilisé par Heidegger qui
est indissociable du dazeil donc de des
êtres des êtres humains que nous sommes
exclut les animaux c'est à dire que
c'est quand même l'homme qui a c'est un
monde d'humain que nous décrit à des
guerres les animaux ont leur nom nous
avons notre propre monde on est loin
d'une pensée de l'écologie qui
impliquerait une nature commune un
environnement commun et qui pourrait
penser une manière de composer ensemble
dans ce mal à la lumière des très
nombreux travaux qui sont faits
aujourd'hui en philosophie l'animalité
etc
Heidegger considère l'animal d'une
manière encore très traditionnelle c'est
ce que lui reproche des Rida et
peut-être qu'il a peut-être il a pas de
tort cela dit même dans une optique plus
contemporaine qui prend en compte
beaucoup plus qu'autrefois
le vécu de l'animal je pense que quelque
chose de la distinction Deger pourrait
être maintenu quand même
même si c'est de manière moins moins
abrupte qui ne le fait je crois qu'on
peut pas comparer la manière d'être au
monde de l'animal enfin on peut comparer
mais on ne peut pas identifier la
manière d'être au monde de l'animal la
manière d'être au monde de l'homme tout
simplement parce que ce questionnement
qui est propre à l'homme
me semble-t-il
n'appartient pas à la dimension c'est de
savoir c'est de cette différence on en
déduit une hiérarchie ou pas voilà
on va continuer avec vous la lecture
d'être étant sur cette question de monde
parce qu'on découvre paragraphe suivant
on était plutôt d'un paragraphe 12 là
dans les paragraphes 14 et 16 on
découvre qu'en fait ce monde ambiant
dont vous parlez ce qui nous entoure qui
est peut-être composé de cette ouverture
aux autres
en tout cas ouverture à des relations
qui me qui m'ouvre au monde et bien est
composé aussi d'outils comme si les
choses qui étaient devant moi elle
apparaissaient d'abord non pas en tant
que tel mais comme outil comme chose
fonctionnelle qui sont peut-être à mon
service dont je peux m'en parler c'est
assez surprenant non Marlène zarinder
oui c'est une c'est un des aspects les
plus les plus intéressants de la
phénoménologie conduite dans un site
je dis juste être étant en allemand
excusez-moi on a l'habitude je sais pas
pourquoi d'ailleurs c'est pas par
coquetterie on a pris l'habitude de
garder le mot design et de garder le
titre allemand de d'être étant bon
oui l'un des apports les plus les plus
intéressants à mes yeux en tout cas
longueur c'est de montrer que dans à
l'intérieur du monde ambiant ce qui se
donne à moi à titre des temps ce n'est
pas comment ce n'est justement pas comme
on l'a toujours cru des choses en fait
ce qui se donne à moi c'est un type
d'État particulier que
mais qu'il faut pas entendre au sens
habituelles du mot outil en français
c'est beaucoup plus large que l'outil de
l'ouvrier
un marteau c'est un outil mais des
chaussures journal un train seront des
outils on appellera outil tout ce qui
sert à quelque chose tout ce que les
étangs en tant qu'ils sont pris dans un
usage or ce que
ce que montre
Heidegger c'est que
il faut arriver
à décrire le mode d'être de l'outil
c'est-à-dire la façon dont les étangs se
donnent à moi dans la préoccupation de
lunettes et ce mode d'être est
complètement différent de celui des
choses alors on va écouter le texte
ouais des guerres propose cette
description de looter écouter
s'interpréter par le comédien Ivor
Morane
l'outil est essentiellement quelque
chose pour
les divers modes de ce pour constituent
un complexe d'outils
la structure pour contient un renvoi de
quelque chose à quelque chose
conformément à son ustensilité
un outil n'existe que par son lien à un
autre outil
l'écritoire la plume l'encre le papier
le sous-main la table la lampe les
meubles les fenêtres les portes la
chambre
ces choses ne commencent pas par se
manifester chacune pour elle-même pour
constituer ensuite une somme de réalité
propre à remplir une chambre
ce qui s'offre à nous de prime abord
bien que nous ne le saisissions pas
thématiquement c'est la chambre et à son
tour la chambre ne se présente pas
d'abord comme un vide délimité par
quatre murs dans un espace géométrique
mais comme un outil d'habitation
c'est lui qui fait apparaître comme
mobilier les objets contenus dans la
chambre et c'est en lui que se distingue
les différents objets d'usage prises
individuellement
un complexe d'outils doit être déjà
découvert avant même qu'un de ceci
puisse être discerner
vous écoutez France Culture les chemins
de la philosophie les 10 heures et 29
minutes nous parlons toujours d'être
étang de Heidegger cette semaine
aujourd'hui en compagnie de la
philosophe Marlène zarader il est
toujours surprenant Marlène zarinder
quand on lui a traitant de voir que
au-delà de la question de l'oubli de
l'être des considérations proprement
métaphysiques qui implique le fait de
proposer des nouveaux vocabulaire pour
penser l'être parce que la philosophie
ne serait pas aller assez loin on trouve
des considérations sur l'existence
quotidienne on a vu hier le bavardage
Léonie et puis aussi sur sur les outils
quelque chose de très concret de très
pratique c'est le cas de le dire juste à
l'écoute de cette taxe on peut se dire
mais si chaque chose qui est autour de
nous est définie comme un outil il y a
une dimension très dominante de l'homme
dans le monde qui qui serait comme si
qu'il peut s'emparer de chaque chose
comme un outil et bien chaque chose
serait à son service ça peut mettre un
peu mal à l'aise c'est pas moi je le
vois pas comme ça c'est pas qu'il peut
s'en emparer et demeure porte le
projecteur sur la façon dont les choses
lui apparaissent c'est à dire les
conditions dans lesquelles il peut
rencontrer et il montre donc c'est pas
lui qui transforme les choses en outils
ce sont les étangs qui au lieu de se
présenter sous la modalité de la chose
qui repose en elle-même qui est là dans
l'espace qui est indépendante etc se
présente d'une autre manière c'est une
description phénoménologique qui décrit
ce qui est les phénomènes tel qu'ils
sont ils décrit ce qui est au plus
exactement ce qui se montre à la façon
dont ça m'apparaît voilà et ce qu'il
monte donc il se pose la question
finalement qu'est-ce qui se passe quand
je suis en train d'ouvrir une porte
comment la porte m'apparaît-elle au
moment où j'en fais usage oui mais
l'apparition pour être selon les
individus selon les lasagnes autrement
que sous le registre de l'utilité je
peux moi voir cette porte peut
m'apparaître disons d'une manière
beaucoup plus poétique par exemple ou
esthétique
de la préoccupation c'est à dire quand
je suis dans le registre enfin je crois
quand je suis dans le registre de la
préoccupation je suis dans un registre
où quelques temps renvoie à un autre
étang et dans la mesure où les rangs
puisqu'il est fait pour autre chose il
sert à quelque chose et donc lorsque je
prends mon stylo pour écrire
le fait que c'est une c'est une
structure si vous voulez
incontournable fait que je ne regarde
pas mon stylo non seulement je ne le
regarde pas mais le stylo ne m'apparaît
pas dans sa forme dans sa texture de
choses je le dépasse immédiatement vers
son usage qui est l'écriture de la page
et la page elle-même je ne la regarde
pas vraiment où elle ne s'impose pas à
moi à chaque fois ces étangs sont de
telle sorte qu'il ne s'impose pas au
regard et même ils se font oublier au
profit de leur usage bon tant que je
suis dans ce mode sous ce registre de la
préoccupation je ne peux pas je crois me
rapporter autrement à la table ou au
stylo il faut une modification de ce
registre premier alors cette
modification ça pourrait être en étudier
les conditions dans les modes déficients
de la préoccupation etc si tout à coup
l'outil me résiste alors je vais le
regarder quelque chose de sa nature de
choses va pouvoir m'apparaître de même
si on se donnait d'autres conditions que
Heidegger ne se donne pas dans en tout
cas dans un inside je pourrais me
rapporter
porter sur la sur la porte si on peut
dire un regard de type esthétique bien
mais ça ne peut pas être au regard
premier il faut une modification une
suspension de la contemplation
n'est pas première elle nécessairement
seconde et il faut
oui une modification du rapport premier
et de la façon première dont les étangs
se donnent à moi pour que d'autres
façons de se donner soit envisageables
mais je ne vois pas là une action de
l'homme qui se réutilisateur
etc j'y vois plutôt la distinction entre
des modalités d'apparition des choses et
pour moi c'est la des aspects forts de
la pensée de Heidegger cette distinction
des modalités d'être
définir les choses qu'il entoure comme
des outils c'est quand même aussi
définir ce mode de relation comme étant
utilitaire mais d'ailleurs sans
forcément porter le jugement pour cette
relation là mais c'est plus que
simplement apparaître d'écrire les
choses telles qu'elles nous apparaît et
faire intervenir le critère de l'utilité
c'est déjà induire un certain rapport
une certaine nature de relation entre
moi et les objets vous savez raison mais
est-ce que c'est pas cette nature de
relation qui est première spontanée et
est-ce qu'il ne faut pas penser d'abord
cette ce type de relation première pour
ensuite en étudier les modifications
voilà la question que je pose oui c'est
la question qui se pose en effet parce
que tout dépend ce qu'on entend par
premier est-ce que c'est
chronologiquement l'être qui n'est au
monde qui découvre le monde ne sait pas
que les objets ont une utilité il y a
d'abord une appropriation qui est
esthétique sensuelle où on touche une un
bébé va toucher une bouteille d'eau sans
savoir à quoi elle sert et ensuite on
apprend ce que je veux dire c'est que la
relation d'utilité utilitaire s'apprend
il faudrait y réfléchir je crois que ça
se discute
je pense qu'il faut pas donner un sens
trop étroit au mot utilitaire c'est
plutôt l'usage et donc vous avez raison
probablement que le bébé n'est pas
directement dans l'usage il est dans
quelque chose qui serait d'ailleurs
assez difficile à découdre plus de
découverte mais
bon je sais pas la question la question
se pose en tout cas ce que Heidegger
nous dit plus loin dans la traitant il
faut quand même qu'on avance dans cette
lecture il nous reste un point qu'on n'a
pas abordé qui est absolument essentiel
c'est que le monde a compris maintenant
que le dasagne donc l'homme avec ses
caractéristiques étaient ouvertures au
monde donc ne pouvait pas être pensé
sans ces relations qui l'ouvrent à
autrui à autre chose que lui-même qu'on
n'est pas au monde comme on est dans le
monde que le monde qu'il entoure est
fait d'outils donc de d'objets dont on
peut se veut dire qu'ils ont une utilité
c'est comme ça qu'il nous apparaissent
en premier mais surtout et là on nous
fait un bon vers le paragraphe 40 d'être
étant c'est que ce monde surtout nous
est révélé et que cette révélation a
lieu dans et par le phénomène de
l'angoisse Marlène Zara alors il faut
distinguer à partir de de ce point on ne
peut plus parler de mon en général il
faut distinguer entre le monde ambiant
tel qu'on en a parlé jusqu'ici est-ce
que Heidegger appelle le monde comme tel
ou monde en général
uber house
quelle est la différence entre les deux
même quel est l'opposition le monde
ambiant a été défini comme le lieu de la
familiarité de la signification du chez
soi fondamental le monde comme tel va
apparaître comme étant exactement le
contraire il est le lieu de
lounamechkite l'inquiétante est tranchée
du dépaysement radical le tasing
découvre hors de chez soi aux yeux de
Heidegger cette hors de chez soi et
notre condition originaire c'est la
vérité de notre être au monde bon mais
il est en quelque sorte masquée dans la
quotidienneté du monde ambiant et masqué
par cette quotidienne
on comprend du coup que pour que le
monde comme tel apparaisse il faut que
l'on verse le monde d'ambiance se
fissure ou s'effondre et c'est ça qui a
lieu dans l'angoisse selon ce qui
explique que ce qui angoisse l'angoisse
le gars est complètement indéterminée
écoutez rien de ce qui est à notre
disposition ou de ce qui subsiste à
l'intérieur du monde ne peut remplir le
rôle de ce qui angoisse l'angoisse
le monde prend un caractère de complète
insignifiant ce n'est ni ceci ni cela
que dans l'angoisse nous rencontrerions
et qui s'inscrirait comme menaçant dans
un tout finalisé
c'est pourquoi encore
l'angoisse ne voit s'approcher ce qui
menace ni d'un Nissi ni d'un la
déterminé
que le menaçant ne soit nulle part
caractérise ce qui angoisse l'angoisse
l'angoisse ne sait pas ce dont elle
s’angoisse
ce nulle part ne signifie pourtant pas
rien mais évoque d'une manière générale
les entourent c'est-à-dire la révélation
du monde à un être a essentiellement
spatial
ce qui menace ne peut donc pas davantage
venir d'une direction déterminée ni
s'approcher au dedans d'une proximité
quelconque il est déjà là et pourtant il
n'est nulle part
il est si proche qu'il serre la gorge et
coupe le souffle et pourtant
il n'est nulle part
ce qui angoisse l'angoisse c'est le
monde en tant que tel
la complète insignifiance qui s'annonce
dans le rien et nulle part n'indique pas
une absence de monde mais avertie au
contraire que l'étang intra-mondin a
perdu tout importance en lui-même et que
sur le fond de cette insignifiant de
l'intramontin il n'y a plus que le monde
qui puisse dans sa mondamnéité même
s'imposer encore alors là on est au cœur
d'être étendard de cette dimension
absolument glaçante quelle angoisse aide
des guerres décrit à merveille
exactement à quoi il fait référence et
pourtant c'est bien là tout l'intérêt de
l'angoisse on a beaucoup de mal à la
décrire à dire ce qui se passe quand
nous sommes angoissés à Eder essaye tant
de mettre des mots sur cette expérience
peut-être une manière de commencer à la
décrire pour comprendre ce qu'il dit
c'est que l'angoisse n'est pas la peur
c'est même l'inverse c'est-à-dire que on
a peur de quelque chose alors qu'on ne
sait pas de quoi devant quoi on est
angoissé
en fait bon je crois que le texte ça
s'est remarquable le texte qu'on vient
d'entendre je crois qu'il y a deux
choses dans ce texte il y a d'abord vous
venez de le dire une description
phénoménologique de l'expérience de
l'angoisse autant qu'on puisse la
décrire puisqu'elle est précisément
insaisissable ce qui angoisse n'est rien
il n'est nulle part et à la lumière de
ce rien et de ce nulle part qui s'impose
tout d'un coup quelque chose et tout
quelque part se voit frapper
d'insignifiance il se produit un
effondrement de tout ce qui faisait sens
à l'intérieur du monde et qui
constituait le monde du Dazaï quotidien
alors il me semble que cette description
ou cette analyse de l'angoisse et
phénoménologiquement exact elle rend
effectivement compte de du phénomène de
l'angoisse il suffit d'interroger
l'angoissé pour qu'ils disent
spontanément que vraiment plus rien ne
tient plus rien à l'importance plus rien
n'adresser
qui exprime donc ça c'est la première la
première dimension du texte et elle me
semble
assez incontestable mais il y a une
seconde chose dans ce texte et qui elle
est propre à et de guerre parce que la
description pour être faite par
quelqu'un d'autre au fond mais ce qu'il
ajoute ça lui est propre c'est
l'interprétation qu'il donne de cette
expérience puisque toute chose se retire
alors ce qui reste c'est le monde comme
tel
or on aurait pu penser que quand toute
chose se retire ben il restera
c'est ce que je pensais personnellement
mais il ajoute attention rien détend
rien d'être Amanda donc le monde voilà
et du coup ce qu'il nomme le monde comme
tel
échappe complètement à ce qu'il avait
décrit comme étant le monde à partir du
monde ambiant la familiarité la
signification
etc etc
alors la question il me semble qu'on
peut se poser en tout cas la question
que je me pose c'est pas de savoir si
comment dire
à travers l'expérience de l'angois à
travers l'expérience de l'angoisse
montre que l'angoisse est
à l'origine d'une révélation bon on peut
admettre cette révélation on peut
admettre que ce soit notre condition
originelle
l'étrangeté lors de chez soi etc mais
est-ce qu'on peut donner à ça le nom de
monde en tout cas si c'est le cas c'est
un monde profondément hostile c'est
c'est toujours étrangers
inhabitable auquel l'angoisse nous donne
accès et qui est peut-être révélateur de
notre condition originelle c'est pas ça
que je mets en cause mais est-ce que ce
lieu inhabitable peut être appelé un
monde
c'est ça c'est ça le problème est-ce que
c'est pas plutôt un pur dehors c'est
vous qui posez la question qui pose la
question
en tout cas le monde s'est réunifié et
probablement donc lui-même a dû sentir
les limites de ce clivage entre le monde
ambiant de la familiarité et un monde
comme tel qui serait une pure étrangeté
voilà et de cette de cette conflit là de
sa difficulté-là va naître beaucoup de
tentatives de définir ce qu'est un monde
en tout cas de ressaisir ce que
l'angoisse révèle de la trou-monde je
pense notamment à la nausée de Sartre
qui révèle exactement cette expérience
là en terme donc toujours
phénoménologique mais de manière aussi
narrative et incarnée ah attention il
révèle pas exactement cette expérience
là elle est chez l'expérience de
l'angoisse révèle une sorte de vie
d'abis seul la nausée chez Heidegger
c'est Sartre c'est chez Sartre
excusez-moi c'est l'expérience du
trop-plein c'est l'expérience d'un être
qui
d'un dégoût d'un dégoût devant le
trop-plein de lettres
il y a pas cette cette expérience du
vide à mon avis c'est une expérience
presque opposée le vide et celui du sens
chez Sartre c'est l'absence
d'un être qui est son situation de
l'être et non pas de cette de ce rien
de cette abime que que
vers lequel nous dirige plutôt la pensée
de Heidegger ce qui veut dire donc en
toute cohérence dans être temps en tout
cas les réflexions qu'a élégant le livre
sur le monde conduisent à une forme
d'absence de monde en fait on en arrive
presque cette conclusion
à une sorte de purement d'anéité à
laquelle on a ôté tous les éléments de
contenu et qu'on peut donc interpréter
soit comme le monde purement c'est ce
que fait Heidegger soit comme une
absence de monde et comme un pur dehors
j'emploie le je reprends un le terme de
dehors mais parce que le dehors c'est
vraiment ce qui est
hormones ce qui est inhabitable et
innommable et je crois que ce que
Heidegger nomme monde comme tel
ressemble à ce dehors de blanc chaud
alors on va se quitter avec un chanteur
et vous n'en a trouvé un qui se demande
ça quel prix à quelle condition est-ce
qu'on peut changer le monde il s'agit de
Joe dassagne
c'est drôle
tu es parti
et pourtant tu es encore ici
puisque tout me parle de toi
un parfum de femme
l'écho de ta voix
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
on s'est aimé
n'en parlons plus
et la vie qu'on vit
un grand Merci à VOUS Marlène zarader
d'être venu par le deuil de guerre
aujourd'hui merci à vous à vous c'était
un plaisir de vous entendre parler je
renvoie à votre ouvrage lire être étant
de Heidegger chez brun chaque personne
qui est lu ce livre en dit le plus grand
bien il paraît que vous aidez à lire à
edégard quand même très très précieux
alors n'hésitez pas à faire chers
auditeurs vous avez également écrit sur
Blanchot lettre et le neutre et puis
aussi lequel suis-je un très beau titre
là on est bien loin d'aller de gare des
travaux plus personnels aux éditions Les
Belles Lettres on mettra toutes les
références de ces ouvrages en ligne sur
le site de chemin de la philosophie
et la vie continue la vie continue et
l'émission aussi avec Géraldine Savoie
qui vient de s'installer en studio pour
ces deux minutes papillon quotidienne
bonjour Géraldine bonjour Adel bonjour à
tous alors tous les jours vous nous
parlez d'un livre de philosophie qui
vient de paraître ou nous donner envie
de le lire et aujourd'hui il y a un lien
direct entre l'émission du jour sera
égal et le livre dont vous nous parlez
aujourd'hui mais exactement Adèle une
fois n'est pas coutume j'ai l'occasion
aujourd'hui de vous parler d'un ouvrage
pour deux actualités pour deux raisons
alors la première que vous n'avez pas
donné mais c'est que comme chaque mois
en vertu de notre partenariat avec
Philosophie Magazine je vous parle d'un
ouvrage présenté dans les pages livres
du magazine et il s'agit de ce mois-ci
et c'est la deuxième raison c'est la
principale raison pour vous en parler
des deux premiers cours Kyle de guerre à
prononcer à l'Université de Fribourg en
1919 ce qui tombe donc à pic pour notre
semaine sur être étang et d'autant plus
que le philosophe esquisse pour la
première fois sa pensée à venir celle
qui sera donc déployée dans cet ouvrage
majeur et on retrouve un certain nombre
de thèmes que vous avez abordés
aujourd'hui alors avant de revenir sur
ces thèmes sur le contenu de ces cours
qui ont pour tâche quand même colossales
comme l'indique le titre de proposer une
définition de la philosophie il faut
signaler que ces deux cours sont inédits
leur publication est un événement dans
le monde de l'édition et de la
philosophie elle inaugure toute une
entreprise de réédition au seuil et de
retraduction plus claire plus proche de
la langue originelle des textes de
guerre c'est donc un événement mais
l'événement c'est aussi bien sûr et là
on revient sur le contenu ce qu'on y
découvre avec cette question
incontournable comme je le disais la
question des questions même que l'on
devrait se poser avant de faire de la
philosophie où on en lisant qu'est-ce
que la philosophie est plus précisément
qu’est-ce que peut-être la philosophie
par rapport à la vie vécue comment
peut-elle la rendre l'appréhender
l'objectiver sans la dévitaliser alors
ce sont des questions frappantes surtout
quand elles émanent d'un penseur que
l'on peut voir de loin que l'on peut
voir loin de la vie avec ces termes
compliquées de facticité des temps ou
d'être mais justement cette traduction
nous le révèle comme un philosophe plus
proche de l'existence qui ne veut ni
réduire à la connaissance ni à des
valeurs qui veut détruire déconstruire
ces barrières et nous fournir la méthode
pour que nous réussissions je cite à
sauter dans un autre monde ou plus
exactement à sauter pour la première
fois dans le monde comme tel comme tel
on retrouve le comtel Marlène zarader
dont on parlait pendant cette émission
c'est donc vers une définition de la
philosophie sans prétention sans
prétention mais c'est taille de guerre
et c'est au seuil merci Géraldine et
donc j'en profite pour rappeler
effectivement notre partenariat avec
Philosophie Magazine qui propose dans
son dossier de juin 2017 donc un dossier
intitulé quelle part d'enfance
gardons-nous et oui on trouve aussi
Emmanuel Macron vu par Paul Ricard Karl
Schmid Karl Marx John rolls Platon par
battue l'humanité telle capable de
justice et un cahier central sur
shopenhauer qui parle donc du génie de
l'enfant si vous avez vous vous
intéressez à l'enfance lisez donc clé
depuis magazine de ce mois-ci car nous
sommes effectivement le 1er juin
aujourd'hui un grand merci à Livia Gary
qui a préparé cette émission l'équipe
des chemins de la philosophie c'est
Nicolas bouchlou Antoine Ravon Marianne
chasseur je rallume mes se à voix bien
sûr Olivier bettard qui a réalisé cette
semaine Anthony Thomas sank est à la
prise de sang aujourd'hui ils vont
Morane qui a prêté sa voix à Heidegger
cette semaine on se retrouve demain pour
les chemins du vendredi demain nous
parlerons des stoïciens une philosophie
de l'exigence et le titre du livre de la
philosophe Christelle Veillard paru aux
éditions Ellips elle sera là en studio
pour nous en parler à 11h sur France
Culture et bien vous allez boire du café
avec Florian Delorme bonjour Florian
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