Être et Temps de Heidegger (1/4) : Qu'est-ce que le Dasein ?
Martin Heidegger's 'Being and Time' shifts the focus of philosophy from abstract metaphysical objects to the question of Being itself through the lens of 'Dasein' (the human mode of being). Dasein is fundamentally defined by its temporality, its relationship to others, and its confrontation with its own inevitable death.
Understanding Heidegger's concept of Dasein and his critique of traditional metaphysics is vital for unpacking 20th-century continental philosophy, existentialism, and phenomenology.
Section summaries
Introduction and Biographical Overview
optionalProvides basic historical context, publication details of 'Being and Time' in 1927, and introduces the guest Philippe Cabestan.
The Challenge of Translation and How to Read the Text
watchExplains why the book is notoriously difficult to read and offers valuable advice on which translations to approach first.
The Ontological Difference: Being vs. Beings
watchDeconstructs the core philosophical shift from Descartes' substance theory to Heidegger's critique of traditional metaphysics.
Reading of 'Being and Time' Paragraph 2
watchA direct reading from the text introducing the terminology of Dasein and the circular nature of the question of Being.
Unpacking the Concept of Dasein and Temporality
watchExplains why Dasein cannot be simply translated as 'human reality' and introduces the fundamental role of time.
Being-in-the-World and Intersubjectivity
watchContrasts spatial containment with relational existence and highlights that Dasein is always structurally 'with' others.
Confronting Death and the Authentic Self
watchDiscusses 'Being-towards-death', existential angst, and how everyday distractions are used to escape our mortal finitude.
The Ethics of Authenticity and Political Controversy
watchAddresses the political shadow of Heidegger's Nazi party membership, his anti-Semitism, and how to read his philosophy in light of his life.
Key points
- The Forgotten Question of Being — Metaphysics since Aristotle has treated 'Being' as an obvious presupposition rather than a question. Heidegger seeks to revive this forgotten question by distinguishing between 'Being' (Sein, the mode of existence) and 'beings' or entities (Seiendes, the objects and things that exist).
- Defining Dasein as the 'Openness' to Being — Instead of defining the human being as a rational animal or a thinking substance (like Descartes' res cogitans), Heidegger uses the term 'Dasein' (literally 'being-there'). Dasein is the unique entity whose very Being is an issue for itself and is fundamentally open to understanding Being.
- Being-in-the-World vs. Being-Inside-the-World — Dasein's relation to the world is not spatial like water in a glass ('being inside'). Instead, Dasein is 'Being-in-the-world' (being-at-home or engaged with), a structural condition of involvement and shared existence (Mitdasein/being-with) where things and others are encountered.
- Being-towards-Death and Authentic Temporality — Dasein's existence is finite, and its ultimate, most personal possibility is its own death. Confronting this inevitability induces existential anxiety (angst), which has the positive power to pull Dasein out of the inauthentic everyday chatter ('das Man' or 'the they') and into an authentic ownership of its life.
“la mort est une possibilité d'être que le design à chaque fois a assumer lui-même” — Yvon Moran (reading Heidegger)
“la mort elle a possibilité de la pur et simple impossibilité du les étangs” — Yvon Moran (reading Heidegger)
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bonjour Philippe cabestan bonjour Adel
bienvenue sur le chemin de la
philosophie vous êtes professeur en
classe préparatoire et président de
l'école française d'analyses
existentielle qui revendique l'héritage
d'être étant d'ailleurs vous expliquerai
comment mais avant cela quelques dates
et données utiles pour commencer
idegger puisque c'est de lui qu'il
s'agit cette semaine est né en 1889 à
mesquiche mais skirch en Allemagne il
finit sa thèse de doctorat en 1914
devient un professeur à l'université de
Marbourg fief des néocanciés en 1923
mais un obstacle l'empêche d'être
titularisé il n'a pas assez publié c'est
donc dans l'urgence pour des raisons
administratives qu'il rassemble à la
hâte des notes et paragraphes qui
devaient donner lieu à un ouvrage et
qu'il décide de publier donc être étant
paraît en 1927 c'est un ouvrage exaltant
passionnant mais aussi difficile
exigeant parfois écrit en grec dans le
texte et qui prétend dans l'héritage de
Houssard apporté quelque chose de
résolument nouveau à la philosophie il
s'agit de prendre au sérieux
c'est-à-dire d'affronter la question de
l'être que 25 siècles de métaphysique
tout simplement les 7 côtés alors la
mort le bavardage le monde tous les
aspects de l'existence humaine sont
abordés afin de définir ce qu'est l'être
et ce que signifie une existence
authentique rappelons que l'ouvrage
rencontre très vite un succès
universitaire et ouvre des décennies de
polémiques encore bien vivantes
aujourd'hui quant à l'apport réel de ce
texte dans l'histoire de la philosophie
récemment la traduction en français
d'une partie des cahiers noirs de
Heidegger dans lequel il soutient des
propos explicitement antisémites à
raviver rétrospectivement les polémiques
autour de l'oeuvre de ce philosophe qui
6 ans après la publication des traitant
alors qu'il était recteur de
l'Université de Fribourg avait pris sa
carte partie nationale socialiste
allemand le parti nazi qui ne rendra
comme une 944 alors Philippe cabestan
quand on ouvre et traitant qu'est-ce
qu'on y lit qu'est-ce qu'on y trouve et
d'abord comment dit-on ce texte
difficile d'accès qu'on lit d'un bout à
l'autre ou est-ce qu'on peut
s'intéresser à un paragraphe qui fait
plus envie qu'un autre il faut
reconnaître que les traitant ne se
laisse pas lire comme un roman de gare
si je puis dire c'est la moindre des
choses
c'est ça il faut le reconnaître c'est un
livre difficile c'est un livre très
technique c'est un livre qui
effectivement recouvre parfois au grec
mais en gros il a grande difficulté
c'est bien sûr je dirais la traduction
parce que le texte
souvent en fait à la langue courante
allemande et parfois la traduction
française alors il y a plusieurs
traductions il y en a deux on va
peut-être le voir il y a une traduction
de d'Emmanuel Martineau qui était publié
en 86 et puis quelques mois après la
traduction j'ai envie de dire officielle
parce que tu es publié chez Gallimard
alors que celle de Martineau a été
publié à conducteurs la publication
alors la traduction officielle si je
puis dire de François Bezin en 86 et ces
deux traductions se battent avec un
texte qui est très difficile à traduire
parce que c'est à la fois un texte
technique et qui parfois recours à la
langue courante et bon on est tenté
parfois aussi de de compliquer enfin de
complexifier ou de rendre plus difficile
la lecture par souci de rigueur de
précision de fidélité au texte et on a
un sens il y aura une manière peut-être
assez simple de commencer à lire être
étant c'est de reprendre alors on la
trouve plus tellement dans le commerce
donc mon conseil est pas un très bon
conseil mais de reprendre une vieille
traduction qui était la première
traduction de traitant cet effet par
Henri Corbin et le recordmain à l'époque
évidemment a beaucoup moins d'exigences
par rapport si on compare que sa
traduction de Vesin ou De Martino il
essaye surtout de faire connaître un
texte et leur d'ailleurs ce sont que des
extraits de être étant des extraits qui
eux sont devenus très vite célèbres
c'est les passages sur le on la
dictature du 11 sur la mort l'angoisse
etc la troupe et à mon avis ce serait
une bonne manière de commencer parce que
là on a une traction relativement
lisible mais il faut reconnaître que
c'est c'est un texte très difficile donc
c'est une question de traduction mais on
peut aussi c'est ce que vous venez dire
quand même commencer par certains
paragraphes qui nous parlent plus que
d'autres oui être étant quand même une
succession de paragraphes certains
portent sur
penser philosophique en posant une
question qui selon lui n'a jamais été
posée la question de l'être ou plutôt
qui a été occulté par la métaphysique
alors qu'est-ce que ça veut dire ça
parce que la métaphysique se définit
depuis Aristote ou depuis les lecteurs
après lui justement par le fait d'être
la science de l'être en tant qu'être il
semble que si la métaphysique a une
utilité une définition c'est celle de
justement essayer de définir ce qu'est
l'être pourquoi il est bien affirme que
ce n'est pas effectivement là il y a un
paradoxe tout ce qu'on pourrait dire on
aura envie de répondre à Edgar que la
question de l'être on ne l'a pas attendu
pour la poser et que au contraire on la
pose depuis des siècles la réponse avec
des gars est au fond assez simple c'est
dire oui on l'a posé mais au même moment
au moment où on l'a posé on ne l'a pas
posé je veux dire quelque chose de très
simple c'est qu'au moment où on l'a posé
on y a déjà répondu on n'a pas saisi
toute la profondeur toute la complexité
de la question d'être et on va le voir
tout de suite à propos du dasagne c'est
à dire on va d'abord traduire très
simplement même si c'est faux par l'être
humain on reviendra dessus mais on va
poser la question que signifie être pour
un être humain et là
va dire ça signifie quelque chose de
bien particulier être pour un être
humain n'a pas le même sens que être
pour une chose être pour un être humain
n'a pas le même sens peut-être que pour
un étang comme Dieu n'a pas le même sens
que pour un être vivant pour un animal
et donc si on voit d'emblée que la
question de l'être il faut la poser de
telle sorte que on puisse s'interroger
sur ce sens et ce sens qui n'est pas
évident quand je dis Dieu est ou Dieu
existe lorsque des cartes dit je pense
je suis ou je pense donc je suis peu
importe la version il prononce je suis
mais que signifie je suis il y a une
sorte de fausse évidence et c'est
précisément cette évidence que Heidegger
veut remettre en question et notamment
il veut la remettre en question déjà à
propos de ce qu'il appelle le daeshine
alors avant qu'on en arrive au dasagne
parce qu'elles vont entendre un texte
c'est une des choses qu'il éclaircit le
plus rapidement dans ce texte
un instant sur le sur des cas vous
preniez le faisait le parallèle avec le
cogito cartésien
ce qui est dégueuler peut reprocher à
Descartes c'est que en disant je pense
je suis où je pense donc je suis il ne
définit pas ce que veut dire être une
définit pas le je suis c'est qu'en fait
ça ce que veut dire le fait que la
philosophie soit détourner la question
de l'être c'est qu'à chaque fois qu'on
réfléchit sur l'être on ne le définit
pas on le présuppose or rien n'est moins
évident que le fait d'être en réalité il
faudrait encore un petit peu plus précis
quand Descartes dit alors je pense dont
je suis où je suis j'existe
effectivement il ne se préoccupe pas
tellement du je suis parce que pour lui
la réponse à la question que signifie je
suis est évidente et il la donne en fait
dans la deuxième méditation je suis une
chose pensante et donc on voit tout de
suite ici que pour Descartes la question
de l'être au fond
elle n'a pas être posée puisque il doit
de soi que je suis une chose pensante
une rescoïtante et donc là il y a le
concept de substance qui apparaît tout
de suite et bien qu'est-ce que je suis
je suis une substance pensante ce qui
est une manière d'esquiver la question
ce qui est une manière à la fois de la
poser est-ce que je disais c'est de la
poser et justement de ne pas la poser ou
de ne pas y répondre ou de l'occulter
parce que il y a pas de problème c'est
supposé ce n'est pas un problème encore
un dernier point cette fois-ci
conceptuel pour comprendre le texte
qu'on va entendre Philippe cabestan
quelle est la différence que à Heidegger
formule dès les premières lignes de la
traitant entre être et étant ah ça c'est
la grande question et il faut tout de
suite bien clair sur ce point parce que
sinon on est vraiment embarrassé l'étang
d'abord où les étangs ce serait mieux
les habitants
ou e accent aigu et avec un si on dit
les étangs les étangs c'est tout ce qui
d'abord m'apparaît et donc ce micro
puisque je suis face à un micro est
indécent cette bouteille d'eau c'est un
étang
et vous même Adèle vous êtes un étang
première nouvelle première nouvelle donc
d'abord les étangs c'est tout ce qui est
et donc on comprend bien la liaison
entre le verbe être et la dénomination
étant ce sont tout ce qui est sauf que
les étangs et c'est là la grande
nouveauté et d'ailleurs Sartre la bien
noté ça la grande nouveauté de guerre
c'est de se dire mais les étangs n'ont
pas le même mode d'être et donc ici on
va s'interroger sur l'être spécifique
d'un étang qui est le design et à ce
moment là il faut bien distinguer entre
les temps et alors veut dire saisi on
tiquement c'est-à-dire d'un point de vue
purement antique du point de vue des
autres étangs alors on peut dire cette
bouteille d'eau par exemple les
différentes du micro il y a de l'eau à
l'intérieur cette eau est translucide le
micro a une couleur verte etc donc on
peut on peut faire une description
et puis et puis on peut s'interroger sur
le mode d'être de vous Adèle de cette
bouteille d'eau
etc donc c'est pas la même chose de
réfléchir sur l'être en général et sur
le mode d'être il en va même distinguer
la question de l'être en général et puis
la question de l'être de cet état et là
évidemment est-ce que on peut répondre
alors ici il faut aussi bien dire ce
sont des questions qui doivent rester
peut-être énigmatiques ce ne serait et
donc celui qui dirait mais tout ça c'est
très clair très simple peut-être qu'il
n'affronterait pas ce qui pourrait est
fondamental c'est l'énigme de la
question de l'être en général donc si on
n'a pas compris c'est bon
on va très bien vous rassurer tout le
monde on va écouter un extrait tout de
suite du paragraphe 2 d'être étant de
Martin reyder interprété par Yvon Moran
élaboration de la question de l'être
veut donc dire rendre transparent un
étang celui qui questionne en son être
en tant que mode d'être dans les temps
le questionné de cette question est
lui-même essentiellement déterminée par
ce qui est en question en lui par lettre
cet étang que nous sommes toujours
nous-mêmes et qui a entre autres la
possibilité essentielle du questionner
nous le saisissons terminologiquement
comme dazine
la position exprès c'est transparente de
la question du sens de l'être exige une
explication préalable adéquate d'un
étang le nasaï au point de vue de son
être
mais pareil entreprise ne se met-elle
point dans un cercle manifeste
devoir d'abord nécessairement déterminer
un étang en son être puis sur cette base
vouloir poser seulement la question de
l'être
qu'est-ce d'autre que tourner en rond
[Musique]
il est 10h13 sur France Culture vous
écoutez les chemins de la philosophie et
John Cage à la suite d'un texte de
Heidegger un extrait de être étant
interprété par Yvon Moran dans lequel on
entend Philippe cabestan ce concept clé
désormais introduit le Dazaï alors
première chose on peut traduire le
dazeigne c'est l'être là en allemand si
un mot alors pourquoi est-ce qu'il est
pas traduit en français c'est pour nous
compliquer la tâche
c'est bon c'est un sujet de discussion
j'ai envie de dire sans fin parce qu'il
y a eu plusieurs possibilités plusieurs
voilà il y a plusieurs tentatives
en fait la première tentative justement
que j'évoquais avec Corbin c'était la
traduction de dasing par réalité humaine
alors là j'ai envie de dire les algues
des guerriers orthodoxes ont levé les
bras au ciel ça couvenait pas du tout ça
avait été repris par ça c'était rien
comprendre à la chose etc donc exit
réalité humaine il y a une autre
possibilité qui était de traduire dazen
bah motabo Zayn en allemand c'est être
là c'est là et donc quelqu'un prononce
est proposé
là ce qui pas une mauvaise idée non
comprend assez bien d'ailleurs l'être là
le fait d'être là oui et puis si j'ai
envie de dire si je peux dire hey
d'ailleurs
a mis son grain de sel il a dit mais
cette traduction elle ne va pas ah c'est
lui qui s'y est opposé entre autres
entre autres et ici de poser pour une
raison qui me semble juste qui me semble
tout à fait juste c'est que quand on
parle du dasing comme d'un être là en
fait de l'homme on reviendra là dessus
mais quand on parle du darzen de l'homme
comme un être là on attire l'attention
sur une dimension qui n'est peut-être
pas celle sur laquelle voudrait attirer
l'attention je veux dire que quand vous
dites que un être est là on attire son
attention sur son le fait qu'il est et
qu'il est ici ou là une détermination
spatiale
et donc attirer l'attention sur cette
détermination spatiale est là manque
l'essentiel l'essentiel pour header
c'est on vient de l'entendre même très
rapidement c'est et c'est ça qui signe
lettre de l'homme et non pas son état
l'essentiel c'est que le darrasin
l'homme est en relation à l'être
l'essentiel c'est que le design il
s'interroge sur son être il s'interroge
souvent alors on peut le prendre de
manière très très simple il s'interroge
sur son ex justement qu'est-ce qu'il
fait là d'où il vient etc on peut
prendre des questions très de manière
formule de manière très vague mais ça
c'est l'essentiel le design il
s'interroge sur son être et on
s'interrogeant sur son être il est alors
ouverture
à la question de l'être ouverture à
l'être donc là mais celui qui
s'interroge sur son être c'est le seul
qui a la possibilité la faculté de
s'interroger sur son être et quand il
s'interroge sur son aide il n'est jamais
aussi homme que lorsqu'il et là on
rejoint la question de l'humanisme
à laquelle a consacré un livre justement
ce qui fait l'humanité de l'homme il le
soulignera bien sûr dans la lettre sur
l'humanisme ce qui fait l'humanité de
l'homme ce qui le distingue des autres
États ce qui fait son aide c'est qu'il
s'interroge sur son net qu'il
s'interroge sur l'être de telle sorte
que d'asagne maintenant si on comprend
bien
signifie être alors elle devait proposer
être le large c'est pas c'est pas
formidable dans une ça tient c'est
difficile de tenir au nom des 500 pages
mais on comprend l'idée être là c'est
être le la qui est en fait l'ouverture à
l'être l'ouverture à la question d'aide
alors au fond c'est pas si mal on n'a
pas traduit on aurait vu moi je
je traduirai volontiers mais pour
d'autres raisons d'un zinc par existant
peut-être ce serait une possibilité mais
on manquerait le verbe être donc le plus
simple peut-être c'est de garder
d'asagne et puis je vous dirais on s'y
habitue très vite c'est pas vraiment un
problème on peut toute façon dans la
mesure où beaucoup du vocabulaire
employé de toute façon on peut paraître
un peu mais pas familier forcément du
lecteur on peut tout à fait accepter
design comme un autre concept mais
l'idée très importante qu'on entend dès
les débuts dès la définition du terme
même de design c'est qu'elle est quand
même indissociable de la notion
d'ouverture vous l'avez dit c'est-à-dire
d'ouverture forcément à qui aux autres
ou au monde et de la question du temps
c'est à travers la question du temps que
le design peut se saisir lui-même et là
peut-être est-il temps je suis juste
dire de s'intéresser au deuxième terme
du titre de ce livre être étend c'est
bien que l'un ne se pense pas sans
l'autre oui parce que d'abord on
pourrait dire que ce qui caractérise le
dasing ou l'homme c'est sa temporalité
c'est ce qui après va être repris dans
la notion de soucis mais en un sens très
très particulier cette idée que le
dasagne est toujours en avant de
lui-même il est toujours en arrière de
lui-même il est auprès des choses en
étant en avant et en arrière du même
bref la temporalité est une
détermination fondamentale du design et
pour Heidegger la question du sens de
l'être elle va être reprise justement à
partir de cette temporalité à partir de
la question du temps et donc on comprend
bien que le titre c'est être étant parce
qu'il faut penser la temporalité de
l'être et c'est le premier pensez la
temporalité de l'être alors on pourrait
dire que en un sens non parce qu'on a on
a Bergson nous français si je puis dire
pour faire un peu de patriotisme
philosophique alors il a on rentre dans
des questions l'action de savoir si une
personne pense véritablement l'être à
partir du temps ou est-ce qu'on n'est
pas dans une philosophie de la vie là je
dirais que c'est des conservations mais
moi je serai tenté de rappeler
d'ailleurs
le sait que il y a quand même en France
un homme qui a accordé autant une guerre
reconnue autant cette dimension
fondamentale ces personnes effectivement
donc en quoi est-ce que ça position est
absolument nouvelle
liée lettre au temps
c'est à dire que ici je dirais que pour
Bergson c'est la vie c'est la vie et
donc je dirais que la critique de
Heidegger par rapport aux personnes on
pourrait la résumer ainsi en disant que
personne ne s'élève pas encore
véritablement à la question de l'être il
en reste à un étang la vie qui l'oppose
à la matière mais il pose pas encore
véritablement la question de l'être et
du temps voilà ce serait voilà pour
résumer la fronter on va voir dans un
instant comme conséquence il est en tire
avant d'en arriver à la à la prise en
compte la plus aiguë sans doute de la
temporalité notre existence qui est la
mort luminance et la possibilité extrême
qu'elle est la mort arrêtons-nous avant
au paragraphe 12 des traitant on a cette
question finalement sur ce qu'est la
trop-monde avait dit le dazzle c'est le
fait d'être là d'être ouvert aux autres
d'être ouvert au monde il faut bien
l'entendre ici la distinction le fait
d'être au monde et le fait d'être dans
le monde en clair on n'est pas l'homme
n'est pas dans le monde comme l'eau se
trouve dans un verre d'eau oui là il y a
une distinction qui est très importante
parce que à nouveau on touche du doigt
la question de l'être du design dans sa
spécificité effectivement quand on dit
dans par exemple
l'eau est donc dans la bouteille on a
une compréhension du don qui est très
particulière qui est une compréhension
spatiale on est donc dans un vocabulaire
spatial le dans une situation sociale et
là je trouve que la traduction elle est
bonne parce que justement au lieu de
traduire notamment j'ai envie de dire
bêtement être dans le monde les
traducteurs ont préféré dire être au
monde pour souligner justement le fait
que l'homme est on va essayer
d'expliquer que ce point l'être l'homme
pardon n'est pas au monde comme le vert
comme l'eau est dans le verre
excusez-moi oui c'est pas du tout la
même relation il faut donc pas saisir la
relation du dasagne au monde comme une
relation spatiale c'est une relation qui
est beaucoup plus compliquée beaucoup
plus profonde je dirais d'abord que
le design est ouverture à l'être
ouverture au monde et déjà dire cela
c'est se tenir à distance la relation
qu'on établit qui nous ration spatiale
entre l'eau et le vert le bassin il est
au monde et plus exactement parce que
ici il faut préciser ce que signifie
monde monde a un sens ici un peu
particulier habituellement que ce qu'on
appelle le monde alors parfois on dit on
confond le monde et la terre
confond le monde et l'univers non il
faut considérer que le monde justement
c'est pas seulement la totalité des
étangs la totalité de ce qui est mais le
monde c'est ce à partir de quoi je
saisis ou nous saisissons ce serait
mieux d'ailleurs de rétablir l'Inter
subjectivité c'est ce à partir de quoi
je nous saisissons ce qui apparaît les
étangs et donc ici le monde c'est la
condition de possibilité vous pourrez
dire de la paraître c'est ce que nous
projetons au-delà de l'étang pour
employer le vocabulaire de Heidegger
c'est ce que nous protons sur de
projetons au-delà de l'étang puisque il
y a bien sûr je sais que nous sommes
dans Paris que là il y a la Tour Eiffel
etc il y a la France etc c'est sur une
projetons au-delà de l'État et c'est ce
qui est la condition d'apparaître de
l'étang d'apparaître c'est d'ailleurs
tout d'abord tout simplement de ce que
je perçois aussi donc l'être humain quel
le design donc il s'interroge sur
lui-même est un être qui est
profondément non seulement
ancré dans un certain monde ouvert au
monde et ouvert aux autres une forme de
solitude en fait tout à fait elle-même
là on pourrait ajouter une petite
précision je dirais que
Heidegger n'engage jamais le design de
meilleure solitaire dans le sens que
vous avez lu d'ailleurs il est question
du nous et c'est intéressant peu
peut-être que c'est une sur internet je
crois pas
Descartes du jeu je pense je suis
Descartes il dit nous nous sommes les
étangs nous sommes ces étangs les étangs
dont je parle de nous il dit nous
pourquoi parce que pour heideker ce
qu'il appelle le dasing donc est
toujours il dit mythe design ça veut
dire que avec on est le choix avec
un homme seul ça existe pas c'est une
abstraction et donc il faut partir d'une
au sens où les autres sont en nous et
nous sommes dans les autres il y a pas
il y a pas de solitude et ici il y a une
dimension fondamentale des relations
humaines parce que la ration humaine est
constitutive de l'être du design et donc
ici pour hide gger et bien le mythe
qu'il appelle le middle le fait d'être
avec d'autres cette dimension elle est
il l'appelle ontologique ontologique
parce que elle elle est constitutive de
l'être du design alors on va revenir sur
ce que cela implique le fait c'est
peut-être la une des premières surprises
que l'on a en lisant ce texte et quand
on réfléchit sur la question de l'être
et bien on se rend compte qu'on n'est
pas du tout seul et qu'on est toujours
lié aux autres ce qui montre qu'une
dimension sans doute éthique qui est
inhérente à ce texte
avant cela écoutons un hommage que lui
rend le philosophe Emmanuel levinasque
rend la manuel Levinas à ce texte être
étant Zain en allemand alors beaucoup
voilà beaucoup on parle en donnant le
terme allemand de même qu'on parle de
lasagne ce qui ne faciliterait rien à la
faire et à la complexité de l'accès même
à ce texte écoutez les Vinas raconter le
comment il a reçu et comment il reçoit
encore au moment où il parle ce texte
d'être étang et puis ensuite on va
entendre un texte un extrait d'être
étang qui va amener une autre dimension
beaucoup plus tragique cette fois-ci et
vous nous direz Philippe cabestan
comment ce Dyson est ouverte au monde
peut en même temps être traversé par un
drame qui lui est absolument propre et
qui est un partageable écoutez j'ai
trouvé le site et qu'on lisait autour de
moi et j'ai eu pour ce livre très tôt
une admiration très grande c'est un des
plus beaux livres l'histoire de la
philosophie j'ai écrit ça
plusieurs aides réflexions et non pas
cette un des plus beaux livres entre
quatre ou cinq ou six l'histoire
prétentieux de dire ça mais
c'est le Phèdre de Platon c'est
raison pure ça fait l'esprit c'est aussi
les données immédiaires de la conscience
et alors
surtout parce que uniquement admiration
[Musique]
la mort est une possibilité d'être que
le design à chaque fois a assumer
lui-même
[Musique]
avec la mort le Dazaï a rendez-vous avec
lui-même dans son pouvoir être le plus
propre
dans cette possibilité là il y va
purement et simplement pour le design de
son être au monde
sa mort et la possibilité de ne plus
être d'Asie
si le dasagne est imminent à lui-même
sous la forme de cette possibilité de
soi il est complètement renvoyé à son
pouvoir être le plus propre
quand il est ainsi imminent à lui-même
toutes ces relations au Dazaï sont des
noués
cette possibilité tout à fait propre
sans relation au design d'autre oui est
en même temps la possibilité extrême
en fait de pouvoir être le Dazaï n'est
pas en mesure de dépasser la possibilité
de la mort
la mort elle a possibilité de la pur et
simple impossibilité du NASA
aussi la mort se révèle-t-elle comme la
possibilité la plus propre sans relation
au-dazs d'autrui indépassable
[Musique]
[Musique]
la mort comme la possibilité la plus
propre sans relation d'asagne d'autrui
indépassable et sur France Culture que
vous venez d'entendre cette phrase un
extrait d'être étant de Heidegger qui
nous accompagne toute cette semaine
aujourd'hui en compagnie du philosophe
Philippe cabestan on va essayer de
comprendre ce texte le paragraphe 50
d'un traitant qui a en fait un des plus
intuitifs même si on passe outre la de
la difficulté de la traduction la phrase
qui est toujours un peu difficile et qui
va bien avec le Martel man un décor de
la de John Cage d'ailleurs je trouve et
ben c'est en fait définir lettre le
design comme étant en être pour la mort
c'est dire qu'on ne peut jamais vraiment
définir ce qu'elle être et se définir
soi-même en tant qu'être humain si on ne
prend pas en compte cette possibilité
nécessaire d'y arriver qui est la mort
elle-même oublier qu'on va mourir c'est
se détourner de ce qu'elle a trouvé
on est on peut pas penser tout le temps
sa propre mort même si me semble-t-il on
ne la quitte jamais vraiment des yeux au
sens où la mort elle va structurer ma
propre vie ma propre temporalité puisque
je sais que mon existence est une
existence finie et que sans connaître le
terme sans connaître la date le jour et
l'heure je sais qu'un jour et une
certaine heure je disparaîtrai je
mourrai et je ne peux pas en faire un
abstraction alors je peux évidemment je
peux en permanence essayer de fuir
cette échéance je peux essayer de me
masquer le fait que je vais mourir et je
peux essayer de me la masquer en disant
on meurt oui il y a des gens qui meurent
c'est ce que ditgger
faut pas dire je pour protéger pour se
protéger et parce que effectivement la
mort elle fait peur mieux qu'elle fait
peur mais mieux que cela elle fait peur
elle suscite l'angoisse et on comprend
bien là l'importance à partir de ce mot
l'importance que accorde à cet être pour
la mort ici peut-être que l'expression
être pour la mort est un peu
embarrassante parce que elle peut
induire en erreur
avec dedans veut pas dire que l'homme le
darasa mieux le dasing est né pour
mourir c'est pas exactement ça c'est que
il est en permanence il sait il a
conscience de sa propre mortalité
l'homme est un mortel et même Heidegger
distingue les animaux en un sens ne
meurt pas il périsse parce que seul
l'homme à ce rapport constant seul le
design à ce rapport constant à ce terme
de son existence qui est la mort et ici
cette détermination n'est pas exotique
elle n'est pas accidentelle pour right
de guerre on peut pas dire que on meurt
par-dessus le marché là j'utilise une
expression de Sarthe qui lui laisse de
côté la mort pour rider non on meurt pas
de partie le marché parce que la mort
est constitutive de mon être et le fait
que je sois condamné à mourir le fait
que je suis condamné à mourir et donc
une détermination ontologique demande
alors pourquoi si important pour régler
parce que l'angoisse que j'éprouve face
à la mort cette angoisse elle est aussi
révélatrice de mon être révélatisme
révélatrice de mon être au monde et ici
pour arriver il y a en un sens une
positivité de la mort parce que c'est
parce que l'homme le Dazaï est un être
pour la mort c'est parce que il a
conscience que sa vie à un terme que le
design est aussi un net qui est ouvert à
son propre être à sa propre mortalité
qui est ouvert à son être au monde en
tant qu'il y est jeté en tant qu'il y
ait étranger en tant que être au monde
est pour le dasagne quelque chose une
quelque chose mais être au monde c'est
pour le deuxième une source d'angoisse
et en un sens la mort se confronter à la
mort c'est aussi prendre conscience plus
largement de son propre être et
l'angoisse que j'éprouve face à la mort
c'est l'angoisse qui envahit le design
lorsque il se considère dans le monde
lorsqu'il se conserve comme être au
monde et qu'il considère et bien sa
propre situation d'être jeté au monde en
d'autres termes c'est parce que l'homme
sait qu'il va mourir que sa vie a un
sens et c'est pas l'inverse c'est
l'angoisse tout à fait qui nous révèle
ce sens donc c'est à la fois ce qu'il y
a de pire dans l'existence et peut-être
qu'il y a de manière parce que c'est à
partir du moment où la vie juste avec
toute petite nuance c'est que c'est
parce que la mort et mon être au monde
est source d'angoisse que je vais
m'interroger sur le sens parce que ce
sens dire que la vie a un sens
il est énigmatique il est très
énigmatique ah oui le sens de la vie
c'est peut-être de s'interroger sur son
sens
mais et donc effectivement la mort dans
ce dispositif si je puis dire un rôle
clé parce que la mort c'est ce qui va
conduire le tasagne entre à s'interroger
sur son propre à de se poser la question
du sens de son être et donc ici on voit
bien que le design à un être qui est
radicalement différent de celui de
l'animal et j'en profite pour juste
préciser une chose qui me semble
importante c'est que s'il a dit non pas
homme il pourrait dire homme d'ailleurs
pour préparer l'émission hier j'ai
rajouté un coup d'œil dans la lettre sur
le nazisme et
bien après
qui utilise plus facilement le mot le
mot homme parce que c'est je dirais
peut-être parce que le destinataire
n'est pas le même mais s'il y a Deger
utilise dans être étant le mot dans un
c'est pas une coquetterie c'est pas du
tout pour se distinguer grâce au ciel et
au-dessus de cela ce n'est pas une
coquetterie c'est précisément pour
souligner que il s'agit pour lui de
repenser complètement l'homme
c'est-à-dire de laisser de côté une
entente alors on va dire métaphysique on
peut dire on entend traditionnel de
l'homme comme animal raisonnable c'est
précisément se contente de lettres de
l'homme que Hilger veut mettre de côté
et dans la mesure où cette entente est
comme inséparable du mot homme ou même
en allemand dans cette entente et
inséparable du mot alors avec propose un
autre mot et c'est le terme de base
qu'on peut traduire par existant
existence mais qu'on peut garder tel
quel en comprenant bien que ce terme
c'est précisément pour essayer de penser
à nouveau frais selon une terminologie
toute nouvelle lettre de l'homme lettre
d'homme comme être mortel comme être
avec d'autres comme être au monde et là
vous voyez on est à j'aurais envie de
dire on est très loin d'une entente on
va dire métaphysique de l'homme oui
parce que
qu'il constate que la métaphysique et
même le discours philosophique aurait
esquivé la pensée de l'être mais au fond
c'est la pensée de la mort qu'elle a
esquiver parce que ce n'est pas le
premier à intégrer la mort évidemment
dans la définition de l'être humain mais
c'est le premier sans doute à penser de
manière aussi concrète
une étude humaine à savoir que l'être
humain va mourir qu'il n'est donc il n'a
pas une existence infinie avec
l'angoisse qui en découle et cette
espèce de d'exigence éthique et même de
courage qu'il faut pour voir la mort
bien en face rien n'est plus difficile
vous l'avez dit on sait tous qu'on va
mourir mais on y pense pas là je dis on
ads1 ça veut dire que ça m'empêche de
dire je parce que c'est trop difficile
de me le dire et pourtant la pensée le
questionnement sur la vie elle-même ne
vaut pas une minute de peine si l'on ne
garde si l'on n'en a pas en face des
yeux cette mort qui nous attend
autrement dit la temporalité du lasagne
est une temporalité fondamentalement
finie c'est la temporalité d'un être et
là Heidegger me semble quand même
original très très original parce que il
pense le temps et d'abord la temporalité
du lasagne à partir de sa finitude et
non pas comme on le fait par exemple
dans le cadre d'une temporalité
scientifique à partir de l'infinité du
temps qui serait montant c'est pas le
temps
attends il est fini et je trouve que là
il y a quelque chose de très très juste
que tout le monde peut comprendre c'est
qu'effectivement
à moi peut-être alors on a plus de mal à
le comprendre quand on est jeune quand
on a 17 18 ans 19 ans parce qu'on se
croit j'ai envie de dire immortel mais
quand même très rapidement on a très
peur de la mort aussi oui mais quand
même la mort est moins me semble-t-il
les moins présente et elle devient de
plus en plus présente au fur et à mesure
qu'on vieillit c'est quelque chose qui
est c'est le privilège de là c'est de se
rendre compte à quel point cette
question de la mort devient plus
présente au fur et à mesure que les
années passent et on commence à calculer
en gros le temps qui pourrait nous
rester mais bon ça c'est c'est des
données importantes mais ce qu'il faut
bien comprendre c'est que pour rideger
c'est le fait que je meurs le fait que
le dazeimer c'est une détermination qui
est constituée de son être et
j'ajouterai constitutif de son ouverture
à l'être et c'est pourquoi Heidegger
envisage notamment dans les traitant il
envisage notamment c'est détermination
qu'il appelle des existences sociaux
pour justement bien distinguer ce qui
caractérise le dasing et les autres
êtres
ces extensions ils les envisage toujours
dans la perspective de la question de
l'être et donc si consacre des pages
entières de nombreuses pages à la mort à
la question de la temporalité finie du
design c'est parce que pour lui cette
détermination cette existentiale est une
condition pour pouvoir poser la question
de l'être il faut jamais oublier que
être étant en un sens c'est d'un livre
qui est préparatoire puisque on
s'interroge sur cet étang qui est
l'homme s'est étant qui a un mode d'être
très particulier qui est relation
allaite et donc on va s'interroger sur
le dasagne en tant que Président on va
préparer la question de l'être en
général
mais il faut beaucoup de courage pour
regarder la mort bien en face et le gars
toujours dans les traitant on en parlera
plus précisément mercredi en compagnie
Françoise Dassault mais décrit aussi et
là c'est là où il est absolument
formidable les stratégies des skis que
le Design met en place pour ne pas
penser à la mort et ses stratégies
d'esquives et bien ce sont notamment
l'existence quotidienne le bavardage le
on dont on parle depuis le début de
l'émission donc on parle ça une fois
qu'on y prête attention on se rend
compte qu'on ne dit toujours le mot on
et que ce sont autant de de dimensions
de l'existence que Heidegger qualifié
d'in authentique mais qui sont tout
aussi constitutives de notre existence
que la mort il y a un rapprochement
qu'on peut faire c'est le rapprochement
de ces pages avec les très les très
beaux fragments que
Pascal consacre au divertissement je
crois que là la comparaison était assez
bon on va assez de soi parce que il y a
cette idée commune Alain et à l'autre
c'était commune sur laquelle
alors Pascal dira l'homme mais l'homme
cesse ne cesse de fuir sa condition il
ne cesse de fuir sa condition misérable
alors il y a une différence c'est que
pour Pascal c'est la misère de la
condition humaine sans Dieu donc là on a
une perspective qui est religieuse
théologique néanmoins il y a bien un
point commun c'est cette idée de
divertissement qui vaut prendre au sens
étymologique c'est à dire qu'on se
détourne et pour heideker effectivement
nous ne cessons alors il faut pas non
plus comment dire il faut il faut bien
saisir les choses c'est que il s'agirait
pas de dire bon ben maintenant il faut
que je ne pense qu'à la mort à tout
moment non mais il faut comprendre que
effectivement
on se détourne on se détourne de notre
propre condition de notre propre être
jeté d'autres propres finitudes et que
la pensée la philosophie véritable exige
et bien exige que on affronte notre
condition notre être jeté notre être
mortel et que on se pose au moins une
fois la question on se la posera
peut-être d'une fois la question du sens
de l'être mais à cette différence serait
peut-être que lorsque Pascal écrit sur
le divertissement qu'il constate que le
plus grand malheur de l'homme vient du
fait qu'il ne puisse pas rester seul
dans une chambre parce que justement du
coup il serait face à sa propre mort
qu'il fait tout pour fuir cela il
condamne à la fois cette attitude et en
même temps il sait bien que l'homme ne
peut pas faire sans qu'en est-il pour
rider parle quand même d'existence
inothique de l'existence il a l'air
beaucoup plus sévère encore ici il faut
bien souligner le fait que high Decker
alors ça paraît un paradoxe au début il
dit mais on va laisser de côté toute
considération morale et donc
effectivement il y a l'homme et d'abord
des possibilités et c'est ça qui
caractérise l'existence c'est que
l'existence ce sont des possibilités ce
sont pas des déderminations telles que
le rouge de la carafe etc l'homme ce
sont être pour un dasing c'est des
possibilités il y a deux grandes
possibilités l'authenticité ligne
d'anticiper mais swing Heidegger il faut
surtout pas vouloir
établir entre ces deux possibilités une
hiérarchie morale alors comme on
l'interpréter ça c'est un point un petit
peu délicat je vous propose mon
interprétation c'est que ici avec des
cœurs veut surtout pas être assimilé à
ce que j'appellerais le moraliste du
sens commun moralisateur même le
moraliste moralisateur du sens commun
mais il y a peut-être dans notre étang
une autre morale ce que j'appellerais
une morale par de la bien et mal en
souvenir de Nietzsche une morale qui
justement ne serait pas une morale du
sens commun et qui à ce moment-là se
poserait la question de l'existence de
la manière dont on va vivre et la
question donc de l'authenticité il est
l'authenticité je dirais que dans ce
cadre là il faudrait pas faire de
l'inautité le mal et de l'authenticité
le bien ce serait manqué de voir la mort
en face
tel qu'il est c'est à dire aussi comme
être mortel être jeté etc
l'inauthenticité au contraire c'est fuir
c'est fuir Stone mais effectivement
il faut aussi il faut aussi s'occuper de
sa famille il faut s'occuper de ses
enfants il faut s'occuper de son travail
il faut gagner sa vie etc et donc ici il
faudrait pas ici simplifier caricaturé
et faire donc de l'authenticité une
exigence permanente et de l'huile
d'intensité ce qu'il faut faire en
permanence non nous sommes des aides qui
vivront aussi avec les autres et donc je
mets des chaussettes rouges parce que
c'est la même mode de mettre des choses
à te rouge etc c'est pas du tout c'est
pas du tout arabe simplement il faut pas
que l'inautité prenne le pas au point
que je culte totalement cette dimension
cette possibilité existentielle qui
effectivement demande de la résolution
qui se demande du courage c'est
affronter son propre être puisqu'on a
ainsi sur la dimension peut-être morale
ou justement un moral de ce texte sur la
difficulté de juger ce qui est on va on
va retrouver Emmanuel Levinas qui nous
disait tout à l'heure qu'il considérait
être étant comme attendait un des plus
beaux livres de la philosophie
occidentale le même Emmanuel levinès
exprime aussi la réticence qu'il a à
l'éraigger après être temps de par ses
engagements politiques écouter le ce que
je veux dire cependant toute
l'admiration que je parle comme ça vous
dire que l'oeuvre
ultérieure des guerres et elle m'a
jamais pour lui le même effet je dis que
c'était il veut pas qu'il fait
insignifiante beaucoup moins
convaincante et cela tout à fait
indépendamment des engagements
politiques
des guerres que je n'ai jamais oublié
on sait jamais discuter pour moi
ça participait
socialiste je dis mais c'est
indépendance de cela que cette œuvre
ultérieure m'a fraguer une pression
beaucoup plus faible difficile Philippe
cabestan d'aborder de commencer une
semaine sur un traitant sans affronter
cette question là je disais en début
d'émission que être étant était un texte
redoutable effrayant c'est aussi à cause
de la postérité même de pas simplement
du texte mais de Heidegger lui-même qui
je le disais des années plus tard à
prendre sa carte au Parti national
socialiste allemand ce qui est le parti
nazi ne la rendra qu'en 1944 on a eu il
y a deux ans je crois la publication en
France d'une partie des cahiers noirs de
guerre dans lequel on trouve des propos
antisémites quel est votre position à ce
sujet faut-il de ce fait du constat un
placard de l'antisémitisme de guerre
disqualifié complètement sa pensée ou si
c'est pas le cas comment fait-on pour
composer avec parce que c'est loin
d'être un détail si j'ose dire c'est
loin d'être un détail et la question est
pas facile
on va quand même essayer d'y répondre
honnêtement d'abord on ne peut que
souscrire à ce que dit Emmanuel Lévinas
lorsque il souligne que être étant fait
partie des quatre ou cinq grands livres
de notre de notre histoire de la
philosophie et là il faut on peut pas le
on peut pas le nier on peut pas ça me
semble difficile de de laisser ça de
côté en même temps en même temps il faut
il faut pas oublier qu'effectivement
son cœur a été membre du parti nazi
qu'il s'est engagé etc donc comme vous
l'avez rappelé très justement alors
toute la question est de savoir dans
quelle mesure au fond ces engagements
portent une ombre pour reprendre une
expression qui est de gloire porte une
ombre sur l'oeuvre philosophique
elle-même est-ce qu'on peut complètement
séparer c'est considérations sur l'être
du dazing sur le sens de l'être et puis
les questions politiques
là je dirais que il serait certainement
trop facile de dire que ça n'a rien à
voir
est-ce que la manière dont furd Wengler
dirigée l'orchestre de Berlin avait rien
à voir avec son engagement
on peut aussi se poser cette question il
me semble difficile de considérer que
les engagements politiques n'ont rien à
voir de heidger n'ont rien à voir avec
sa pension logique en même temps il
faudrait essayer de trouver aussi
la bonne distance parce que on peut pas
dire non plus que alors même si cette
thèse était soutenue on peut pas dire
non plus que être étant soit un tract de
nazi ou un manifeste nazi ça serait
absurde et bon je crois qu'il faut il
faut toujours lire Heidegger il faut le
lire le lire en sachant que il a été
aussi membre du parti ne pas l'oublier
voilà je crois que c'est possible de
faire la part des choses sans sans
essayer de changer
il y a différents textes d'accord alors
évidemment quand on attaque la lecture
des cahiers noirs c'est autre chose
puisque là il y a des formules qui sont
nettement antisémites bon qui aussi
doivent être comprise resituées dans le
contexte mais il faut le reconnaître il
y a des formules antisémites et il faut
pas bon ça fait partie vous savez je moi
je travaille beaucoup sur Sartre
parfois je fais une comparaison un peu
audacieuse et risquée et qui je me fais
taper sur les doigts Sartre quand il
était membre du Parti communiste à
l'époque stalinienne c'était peut-être
pas beaucoup beaucoup mieux et membre et
après soutient des Mao dans les années
70
après la révolution culturelle et tous
les drames les tragiques sont déroulés
bon mais ça veut pas dire qu'il faut pas
dire ça et la question c'est la peut-on
juger l'oeuvre sans juger l'homme voilà
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
[Musique]
[Musique]
pas toujours trop jeune pour mourir
c'est bien la question que pose cette
chanson qu'on peut se poser la lecture
des traitant un grand Merci à VOUS
Philippe cabestan d'être venu nous aider
à lire ce livre j'espère que vous en
aurez encouragé plus d'un à se lancer
dans la lecture de ce texte qui ne
laisse pas ander mais on continue
évidemment demain la lecture en
compagnie de Bruno pincha en se
demandera si la métaphysique a oublié
l'homme les éléments que vous avez donné
aujourd'hui Philippe cabestan nous
permet peut-être de comprendre mieux
cette question sur France Culture les
chemins de la philosophie à 10h48 il est
temps de retrouver les deux minutes
papillon de Géraldine mosnasavoie
bonjour Géraldine bonjour Adel bonjour à
tous Comme tous les jours vous nous
donnez envie de lire un livre de
philosophie qui vient de paraître et
aujourd'hui ce que l'homme qui a
d'ailleurs des choses à dire sur elle de
garde dont vous parlez Michel Foucault
oui c'est exactement ça Adèle en 1982
plus précisément du 31 au 26 jours il y
a donc tout pile 35 ans Michel Foucault
tenait un cycle de conférences et un
séminaire à l'université Victoria de
Toronto sur le thème et sous le titre du
dire vrai sur soi-même 35 ans plus tard
donc voici la publication de ce
séminaire et de ses conférences qui
s'inscrivent dans l'ensemble des
recherches de l'époque pour le
philosophe dès le début des années 80 et
c'est ce qui constituera d'ailleurs ces
ultimes travaux de recherche Foucault se
penchant en effet sur ce concept que
l'on entend dans le titre de ce recueil
Le Soir et plus précisément le rapport
que l'on peut entretenir avec soi-même
qu'il s'agisse de la culture de soi dès
le début de l'année 82 avec ses cours au
Collège de France qu'il s'agisse aussi
de la parisien que l'on peut traduire
par franc parler notion elle aussi
antique à laquelle Foucault va consacrer
ses travaux de 83 et 84 ou qu'il
s'agisse encore des deux derniers
volumes de son histoire de la sexualité
ou le souci de soi donne même le titre
au troisième volume paru en 84 le soir
et le rapport à soi-même voilà donc ce
qui intéresse Foucault dans cette
première la moitié des années 80 mais le
rapport de soi comme il l'annonce dès
l'ouverture de sa première conférence
qui s'en sort à partir de ce qui est
interdit comment le sujet a-t-il été
amené dans nos sociétés à ce déchiffrer
lui-même à propos de ce qui lui a été
interdit de monde Foucault de cette très
vieille question des rapports entre A16
et vérité apparaît ainsi tout un
ensemble de problématiques pourquoi la
vérité de soi irait-elle nécessairement
avec un comportement assétique comment
en purifiant son âme comme le préconise
les antiques acceptons à un vrai soin et
même qu'elle serait alors la vérité de
ce soit s'agirait-il déchiffrement de
notre mois ou la transformation en un
soit bon et vertueux mais surtout
pourquoi donc il s'agisse de Socrate ou
du christianisme que Foucault étudie
aussi le rapport à soi serait-il de
l'ordre de la vérité pourquoi le souci
de soi devrait-il au final s'articuler
avec la connaissance de soi l'excellente
question avec laquelle on va essayer de
répondre à laquelle on va essayer de
répondre avec Foucault donc avec ce
livre et ses conférences et ce séminaire
qui s'appelle donc dire soi-même et qui
sont parus chez vous merci Géraldine
merci à tous les chemins de la
philosophie c'est fini pour aujourd'hui
on se retrouve demain pour la suite de
cette série sur être étendideger je l'ai
dit tout à l'heure la métaphysique
a-t-elle oubliée l'homme ce sera la
question que je poserai à Bruno Penchard
d'ici là pour réécouter cette première
émission sur être rien de plus simple
rendez-vous sur le site de France
Culture à la page des chemins de la
philosophie vous pourrez la réécouter en
ligne ou la podcast et la télécharge
afin d'écouter où vous voulez et quand
vous voulez également télécharger la
chronique de Géraldine ça ça valait 2000
papillon tous les jours évidemment je
remercie à l'issue de cette émission
Yvan Morin qui a lu les textes Olivier
bettard qui a réalisé cette émission
Alexandre Dang qui était à la prise de
son ainsi que l'équipe des chemins de la
philosophie c'est Marianne Chassard
Marie Aubert cette semaine Antoine Ravon
Livia garrigue et Nicolas Bouteloup
rendez-vous sur Facebook et Twitter nos
comptes Facebook et Twitter nous
attendons voir remarques et commentaires
et puis à 11h sur France Culture vous
retrouverez Florian Delorme pour son
admission culture monde bonjour Florian
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