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VICTOR HUGO : Portrait souvenir [RTF, 1961]

47:44FrenchTranscribed Jun 8, 2026
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[Musique]

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e

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hugo hélas répondait andré gide à

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l'enquêteur qui lui demandait le nom du

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plus grand poète français

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je répondrai hugo dieu merci hugo et le

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plus célèbre et le plus ignorée de nos

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écrivains sur son visage la gloire est

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un masque

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il est moins à célébrer qu'à découvrir

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et léon paul fargue disait de lui

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excellemment voilà un poète d'avenir

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tout est dans vos colonnes pardonne donc

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mais silence mes lacunes

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il est l'épopée le lyrisme la fantaisie

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la cocasserie la satire il est le poète

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protée il n'évoque guère ses

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prédécesseurs mais il est fort peu de

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ces grands successeur que selon la page

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furtivement il n'annonce tandis qu'un

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pas très aimé des muses qui n'a que la

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peau et les os regarde les choses confus

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dans le profond ciel plein d'oiseaux

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est ce le verlaine des fêtes galantes

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non c'est le hugo de la chanson des

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ruses et des bois il est des jours de

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brume et de lumière vague est ce un vers

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de baudelaire dans spleen

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non c'est un verre de hugo temps la

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nymphe ivresse en leur criant dans vit

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mal armé dans l'après midi d'un faune

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ses ébats glorieux dds mouillé valérie

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dans la jeune parque n'ont toujours eu

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beau

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la nuit est une illusion des étoiles la

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nuit l ornière des étoiles la racine en

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fente dans l'ombre une rose pour le

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soleil ce sont des aphorismes de rené

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char non ce sont des phrases de victor

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hugo

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si tout est dans le gault il y a

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cependant une hiérarchie il y à des

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profondeurs et des surfaces

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je voudrais rappeler rapidement les

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surfaces et m'attarder sur les

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profondeurs

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hugo est le seul de nos écrits 1re avoir

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atteint au delà de la gloire littéraire

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la popularité cette gloire en gros sous

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dont parle le don salluste de ruy blas

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le seul de nos écrivains à vivre

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vraiment dans le coeur du peuple

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il est le seul écrivain qui partagent

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avec les dieux et les demi dieux de la

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troisième république gambetta jules

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ferry clemenceau l'omniprésence dans les

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rues des villes et des villages de

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france partout il y à une plaque à son

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nom comme partout il y à un monument aux

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morts le jour des obsèques nationales

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avec le corbillard sous l'arc de

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triomphe avec le testament légendaire je

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donne 50 mille francs au pot je désire

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être portée au cimetière dans leur

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corbillard je refuse le raison de toutes

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les églises

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je demande une prière à toutes les armes

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je crois en dieu ce jour est une date

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dans l'histoire sentimentale de la

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france contemporaine

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pendant le siège on a donné son nom un

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canon dont il a payé la fonte avec les

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droits d'auteurs des châtiments

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il y a des mouchoirs imprimé à son

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effigie des élixirs d encre

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des magasins à son nom en attendant les

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billets de banque

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connaît son visage de prophètes barbu de

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grand prêtre de la religion républicaine

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et la caricature tout le long de sa vie

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a témoigné de sa popularité

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la broche jean valjean sont loin des

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personnages littéraires ils

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appartiennent - à la fiction cas une

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sorte de réalité légendaire vraiment

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feuilleton de génie les misérables

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deviendront et des le cinéma muet des à

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plusieurs reprises film à épisodes

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lorsque le tnp joue mary tudor

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lorsque la comédie de l'est à l'idée de

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monter mille francs de récompense il

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retrouve tout de suite ce public ce

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peuple qui le coeur battant ui le roman

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feuilleton où je suis le film à épisodes

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la tragédie aujourd'hui c'est la

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politique a dit napoléon et bien la

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popularité aussi hugo est le seul qui

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ait fondé une part de son oeuvre

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poétique sur la mémoire historique sur

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la part publique de l'homme le mariage

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de roland m rio l'aigle du casque le

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cimetière des lots

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la légende des siècles c'est la plus

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belle imagerie d'epinal pour ce manuel

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d'histoire du certificat d'études que

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chaque citoyen français portant son

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coeur

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mais go n'est pas seulement historien il

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est politique c'est à dire que après

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avoir accueilli dans sa vie et dans son

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oeuvre le reflet de tous les grands

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événements du siècle il n'est au moment

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où l' empire va succéder au consulat

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l'année de mabri 2811 lui fait connaître

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la rumeur de la gloire militaire

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impériale puis l'éclat confortable de la

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restauration d'or sa vie aux royalistes

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pensionnés par louis xviii il assiste à

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reims au sacre de charles 10 il est père

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de louis philippe et il deviendra l'un

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des familiers de louis philippe et bien

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il va dépasser cette complicité passive

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dans le sens d'un engagement courageux

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et finalement profitable il a été un

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homme d'ordre partisans de la monarchie

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bourgeoise de louis philippe il soutient

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en 1848 la candidature du prince louis

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napoléon bonaparte il est élu député

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conservateur en 1849

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mais déjà il fait scandale par son

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discours fameux sur la misère ils

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parlent contre la loi falloux et il

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tentera d'organiser et même physiquement

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la résistance au coup d'état du 2

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décembre

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sur le rocher de l'exil à guernesey il

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se dressera comme la statue de la

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république proscrite mais assurée de

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renaître

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car à la différence du rocher de sainte

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hélène le rocher de guernesey et regarde

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vers l'avenir

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personne n'attendra donc voit que

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j'accorde en ce qui me concerne un

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moment d'attention à la chose appelée

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amnistie dans la situation à la france

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protestation absolue inflexible

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éternelle

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voilà pour moi le devoir fidèle à

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l'engagement que j'ai pris vis-à-vis de

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ma conscience se partageraient jusqu'au

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bout l'exil de la liberté quand la

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liberté rentrera je rentrerai

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politiquement hugo est un génère est

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certainement un maladroit et les

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professionnels se débarrasseront de lui

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très aisément

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il donnera sa démission de députés de

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l'assemblée nationale le 8 mars 1871

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mais le peuple voit en lui un guide et

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il le lui prouve en l'acclamant garde

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une heure le jour du retour de l'exil il

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lui prouvant manifestants sous ses

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fenêtres le 27 février 1880 lorsque le

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vieux poète entre dans sa 80e année

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grâce à cet engagement politique

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grâce à l'imagerie d'epinal de la

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légende des siècles grâce aux misérables

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livre de charité comme l'a dit

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baudelaire qui dénonce les enfers

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sociaux prostitution pour la femme

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prolétariat pour l'homme ignorance pour

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l'enfant grâce à tout cela

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hugo sera le dieu du catéchisme de

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l'enseignement primaire

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son éloquence magnifie les croyances

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généreuse par lesquels la troisième

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république a tenté de remplacer les

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croyances religieuses amour de la

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liberté volonté de justice fois dans un

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progrès social obtenu conquis dans la

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bienveillance foi dans la science est

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celle là même des cosmonautes

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qui est précisément prévu dans plein

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ciel le poème de la légende des siècles

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croyance en dieu mais en un dieu lumière

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en un dieu raison c'est beaucoup c'est

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beaucoup mais dans l'ordre de la

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littérature cela ne suffit quand même

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pas fonder la grandeur de victor hugo la

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littérature en effet n'est pas destiné à

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l'expression des sentiments civique ou

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des souvenirs historiques la littérature

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c'est le langage d'un homme plus discret

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plus secrets et plus durable

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d'où le dédain donc éprouve compte

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éprouvé très souvent les littérateurs

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les spécialistes de la littérature qui

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ne voit dans hugo que cette première

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image que je viens d'évoquer

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n'importe du veau à toutes les gloires

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de rechange que l'on peut souhaiter

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il est aussi le théoricien et le

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représentant le plus brillant d'un

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mouvement précisément littéraire qui est

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le mouvement romantique la préface des

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contemplations dit que le recueil

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constitue ce que hugo appelle les

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mémoires d'une âme et biens de l'oeuvre

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tout entière on peut dire qu'elle est au

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moins partiellement ou plutôt bribe par

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bribe les mémoires d'une âme l'oeuvre

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toute entière nous permet de recueillir

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les images qui jalonnent la biographie

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du moins subjectif les poèmes où il

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évoque sa naissance à besançon ce siècle

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avait deux ans les souvenirs de

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l'espagne le jardin des feuillantines

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ses poèmes bien entendu sont dans toutes

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les mémoires

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mais ici ce qui est remarquable c'est

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que les références à l'enfance ne joue

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pas du tout le rôle qu'elles joueront

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dans la poésie de baudelaire ou dans la

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poésie des symbolistes en général la

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poésie du go est tourné vers l'aide

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la vie dont se souvient sa poésie c'est

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essentiellement l'expérience adultes

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quand le projet et l'expérience se

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rejoignent l'adolescent s'y tient une

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beaucoup plus grande place que l'enfance

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l'amour du jeune homme l'amour du jeune

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homme vierge pour celle qui sera sa

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femme adèle foucher et qu'il épousera en

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1822 et transposé nous le savons dans en

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dise landes mais c'est juliette drouet

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juliette drouet et qui deviendra sa

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maîtresse en 1833 qui le rejoindra dans

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son exil et qui ne mourra qu'un an avant

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lui c'est juliette drouet qui inspirera

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le plus grand nombre de pages juliette

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drouet

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c'est la causette des misérables et

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c'est elle dont le souvenir dans

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l'illustré stèle d'olympio est opposée à

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la fuite du temps à l'oubli de la nature

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est chargé d'immortalité toutes les

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patients s'éloigne très classe l'une en

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portant son mas mais l'autre son couteau

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comme un essaim chantant d'histrion en

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voyage dont le groupe décroît derrière

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le coton mais toi rien le fait face à

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vous toi qui nous charme

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toi qui torchent soufflant vaut lui dans

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notre brouillard tu nous tiens par la

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joie et surtout parler la jeune homme

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automne nous dit on t'adore vieillards

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dans ces jours où la tête ou poids des

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ans s'inclinent où l'homme sans projet

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sans but sans vision sans qu'il n'ait

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déjà plus qu'une tombe en ruine où

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gisent ses vertus et ses illusions quand

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notre amour est vantée sens dans nos

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entrailles comptant dans notre coeur

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qu'enfin la glace atteint comme on

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compte les morts sur un champ de

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bataille jacques douleur tomber et

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chaque

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j'éteins comme quelqu'un qui cherche en

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tenant une lampe loin des objets réels

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loin du monde rit hier elle arrive à

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alan par une obscure ans jusqu'au fond

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des zones et du gouffre a d'ailleurs est

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là dans cette nuit qu aucun rayon en

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étoile l'âme en un repli sont ou qui

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semble finir sans quelque chose encore

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alpiq est ce un voile c'est toi qui dort

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dans l'eau au sacré si vous dans la

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salle à manger de hauteville house au

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dos du fauteuil plus imposant que les

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autres qu'ils occupent

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il a fait broder en lettres gigantesques

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le mot mater les sentiments du père les

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sentiments du grand-père tiennent une

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place importante dans l'oeuvre comme

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dans la vie sentiment de bonheur de

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fierté de la paternité mais sentiment

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surtout de désespoir le désespoir qui

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l'accablent après la mort de léopoldine

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à villequier en 1843 désespoir qui

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inspire l'éloquente interpellation à

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dieu que nous connaissons tous et qui

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inspire aussi les strophes plus simple

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est à mon avis beaucoup plus poignante

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où palpite blessés le souvenir du

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bonheur le soir auprès de ma bougie et

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le jaser à petit bruit tandis qu'à la

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vitre rougir des les papillons de nuit

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toutes ces choses sont passées comme

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l'ont pris comme

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que te sert aux priam d'avoir vécu si

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vieux ce ver de toute la lyre dit la

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tristesse de l'homme sur qui les deuils

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ne cessent de s'abattre folie de son

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frère eugène mort de léopoldine mort du

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petit jorge le premier petit fils mort

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de madame hugo mort de charles hugo un

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père ne m'en de sa fille adèle mort de

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françois victor hugo

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le survivant solitaire vit dans la

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familiarité de la mort et cette intimité

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cette intimité nocturne parle dont

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quelques-uns de ses plus hauts

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poèmes par exemple dans paroles sur la

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dune comme le souvenir est voisin du

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remords comme à pleurer tout nous ramène

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et que de sang-froid dans touchant aux

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maures noirs verrou de la porte une

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haine et je pense écoutant gémir le vent

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à mai et londeau please infranchissable

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letteri et l'on voit sur le bord de la

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mer

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fleurir le chardon bleu dessin la même

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année 1854

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il écrit les strophes mystérieuse où il

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se compare à un escalier l'escalier

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ténèbres ou l'ehpad lammer ne cesse de

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monter et de descendre je suis fait

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d'ombré de marbre comme les pieds noirs

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de l'arbre je m'enfonce dans la nuit

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j'écoute je suis sous terre d'en bas je

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dise automne est à temps ne fait pas de

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bruit mois qu'on nomme le poète jeu spi

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dans la nuit muette l'escalier

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mystérieux je suis l'escalier ténèbres

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de mai spirale funèbres londres

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procès ben monsieur laissé la clé et le

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pen je suis l'escalier la peine mais dit

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leur viendra quelques uns quand tour les

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on montrera mais marchessault et

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quelqu'un les descendre

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le 2 novembre 1872 le jour des morts la

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disparition de son ami théophile gautier

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lui inspire le champ le plus solennel le

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plus splendides man le plus sobrement

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rayonnant et qui peut-être et jamais

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montée vers la mort

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hamish sens du sort la sombre plénitude

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j'ai commencé la mort part de la

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solitude je vois mon profond ce soir

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vaguement ses toiles et voici l'heure où

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je vais aussi loi m'en aller mon fils

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trop l'on frissonne et touchent presque

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oblet le vent qui tend porta doucement

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me soulève et je vais suivre ceux qui

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m'aiment et moi

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banier l'heureux il fixe mathy au fond

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de l'infini jco ne fermait pas la porte

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à finir et la poésie de hugo n'est pas

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seulement comme les autres poésie

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romantique un lyrisme éclatant elle est

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une interrogation

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opiniâtre insistante d'un univers

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mystère elle est une ouverture elle est

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un abandon à l'univers comme présence

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est comme secret cette inspiration

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cosmique

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elle a toujours était latente chez hugo

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bien entendu nous la retrouvons ont très

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tôt dans des poèmes comme la pente de la

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rêverie où comme dans le poème dédié à

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albert durèrent mais avant 1850 la

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dimension disons visionnaire et

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certainement beaucoup moins sensible que

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la dimension épique où que la dimension

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lyrique c'est entre 1850 et 1860 dit

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qu'il écrira tout ce qui fait de son

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oeuvre

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un monument véritablement uniques et

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insolites achevant sans doute ce qui

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appartient à une lancée intérieur

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le roman des misérables

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l'épopée de la légende des chèques mais

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surtout ouvrant ce qui était fermée où

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ce qui n'était contre bayer l'espace sur

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naturaliste il utilise l'expression que

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l'on trouve aussi on le sait chez nerval

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l'espace sur naturaliste dont relève le

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william shakespeare dieu la fin de satan

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temps de poèmes qui prendront place dans

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les 82 l'esprit et dans toute la lire

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les travailleurs de la mer et bien

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entendu les dessins les dessins qui sont

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tellement représentatif de la dimension

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la plus profonde de hugo 18 150 1870 ce

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sont les 20 ans de l'exil

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sans doute ces années correspondent à un

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approfondissement intérieur et à un

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perfectionnement technique qui peuvent

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apparaître comme naturellement apporté

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par la maturité par l'âge mais cette

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maturation se serait elle produite si

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vous avez continue à vivre à paris dans

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le tumulte du divertissement dans les

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honneurs je ne crois pas car quand il

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retrouvera ce tumulte ces honneurs il a

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encore devant lui plus de dix ans à

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vivre qu'en fera-t-il à peu près rien

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l'exil est une patrie

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oui l'exil fut la patrie de son génie ce

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n'est pas de sa vie peut hugo attirer

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son génie c'est du vide de sa vie et il

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en eût conscience s'ils refusent

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l'aministie proposé par napoléon iii en

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1859

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c'est sans doute parce qu'il ne veut pas

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détruire sa statut de héros de la

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république

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mais c'est aussi je dirais c'est surtout

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parce qu'il n'a pas fini d'édifier sa

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statue décrire libre des conventions des

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préoccupations sociales

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le voici face à face avec le mystère de

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l'univers

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avec la rumeur de l'océan avec le

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rayonnement du ciel nocturne qui cessent

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d'être des thèmes poétique un simple

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décor pour le drame humain et qui sont

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vraiment devenus les seules présences

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les seuls interlocuteurs familier la

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bouche d'ombré qui l'interrogent inverse

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célèbre d'autres espèces d'olympio dit

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des choses de la nature quels sont les

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films mystérieux où nos coeurs sont liés

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inverse moins connus du dernier texte de

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la légende des siècles abymes et créé en

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1853 les appels ces choses de la nature

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miroir profond ouvert à l'universel et

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bien

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telle est la différence entre une vision

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lyrique et une vision cosmique

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les choses ne nous renvoie plus notre

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image elles ne sont plus le rappel de

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notre bonheur ou de notre tristesse

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hugo est un homme qui regarde le monde

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du web a bird une acuité visuelle tout à

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fait exceptionnelle dont témoignent les

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prouesses optique qu'il a rapporté lui

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même peut être avec elle complaisance et

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qu'il accomplit souvent du haut des

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tours de notre-dame ou du haut des tours

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de la cathédrale d'anvers sur cette

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acuité se greffe une sorte de religion

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une sorte de mythologie du ragga le

24:34

regard c'est le feu c'est la pointe de

24:37

la connaissance

24:38

si la connaissance et regard c'est que

24:41

la réalité regardable c'est à dire

24:43

qu'elle appartient à l'ordre du visible

24:46

lettre et il parce que la vue et se

24:50

demande hugo la perception est la preuve

24:53

du réel mais le réel ne se donne pas

24:56

totalement est immédiatement à la

24:59

perception fait pour être vu

25:01

pourtant il se dérobe est fait pour

25:05

contempler le regard pourtant doit être

25:08

d'abord un et peur une exhortation

25:12

à voir il n'est pas de brouillard comme

25:14

il n'est point d'algèbre qui résiste au

25:17

fond des nombreux et les cieux à la

25:19

fixité calme et profonde des yeux il y a

25:24

donc une histoire du regard et la poésie

25:29

de victor hugo pour l'essentiel c'est

25:33

cette histoire il y a d'abord le vu ce

25:38

que l'on voit immédiatement un recueil

25:41

comme choses vues nous apparaît comme le

25:45

modèle du grand style d'un reportage et

25:50

certaines pages des travailleurs de la

25:53

mer sont vraiment le modèle d'une

25:56

écriture cinématographique

25:59

la phrase n'étant que le montage des

26:03

images saisies voici l'oeil de la caméra

26:08

qui se fixe sur guernesey

26:22

granit au sud sable au nord ici des

26:29

escarpements la d2

26:33

un plan incliné de prairies avec des

26:34

ondulations de collines les des reliefs

26:36

de ross pour frange à ce tapis vert

26:40

français de plis légumes de l'océan le

26:45

long de la côte des batteries rasante

26:47

détour à meurtrière de distance en

26:50

distance sur toute la plage basse un

26:56

parapet massif coupé de créneaux et

26:58

d'escaliers que le sable envahi et

27:00

kathak le flou unica siégeant à craindre

27:05

souvent des maisons noir goudronnée à

27:07

l'ouest à cause des pluies coqs poules

27:11

fumier partout des murs cyclopéen

27:18

des fermes encadrement de fêter les

27:22

champs muret hauteur d'appui avec des

27:24

cordons de pierres sèches dessinant sur

27:27

les plaines à un pistard échiquier

27:30

parfois dans le lieu le plus sauvage

27:32

un petit bâtiment neuf surmonté d'une

27:34

cloche qui est une école deux ou trois

27:37

ruisseaux dans des fonds de près or mais

27:41

chez un lys fait exprès qui n'est que la

27:46

moelle à guernesey

27:48

pourtant chez hugo nous voyons moins les

27:51

apparences que nous n'entendons une voix

27:54

qui témoignent de ce qui existe derrière

27:57

les apparences de ce monde contempler de

28:00

ce monde

28:00

éblouissant s'élève vainqueur insistant

28:04

confus tantôt gémissements tantôt furent

28:07

le mans hugo écoute mais cette écoute

28:11

est en même temps la tente d'un regard

28:13

prêt à bondir car il semble que cette

28:17

voie 10 le désir 10 l'effort des choses

28:20

de tourner vers le soleil de notre

28:23

regard leurs faces dérobés

28:26

si le monde se plaint c'est de la gangue

28:29

ténébreuse qui le tient ses de

28:31

l'invisible dont s'appesantit sur lui

28:34

lacère cruel dans l'une des plus belles

28:37

pages de la légende des siècles le

28:40

satyre et cris qui date de 1859 le

28:43

satyre qui représente l'homme dans ce

28:46

qu'il a de lucidité aussi d'infirmité le

28:49

satyre dévoile odieux qui eux ne

28:52

perçoivent que la splendeur du monde

28:54

l'univers apaisé content mélodieux ce

28:58

revers ténébreux de la création que

29:01

dissimule son envers de clarté le satyre

29:05

chantal à terre monstrueuse l'eau

29:08

perfide sur mer dans les champs

29:12

tortueuse sembla dans son prélude

29:14

errerait comme à travers les sables et

29:17

graviers l'air et les roses ouvert puis

29:21

gilles diehl ans et en qui font couvert

29:24

de base puis la terre

29:27

lugubre avec toutes ces cas sont dessous

29:30

est effrayant c'est trop

29:32

c'est entonnoir où l'ombre ce fait on

29:36

ouvrons des fleuve noir ou le volcan

29:40

noyé sous d'affreux lac regrette la

29:43

montagne sont à ce qu'est le veut son

29:45

[ __ ] est toujours distingue au fond des

29:48

gouffres aux inouïe les faisant faire et

29:50

un des dieux évanoui il dit la scène il

29:54

dit la vaste plénitude de la nuit du

29:59

sinon c'est de la solitude le

30:02

franchement pensif du sourcil desrochers

30:06

sorte de mère ayant les oiseaux pour nos

30:10

chais pour algues depuis son la mousse

30:13

pour réponse la végétation aux mille

30:17

têtes saut mais qu'importe à la terre au

30:22

chaos continue elle fait son travail

30:24

d'accouchement sans fin est là pour

30:27

nourrissons l'universel fin c'est vers

30:31

son sacre en bas les racines salon les

30:34

arbres sont autant de mâchoire qui ronge

30:37

les éléments épars dans l'air sous les

30:41

vivants pour leurs épaules la nuit la

30:43

mort

30:43

la pourriture voilà roose il y va porter

30:48

sa nourriture l'air peu vorace broutent

30:51

au fond des voix tout fait à toute heure

30:55

on entend le craquement confus des

30:58

choses cela dans des plantes vous va

31:01

peut-être au loin de tout par

31:02

l'immensité champêtre l'arbre transforme

31:06

tout dans son puissant progrès il faut

31:09

lui ça il faut de l'argile et du grès

31:12

ils en font tous lentisque il en faudra

31:14

lieuse il en faut à la rose et la terre

31:18

joyeuse regard de la grève en mina

31:24

angers le satyre semblait dans la bible

31:30

changé il paie ni l'arbre vu du côté des

31:34

racines le combat souterrain des plantes

31:36

assassine l'antre que le feu voix qui

31:40

ignore le rayon l'ovaire ténébreux de la

31:44

création comment filtre la source et

31:47

flambe le cratère il avait l'air suivant

31:50

l'esprit sous la terre il semblait et

31:53

plérin magique alphabet on eût dit que

31:57

ça chez invisible trompait il priait on

32:00

voyait s'échapper de sa bouche son rêve

32:02

avec un bridel vague et farouche les

32:08

fonds restons le lieu lugubre la terreur

32:11

noir y résistent même où matin

32:14

ce d'horreur les arbres tienne l'ombre

32:18

enchaîné alors tiges derrière le réseau

32:21

ténébreux des vertiges l'eau

32:28

si comme le dit la bouche d'ombré tout

32:31

est plein d'âme cette consanguinité

32:35

entre l'homme et l'univers né

32:39

rassurantes ne apaisante que dans

32:42

l'expérience du lyrisme superficielle

32:45

arbres de la forêt vous connaissez mon

32:48

art pour le visionnaire

32:51

cette animation du monde et source dépôt

32:54

vente car ce sont des cris de torturer

32:57

ce sont des plaintes de captifs qui

32:59

s'échappe du monde

33:00

le monde souterrain où les choses

33:03

plongent leurs racines

33:05

c'est un monde du mal parce qu'il est

33:08

comme d'ailleurs celui de la société

33:10

humaine une jungle où l'effort dévore

33:13

les faibles ainsi que viennent d'en

33:15

témoigner

33:16

les paroles du satyre mais ce n'est pas

33:19

seulement le monde végétal qui est la

33:22

proie de ce mouvement de cette guerre de

33:25

ce massacre

33:26

dans ce ciel dont la familiarité atténue

33:30

pour nous la présence incompréhensible

33:33

il est effrayant de penser que de

33:36

nouvelles va

33:37

des toiles sont peut-être en train de se

33:39

former les firmaments sont plaints de la

33:42

sève vivante comme les animaux l'arbre

33:47

prodigieux croiser agrandi transforme

33:52

mails aux cieux profond comme une gerbe

33:55

énorme

33:57

cet aîné brûlures hamon peut-être en ce

34:02

moment du fonds des nuits funèbres

34:05

montant vers nous gonflant ses vagues de

34:08

ténèbres et ses flots de rayon le muguet

34:12

d'infini sombre mère ignorer roule vers

34:17

notre ciel une grande marée de

34:20

constellation

34:23

la violence la malfaisance du chaos est

34:26

toujours en éveil comme le feu dans le

34:29

volcan mais ses éruptions destructrice

34:32

ne sont elles pas vous est elle même à

34:35

la disparition la mère n'était elle pas

34:38

le dernier non du mal

34:40

la mort qui parle dans les strophes

34:44

extraordinaire de l'épopée du verre je

34:48

suis dans l'enfant mort non la menthe

34:50

quitter dans le veuvage prompt dari dans

34:55

la tête et dans tous les noirs oublie je

35:00

suis le roi muret j'habite le décombres

35:05

j'abrège les rayons la comète est un

35:10

monde éventrées dans les ombres qui se

35:13

traîne les 100 de ses entrailles sont sa

35:17

lumière tombait c'est pourquoi la nature

35:22

que voit le visionnaire est une nature

35:25

meurtri sanglantes comme assassiné on a

35:30

peur quand l'aube qui s'éveille fait une

35:33

plaie au bas des cieux rouge et vert

35:35

mais on a peur

35:38

quand la bise et pensons long frisson on

35:42

a peur quand on voit vague à fleurs

35:46

d'horizon montrant dans l'étendue au

35:48

crépuscule ouverte son dos mystérieux

35:52

d'or et de nacre verte rampe et le

35:55

scarabée effroyable du soir avec leurs

35:59

yeux crevés

36:00

avec leurs yeux aveuglés par la glaise

36:03

ténébreuse les choses tente de voir

36:06

l'invisible qui les étreint mais

36:09

l'invisible leur échapper il échappe

36:11

également regard humain et le pire c'est

36:14

se tâte mende aveugle de la création et

36:17

des créatures avec ce regard halluciné

36:20

qui est celui de tant de photographies

36:22

de guernesey

36:24

le poète s'éveille dans la nuit touché

36:27

par l'insaisissable fantôme on assure ce

36:32

qu'on garde encore de forme humaine

36:33

d'obscurs attouchements et des passages

36:37

froid tout londres n'est plus qu'une

36:40

suite d'effroi en sang les loups frais

36:43

sont des roseaux de la bile mais de même

36:47

que les choses tente d'échapper à leur

36:49

gangue nocturne en s'efforçant de la

36:52

voir le poète tente de découvrir

36:55

l'invisible et rien n'est plus

36:57

extraordinaire que cet effort de hugo

36:59

pour imaginer la structure visuels de

37:03

l'invisible pour déchiffrer la géométrie

37:08

des ténèbres

37:09

quand ça tant dans sa chute voix 7 1

37:13

dans le dernier astres le dernier jet de

37:16

soufre découpant trop loin mille formes

37:18

funèbres énorme illumina jusqu'au fond

37:21

des ténèbres les porsche monstrueux de

37:24

l'infini profond les angles que la nuit

37:27

et l'immensité fonds apparu dieu le

37:32

grand poème posthume c'est le nom de

37:35

cette tentative du regard humain pour

37:38

accéder à l'invisible endormi le poète a

37:42

une vision il est emporté hors de la

37:45

terre hors du temps hors des événements

37:47

humains et au delà des formes

37:50

symboliques qui viennent vers

37:52

lui et qui représentent les différentes

37:54

religions c'est à dire les différents

37:57

visages de l'inconnu de la chauve souris

38:00

de l'athéisme à l'ange du rationalisme

38:03

en passant par le vautour du paganisme

38:06

et par le griffon de chrétiens au delà

38:08

de ses formes le poète convoite l'ultime

38:11

secret qui est dieu et sévère admirable

38:15

évoque l'évanouissement à soi même de

38:20

celui et qui est sur le point d'entrer

38:23

vivant dans l'absolu dans l'obscurité

38:27

sous impalpable inouïe je me retrouvais

38:32

seul et je n'étais plus moi ou du moins

38:38

dans ma tête ouverte aux vents d'effroi

38:41

je sentis sans pourtant que l'ombre et

38:44

le mystère russe place et le fils qui me

38:47

lie à la terre monte aussi entrer

38:53

presqu'au dernier repli comme une crue

38:56

étrangers terrible oubli

39:02

je sentis dans la forme obscures pour

39:05

moi même que je suis et qui brume air

39:09

dans le problème presque s'évanouir tout

39:13

l'être antérieur si bien que le fantôme

39:16

et l'effrayant rieurs et tous les êtres

39:18

noir sorti du gouffre énorme n'était

39:21

plus un nuage en ma mémoire informe et

39:27

que mon souvenir en un instant perdit

39:30

tout ce que légion par 100 voix m'avait

39:33

dit n de ma vie avait encore l'idée est

39:39

ce que jusqu alors l'art voluher guider

39:42

j'avais nommé mon art était je ne sais

39:45

quoi dont je n'étais plus sûr et qui

39:48

flottent et rendre il ne reste deux mois

39:52

qu'une soif de connaître une aspiration

39:55

vers ce qui pourrait être une bouche

39:58

voulant boire un peu d'eau qui fuit

40:01

fût-ce au creux de la main fatale de la

40:04

nuit

40:05

mais au moment de toucher l'absolu le

40:08

poète rêve qu'il meure et il s'éveille

40:12

interrogeant un peu ce mythe est bien ce

40:14

mythe nous dit que l'absolu ne peut

40:17

apparaître au regard humain le plus

40:19

pénétrants que comme ces architectures

40:21

de ville que l'on aperçoit dans le

40:23

lointain les murs de la ville sont

40:25

infranchissables pour le vivant toute

40:28

vie et ses sites et demi ces cités parce

40:31

que la vie est engagé dans le mal et le

40:33

mal c'est l'obscur l'obscurité ici ce

40:37

n'est pas seulement une limite pour

40:39

notre connaissance c'est quelque chose

40:40

de réel de substantielles c'est le mal

40:43

il faut donc le mal se dissipe pour que

40:46

s'accomplisse l'assomption lumineuse et

40:49

cette assomption se réalisera au terme

40:52

d'une marche au terme d'une histoire qui

40:55

est à la fois une histoire subjective

40:56

une histoire temporel est une histoire

40:59

métaphysique qui est à la fois marche de

41:02

l'homme vers la lumière par la mer

41:04

marche de la société vers la lumière par

41:08

le progrès et enfin marche de la

41:10

création vers la lumière par le pardon

41:13

de dieu

41:14

accordera finalement à satan et qui

41:17

signifiera la fin de satan ce monde

41:21

terrifiant et donc un monde soulevée par

41:25

un mouvement vers la lumière soulevée

41:27

par une certitude rédemptrice et

41:30

l'optimisme métaphysique je crois en

41:33

dieu

41:33

ainsi s'achève le testament de victor

41:36

hugo rejoint ici l'optimisme social que

41:39

hugo partage avec son époque mais il est

41:43

juste de retenir surtout de hugo ce

41:47

qu'il ne partage avec personne cette

41:50

voie que nous venons d'entendre

41:52

il est d'abord l'homme de la conscience

41:55

ouverte dilater submergé par l'horrible

41:59

et incompréhensible chaos il c'est

42:03

évoqué lui même le soir au crépuscule du

42:07

haut d'une falaise

42:08

al'approche refroidissant tu de la marée

42:10

qui montrent le et carys perdu dans tous

42:15

ses plis de l'obéissance ou francs oui

42:19

il est l'oeil égard est perdu dans tous

42:23

et please énigmatique que fait le monde

42:26

il s'est penché au bord de l'un

42:29

connaissable et jusqu à l'effleurement

42:31

de la folie il faut extra vague et cette

42:36

ouverture au soufre de l'inconnu est

42:38

nécessaire à la vie profonde de la la

42:42

respire volontiers l'air irrespirable et

42:47

il connaît le prix de cette ouverture

42:50

c'est empiètement sur l'ombre ne sont

42:53

pas sans danger

42:54

la rêverie à ces morts les fous on

43:01

rencontre c'est là des cadavres

43:03

d'intelligence c'est fouilleurs de l'âme

43:05

humaine sont des mineurs très exposés

43:07

des sinistres arrive dans ses

43:10

profondeurs

43:10

il y a des coups de feu grisou

43:16

si hugo manquait à notre littérature

43:19

il lui manquerait sans doute le poète

43:22

lyrique d'aviles qui est d'olympio le

43:25

pamphlétaire des chartes des châtiments

43:27

le chroniqueur de la légende nationale

43:29

le versificateur qui a mis le bonnet

43:32

rouge au vieux dictionnaire le

43:34

dramaturge qui avait cromwell ou avec

43:38

hernani à installer le mélange des

43:42

genres dans la disparition des unités

43:45

classiques mais qui ne sont qu il

43:48

manquerait surtout à notre littérature

43:50

cette voie de stupeur et de délire

43:54

car la littérature française est une

43:57

littérature humaniste et la poésie

44:01

moderne au fond ne l'est pas moins que

44:03

notre 17e siècle

44:05

si les images du monde nourrissent cette

44:07

poésie moderne

44:08

ces images ne sont le plus souvent que

44:11

les échos que les correspondances de nos

44:14

coeurs le monde est un décor pour

44:18

l'homme qui est la mesure de l'être

44:21

pour hugo c'est le monde qui impose à

44:24

l'homme sa démesure

44:27

d'autre part la littérature française

44:30

même dans ses formes poétiques les plus

44:33

inspirés les plus abandonnés est une

44:36

littérature concertée délibéré elle

44:40

travaille très subtilement pour obtenir

44:43

un charme un éblouissement une magie

44:48

hugo est le seul grand poète naïf le

44:51

seul grand poète

44:52

or littérature ce qu'il dit ce n'est pas

44:56

ce qu'il veut dire

44:57

c'est ce qu'il voit on me dira qu'il

45:01

n'ya pas de plus habile de plus

45:03

prestigieux virtuose que lui oui dans

45:06

les jeans ou dans l'aigle du casque mon

45:09

poing dans cet immense procès verbal de

45:12

la découverte cosmique dont nous venons

45:15

de voir quelques moments sans doute sa

45:19

technique est souveraine et mallarmé qui

45:21

s'y connaît dira d'hugo qu'il fut le

45:24

vert

45:25

personnellement mais il s'agit d'une

45:28

souveraineté naturel

45:29

il s'agit de l'identité presque parfaite

45:32

entre un outil prosodique et la

45:34

respiration spontanée d'un langage

45:37

trouvant toujours le sens comme l'eau le

45:41

niveau le mot ici est un signe expressif

45:45

et non point une ope de musique ou une

45:47

touche de couleur dont l'artiste peut

45:50

jouer en vue de produire un certain

45:53

effet à preuve la monotonie du langage

45:56

peu hugo bien entendu éviter pour peu

46:00

qu'il eut songer à jouer avec lui car

46:02

les vagues d'alexandrins déferle

46:06

inlassablement avec leurs mots aussi

46:09

monotone que l'arym ombre et sombre

46:12

terrible est horrible funèbres et

46:15

ténèbres sans souci de la redite car

46:18

hugo ne cherche pas l'expression

46:20

parfaite qui annulerait toutes les

46:23

autres il crie chaque fois qu'il a

46:25

besoin de créer lui qui encombrent tout

46:29

le siècle qui porte les couleurs de tous

46:33

les évènements du siècle artistique et

46:35

politique lui le plus grand recteur

46:38

comme on le prétend de notre littérature

46:41

il fut le seul à donner une voix à

46:45

l'étonnement oublier à l'étonnement

46:48

élémentaires de l'homme qui s'éveille au

46:52

prodige du monde

46:57

[Musique]

47:16

et

47:25

oui

47:37

1

47:42

et

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