0:38
hugo hélas répondait andré gide à
0:42
l'enquêteur qui lui demandait le nom du
0:45
plus grand poète français
0:46
je répondrai hugo dieu merci hugo et le
0:51
plus célèbre et le plus ignorée de nos
0:53
écrivains sur son visage la gloire est
0:58
il est moins à célébrer qu'à découvrir
1:01
et léon paul fargue disait de lui
1:05
excellemment voilà un poète d'avenir
1:07
tout est dans vos colonnes pardonne donc
1:10
mais silence mes lacunes
1:12
il est l'épopée le lyrisme la fantaisie
1:15
la cocasserie la satire il est le poète
1:18
protée il n'évoque guère ses
1:21
prédécesseurs mais il est fort peu de
1:24
ces grands successeur que selon la page
1:27
furtivement il n'annonce tandis qu'un
1:31
pas très aimé des muses qui n'a que la
1:34
peau et les os regarde les choses confus
1:37
dans le profond ciel plein d'oiseaux
1:39
est ce le verlaine des fêtes galantes
1:42
non c'est le hugo de la chanson des
1:44
ruses et des bois il est des jours de
1:46
brume et de lumière vague est ce un vers
1:50
de baudelaire dans spleen
1:51
non c'est un verre de hugo temps la
1:55
nymphe ivresse en leur criant dans vit
1:58
mal armé dans l'après midi d'un faune
2:00
ses ébats glorieux dds mouillé valérie
2:06
dans la jeune parque n'ont toujours eu
2:09
la nuit est une illusion des étoiles la
2:12
nuit l ornière des étoiles la racine en
2:17
fente dans l'ombre une rose pour le
2:20
soleil ce sont des aphorismes de rené
2:23
char non ce sont des phrases de victor
2:26
si tout est dans le gault il y a
2:29
cependant une hiérarchie il y à des
2:31
profondeurs et des surfaces
2:34
je voudrais rappeler rapidement les
2:36
surfaces et m'attarder sur les
2:40
hugo est le seul de nos écrits 1re avoir
2:43
atteint au delà de la gloire littéraire
2:46
la popularité cette gloire en gros sous
2:49
dont parle le don salluste de ruy blas
2:53
le seul de nos écrivains à vivre
2:56
vraiment dans le coeur du peuple
2:59
il est le seul écrivain qui partagent
3:02
avec les dieux et les demi dieux de la
3:04
troisième république gambetta jules
3:06
ferry clemenceau l'omniprésence dans les
3:10
rues des villes et des villages de
3:12
france partout il y à une plaque à son
3:15
nom comme partout il y à un monument aux
3:17
morts le jour des obsèques nationales
3:25
avec le corbillard sous l'arc de
3:27
triomphe avec le testament légendaire je
3:30
donne 50 mille francs au pot je désire
3:34
être portée au cimetière dans leur
3:36
corbillard je refuse le raison de toutes
3:40
je demande une prière à toutes les armes
3:45
je crois en dieu ce jour est une date
3:49
dans l'histoire sentimentale de la
3:53
pendant le siège on a donné son nom un
3:56
canon dont il a payé la fonte avec les
4:00
droits d'auteurs des châtiments
4:01
il y a des mouchoirs imprimé à son
4:05
effigie des élixirs d encre
4:16
des magasins à son nom en attendant les
4:32
connaît son visage de prophètes barbu de
4:35
grand prêtre de la religion républicaine
4:38
et la caricature tout le long de sa vie
4:41
a témoigné de sa popularité
4:46
la broche jean valjean sont loin des
4:49
personnages littéraires ils
4:51
appartiennent - à la fiction cas une
4:54
sorte de réalité légendaire vraiment
4:57
feuilleton de génie les misérables
5:00
deviendront et des le cinéma muet des à
5:03
plusieurs reprises film à épisodes
5:12
lorsque le tnp joue mary tudor
5:15
lorsque la comédie de l'est à l'idée de
5:19
monter mille francs de récompense il
5:22
retrouve tout de suite ce public ce
5:26
peuple qui le coeur battant ui le roman
5:29
feuilleton où je suis le film à épisodes
5:33
la tragédie aujourd'hui c'est la
5:36
politique a dit napoléon et bien la
5:39
popularité aussi hugo est le seul qui
5:44
ait fondé une part de son oeuvre
5:46
poétique sur la mémoire historique sur
5:50
la part publique de l'homme le mariage
5:54
de roland m rio l'aigle du casque le
5:59
la légende des siècles c'est la plus
6:01
belle imagerie d'epinal pour ce manuel
6:04
d'histoire du certificat d'études que
6:07
chaque citoyen français portant son
6:17
mais go n'est pas seulement historien il
6:22
est politique c'est à dire que après
6:25
avoir accueilli dans sa vie et dans son
6:27
oeuvre le reflet de tous les grands
6:28
événements du siècle il n'est au moment
6:31
où l' empire va succéder au consulat
6:34
l'année de mabri 2811 lui fait connaître
6:38
la rumeur de la gloire militaire
6:40
impériale puis l'éclat confortable de la
6:44
restauration d'or sa vie aux royalistes
6:47
pensionnés par louis xviii il assiste à
6:50
reims au sacre de charles 10 il est père
6:53
de louis philippe et il deviendra l'un
6:56
des familiers de louis philippe et bien
6:58
il va dépasser cette complicité passive
7:02
dans le sens d'un engagement courageux
7:06
et finalement profitable il a été un
7:11
homme d'ordre partisans de la monarchie
7:13
bourgeoise de louis philippe il soutient
7:16
en 1848 la candidature du prince louis
7:20
napoléon bonaparte il est élu député
7:26
mais déjà il fait scandale par son
7:30
discours fameux sur la misère ils
7:33
parlent contre la loi falloux et il
7:36
tentera d'organiser et même physiquement
7:39
la résistance au coup d'état du 2
7:52
sur le rocher de l'exil à guernesey il
7:55
se dressera comme la statue de la
7:58
république proscrite mais assurée de
8:01
car à la différence du rocher de sainte
8:04
hélène le rocher de guernesey et regarde
8:08
personne n'attendra donc voit que
8:11
j'accorde en ce qui me concerne un
8:13
moment d'attention à la chose appelée
8:16
amnistie dans la situation à la france
8:19
protestation absolue inflexible
8:23
voilà pour moi le devoir fidèle à
8:27
l'engagement que j'ai pris vis-à-vis de
8:28
ma conscience se partageraient jusqu'au
8:30
bout l'exil de la liberté quand la
8:33
liberté rentrera je rentrerai
8:36
politiquement hugo est un génère est
8:38
certainement un maladroit et les
8:41
professionnels se débarrasseront de lui
8:44
il donnera sa démission de députés de
8:48
l'assemblée nationale le 8 mars 1871
8:51
mais le peuple voit en lui un guide et
8:55
il le lui prouve en l'acclamant garde
8:58
une heure le jour du retour de l'exil il
9:01
lui prouvant manifestants sous ses
9:03
fenêtres le 27 février 1880 lorsque le
9:08
vieux poète entre dans sa 80e année
9:11
grâce à cet engagement politique
9:15
grâce à l'imagerie d'epinal de la
9:18
légende des siècles grâce aux misérables
9:20
livre de charité comme l'a dit
9:23
baudelaire qui dénonce les enfers
9:25
sociaux prostitution pour la femme
9:28
prolétariat pour l'homme ignorance pour
9:31
l'enfant grâce à tout cela
9:33
hugo sera le dieu du catéchisme de
9:38
l'enseignement primaire
9:39
son éloquence magnifie les croyances
9:43
généreuse par lesquels la troisième
9:46
république a tenté de remplacer les
9:49
croyances religieuses amour de la
9:52
liberté volonté de justice fois dans un
9:56
progrès social obtenu conquis dans la
9:59
bienveillance foi dans la science est
10:02
celle là même des cosmonautes
10:04
qui est précisément prévu dans plein
10:07
ciel le poème de la légende des siècles
10:09
croyance en dieu mais en un dieu lumière
10:13
en un dieu raison c'est beaucoup c'est
10:17
beaucoup mais dans l'ordre de la
10:19
littérature cela ne suffit quand même
10:22
pas fonder la grandeur de victor hugo la
10:27
littérature en effet n'est pas destiné à
10:30
l'expression des sentiments civique ou
10:33
des souvenirs historiques la littérature
10:36
c'est le langage d'un homme plus discret
10:39
plus secrets et plus durable
10:42
d'où le dédain donc éprouve compte
10:44
éprouvé très souvent les littérateurs
10:47
les spécialistes de la littérature qui
10:50
ne voit dans hugo que cette première
10:52
image que je viens d'évoquer
10:54
n'importe du veau à toutes les gloires
10:57
de rechange que l'on peut souhaiter
11:00
il est aussi le théoricien et le
11:04
représentant le plus brillant d'un
11:06
mouvement précisément littéraire qui est
11:09
le mouvement romantique la préface des
11:14
contemplations dit que le recueil
11:16
constitue ce que hugo appelle les
11:20
mémoires d'une âme et biens de l'oeuvre
11:23
tout entière on peut dire qu'elle est au
11:25
moins partiellement ou plutôt bribe par
11:28
bribe les mémoires d'une âme l'oeuvre
11:32
toute entière nous permet de recueillir
11:35
les images qui jalonnent la biographie
11:40
du moins subjectif les poèmes où il
11:45
évoque sa naissance à besançon ce siècle
11:48
avait deux ans les souvenirs de
11:52
l'espagne le jardin des feuillantines
11:54
ses poèmes bien entendu sont dans toutes
11:58
mais ici ce qui est remarquable c'est
12:00
que les références à l'enfance ne joue
12:03
pas du tout le rôle qu'elles joueront
12:05
dans la poésie de baudelaire ou dans la
12:07
poésie des symbolistes en général la
12:10
poésie du go est tourné vers l'aide
12:12
la vie dont se souvient sa poésie c'est
12:17
essentiellement l'expérience adultes
12:20
quand le projet et l'expérience se
12:24
rejoignent l'adolescent s'y tient une
12:26
beaucoup plus grande place que l'enfance
12:29
l'amour du jeune homme l'amour du jeune
12:31
homme vierge pour celle qui sera sa
12:34
femme adèle foucher et qu'il épousera en
12:37
1822 et transposé nous le savons dans en
12:40
dise landes mais c'est juliette drouet
12:43
juliette drouet et qui deviendra sa
12:45
maîtresse en 1833 qui le rejoindra dans
12:48
son exil et qui ne mourra qu'un an avant
12:51
lui c'est juliette drouet qui inspirera
12:54
le plus grand nombre de pages juliette
12:57
c'est la causette des misérables et
13:00
c'est elle dont le souvenir dans
13:03
l'illustré stèle d'olympio est opposée à
13:06
la fuite du temps à l'oubli de la nature
13:09
est chargé d'immortalité toutes les
13:13
patients s'éloigne très classe l'une en
13:16
portant son mas mais l'autre son couteau
13:19
comme un essaim chantant d'histrion en
13:22
voyage dont le groupe décroît derrière
13:25
le coton mais toi rien le fait face à
13:30
vous toi qui nous charme
13:32
toi qui torchent soufflant vaut lui dans
13:35
notre brouillard tu nous tiens par la
13:37
joie et surtout parler la jeune homme
13:42
automne nous dit on t'adore vieillards
13:46
dans ces jours où la tête ou poids des
13:49
ans s'inclinent où l'homme sans projet
13:52
sans but sans vision sans qu'il n'ait
13:56
déjà plus qu'une tombe en ruine où
13:57
gisent ses vertus et ses illusions quand
14:01
notre amour est vantée sens dans nos
14:03
entrailles comptant dans notre coeur
14:06
qu'enfin la glace atteint comme on
14:08
compte les morts sur un champ de
14:10
bataille jacques douleur tomber et
14:14
j'éteins comme quelqu'un qui cherche en
14:17
tenant une lampe loin des objets réels
14:21
loin du monde rit hier elle arrive à
14:24
alan par une obscure ans jusqu'au fond
14:28
des zones et du gouffre a d'ailleurs est
14:31
là dans cette nuit qu aucun rayon en
14:35
étoile l'âme en un repli sont ou qui
14:39
semble finir sans quelque chose encore
14:44
alpiq est ce un voile c'est toi qui dort
14:48
dans l'eau au sacré si vous dans la
14:53
salle à manger de hauteville house au
14:56
dos du fauteuil plus imposant que les
14:59
autres qu'ils occupent
15:01
il a fait broder en lettres gigantesques
15:04
le mot mater les sentiments du père les
15:08
sentiments du grand-père tiennent une
15:11
place importante dans l'oeuvre comme
15:13
dans la vie sentiment de bonheur de
15:16
fierté de la paternité mais sentiment
15:20
surtout de désespoir le désespoir qui
15:24
l'accablent après la mort de léopoldine
15:26
à villequier en 1843 désespoir qui
15:31
inspire l'éloquente interpellation à
15:35
dieu que nous connaissons tous et qui
15:39
inspire aussi les strophes plus simple
15:42
est à mon avis beaucoup plus poignante
15:44
où palpite blessés le souvenir du
15:48
bonheur le soir auprès de ma bougie et
15:52
le jaser à petit bruit tandis qu'à la
15:55
vitre rougir des les papillons de nuit
15:58
toutes ces choses sont passées comme
16:07
que te sert aux priam d'avoir vécu si
16:11
vieux ce ver de toute la lyre dit la
16:15
tristesse de l'homme sur qui les deuils
16:18
ne cessent de s'abattre folie de son
16:22
frère eugène mort de léopoldine mort du
16:27
petit jorge le premier petit fils mort
16:30
de madame hugo mort de charles hugo un
16:33
père ne m'en de sa fille adèle mort de
16:36
françois victor hugo
16:38
le survivant solitaire vit dans la
16:42
familiarité de la mort et cette intimité
16:45
cette intimité nocturne parle dont
16:49
quelques-uns de ses plus hauts
16:51
poèmes par exemple dans paroles sur la
16:54
dune comme le souvenir est voisin du
16:57
remords comme à pleurer tout nous ramène
17:01
et que de sang-froid dans touchant aux
17:04
maures noirs verrou de la porte une
17:08
haine et je pense écoutant gémir le vent
17:12
à mai et londeau please infranchissable
17:17
letteri et l'on voit sur le bord de la
17:20
fleurir le chardon bleu dessin la même
17:28
il écrit les strophes mystérieuse où il
17:33
se compare à un escalier l'escalier
17:37
ténèbres ou l'ehpad lammer ne cesse de
17:41
monter et de descendre je suis fait
17:45
d'ombré de marbre comme les pieds noirs
17:48
de l'arbre je m'enfonce dans la nuit
17:50
j'écoute je suis sous terre d'en bas je
17:55
dise automne est à temps ne fait pas de
17:58
bruit mois qu'on nomme le poète jeu spi
18:03
dans la nuit muette l'escalier
18:04
mystérieux je suis l'escalier ténèbres
18:09
de mai spirale funèbres londres
18:12
procès ben monsieur laissé la clé et le
18:16
pen je suis l'escalier la peine mais dit
18:21
leur viendra quelques uns quand tour les
18:26
on montrera mais marchessault et
18:30
quelqu'un les descendre
18:37
le 2 novembre 1872 le jour des morts la
18:42
disparition de son ami théophile gautier
18:45
lui inspire le champ le plus solennel le
18:49
plus splendides man le plus sobrement
18:52
rayonnant et qui peut-être et jamais
18:58
hamish sens du sort la sombre plénitude
19:02
j'ai commencé la mort part de la
19:05
solitude je vois mon profond ce soir
19:09
vaguement ses toiles et voici l'heure où
19:12
je vais aussi loi m'en aller mon fils
19:17
trop l'on frissonne et touchent presque
19:20
oblet le vent qui tend porta doucement
19:25
me soulève et je vais suivre ceux qui
19:30
banier l'heureux il fixe mathy au fond
19:35
de l'infini jco ne fermait pas la porte
19:41
à finir et la poésie de hugo n'est pas
19:44
seulement comme les autres poésie
19:46
romantique un lyrisme éclatant elle est
19:51
opiniâtre insistante d'un univers
19:54
mystère elle est une ouverture elle est
19:57
un abandon à l'univers comme présence
20:00
est comme secret cette inspiration
20:05
elle a toujours était latente chez hugo
20:07
bien entendu nous la retrouvons ont très
20:09
tôt dans des poèmes comme la pente de la
20:12
rêverie où comme dans le poème dédié à
20:16
albert durèrent mais avant 1850 la
20:20
dimension disons visionnaire et
20:23
certainement beaucoup moins sensible que
20:25
la dimension épique où que la dimension
20:28
lyrique c'est entre 1850 et 1860 dit
20:33
qu'il écrira tout ce qui fait de son
20:36
un monument véritablement uniques et
20:39
insolites achevant sans doute ce qui
20:42
appartient à une lancée intérieur
20:44
le roman des misérables
20:46
l'épopée de la légende des chèques mais
20:48
surtout ouvrant ce qui était fermée où
20:51
ce qui n'était contre bayer l'espace sur
20:55
naturaliste il utilise l'expression que
20:59
l'on trouve aussi on le sait chez nerval
21:01
l'espace sur naturaliste dont relève le
21:05
william shakespeare dieu la fin de satan
21:08
temps de poèmes qui prendront place dans
21:11
les 82 l'esprit et dans toute la lire
21:14
les travailleurs de la mer et bien
21:16
entendu les dessins les dessins qui sont
21:20
tellement représentatif de la dimension
21:23
la plus profonde de hugo 18 150 1870 ce
21:34
sont les 20 ans de l'exil
21:37
sans doute ces années correspondent à un
21:40
approfondissement intérieur et à un
21:44
perfectionnement technique qui peuvent
21:47
apparaître comme naturellement apporté
21:50
par la maturité par l'âge mais cette
21:54
maturation se serait elle produite si
21:57
vous avez continue à vivre à paris dans
22:00
le tumulte du divertissement dans les
22:04
honneurs je ne crois pas car quand il
22:08
retrouvera ce tumulte ces honneurs il a
22:11
encore devant lui plus de dix ans à
22:13
vivre qu'en fera-t-il à peu près rien
22:17
l'exil est une patrie
22:19
oui l'exil fut la patrie de son génie ce
22:24
n'est pas de sa vie peut hugo attirer
22:27
son génie c'est du vide de sa vie et il
22:31
en eût conscience s'ils refusent
22:33
l'aministie proposé par napoléon iii en
22:38
c'est sans doute parce qu'il ne veut pas
22:40
détruire sa statut de héros de la
22:44
mais c'est aussi je dirais c'est surtout
22:47
parce qu'il n'a pas fini d'édifier sa
22:50
statue décrire libre des conventions des
22:53
préoccupations sociales
22:55
le voici face à face avec le mystère de
22:59
avec la rumeur de l'océan avec le
23:03
rayonnement du ciel nocturne qui cessent
23:06
d'être des thèmes poétique un simple
23:09
décor pour le drame humain et qui sont
23:12
vraiment devenus les seules présences
23:14
les seuls interlocuteurs familier la
23:17
bouche d'ombré qui l'interrogent inverse
23:21
célèbre d'autres espèces d'olympio dit
23:25
des choses de la nature quels sont les
23:29
films mystérieux où nos coeurs sont liés
23:32
inverse moins connus du dernier texte de
23:36
la légende des siècles abymes et créé en
23:39
1853 les appels ces choses de la nature
23:43
miroir profond ouvert à l'universel et
23:50
telle est la différence entre une vision
23:52
lyrique et une vision cosmique
23:54
les choses ne nous renvoie plus notre
23:57
image elles ne sont plus le rappel de
23:59
notre bonheur ou de notre tristesse
24:02
hugo est un homme qui regarde le monde
24:06
du web a bird une acuité visuelle tout à
24:10
fait exceptionnelle dont témoignent les
24:13
prouesses optique qu'il a rapporté lui
24:15
même peut être avec elle complaisance et
24:18
qu'il accomplit souvent du haut des
24:20
tours de notre-dame ou du haut des tours
24:22
de la cathédrale d'anvers sur cette
24:25
acuité se greffe une sorte de religion
24:29
une sorte de mythologie du ragga le
24:34
regard c'est le feu c'est la pointe de
24:38
si la connaissance et regard c'est que
24:41
la réalité regardable c'est à dire
24:43
qu'elle appartient à l'ordre du visible
24:46
lettre et il parce que la vue et se
24:50
demande hugo la perception est la preuve
24:53
du réel mais le réel ne se donne pas
24:56
totalement est immédiatement à la
24:59
perception fait pour être vu
25:01
pourtant il se dérobe est fait pour
25:05
contempler le regard pourtant doit être
25:08
d'abord un et peur une exhortation
25:12
à voir il n'est pas de brouillard comme
25:14
il n'est point d'algèbre qui résiste au
25:17
fond des nombreux et les cieux à la
25:19
fixité calme et profonde des yeux il y a
25:24
donc une histoire du regard et la poésie
25:29
de victor hugo pour l'essentiel c'est
25:33
cette histoire il y a d'abord le vu ce
25:38
que l'on voit immédiatement un recueil
25:41
comme choses vues nous apparaît comme le
25:45
modèle du grand style d'un reportage et
25:50
certaines pages des travailleurs de la
25:53
mer sont vraiment le modèle d'une
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écriture cinématographique
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la phrase n'étant que le montage des
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images saisies voici l'oeil de la caméra
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qui se fixe sur guernesey
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granit au sud sable au nord ici des
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un plan incliné de prairies avec des
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ondulations de collines les des reliefs
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de ross pour frange à ce tapis vert
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français de plis légumes de l'océan le
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long de la côte des batteries rasante
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détour à meurtrière de distance en
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distance sur toute la plage basse un
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parapet massif coupé de créneaux et
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d'escaliers que le sable envahi et
27:00
kathak le flou unica siégeant à craindre
27:05
souvent des maisons noir goudronnée à
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l'ouest à cause des pluies coqs poules
27:11
fumier partout des murs cyclopéen
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des fermes encadrement de fêter les
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champs muret hauteur d'appui avec des
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cordons de pierres sèches dessinant sur
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les plaines à un pistard échiquier
27:30
parfois dans le lieu le plus sauvage
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un petit bâtiment neuf surmonté d'une
27:34
cloche qui est une école deux ou trois
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ruisseaux dans des fonds de près or mais
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chez un lys fait exprès qui n'est que la
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pourtant chez hugo nous voyons moins les
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apparences que nous n'entendons une voix
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qui témoignent de ce qui existe derrière
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les apparences de ce monde contempler de
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éblouissant s'élève vainqueur insistant
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confus tantôt gémissements tantôt furent
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le mans hugo écoute mais cette écoute
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est en même temps la tente d'un regard
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prêt à bondir car il semble que cette
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voie 10 le désir 10 l'effort des choses
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de tourner vers le soleil de notre
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regard leurs faces dérobés
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si le monde se plaint c'est de la gangue
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ténébreuse qui le tient ses de
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l'invisible dont s'appesantit sur lui
28:34
lacère cruel dans l'une des plus belles
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pages de la légende des siècles le
28:40
satyre et cris qui date de 1859 le
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satyre qui représente l'homme dans ce
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qu'il a de lucidité aussi d'infirmité le
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satyre dévoile odieux qui eux ne
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perçoivent que la splendeur du monde
28:54
l'univers apaisé content mélodieux ce
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revers ténébreux de la création que
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dissimule son envers de clarté le satyre
29:05
chantal à terre monstrueuse l'eau
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perfide sur mer dans les champs
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tortueuse sembla dans son prélude
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errerait comme à travers les sables et
29:17
graviers l'air et les roses ouvert puis
29:21
gilles diehl ans et en qui font couvert
29:24
de base puis la terre
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lugubre avec toutes ces cas sont dessous
29:30
est effrayant c'est trop
29:32
c'est entonnoir où l'ombre ce fait on
29:36
ouvrons des fleuve noir ou le volcan
29:40
noyé sous d'affreux lac regrette la
29:43
montagne sont à ce qu'est le veut son
29:45
[ __ ] est toujours distingue au fond des
29:48
gouffres aux inouïe les faisant faire et
29:50
un des dieux évanoui il dit la scène il
29:54
dit la vaste plénitude de la nuit du
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sinon c'est de la solitude le
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franchement pensif du sourcil desrochers
30:06
sorte de mère ayant les oiseaux pour nos
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chais pour algues depuis son la mousse
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pour réponse la végétation aux mille
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têtes saut mais qu'importe à la terre au
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chaos continue elle fait son travail
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d'accouchement sans fin est là pour
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nourrissons l'universel fin c'est vers
30:31
son sacre en bas les racines salon les
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arbres sont autant de mâchoire qui ronge
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les éléments épars dans l'air sous les
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vivants pour leurs épaules la nuit la
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la pourriture voilà roose il y va porter
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sa nourriture l'air peu vorace broutent
30:51
au fond des voix tout fait à toute heure
30:55
on entend le craquement confus des
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choses cela dans des plantes vous va
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peut-être au loin de tout par
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l'immensité champêtre l'arbre transforme
31:06
tout dans son puissant progrès il faut
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lui ça il faut de l'argile et du grès
31:12
ils en font tous lentisque il en faudra
31:14
lieuse il en faut à la rose et la terre
31:18
joyeuse regard de la grève en mina
31:24
angers le satyre semblait dans la bible
31:30
changé il paie ni l'arbre vu du côté des
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racines le combat souterrain des plantes
31:36
assassine l'antre que le feu voix qui
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ignore le rayon l'ovaire ténébreux de la
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création comment filtre la source et
31:47
flambe le cratère il avait l'air suivant
31:50
l'esprit sous la terre il semblait et
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plérin magique alphabet on eût dit que
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ça chez invisible trompait il priait on
32:00
voyait s'échapper de sa bouche son rêve
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avec un bridel vague et farouche les
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fonds restons le lieu lugubre la terreur
32:11
noir y résistent même où matin
32:14
ce d'horreur les arbres tienne l'ombre
32:18
enchaîné alors tiges derrière le réseau
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ténébreux des vertiges l'eau
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si comme le dit la bouche d'ombré tout
32:31
est plein d'âme cette consanguinité
32:35
entre l'homme et l'univers né
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rassurantes ne apaisante que dans
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l'expérience du lyrisme superficielle
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arbres de la forêt vous connaissez mon
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art pour le visionnaire
32:51
cette animation du monde et source dépôt
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vente car ce sont des cris de torturer
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ce sont des plaintes de captifs qui
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le monde souterrain où les choses
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plongent leurs racines
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c'est un monde du mal parce qu'il est
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comme d'ailleurs celui de la société
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humaine une jungle où l'effort dévore
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les faibles ainsi que viennent d'en
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les paroles du satyre mais ce n'est pas
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seulement le monde végétal qui est la
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proie de ce mouvement de cette guerre de
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dans ce ciel dont la familiarité atténue
33:30
pour nous la présence incompréhensible
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il est effrayant de penser que de
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des toiles sont peut-être en train de se
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former les firmaments sont plaints de la
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sève vivante comme les animaux l'arbre
33:47
prodigieux croiser agrandi transforme
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mails aux cieux profond comme une gerbe
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cet aîné brûlures hamon peut-être en ce
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moment du fonds des nuits funèbres
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montant vers nous gonflant ses vagues de
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ténèbres et ses flots de rayon le muguet
34:12
d'infini sombre mère ignorer roule vers
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notre ciel une grande marée de
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la violence la malfaisance du chaos est
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toujours en éveil comme le feu dans le
34:29
volcan mais ses éruptions destructrice
34:32
ne sont elles pas vous est elle même à
34:35
la disparition la mère n'était elle pas
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le dernier non du mal
34:40
la mort qui parle dans les strophes
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extraordinaire de l'épopée du verre je
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suis dans l'enfant mort non la menthe
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quitter dans le veuvage prompt dari dans
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la tête et dans tous les noirs oublie je
35:00
suis le roi muret j'habite le décombres
35:05
j'abrège les rayons la comète est un
35:10
monde éventrées dans les ombres qui se
35:13
traîne les 100 de ses entrailles sont sa
35:17
lumière tombait c'est pourquoi la nature
35:22
que voit le visionnaire est une nature
35:25
meurtri sanglantes comme assassiné on a
35:30
peur quand l'aube qui s'éveille fait une
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plaie au bas des cieux rouge et vert
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quand la bise et pensons long frisson on
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a peur quand on voit vague à fleurs
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d'horizon montrant dans l'étendue au
35:48
crépuscule ouverte son dos mystérieux
35:52
d'or et de nacre verte rampe et le
35:55
scarabée effroyable du soir avec leurs
36:00
avec leurs yeux aveuglés par la glaise
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ténébreuse les choses tente de voir
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l'invisible qui les étreint mais
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l'invisible leur échapper il échappe
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également regard humain et le pire c'est
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se tâte mende aveugle de la création et
36:17
des créatures avec ce regard halluciné
36:20
qui est celui de tant de photographies
36:24
le poète s'éveille dans la nuit touché
36:27
par l'insaisissable fantôme on assure ce
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qu'on garde encore de forme humaine
36:33
d'obscurs attouchements et des passages
36:37
froid tout londres n'est plus qu'une
36:40
suite d'effroi en sang les loups frais
36:43
sont des roseaux de la bile mais de même
36:47
que les choses tente d'échapper à leur
36:49
gangue nocturne en s'efforçant de la
36:52
voir le poète tente de découvrir
36:55
l'invisible et rien n'est plus
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extraordinaire que cet effort de hugo
36:59
pour imaginer la structure visuels de
37:03
l'invisible pour déchiffrer la géométrie
37:09
quand ça tant dans sa chute voix 7 1
37:13
dans le dernier astres le dernier jet de
37:16
soufre découpant trop loin mille formes
37:18
funèbres énorme illumina jusqu'au fond
37:21
des ténèbres les porsche monstrueux de
37:24
l'infini profond les angles que la nuit
37:27
et l'immensité fonds apparu dieu le
37:32
grand poème posthume c'est le nom de
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cette tentative du regard humain pour
37:38
accéder à l'invisible endormi le poète a
37:42
une vision il est emporté hors de la
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terre hors du temps hors des événements
37:47
humains et au delà des formes
37:50
symboliques qui viennent vers
37:52
lui et qui représentent les différentes
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religions c'est à dire les différents
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visages de l'inconnu de la chauve souris
38:00
de l'athéisme à l'ange du rationalisme
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en passant par le vautour du paganisme
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et par le griffon de chrétiens au delà
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de ses formes le poète convoite l'ultime
38:11
secret qui est dieu et sévère admirable
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évoque l'évanouissement à soi même de
38:20
celui et qui est sur le point d'entrer
38:23
vivant dans l'absolu dans l'obscurité
38:27
sous impalpable inouïe je me retrouvais
38:32
seul et je n'étais plus moi ou du moins
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dans ma tête ouverte aux vents d'effroi
38:41
je sentis sans pourtant que l'ombre et
38:44
le mystère russe place et le fils qui me
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lie à la terre monte aussi entrer
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presqu'au dernier repli comme une crue
38:56
étrangers terrible oubli
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je sentis dans la forme obscures pour
39:05
moi même que je suis et qui brume air
39:09
dans le problème presque s'évanouir tout
39:13
l'être antérieur si bien que le fantôme
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et l'effrayant rieurs et tous les êtres
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noir sorti du gouffre énorme n'était
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plus un nuage en ma mémoire informe et
39:27
que mon souvenir en un instant perdit
39:30
tout ce que légion par 100 voix m'avait
39:33
dit n de ma vie avait encore l'idée est
39:39
ce que jusqu alors l'art voluher guider
39:42
j'avais nommé mon art était je ne sais
39:45
quoi dont je n'étais plus sûr et qui
39:48
flottent et rendre il ne reste deux mois
39:52
qu'une soif de connaître une aspiration
39:55
vers ce qui pourrait être une bouche
39:58
voulant boire un peu d'eau qui fuit
40:01
fût-ce au creux de la main fatale de la
40:05
mais au moment de toucher l'absolu le
40:08
poète rêve qu'il meure et il s'éveille
40:12
interrogeant un peu ce mythe est bien ce
40:14
mythe nous dit que l'absolu ne peut
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apparaître au regard humain le plus
40:19
pénétrants que comme ces architectures
40:21
de ville que l'on aperçoit dans le
40:23
lointain les murs de la ville sont
40:25
infranchissables pour le vivant toute
40:28
vie et ses sites et demi ces cités parce
40:31
que la vie est engagé dans le mal et le
40:33
mal c'est l'obscur l'obscurité ici ce
40:37
n'est pas seulement une limite pour
40:39
notre connaissance c'est quelque chose
40:40
de réel de substantielles c'est le mal
40:43
il faut donc le mal se dissipe pour que
40:46
s'accomplisse l'assomption lumineuse et
40:49
cette assomption se réalisera au terme
40:52
d'une marche au terme d'une histoire qui
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est à la fois une histoire subjective
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une histoire temporel est une histoire
40:59
métaphysique qui est à la fois marche de
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l'homme vers la lumière par la mer
41:04
marche de la société vers la lumière par
41:08
le progrès et enfin marche de la
41:10
création vers la lumière par le pardon
41:14
accordera finalement à satan et qui
41:17
signifiera la fin de satan ce monde
41:21
terrifiant et donc un monde soulevée par
41:25
un mouvement vers la lumière soulevée
41:27
par une certitude rédemptrice et
41:30
l'optimisme métaphysique je crois en
41:33
ainsi s'achève le testament de victor
41:36
hugo rejoint ici l'optimisme social que
41:39
hugo partage avec son époque mais il est
41:43
juste de retenir surtout de hugo ce
41:47
qu'il ne partage avec personne cette
41:50
voie que nous venons d'entendre
41:52
il est d'abord l'homme de la conscience
41:55
ouverte dilater submergé par l'horrible
41:59
et incompréhensible chaos il c'est
42:03
évoqué lui même le soir au crépuscule du
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al'approche refroidissant tu de la marée
42:10
qui montrent le et carys perdu dans tous
42:15
ses plis de l'obéissance ou francs oui
42:19
il est l'oeil égard est perdu dans tous
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et please énigmatique que fait le monde
42:26
il s'est penché au bord de l'un
42:29
connaissable et jusqu à l'effleurement
42:31
de la folie il faut extra vague et cette
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ouverture au soufre de l'inconnu est
42:38
nécessaire à la vie profonde de la la
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respire volontiers l'air irrespirable et
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il connaît le prix de cette ouverture
42:50
c'est empiètement sur l'ombre ne sont
42:54
la rêverie à ces morts les fous on
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rencontre c'est là des cadavres
43:03
d'intelligence c'est fouilleurs de l'âme
43:05
humaine sont des mineurs très exposés
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des sinistres arrive dans ses
43:10
il y a des coups de feu grisou
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si hugo manquait à notre littérature
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il lui manquerait sans doute le poète
43:22
lyrique d'aviles qui est d'olympio le
43:25
pamphlétaire des chartes des châtiments
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le chroniqueur de la légende nationale
43:29
le versificateur qui a mis le bonnet
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rouge au vieux dictionnaire le
43:34
dramaturge qui avait cromwell ou avec
43:38
hernani à installer le mélange des
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genres dans la disparition des unités
43:45
classiques mais qui ne sont qu il
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manquerait surtout à notre littérature
43:50
cette voie de stupeur et de délire
43:54
car la littérature française est une
43:57
littérature humaniste et la poésie
44:01
moderne au fond ne l'est pas moins que
44:05
si les images du monde nourrissent cette
44:08
ces images ne sont le plus souvent que
44:11
les échos que les correspondances de nos
44:14
coeurs le monde est un décor pour
44:18
l'homme qui est la mesure de l'être
44:21
pour hugo c'est le monde qui impose à
44:27
d'autre part la littérature française
44:30
même dans ses formes poétiques les plus
44:33
inspirés les plus abandonnés est une
44:36
littérature concertée délibéré elle
44:40
travaille très subtilement pour obtenir
44:43
un charme un éblouissement une magie
44:48
hugo est le seul grand poète naïf le
44:52
or littérature ce qu'il dit ce n'est pas
44:57
c'est ce qu'il voit on me dira qu'il
45:01
n'ya pas de plus habile de plus
45:03
prestigieux virtuose que lui oui dans
45:06
les jeans ou dans l'aigle du casque mon
45:09
poing dans cet immense procès verbal de
45:12
la découverte cosmique dont nous venons
45:15
de voir quelques moments sans doute sa
45:19
technique est souveraine et mallarmé qui
45:21
s'y connaît dira d'hugo qu'il fut le
45:25
personnellement mais il s'agit d'une
45:28
souveraineté naturel
45:29
il s'agit de l'identité presque parfaite
45:32
entre un outil prosodique et la
45:34
respiration spontanée d'un langage
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trouvant toujours le sens comme l'eau le
45:41
niveau le mot ici est un signe expressif
45:45
et non point une ope de musique ou une
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touche de couleur dont l'artiste peut
45:50
jouer en vue de produire un certain
45:53
effet à preuve la monotonie du langage
45:56
peu hugo bien entendu éviter pour peu
46:00
qu'il eut songer à jouer avec lui car
46:02
les vagues d'alexandrins déferle
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inlassablement avec leurs mots aussi
46:09
monotone que l'arym ombre et sombre
46:12
terrible est horrible funèbres et
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ténèbres sans souci de la redite car
46:18
hugo ne cherche pas l'expression
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parfaite qui annulerait toutes les
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autres il crie chaque fois qu'il a
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besoin de créer lui qui encombrent tout
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le siècle qui porte les couleurs de tous
46:33
les évènements du siècle artistique et
46:35
politique lui le plus grand recteur
46:38
comme on le prétend de notre littérature
46:41
il fut le seul à donner une voix à
46:45
l'étonnement oublier à l'étonnement
46:48
élémentaires de l'homme qui s'éveille au